‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 35 sur 158 · ia.ç hiçcL'^i y.h vpoiTif/nivef) TfocfJi'v · texte numérisé non relu

ia.ç hiçcL'^i y.h vpoiTif/nivef) TfocfJi'v

JMiner^'a Ackillem nutrimenlum res- les autres Dieux étaient présens (8). puentem neclare et anibrosid instillatis aluit. C'est une des autorités employées par Lorenzo Crasso (5) pour prouver (ju'Achille doit tenir rang pai'mi les poètes grecs. Dans le langage des pointes , ce serait de la science infuse , ou bien il n'y en aurait jamais eu. Mais , quoi qu'il en soit, les paroles de Plutarque ne servent de rien à prouver ce que Lorenzo Crasso en iii-

poète (7). C'est un témoin qui parle fort clairement là-dessus.

(C) Maxime de Tjr et Arrien ne disent pas des choses moins surprenantes. 3 Celui-là dit qu'Achille demeurait dans une île proche du Pont- Euxin , à l'opposife du Danube , et quil y avait des temples et des autels ; qu'on aurait eu bien de la peine à y descendre avant que d'avoir offert des sacrifices ; que l'équipage des vaisseaux avait souvent vu Achille sous la figure d'un jeune blondinqui, avec ses armes d'or , dansait une danse guerrière: quelques-uns l'entendaient chanter sans le voir; d'autres le voyaient et l'entendaient tout ensemble. Il arriva que quelqu'un s'étant endormi sans y penser dans cette île , fut éveillé par Achille , et conduit dans une tente où on lui donna à souper. Patrocle versait à boire , et Achille jouait de la lyre : Thétis et

Arrien avait ouï dire , et le croyait , que ceux qui étaient jetés sur cette île par quelque tempête , allaient consulter l'oracle d'Achille pour savoir s'il leur était expédient de lui immoler la victime qu'ils choisiraient euxmêmes au pâturage ; qu'en même temps ils consignaient sur l'autel le prix qu'elle leur semblait valoir ; que si l'oracle rejetait leur proposition ,

1ère ; il s'agit là d'une véritable nour- ils ajoutaient quelque chose à ce prix riture du corps, comme il paraît par le jusqu'à ce qu'ils pussent connaître,

par son acquiescement , qu'ils avaient atteint la juste valeur ; que cela fait , la victime se présentait d'elle-même au temple , et ne s'enfuyait plus ; qu'Achille apparaissait en songe à ceux qui s'approchaient de lîle , et leur montrait le lieu qui était le plus commode pour l'abordage ; ([u'il se montrait aussi quelquefois à ceux qui veillaient, etc. (9). Arrien trouvait cela digne de foi , entre autres raisons , parce qu'Achille était mort jeune , et qu'il avait été extrêmement beau , et si constant en amour et en amitié , qu'il voulut même mourir pour l'objet de ses amours , a'c xst) l^tt'xoSa.viïi iAêVS^i Toiç TrtLiS'iK'jii;. L'équivoque de ce dernier mot , et la moindi'e réflexion sur le péril où il s'exposa afin de ven-

(7) Pliilosir. Heroïc. in Achille, fol. Sig; et in ^eoptol. fol. 338.

(8) Maximus Trjius , Oraiione XXVIl.

(r)) Arrian. in Periplo Poati Euxiiii.

XIX*. livre de l'Iliade d'où elles ont été prises. Homère nous conte que Jupiter s'étant aperçu qu'Achille , après la mort de Patrocle , ne voulait ni manger ni boire, dit à Minerve de lui infuser du nectar et de l'ambroisie dans le corps, afin qu'il ne mourût pas de faim.

0« ViKTO-p Tt KO.) tt/Z/SfOC-l'oV êfSlTSIVMV.

2t«.|ov h) ç-it'Sêo-iT 'ivA ju^ jAiv >.iy.lç

F.i neclarque et ambrosiam ainabilem Instilla in pectora, ul ne ipsum faines occupel(6).

C'est à Philostrate qu'il faut recourir pour prouver que ce Héros a été

(2) Pausan. lib. III, pa^. 102.

Ci) Amm. Marcel!. Ub. XXII, cap. VIII.

(4) Plutarcb. de Facie in orbeLunx, pag. g38edil- Paris, anno 1624.

(5) Istoria de' Poeti Greci , pag. 6 , où il rapporte la version latine de Plutarque comme s'il y avait aluit , et non alluil. Aluit est pour le moins aussi bon.

(G) Homcr. Iliad. lib- XIX, vs. 3.'(7.

ACHILLE A. 169

ferlamort dePatroclc, suflirontiibien vrer la vue. Il est clair que cette Lises "enspourmeltreArriennarmi ceux toire et relie que Pausariias (i4) et qui élisent que la passion tle ces deux Coiion (i5) racontent sont la même personnes passait l'amilie (10). Voyez quant au fond : mais , dans Pausanias, la remarque (P) de l'article Achille, c'est Ajax, fils d'Oïléus, qui blessa Léoet ci-dessous (11) l'une des merveilles nyme et qui le guérit. Dans Conon , qu'Arrien a débitées. C'est celle de ces ce n'est point Léonyme qui fut blessé oiseaux qui balayaient chaque jour le et guéri par cet Ajax , mais Autolëon. temple de l'île d'AchilIéa. l'y a quelques autres diversités que je (D) Le miracle dont TerluUlen a ne remarque point , me contentantde parlé.'] Tertullien , comme le remar- conjecturer que le Cléonymc de Terlulque M. Moréri , nous apprend qu'A- lien estvenu de ce Léonyme. Au reste, chille guérit en songe un athlète nom- l'auteur cité par Léon d'AUazzi (iG) mé Cléonyme (12) : c'est-à-dire , très- dit une chose que |e ne dois pas ou-

gnait .^ . A ;■ •

se sert de ce fait et de plusieurs au- cations, que ce héros se montrât a lui; très semblables contre les épicuriens mais il se fit voir environne de tant de qui ne voulaient reconnaître rien de lumière, qu'Homère n en put soutenir surnaturel dans les songes. Cette aven- l'éclat. Il fut non-seulement ébloui ture n'est guère connue ; car on n'en de cette vue, mais aussi aveugle, trouve rien dans un grand nombre (E) Celui qu'il exploita contre l'imd'auteurs qui ont amplement parlé piété des Amazones. ] Qu'il me soit d'Achille. Pamélius , dans son cora- permis de conter le fait selon la vermentaire sur Tertullien, ne fait que sion de Vigénère : elle a ses grâces et nous renvoyer à Homère , qui , autant ses agrémens , quoique en vieux gauqu'il m'en peut souvenir , ne parle lois. Voici donc comment parle cet

Îoint de ce songe. Un passage cité par auteur , après avoir dit que les Amaéon d'AUazzi (i3) donne quelque zones firent faire des vaisseaux pour jour à ce fait : il porte que Léonyme , aller piller le temple d'Achille. Esgénéral de ceux de Crotone dans la tant abordées en L'isle , >\'\X.-i\ {i']) , la guerre contre ceux de Locres , fut première chose qu'elles firent Ji/t de blessé sans savoir par qui , en atta- commander à ces cstrangers de l' Helquaut une partie des troupes ennemies lesponte d'aller coupper tous les arqui ne se retranchait jamais, parce bres plantez en rond aultour du temqii'ou la consacrait aux héros , dont pie : mais les coignées se venans remon croyait que la protection lui devait barrer contr'eux mesmes les extermisuffire ; que ce général ne pouvant nèrent là sur la place , et tombèrent guérir consulta l'oracle de Delphes , tous roiddes morts au pied des arbres. qui lui apprit qu'Achille qui l'avait El là-dessus les Amazones s'estans blessé le guérirait aussi ^ que sur cela, espandues à l'entour du temple, se il fut à l'île de Leuce faire ses prières; mirent h vouloir presser leurs montuqu'il vit en dormant quelques héros ; res ; mais Achille les ayant regardées qu'Achille fut celui qui le guérit ; que félonneusement et d'un mauvais œil, les autres lui ordonnèrent de faire sa- de la mesme sorte que quand devoir aux hommes certaines choses; et i/ant Ilion il s'alla ruer sur le ScaqivHélène en particulier le chargea de mandre , donna un tel espnuuante a dire à Stésichorus , qui était devenu leurs chewaux , que ceste frayeur se aveugle pour avoir écrit contre elle , qu'il se rétractât s'il voulait recou- (i4) Pausan. «.&.///,?«?. 102.

^ (i5) Pbot. Blblioll). codice 186, narrât. 18.

,„ , .,«•/•-, f^oreï Méîiriac, sur les Épitres d'Ovide, pag-

(.0) Quelques savans ont pense au Arj,enfaU ^^ ^.^ .^ .^,.,^ nuelques he^ues faites par V .-

telof:e d'Adonis , sous le nom d Achille afin ',^^ ^^^^ ^^ passage de Pauwnias.

défaire sa cour a l empereur Adrien. Voyez 8 no,„m ° Hermias : le passage que

Casaubon. in Spartianum , Vit. Hadnan. , cap. y°> ,\[,^ nomme nerraïas . J „ J> r'

Xir, et Tristan , Comment, historiq. to,n. 1, Lé"" iVkW^ZT^ en rapporte est tire ' " .^J"

rfnnVHadrien meninire in Phaîdrum Platonis , ne" «"'P'""'"-

(, 0 Dans la remarque (F). (17; Pl"lostrate dans /« Néoplolème de latra-

(12) Tertull. Lib. de Anima , cap. XLVI. duct. de Vigénère , loin. Il , fol- 34i de l eUi-

(i3) Allatius , de Palriâ Horaeii , pag. i45. tton in-^.

ACHILLE A

retrowa assez plus forte que la bridde , si que se cabrans ils rebondirent en arrière, eslimans que ce qu'ils portaient sur leur dosfust une charge extraordinaire et estrange ; et a guise de testes saui'ages se retournèrent contre leurs cavalcalrices , les jettans par terre et fouUans aux pieds, les creins hérissez de la furie où. ils estaient et les oreilles dressées encontremont , ainsi que de cruels lyons les desmembroient à belles dents et leur dévoraient bras et jambes , faisans un fort piteux carnage de leurs entrailles, ylprès danques qu'ils se furent saouliez de cette chair, ils se prindrent a bondir etàgalopper à trai'ers l'isle , pleins de rage et forcené rie , et les babines teintes de sang , tant qu'ils pan-'indrent au hault d un cap, d'où, descou^^rans la marine applanie en bas , et cuiddans que ce fust une belle large cauipaigne , ils s'y jellèrent a corps perdu et ainsi périrent. Quant aux l'aisseaux des Amazones , un impétueux tourbillon de vents estant uenu donner a travers , d'aidt'int mestnes qu'ils estaient vuiddes et destituez de tout appareil pour les gouverner , ils venaient à se froisser l'un contre l'autre , ny plus nf moins qu'en quelque grosse rencontre navalle, dont ils se brisaient et mettaient a fonds , spécialement ceux qui estaient investis et choquez en flanc de droit fil par les espérons et proues des autres , comme il advient ordinairement en des vaisseaux desgarnis de leurs conducteurs , de manière que le bris de ce naufrage se venant rencontrer vers le temple où. il y avait force personnes 'a demy-martes respirantes encore, et plusieurs membres horriblement dispersez c'a et l'a avec la chair que les chevaux inaccoutumez 'a telle posture avoient rejettée, ce lieu sainct devait estre bien prophané : mais .Achilles l'eut bientast purgé, réconcilié et expié comme il estait aisé a faire en une isle de si peu d'eslenduè où les flots battaient de toutes parts h l'environ , si qu Achilles y ayant attiré le sommet des ondes , tout fut lavé et nettoyé en moins de rien.

(F) Celui qui concerne le vol des oiseaux. ] Ce que More'ri fait dire A Pline , qu'on n'y voit point voler d'oiseau , est mal rapporte. Voici les paroles <le Pline : Perdices non transvolant Bœotia'fines in Atticd, nec ulla

avis in Ponti insuld qud sepultus est Achilles , sacratam ei œdem (i8).

C'est-à-dire , les perdri.v ne volent pas au del'a des Jroniières de la Béotie dans l'Attique , ni aucun oiseau ne vole au delà du temple d'Achille , qui est dans une île du Pont-Euxin. M. de Saiimaise prétend qu'il faut entendre par ces paroles qu'aucun oiseau n'élevait jamais son vol au-dessus de ce temple \ et il prouve, par un passage d'Anfigonus Carystius , qu'on débitait cela anciennement ( 19). Et comme d'ailleurs il prouve , par un passage formel d'Arrien , que les oiseaux entraient dans ce temple tous les matins , afin tî'y faire tomber l'eau dont ils s'étaient mouillé les ailes , et afin de balayer ensuite le temple avec leurs ailes (20) , il insulte Solin , pour avoir dit qu'aucun oiseau n'entre dans le temple d' Achille , et que s'il arrive a quelqu'un de s'en approcher , il s'en éloigne au plus vite tout aussitôt.

M. de Saumaise veut que Solin n'ait rien qu'il n'ait emprunté de Pline , et que celui-ci ait dit la même chose qu'Àntigonus Carystius ; mais il est plus vraisemblable que Pline n'a point eu en vue la pensée d'Antigonus Carystius , et que Solin avait lu ce fait ailleurs revêtu de circonstances plus particulières que celles de Pline. Car quelle néslicence ne serait-ce point a ce dernier , si , pour nous taire connaître que les oiseaux ne volaient jamais au-dessus d'un temple , il s'était servi d'une expression qui signifie qu'ils ne volaient jamais au delà ? Ces deux choses sont si peu la même, qu'il n'y a rien de plus aisé que de ne passer jamais par-dessus une maison , et néanmoins de la laisser derrière soi.

11 n^est pas plus difficile de s'élever en volant jusqu'au-dessus d'une maison , sans passer plus outre. De plus , les anciens aimaient si fort à diversifier les miracles , qu'il n'est guère appa-

(18) Plinii Hist. Nat. lib. X, cap. XXIX.

(iC)) Salraas. Exercil. Plinian. in Solin. cap. XiX , pag. 21 5.

(20) In Peripio Ponti Euxlnl. Pbilostrale a du à peu près la tnetn/^ chose. En celte isle , { selon la traduction de Vigénère , toni. II , folio 33*^ , verso de l'édition in-^. ) , il y a certaine engeance d'oiseaax tous blancs , mais aquatiques et sentans leur marine , dont AcUille se sert à nestoyer son ?acré bosquet , le ballians de réventenient de leurs aisles , et Tarrousans de leur pennoge mouillé d'e.ift de raer ; car ils volletent pour ccst efl'ect un bien peu soub'levez de terre.

ACHILLÉA.

rent , après ce qu'on débitait dés le temps d'Antigonus Carystius , qu'on ait attendu jusqu'à Solin à débiter que les oiseaux s'enfuj aient à la vue lu temple d'Achille. Quoi qu'il en

tation si cette fontaine s'appelait 'A,;^"^" Xîiov substantivement ou adjectivement , et si elle ne peut pas entrer en son ordre alphabétique avec autant de raison que les îles d'^cfiilléa. Elle y

soit, on ne pourrait pas prouver, par entre dans leTrésor géographique d'Or- ^' . ^ .- 1 • télius (aS), sousle mot^cAi7/a?um, et

puis sous le raot Achillius fons ; ce qui, en tout cas , vaut mieux que l'Achillea ^fons Miteti, de M. llolman.

Je n'examine point si Freinshemius a bien expliqué le passage d'Athénée qui regarde les singularités de celte fontaine (26). Je me contente de dire qu'au moins on devait citer Athénée comme Freinshemius l'a cité , c'est-àdire au VI^. chapitre , et non au IP. du W. livre. M. Hofman cite comme M. Moréri , et ils avaient été précédés en cela par Ortélius. C'est peu de chose si on le compare avec l'erreur de nous donner Aristobule , fils de Cassander , au lieu d'Aristohule natif de Cassandrie. C'est ce que fait M. ^loréri. On ne saurait trop se plaindre de la négligence de ceux qui font des additions aux dictionnaires 5 car bien souvent ils y cousent des choses qui sont contraires à celles qui y sont déjà ; et, en général , ils oublient d'accommoder de telle sorte l'addition au fond sur quoi ils la jiosent , qu'il n'en résulte point de dissonance :

Pline contre Solin , que les oiseaux y entrassent ; et , en tout cas , M. Moréri fera dire à Pline plus qu'il n'a dit , et se sera laisse tromper j ar ces paroles de Charles Etienne dans les deux éditions ci-dessus cotées (^i) , AchilUs insnlam. nulla nuis tnmsuolat. Plin.

10. 29. 10. Mais il prendra sa revanche avec usure sur M. Hofman , qui attribue la même chose à Sirabon aussi.

C'est sans doute pour avoir vu que M. Moréri citait Strabon immédiatement après Pline , et pour n'avoir pas pris garde que cette citation de Strabon , avec celle de Pomponius Mêla , qui la suit , se rapporte à d'autres choses contenues dans l'article.

JXullam lue auem vnlare , ( dit-il ) Plin. l. 10. c. 19. habel et Stiabo , l. i3 (2a).

(G) Un article a part d'une fontaine AcHiLLÉE. ] Cet article m'avait paru d'abord un sujet à critiquer : il me semblait que cette fontaine ne s'appelait pas ainsi en nom propre substantif ou substantifié ; mais , en épithète ou en nom adjectif, commun à toutes les choses qui appartiennent à AchiUe.

En un mot , Jons Achilleus , et fontaine d'Achille, me semblaient la même chose. Or , comme il serait ridicule de faire un article de Jacobée pour Celte fontaine de Jacob dont il est parlé au chapitre IV de saint Jean (23) , laquelle un traducteur latin pourrait appeler, s'il voulait, fonleiii Jacobœum , il me semblait aussi qu'on n'en de\ ait pas faire un de l'épithète (^ Achilltus , dont Freinshemius se sert en parlant de la fontaine d'Achille. JJais , après avoir consulté Athénée (24) , j'ai trouvé que cette critique serait douteuse , parce qu'il m'a paru qu'on peut mettre en contes-

(21) Dans ta remarque(L) deVarticte Acaii.L%i vers te milieu.

(22) Hofiuan. f^oce Âcbitle.i.

("ii) Ceux qui traduisent , il y avait là xïne fontaine de iacob , feraient mieux de dire, la fontaine de Jacob était là ; ou , comme le Port- Boral , il y avait là un puits qu'on appelait la fontaine de Jacob.

(24) Ev MlXrtT» KfHVHV êivai 'A^/xxêiov XXh'yjfAiim. Alhenfeui, lib. II, cap. VI.

Pritno ne médium , medio ne discrepet imuin (27).

Par exemple , ceux qui ont augmenté le dictionnaire de Charles Etienne , n'ont point fait difficulté d'y fourrer, soi'.s le mot Achillea, ces paroles d'Ortélius toutes crues et sans le moindre changement : P'ideo a JVebrissensi Caceariani , et a Carolo Slephano Cacariuni in suis dictionariis poni , sed pro Ponti insulâ , quant dicwit apud Mêlant Collisaria dici , ex deprauatd forte lectinne , etc : ce qui fait un sens assez singulier; car c'est faire parler Charles Etienne de son propre dictionnaire dans le dictionnaire même , comme si c'était un autre ouvrage qu'il citiU : et encore paraît-il incertain en se citant de ce qu'il avait avaticé sac; nulle marque d'incertitude dans l'endroit qu'il cite.

(H) L'abondance est ici plus nuisible

(î.t) Edit. Hano^'. ann. iGii , ir-^.

(26) Freinsbem. Supplem.iuQ. Curt. 2, 7, 2.^.

127) Iloral. lie Arte poët. is. l52.

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