ACARNANIE
^pst^'vivTo, oÙTê iVi'ef oi/tTê yiÀp oKceç Toîi- » ^e , creva l'œil a nnstre berger {5).»
voy.at toÎ/t' ê/>t<pspoiTo sv Toiç êVe!r(v(ij. Ce que je vais dire est encore plus ba-
f^nrisimile est Acarnanes hanc seculos din : Jflnliumet , second de ce nom ,
nnrratinneni , catlulè eo penluxisse empereur des Turcs, escrwunt a nnstre
/îomanns , ut ab iis outillèrent liberuni pnpe Pie second : « Je m'estonne (dit-
palrioruin leguni usum : qitàd se solos » il ) comment les Italiens se bandent
non inteijuisse bello contra Romanorum majores gesto dicerent , ut qui neque in yEliihco censu , neque senrsïm., neqiie omnino in i^ersibus Homericis comnientorarentur. Jls se fondèrent sur un mensonge : car Strabon fait voir (2} par le catalogue du ll'^'. livre de l'Iliade (3) , que les Acaruanietis fournirent leurquote part pour Texpeditioa de 'l roie.
» contre moy, attendu que nous ai'ons )) nostre origine commune des Troyens ■• )) et que j'ai comme eux intérest de )) l'enger te sang d'' tiector sur les Grecs, i> lesquels ils ^ont fni'orisnnt contre )) moi (6). «Voyez comment des maux chirae'riques , forges par des poètes , ont sBTvi d'apologie à des maux réels.
(C) Ses habitans étaient fort lascifs , si l'on en croit quelques dictionnaires.^
(B) Fut allfguée par le peuple ro- Citons d'abord AI. Lloyd : Mollitiei et
main , lorsqu'il embrassa leur parti contre l'Eiolie. ] Après la mort d'Alexandre , (ils de Pyrrhus , roi des Epirotes, l'Acaruanieeut tout à craindre des Etoliens , et ne se confiait pas beaucoup à la veuve de ce prince, tu-
lascivioe nolati leguniur (Acarnanes) \ teste Luciano in JJial. Meretricis ,undèproi'erbium Porcellus Acarnanius in lascii'os. M. Hofman a transporte tout ce passage dans son dictionnaire ] et voici comment Moréri a parlé ; Les
trice de ses deux fils. C'est pourquoi -A carnaniens furent aussi accusés d^éils implorèrent l'assistance des Ko- ire trop lascifs et trop délicats. C'est
de la qu'est venu ce vilain proi^erbe
mains. Elle ne leur fut pas refusée.
On fit savoir aux Etoliens qu'ils eussent à laisser en repos une nation qui e'tait la seule qui n'avait pas assisté les Grecs contre les Troyens. acarnanes qiioque, dijjîsi Epirotis, adverstis yÎLiidos auxilium, Romanorum implorantes , ohtinuerunt à romaiio senatu, utlegati mitterentur, qui denuntiarenl yEtolis, prœsidia ab urbibus Acarnaniœ dediicerent ; pattrenturque esse liberos , qui soli quondam adversUs Trojanos , auctores originis suce, auxilia Grœcis nonmiserint (4j.Plutarque rapporte deux faits aussi ridicules que celui-là. « Agathocles, le tyran de Sy- » rucuse... se moqua de ceux de Cor- » fou, qui lui demandèrent pour quelle « occasion il fourrageait leur île : Pour » autant, dit-il, que vos ancestres jadis )> rcceurent Ulysse. Etsemblablement, » comme ceux de l'île d'Ithaque se j) plaignirent à lui de ce que ses sol- » dats prenaient leurs moutons : Et ') voslre roi , leur dit-il , estant jadis y> venu en la nostre , ne prit pus seule- » ment nos moutons , mais davanta-
(i) Slrabp , lib. X, pag. 3i8.
(2) Idem , ibidem.
(.^) Homère désigne seulement leur pays , et ne le nomme pas Âcarnauie.
(4) Justin. , Itb. XXrrrr, cap. I. Voyez la IWnihe le Vayer, lettre XCV , à tapage 325 du iomK II.
des anciens , Porcellus Acarnanius.
Vous lirez la même chose dans les notes de Pinédo sur Etienne de Byzance (7). J'ai consulté les Dialogues des courtisanes de Lucien , et je n'y ai point trouvé que les habitans d'Acaruanie passassent pour des voluptueux et pour des efféminés. Il est vrai que la courtisane Musarium, ayant à répondre à sa mère qui lui reprochait de ne gagner rien par les faveurs qu'elle accordait à Chéréas , et qui trouvait fort étrange qu'elle eût fait la sourde oreille à un paysan d'Acarnanie, lui répondit : Quoi donc , j'aurais quitté Chéréas pour me livrer à ce lourdaud qui sent le bouquin? Chéréas est sans poil pour moi , comme l'on parle , et un cochon acarnanien (8).
Éiasme suppose , que par cochon d'Acarnanie on entendait un favori efféminé ,9) , et que c'était une allusion
f 5) Plutarctus de ser.î ^fumiIlis Vindictn. Je me sers de la version d'Amyot , pag. Si2 du tome /, j/i-8.
(6) Montaigne, Essais, liv. II, eh. XXXFI, pag. -,6'i.
(7)ThomasJePineJoinSlepli. Byzant.pag. 5o.
(8) AêVôç [Aoi , <^ctf) , X«,if éa,ç k*/ p^oipV- KtiÇ aiKctfVa.vtoç. Levis mihi , ut a j uni, Chtereas et Porcellus Acarnanius. Lucian. Dialog. Merelric, pag. 'js3, tom. II.
(()) In mollem et amabilem atque in deliciis habilum dicehatur. Erasm., chil. II , cent. III, nitm 6f), vag. 445.