‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 157 sur 158 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

» tout sens et entendement , qui s'ef- ^' forcent de t'enir contre nous h tout » un grand équippage ( Jupiter le » permettant ainsi) sera attiré quand et V eux aune finale perdition et ruine. » Voilà co que Vigénère dit. Il ne faut pas s'imaginer qu'Amphiaraùs espérât que les fautes des directeurs seraient reparées par la justice de la cause (91) : il e»ait trop' habile homme pour croire cela j il savait ciu'une guerre juste n"a pas moins de besoin qu'ime guerre injuste de tous les secours humains qui font réussir (92) , et que, ne les ayant pas au même point à peu près que les défenseurs de l'injustice, on succombe presque toujours.

On le donne donc très-justement pour un exemple du saciifice qu'il faut faire de sa vie , ou de sa prudence , à d'autres considérations , en quelques rencontres. Lisez ces paroles de Ciccron :

F'aluit apud nie plus pudor meus quam timor. f^eritus sum déesse Pompeii saluti , ciim ille aliquando non defuisset meœ. Itaqiie , vel ojfficio, uel famd bonorum , vel pudore victus , ut infabulis Amphiaraiis , sic ego prudens et sciens ad pestem ante oculos positam sum profectus (gS) . A u reste on a quelque sujet de reprocher à ce prophète la disproportion de ses lumières, et de l'en railler. Il prévit que, s'il allait à la guerre , il y serait tué; mais il ne prévit pas qu'il y irait, et qu'en dépit de ses précautions on le contraindrait de s'engager à l'entreprise (94)-

(K) La manière dont il consola une femme.... demande une note.'\ Plutarque ayant parlé des raisons qui doivent être employées pour consoler ceux qui s'affligent de la mort prématurée de leurs enfans , ajoute fgS) : « Et pour ce me semble-il qu'Amphia- •» raiis en un poème ne reconforte et )) console pas impertinemment la mère )) d'Archimorus , laquelle estoit mer- )) veilleuseraent affligée et désolée pour

(91) Les Thébains avaient tout le torl dans celle guerre , et néanmoins ils eurent tout l'avantage dans le combat.

(92) y^orei la remarque (C) de l'article Bro- TCS (Marc)-

("93) Cicero, Epist. fl , lib. VI aA Famlli.i/.

(Ô4) f^orez tf Commentaire iur la Vie tl'Apollonius , tradiite en francaii par Vigéuère , /iV. // . chap. XI , pag. 4SS.

(t)j) Plutaicli. de t'.onsolalione , ad Apolloniuin , pag. 110 , m. Je me sers Je la version d'Kuxvot, tcm. I. pag. 7S(;.

AMPHIARAUS.

» la mort de son fils , qui lui estoit 3> décède en son enfance fort loin de » maturité j car il dit :

» Il ne fui onc homme de mère ne , » Qui n ail esté en ses jours fortuné 1. Diversement : il met ores sur terre » De ses enfans , ores il en enterre , » Lui-mesme après enfin s'en va mourant : i> Et toutes/ois les hommes vonlplorant » Ceux que dedans la bière en terre ils portent, >. Combien qu ainsi comme les espics sortent .. D'elle , qui sont puis après moissonnez , » Aussi faut-il que les uns nouveaux nez j. V^iennent en estre , et les autres en issent, » Qu est-il besoin que tes hommes gémissent » Pour tout cela , qui doit , selon le cours .. De la nature , ainsi passer lousjours ? » Il n'j a rien grief à soiiffrir , ou faire , • De ce qui est à l'homme nécessaire.

nulli in mœrore , quiim de hâc com- Ttiuni omnium conditione audii^issent, eâ lege nos esse nalos , ut nenio in perpeluum esse posset expers niali , grai'iùs etiam tulisse. Quocircà Carneades , ut video noslrum scribere yintiochum. , reprehendere , Chrysippum solebat laudantem Euripidewn Carmen illud :

Nemo mortalis est , quem non attingat dolor ,

Morbusque : multi sunt Iiumandi liberi ;

Rursus creandi : moi'sque est finita omnibus.

Qua; generi bumano angorem nequicquam afferiint.

Reddenda est terrae terra (97). Tum vita omnibus

Metenda ut fruges : sic jtibet nécessitas.

5) Brief , il faut qu'un chacun soit en JYegahat genushoc oraiionis quicquam 3> pensant en soi-mesme , soit en dis- omninô ad leuandani œgritudinem per- 3) courant avec autrui, tienne pour cer- tinere. Id enim ipsuvi dolendum esse :» tain,quelapluslongueviederhomme dicebat , qubd in tam crudelem ne- )) n'est pas la meilleure. » 11 me semble cessitateni incidissemus. JVam illant que PluSarque a mal placé ces verslà , quidem orationem ex conimemoratione puis qu'ils ne contiennent rien qui alienorunimalorum admalet^olos conait plus de relation à la mort des solandos esse accommodatam (98). jeunes gens qu'à celle des autres. Je Rapportons aussi la réponse qui a été puis même dire que la comparaison faite à cette critique de Carnéade ; tles épis serait absurde , s'il s'agissait Mihi p-ero longé v'idetur seciis. JVam d'apaiser une affliction fondée sur et nécessitas f et endœ conditionis hula jeunesse de la personne que l'on nianœ, quasi cuniDeopugnarecohibet, pleurerait ; car, selon le train ordinaire, la moisson des grains ne se fait que quand ils sont mûrs. Il vaudrait mieux faire faire de l'attention à la destinée du fruit des arbres.

Comptez les pommes quand elles sont en bouton, comptez-les ensuite chaque semaine , vous trouverez que leur nombre va toujours en diminuant.

C'est beaucoup si la moitié se conserve jusqu'au temps de la cueillette.

Quant au i-este , les raisons d'Amphiaraiis sont assez bonnes ; mais elles n'ont rien que de commun : il conclut même par une maxime qui, dans

un certain sens , est plus capable d'irriter le mal que de le guérir (9G). Nous

verrons bientôt de quelle manière le

philosophe Carnéade les critiquait.

Amyot n'a pas bien traduit ce grec

de Plutarque , o Tretpà. tm toihtî! 'A/x-

iÇiâpêteç, par Aniphiaraiis en un poème.

Cette version insinue manifestement

qu'A mphiara lis a fait un poème ; mais

le sens de Plutarque est qu'il y a

un poète qui a introduit Amphiaraiis

se servant de ces raisons. Nous allons

voir que c'est Euripide : Dicuntur non- (96) yoj'ei l'arUcleYQVL<iX}zs, remarque (E).

admonetque esse hominem , quœ cogilaiio magnoperè luctum leuat : et enumeralio exeniplorum , non ut animuni nialet^olum oblectet, ajfertur, sed ut ille qui mœret , ferendum sibi id censeat, quod l'idéal riiultos moderalè et tranquille tulisse (99).

(L) Les partisans firent un procès h ses prêtres. ] Qu'il me soit permis d'appeler ainsi ceux qui levaient les tributs de la république romaine dans les provinces. 11 y avait une loi qui exemptait de la taille les biens consacrés aux dieux immortels. Sur cela, les prêtres d' Amphiaraiis prétendirent à l'exemption, et soutinrent que les terres qui appartenaient à cette divinité n'étaient soumises à aucune taxe.

Le texte de la loi est clair et précis en

(97) Le vers grec rapporté par Plutarque, de Consoiatione ^ p. iio . et qui répond à ceci , est

'Eiç ywv cpsfovTêç" riiv f'Àvct.yKcLiuç s^êf.

Bartbius in Statium , tom. III , pag. i'jS, conjecture qu'il faut lire ,

'EjÇ ■J.HV «fêpOVTêf^îlV, K à.Vlfy>iCLIOùÇ "iX.^1.

(98) Cicero Tuswilan. Quœslion. , lit- ITI , cap- 25.

(99) Idem, ibid.

AMPHILOCnUS

notre faiseur, cîirent-ils sans doute. Les

partisans repontlirent que ces terres n'étaient nullement dans le cas de la loi, puisqu'elles e'taient consacrées à un homme mort , et qu'il est visible qu'une personne qui est morte n'est pas du nombre des dieux immortels.

Quoique ce raisonnement leur l'i^t suggéré par l'avarice et non par le zèle de la religion , chose que des partisans ne consultent guère quand il s'agit de leurs intérêts , il était pourtant si démonstratif, qu'il devait faire gagner leur cause. Je crois néanmoins qu'ils la perdirent. C'est dommage que toutes les pièces ne s'en soient pas conservées. Nous n'en connaissons que ceci : yin y4mphiaraûs deus erit,et Trophonius ?

JVostri guident publicani , cùm essent agri in Bœotid deorum immorlalium excepti les;e censorid , negabant inimortales esse ullos , qui , aliqiiandô homine s fuissent (100). Si on lesavait laissés faire, ils auraient mis à la taille la plupart des dieux , et en roture une infinité de terres sacrées ; car quels titres de divinité , ou d'immortalité , eût-on pu produire à l'épreuve de leurs exceptions ? Que n'eussent-ils pas obtenu au tribunal d'un intendant qui aurait eu ordre de favoriser leurs poursuites? 11 ne faudrait 3ue mettre en parti la recherche es faux cultes , pour y voir bientôt une bonne réduction. Mais de tels partisans , où pourraient-ils être en sûreté ? Nous verrons ailleurs (101) combien a paru solide à plusieurs païens ce raisonnement : // est mort ; donc il ne doit pas être adoré comme un dieu.

(M) // laissa bien des enfans. ] J'ai fait l'article d'Alcméon et d'Amphilochus, qtii étaient ses fils. Je ne trouve pas que les auteurs grecs qui nous restent aient parlé de Tiburtus , qui était aussi son fils; mais ils font mention d'Eurydice , de Demonassa et d'Alcmène, filles d'Amphiaraiis et d'Eriphylc (loa). Voyons ce que Pline conte de Tiburlus : Tihurtes originem multo ante urbeni liontam habent. ^pud eos cxstant ilices 1res , eliam Tiburto conditore eorum i^elustiores , apud quas

(100) Ciceio , de Natarà Dcoram, lib, III, cap. 19.

(loij Dans la remarque (A) de l'article TaopHOMif s, [Cet article n'existe pas.^

(102) Pausania? , !ib. V , pag. i6î.

inauguralus tradiliir. Fuisse aiitcin etim Irndunt filiiim Amphiaraï ^ qui apud Thebas obierit und relate ante Iliacum bellum (io3;. Je crois <jue Pline nous conte là un mensonge : les trois chênes .sous lesquels Tiburtus, fondateurde Tibur et fils d'Amphiaraiis, aurait été inauguré, eussent-ils pu vivre jusqu'au temps de Vespasicn ? Notez que Solin prétend que Tiburtus était petit-fils , et non pas fils d'Amphiaraiis. Je rapporterai ses paroles dans l'article Tibck.

(io3) Plinius, lib. Xri, cap. XLIV.

AMPHILOCHUS , fils d'Amphiaraiis et d'Ériphyle (a) , fut un célèbre devin. 11 accompagna Alcméon son frère à la seconde guerre de Thèbes(Z'), et quelquesuns disent qu'il l'aida à se défaire d'Eriphyle (c) ; mais la plupart des auteurs sont d'un autre sentiment. L'autel , qu'on lui consacra dans Athènes {d) , contribua beaucoup moins à la gloire de son nom , que l'oracle qu'il avait àMallus, dans la Cilicie(A).

Lui et Mopsus furent les fondateurs de cette ville , après la guerre de Troie (e). Ils se querellèrent, et s'entre-tuèrent en duel , comme je l'ai dit ailleurs (f) Quelques-uns assurent qu'Am— philochus fut tué par Apollon [g).

II joignit ensemble la royauté et la prophétie (h) ; car il fut roi d'Argos. Il est vrai qu'il ne put pas se maintenir dans ce royaume. Il en sortit mécontent , et alla fonder une ville dans le golfe d'Ambracie (B). Tite-Live a pris le change dans un passage que je

(a) Pausanias , lib. V , pag, l65.

(b) Apollodorus, lib. III, pag. igS.

(c) Apollodor. , lib. III , pag. 197.

(rf) Pausanias, lib. I , pag. 33.

(e) Sirabo , lib. XIV . pag. t^6!^. l'oyez aussi Cicéron de Divinat., lib. I , cap. XL. yf) Dans l'article Mopsis.

Ig) Strabo, lib. XIV , pag 465.

{h\ Cicero , de Divinat., lib. l. cap. XL

548 AMPHILOCHUS.

citerai (C). On aura quelque chose dare , ut ad ve rhum respondeat Us ,

à censurer à M. Moréri (D). Il ne 9«f '«"'/«« prophelœ qulsplam msche-

d ccuauici " ^ ^ . dulani inscripta tradident : recte me

faut point confondre notre devin facturum putain , si dùm prcelemaui-

avec cet AmphiLOCHUS , dont une gabam , experirer oraculum , deum-

oie fut amoureuse (E). Je rap- quedcfuturisquidquamconsulciem.

■ • j „ r. A^„^ ,.^r^ ^o Notez bien la circonstance que Lucien

norterai ci-dessous dans une re- , , i . •> ^ » „

|juiiciai^i r>, ■ 1 a rapportée : c est qu on proposait par

marque ce que Pline et quelques ^^^^^ jgg choses sur lesquelles on deautres anciens auteurs en ont dit. mandait la réponse d'Amphilochus.

Qu'on ne dise pas que Lucien a forgé

(A) // aidait un oracle à Mallus , lui-même les contes qu'il a débites

dans la CUicie.'] Pausanias assure que tlans cet ouvrage : car cela n'affaiblit

de son temps il n'y avait point d'ora- point notre preuve , puisqu'il est sûr

cle aussi fidèle que celui-là. D'où nous qu'il n'eût pas feint que cet oracle

pouvons inférer, que tous les oracles ^tait célèbre, si depuis cent ans

du paganisme ne cessèrent point par l'établissement de la foi chrétienne :

TçÔ «Tê ' A/ui<fthoXff «*' 'J'i^P 'AÔnvctioiç fç-iv

IvTMÎTClAêl Ca>[MÇ, KUt KiMJCiaÇ êV MstÂÂfi)

jMotVTêî'ov À'~\,iv<S'îg-a.'rov twv stt' ifxou {l). Amphilocho in ipsâ urbe apud Alhenienses ara sua est : in Ciliciœ l'ère urbe Mallo ejusdem oraculum quod omnium est , quœ œtate med exstunt , minime jnllax. Les réponses de cet oracle se donnaient en songe: 'Eç-zv h iAcLXKm TrUti TÎtç KiXtxiAC ' AfA.<^tKoX.'^u ;^;pi)ç-«piov Kct) Xf^ ^' ôvêipaTœv. Est Malli, quod est oppidum Ciliciœ, oiaculum ÂmpliUochi , quod per somnia consulentibus respondet (2). Les consultans passaient la nuit dans 1h tem

personne n'avait été le consulter.

C'est ainsi que M. Van Dale satisfait à cette objection (5). il cite un autre passage tiré de l'Histoire du faux devin Alexandre, dans laquelle Lucien témoigne que l'oracle de Mallus était fameux. On eût pu citer un troisième endroit ; je le trouve si favorable à cette remarque , que je le rapporterai tout au long : Tiv Tpo<|ii»viov , à Zî:/ , KO.) 0 i/.k\\çct y.i a.TrQWtyn , tov 'A/n^i-

?iO^(<V* OÇ SVaf).Ot/Ç ÀvSpéicTrOl/, KCLI [XïlTftt.- AOIOW VIK t£v , èia-TTiaié'il 0 ^svv«.ioç àv K(-

TiVOOV TOIV cTj/oVv ûfoXOlV 4VêH* (6j. Dc

Troplionio , Jupiter, quodquc me potissimiim angit, de Amphilocho : qui

pie , et ce qu'ils songeaient devait être quanquam scelesii hominis et matrici

l'éclaircissement de la question. Dion Cassius a parlé d'une peinture où Sextus Condianus avait fait représenter la réponse qu'il avait reçue de cet oracle sous l'empire de Commode (3).

Voici un passage de Lucien qui nous persuadera qu'Amphilochus passait alors pour un grand prophète i'Ottots yÀt. ê£ htyîiTrTQu iTrcivïniv aïKit^i, ânovaiv To âv M.a.h.Kûù TovTO //.ttiiTitov , i7n(^a.vîç-a.- TOV Tê , Jta.» «AMÔêç-stTov iîvcti, >ca.)^Xp^v iva.pyùûç ■Tfoç sVoç à,Tû;cpivô^êvc.v , oic Àv lyypa.'^.a.ç aiç ùc to ypAf^/j.xTiiov TTxpA- /œ Tçc Trpot^MTVi, KO-Kcë; âv ÏX^'^ «T-ns-a/yHV êv TTO.pâ.Tr'Kai TrufU.^ma.i tov ;(^f«ç-nf't"'

dœ estjilius, in Cilicid prœclarus ille falicinatur, multa mentiens , et pro duobus oholis prcestigiatorem agens.

Nous examinerons ci -dessous la prétention de Lucien , qu'Amphilochus n'titait pas le fils , mais le petit-fils d'Amphiaraùs. Disons , en attendant , qu'au temps de Plutarque l'oracle d'Amphilochus florissait encore : 'Et»

cT' »K./^a,^«v ê/xciû crapévToç, Ktti to Ml-\w KO.) To' A[ji<ifiKhX''^ [^"■'^'^^^^''^ ■ (7) Cùmautem essem in patrid, Jlorebant adhuc 3Jopsi et Amphilochi oracula.

(B) llsortit mécontenta' kr^os, et alla fonder une rillc dans le golfe d'Am-

ncLi Ti TTift p.iKKÔvTa>v o-u[/.ÇwKiutTa.a-^cii brade.'] C'est d'un historien grave que

Tffi Ôêâ (4j- Ciim ex JEgypto redirent domum, audiremque illud in Mallo oraculum aperlissimum simulque esse verissimum , et sic euidenter respcnsa

(1) Pausanias , lib. I , pag. 33.

(2) Xiphilin. in Epitome Dionis , pag. 285,

(3) Idem, ibidem.

(4) Liician. in Philopscude , pag. 5oo , lom.

nous apprenons cela. "Apyoç tô 'A//^ixo- X'X-'ov Keti ' AfAi^iXoX'^V T))V aXAtlv iKTia-l fAiTÀ TO. Tpaimà. oiza,(f'ê aivcLXf>p»i^a.ç-, «ou oi>x. etpicTKOf/.itoç TM 5V "Apyn y.a.Tctç-a.Tii ' AfAif'iKtiX'ii ô ' Ay.<^iâ.pia>, sv tu ' Ay.Ç.pa.% v.tu

(5) Van Dale, de Oraculis , pag. t)S.

(6) Lucian. in Deorum Concilie , png-. 967, lom. II.

(-) Plut, de Oraculor. defectu , pag. 434, C.

AMPHILOCHUS.

■AOKTTW , 'ofilcévVfJl.tiV Tij iXUToÛ TTIt'Tfli'l "Ap-

^oc ôvo//ta3-«.ç. K*( «v « îrÔA-iç «i/t» /Myi^)i T«c 'A((/.<|)i^.o;i^i*ç , X.st/ TOi)f J'wvatTûiTiTouç si;têv oiKyiTfjfiiti; \^). Argos Aniphilochicuni et reliquam Amphilochiam Amphilochus Aniphiarai filius , post bellum Trojanum doinum reuersus , cùm reruni status , qui Argis erat , ei nonplaceret , condidit in sinu Ambracico , urbem de eodem palriœ suce nomine Argos nommans , tt erat hœc urbs omnium Amphilochiœ regionis maxima , et potentissimos habebat incolas. Straboa allègue ce te'moignage de Thucydide ; mais il ajoute quelque chose : c'est qu'Amphilochus , mal satisfait du gouvernement établi dans Argos, s'en alla en Acarnanie , où il recueillit la succession de son frère (9). Thucydide ne dit point ceci \ et par conse'quent Strabon a tort de le lui attribuer. Ceux qui pre'tendent qu'il adopte l'opinion de Thucydide (10) se trompent; car il paraît lui préférer l'historien Ephorus , qui a dit que la ville d'Argos Amphilochiura fut bâtie par Alcme'on , et que son fondateur lui ût porter le nom de son frère. Mstô. tTs tJiv A/L'.Cpa.Kia.v to Apyoc ici To 'Ay.^iXo;;t^ixàv nTio-fAX 'A^x//a.i'a)voç KAi Tffiv Trai'ïTsDv (il). Post Ambraciani Argos sequitur Ainphilochium urbs ab Atcmœone ejusque liberis conditn.

11 ne faut pas dire qu'Apollodore n'a suivi ni Thucydide, ni aucun autre écrivain , en assurant qu'Amphilochus était le fils d'Alcméon (12); car il ne conte cela que sur la foi d'Euripide (i3). Notez qu'il observe que cet Amphilochus alla demeurer à Argos Amphilochium par le conseil d'Apollon.

Observons une grande différence entre Thucydide et Strabon. L'un dit qu'Amphiloclius , étant retourné à Argos après la prise de Troie , et n'y trouvant pas les chose? dans l'état qu'il aurait voulu, se retira vers le golfe d'Arabracie, et y bâtit une ville ( f 4) • L'autre raconte qu' Amphilochus, ayaut bâti ilallus dans la Cilicie ,

(8) Tbiicydides , Ub. II.

(9) Strabo, lib. f^II , pag- 225.

(10) Bcrkelius , in Stepli. Byzant. , J>ag. \i!^. (il) Ephorus, apud Slraboncin , lib. f^II ,

faf;. 225.

(12) Berlelius le dit pourtanc dans ses Notes sur Etienne de Cyunce, ptig ■ 124.

(l'ij Apoilodoi-. , li!>. III , pag. 201.

(i4) Thucjdid. , Ub. II.

après la prise de Troie , revint à Argos , et s y chagrina de l'état des choses , et s'en retourna en Cilicie , où il fut tué et enterré (i5). Voici d'autres brouilleries. Euripidedit qu'Alcméon, devenu furieux, coucha avec Manto , fille de Tirésias, et en eut un fils et une fille ; celui-là nommé Amphilochus, et celle-ci Tisiphone (16). Cet Amphilochus, obéissant à un oracle , fut s'établir dans Argos Amphilochium. Nous avons vu (17) que Lucien prétendait que l'Amphilochus , dont l'oracle était si célèbre à Mallus, était fils d'Alcméon. Les autres disent qu'il était fils d'Ampliiaraiis. 11 y a deux partis à prendre parmi toutes ces confusions. L'un est de dire qu'il n'y a eu qu'un Amphilochus , dont l'histoire n'a été rapportée que par morceaux; c'est-à-dire que par des auteurs qui ont omis une partie de ses aventures. L'autre est de prétendre qu'il y a eu deux Amphilochus, l'un fils d' Amphiaraùs , et l'autre fils d Alcméon , et que les auteurs ont quelquefois donné à l'un ce qui convenait à l'autre. On me persuaderait facilement que l'Amphilochus qui eut un oracle dans la Cilicie est fils d'Araphiaraiis ,et que celui qui fut s'établir dans l'Acarnanie est fils d'Alcméon. Lu ville d'Argos de ce pays-là fut bAtie par Alcméon , et par ses fils : To "Ap-)/!)?

TO 'AjM<|)lXo;\^i;tOV KTIT-jUX 'AXX^MSt/ûJVCÇ xsti

T-œv o-aitTa-v (18). Argos AniphiLnckicum urbs ab Alcmœone ejusipie liberis condita.Cest ma première preuve.

Amphilochus fils d'Alcméon fut averti par l'oracle d'aller demeurer dans cette ville d'Argos (ig). Voilà ma seconde preuve. Pausanias observe que la postérité de Mélampus régna dans Argos , jusqu'à ce qu'Amphilochus , après la prise de Troie , se retira au pav» qu'on nomma à cause de lui Amphilochie (20). C'est l'Argos Amphilochium et le voisinage. Or, il y a six générations depuis Mélampus jusqu'à cet Amphilochus : 'Atto «Tï MsAi/^^roîTof yiVieti Ts i^ X.XI kyS'fiiç ictri /-ts/^aiç Aju.- <ftxôX.'jii TijO ' Afji!fta.pci.ou (31). A Alelam-

(i.î) Strabo, lih. Xir, pag. 484, 485.

(16) Euripides, apud Apollodorum , lib. III, pa^. 201.

{i-) Dans la remarque précédente, cilatton[6) . (iSj Strabo, Itb. VII , pag. 225.

(igj Apollodorus, hb. III , png. loi.

(20) Pausan. , lib. II, pag. do.

(2i) Idem, ibid.

AMPHILOCHUS.

pnde sex per toUdem œtates usque ad Amphilochuvt Amphiaraï Jilium. Il faut donc que celui-ci ne soit pas fils d'Amphiaraiis, comme Pausanias l'assure, maisd'Alcmëon. Eneflet Mélam-

chus. Si vous finissez par Amphilochus, second fils d'Amphiaraiis, vous ne trouverez point les six degrés dont parle Pausanias. C'est ma troisième preuve.

(C) Tite-Live a pris le change a son sujet, dans un passage que je citerai.2 Il a pris le fils pour le père dans ces paroles du XLV^. livre : Jnde Oropum Alticœ uentum est , ubi pro deo uates Amphilochus coliiur , templumque veluslum est fontibus riuisque circa amœnum (22). Il est sûr que la principale divinité du temple dont cet historien fait mention était Amphialaiis : il devait donc dire , ubi pro deo tuâtes Amphiaraûs , et non pas Amphilochus coliiur. Pausanias , qni s'était fait une étude particulière de ces choses , et qui avait beaucoup de talent pour y réussir, est beaucoup plus digne de foi que Tite-Live. Or , non-seulement il assure que les habitans d'Orope bâtirent un temple au devin Araphiaraiis; mais aussi il semble dire qu'Amphilochus n'eut point de part à l'autel qui fut divisé en cinq portions, chacune desquelles appartenait à quelque héros , ou à quelque dieu (aS). Nous trouvons bien dans ce partage les enfans d'Ampliilochus , mais non pas Amphilochus. J'avoue que la suite du raisonnement est propre à persuader que Pausanias ne l'a point omis : je ferais volontiers une correction dans le texte grec de cet auteur: je lirais ko} toi/ crctiJôc'A^sfi- >.'oX,'^u , et Jîlio Amphilocho , et non pas KOLt rôèv TotiJûJV ' Ay.^iKÔX'''^ 3 etjiiiis Amphilochi ; voyez la note (24) ^ mais, après tout, ce ne sera pas donner Amphilochus pour le dieu du temple d'Orope.

(D) On aura quelque chose à censurer à son sujet à M. Moréri.'] 1°. Amphilochus n'est pas un certain capitaine grec , dont Homère fasse mention dans l'Odyssée; car Homère

(25) Titus Livius, lib. XLF, C. 27.

(2j) Pausan., lib. I , pai;. 33.

(24) Peut-être faut- il traduire les paroles de Pausanias par ,el ex flliis ( Amphiaraï ) Amphilocho.

a dit seulement qu'Alcme'on et Amphilochus furent fils d'Amphiaraiis (^5).

2°. Cela étant , il ne fallait pas s'exprimer ainsi : On dit qu'il était Jils d'Amphiaraë et d'Eriphyle. Il fallait faire plus d'honneur à l'autorité d'Homère ^ et jamais auteur tant soit peu versé dans la lecture des anciens n'aurait employé ici un Ondit. 3°. L'Amphilochus , dont Plutarque fait mention , ne diffère point de celui d'Homère; il ne fallait donc pas le débiter pour un autre. C'était celui dont on consultait l'oracle à Mallus dans la Cilicie. 4°' ïl De fallait point dire qu'il apporta l'oracle a un certain Thespesius de Solos (26). C'est changer un dieu en messager. 5°. On a omis une circonstance qui devait être exprimée nécessairement : c'est que Thespesius mena une bonne vie après sa résurrection- Voyez Plutarque (2;j).

(E) // ne faut pas le conjondre ai'ec cet Amphilochus dont une oiej'ut amoureuse.'] Voici ce que Pline dit de cela : Quin et j'ama amoris (anseri) , J^gii dilecta forma pueri Olenii (28). C'est ainsi que le père Hardouin a corrigé ce passage : il y avait dans les autres éditions , Argis dilecta J'orma pueri nomine Oleni. On avait donc inséré deux fautes dans le texte de Pline: l'une touchant le lieu où l'oie fut amoureuse j l'autre touchant le nom du garçon aimé. Ceci arriva, non dans Argos , mais dans la ville d'.'Egium (29). Celui qu'une oie aimait s'appelait Amphilochus, et non pas Olenus ; mais parce qu'il était natif d'Olène , on lui a dounéle surnom d'Olenius. Un passage d'Elien a fourni au père Hardouin tous ces éclaircissemens. E»

'Acj/ê/û) T>)ç 'A;^siia.ç îto-kToç 'nxsv/oi/ y'^voç,

xîya Toi/To (3o) . Apud j¥lgium Achaice oppidum anser amauit puerunt , Olenium sente , Amphilochum nomine.

Theophrastus hœc narrât. Athénée raconte la même histoire, et cite Cléarque et Tliëophraste ; mais cor-

(25) Homer. Odyss., lib. XF, vs. 248.

(26^ On a corrige' cette faute dans les éditions de Hollande.

(27) Pliitarch. de sera Numinis Vindiclâ , p. 563 et seq.

(28) Plin. , lib. X , cap. XXII.

(2g) Situés dans l'jchdie , proche de Sicjone. Voyez Pausanias , liv. Vil , pag. 23o.

(3o) ;Eli,inus , Hislor. Animal. , lib. V, cap. XXIX. Voyez le père Ilaidouio , Emendat. XXI, in lib. X Plinii, pag. 4:4.

rigez une faute qui s'est glissée dans son livre : lisez èv 'Ai'j/êi'û) , et non pas jv 'Af,ytlcç. Sans cela , l'on pourrait dire que le père Hardouin s'avance trop dans ces paroles: Neque enim u4rgis, sed .^gii prope Sicyonem resgesta narratur {3}). Ne voyons-nous pas dans la version d'Athénée , apud Argiuos puerum amai'it anser , et dans le ^rec, sv 'Af,yila> S^i ^akToc «fsts-Sêv X^v (Sa) ?

(3i) Hard. in Plin. , lib. X , pag- 4-4.

(32) Athen., lib. XIII , cap. yili,p.6o6.

AlVIPHITRYON , fils d'Alcée (A), fils de Persée , est moins connu par ses exploits que par l'aventure d'Alcmène sa femme, qui a servi de sujet aux poètes comiques (B). Alcmène était fille d'Electryon , roi de Mycènes. Les fils de Ptérélaiis avaient fait une irruption sur les terres de ce prince, qui leur avait été fatale : ils y étaient tous péris (a) , mais ils y avaient aussi fait périr tous les fils d'Electryon {b). Celui-ci , se préparant à venger la mort de ses fils , laissa son royaume et sa fille Alcmène entre les mains d'Amphitryon , et lui fit promettre avec serment de ne point jouir de cette fille. Ceux qui avaient accompagné les enfans de Ptérélaiis avaient amené au pays d'Élide les troupeaux d'Electryon.

Ces troupeaux furent rachetés par Amphitryon ; mais , en les remettant entre les mains de leur maître, il eut le malheur d'être la cause innocente de la mort de ce pauvre prince (C). Comme on profita de cette occasion pour le faire sortir du pays des Argiens (c) , il se retira avec Alcmène auprès de Créon , roi de

(«) Exceptez-en un qui était demeuré à la garde des vaisseaux. Apollodor. , lib. II,

{b) Exceptez-en le bâtard Licymnius. Apollodorus , ibid. , pag. 99.

(c) // ncsl donc pas vrai , comme on le dit

AMPHITRYON. 55i

Thèbes , et reçut de lui les cérémonies de l'expiation. Après quoi il se prépara à faire la guerre aux Téléboes (D) , afin de venger la mort des frères d'Alcmène ; condition qu'elle exigeait de celui qui voudrait être son mari (E). Il fallut que , pour engager Créon à le suivre , il le délivrât d'un renard qui faisait de gros ravages. Il l'en délivra par le moyen de Céphale , qui lui prêta le chien que Procris avait amené de l'île de Crète. Amphitryon , assisté de divers peuples , entra sur les terres de Ptérélaiis , et les ravagea ; mais il fut redevable du grand succès de cette guerre à la perfidie de Comèthe , fille de Ptérélaiis. Cette fille devint amoureuse d'Amphitryon , et arracha , pour l'amour de lui , le cheveu d'or que Ptérélaiis avait sur la tête , et d'oii dépendait sa vie. Ce malheureux père mourut aussitôt ; et alors Amphitryon s'empara universellement de tous ses états. Il fit mourir Comèthe,

et s'en retourna à Thèbes chargé de dépouilles. La première nouvelle dont on l'y régala fut qu'il avait passé la nuit précédente auprès d'Alcmène. Il était fort convaincu que cela était très-faux.

Enfin on sut que Jupiter avait joué ce tour-là en prenant la figure d'Amphitryon. Celui— ci , sans se rebuter, s'approcha d'Alcmène, et la rendit un exemple de superfétalion qui a été mille fois cité. Elle avait déjà conçu Hercule , et il lui fit concevoir un autre fils. Pour discerner celui qui était à lui d'avec celui qui était à Jupiter , il jeta deux ser-

dans le Supplément de Moréri, qii' Amphitryon succéda à Electryon.

552 AMPHI

pens sur leur lit. Hercule n'en eut point de peur, l'autre prit la fuite; il n'en fallut pas davantage pour connaître qu'Hercule n'était point fils d'Amphitryon.

On prétend qu'Alcmène mit sur sa tête un ornement qui faisait connaître au monde que Jupiter avait triplé la durée de la nuit pour la caresser plus long-temps (F). Il n'est pas vrai qu'Amphitryon ait appris aux hommes à mettre de l'eau dans le vin (G).

Alcmène survécut à son mari (d). Les débris de leur maison se voyaient encore à Thèbes du temps de Pausanias (e). H faut se souvenir qu'Amphitryon était né à Argos (f). Il y a des auteurs qui l'appellent roi de Thèbes (g).

{d) Pausan., lib. T, j)cig. Sg.

(e) Idem , lih. IX , pag. 290.

(/) Plauli Amph. Prol.

(g)Setyius, in jEneid., lib. VIII, vs. lo3.

(A) Fils d'Alcée.'\ Apollodore dit qu'Hipponome, fîlle de Menœcée, était la mère d'Amphitryon (i). D'autres le font fdsde Lysidice, fille de Pe'lops : d'autres lui donnent pour mère Laonome, tille de Guneus (2). Notez qu'il était oncle de sa femme ; car Anaxo , sa sœur, était la mère d'Âlcraéne (3).

(B) // est moins connu par ses exvlnits , que par l'ai'eniure de sa femme , qui a scri^i de sujet aux poètes comiques.} Une des plus belles come'dies de Plaute est l'Amphitryon. C'est le jugement qu'en fait mademoiselle le Fèvre * , qui l'a traduite en français, avec d'excellentes notes. Voyez les dernières remarques de l'article Téléboks. Molière a fait une corae'die du même titre. C'est une de ses meilleures pièces. Il a pris beaucoup de choses de Plante ; mais il leur donne un autre tour : et s'il n'y avait qu'à comparer ces deux pièces l'une avec

(i) ApoUodor. , lib- II, J>ag. 97.

(2) Pausan. . lib. FUI , pag. 248.

(3j Idem, ibid.

' Depuis madame Daciey. Jolr a fait , a l'occasion de ce passage , une remarque qui ne porte pas sur Bajle , mais sur le Supple'menl «r» Bloréri de i';35.

TRYON.

l'autre, pour décider la dispute qui s'est élevée depuis quelque temps sur la supériorité ou l'infériorité des anciens, je crois que M. Perrault gagnerait bientôt sa cause. 11 y a des finesses et des tours dans l'Amphitryon de Molière, qui surpassent de beaucoup les railleries de l'Amphitryon latin. Combien de choses n'a-t-il pas fallu retrancher de la comédie de Plaute , qui n'eussent point réussi sur le théâtre français ! Combien d'ornemens et de traits d'une nou • velle invention n'a-t-il pas fallu que Molière ait insérés dans son ouvrage, pour le mettre en état d'être applaudi comme il l'a été ! Par la seule comparaison des Prologues , on peut connaître que l'avantage est du côté de l'auteur moderne. Lucien a fourni le fait sur quoi le Prologue de Molière roule; mais il n'en a point fourni les pensées. Jamais un bon connaisseur ne dira ici :

Oui benè verlendo,el eas describendo malè,ex ùrœcis bonis lalinas fecit non bonus (4).

Qu'on ne prenne pas ceci de travers , j'en supplie tout le monde ; je tombe d'accord , non-seulement que l'Amphitryon de Plaute est une de ses meilleures pièces j mais aussi que c'est une pièce très-excellente à certains égards.

Il semble qu'on la jouait encore du temps d'Arnobe. Ponit animas Jupiter si jlmphitryo juerit actus pronunciatusque Plautinus (5). Je voudrais bien que nous eussions l'Amphitryon d'Euripide, et les deux Amphitryons d'Ai'chippus.

{C) En remettant a Eleclryonsestroupeaux., il eut le malheur d'être la cause innoce/ite de la mort de cepaui^reprince.'} Voici comment : Cùm bas una aujugeret, in ipsam Atnphitryo tum quam manibus J'ortè clai^am geslabat immisit, quœ de bouis comibus repuisa inElectryonis caput resiliens ipsum uitd privauil (6). Dans le Supplément deMoréri, au lieu de massue , l'on a dit pierre.

(D) // se prépara a faire la guerre aux Téléboes.] Nous disons ailleurs (7) quel peuple c'était , et nous marquons les différences qui se trouvent entre Apollodore , que nous avons suivi , et le scoliaste d'Apollonius.

(4) Tcrenl. Prol. Eunuch., es. 7.

(5) Aniob. , Ub. VII , pag- 23«-

(6) Apollod. , lib. II , p'ig- 99.

(7) Dans l'article TtLiEOES.

Page 1