‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 4 sur 158 · DISCOURS PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

jusqu'à environ la lettre P (t>). Cette seconde composition 7 faite lapidement et sans que l'auteur en revît les épreuves, fourmille de fautes, Bayle la désavoua et signala quelquesunes des erreurs grossières qui la déparent (7). Il nest donc point indifférent pour ceux qui recherchent l'édition de 1697 d'examiner de quel tirage sont les feuilles des exemplaires. Mais comme on n'a ni de signe de reconnaissance pour chaque feuille, ni la certitude que l'assembleur ou brocheur n'ait pas mêlé les feuilles des deux tirages, on ne peut guère s'en rapporter à cette édition pour le i*^'. volume et la i'*. partie du second. Cependant quelques personnes tiennent encore à cette première édition , que recommande en effet un journal qui s'imprimait en Hollande.

« Quelques simples curieux , plus satisfaits de quelques » plaisanteries un peu vives que de quelque bonne et judi- » cieuse remarque de littérature et de critique, la recherchent » avec grand soin, parce que ces plaisanteries ne se trouvent )) plus dans les articles Diocj^we, Hipparchia, Laïs , Mal- )) HERBE, Mariana ct Le Païs dcs éditions suivantes. » Voilà ce qu'on lit dans la Bigarrure , tome XIX , page 84.

Reste à savoir jusqu'à quel point ces remaïques sont exactes ; c'est ce que je vais examiner.

1°. L'article Diogè;ne ne m'a présenté aucune différence^ et il suffit de lire la remarque L , telle qu'on la voit dans toutes les éditions , pour se convaincre qu'on n'a fait dans cet article aucun retranchement.

2°. Sur l'article HippAucHiA , il y a quelques observations à faire: i". dans la remarque A on lisait, en 1697 '• ^"féf^f^ de ce quil dit ; depuis , l'auteur a mis : inférer de ses paroles. 2°. Dans la même remarque A on lisait, en 1(^97 : ce

(6) OEuvrcs diverses de P. Ba^le , IV. 752. On y lit : « Avertissement au » LECTEUR. Puisqu'il me reste uu peu de papier, je me sers de cette occasion » pour avertir le public que les feuilles de mon Dictionnaire , depuis la » lettre A jusques environ la lettre P , ayant ete re'imprime'es , sans que )) j'en aie vu les épreuves , il y est demeure' beaucoup de fautes dont quel- » ((ues-unes me font dire des absurdités. Par exemple, à la page 84(J du » 1"^^. volume , ligne 10 de la remarque G, on a mis Ch.vri.f.s VU, au lieu )) de Cn.iRLES VI , ce qui rend la suite un galimatias ridicule. A la page )» i38 du îl*. volume, ligne i""'. de la première colonne , on a mis curieux » au lieu de sérieux. Cela renverse le raisonnement et me jette dans la » fausseté^ car il s'agit là d'un livre qui n'a rien que de commun. Cette » faute , et plusieurs autres, ne se trouvent qu'aux exemplaires réimpri- » mes. »

Les deux fautes signale'es dans cet ai^erùssemenl ont e'té corrige'es dans les e'ditions de 170'j, etc. Voyez dans l'édition in-S". , tome V, pag. 1^3, colonne 2 , ligne 9 ^ et tome VIII , page 278 , ligne 37 de la remarque G.

(7) Voyez lome XVI , pages 20 et 191.

DE LA O^ZIÈME ÉDITION. v

poème a pour litre ; depuis , rautcur a mis : ce poëme est inliiulé. Jusqu'ici, je n'ai aperçu aucune plaisanterie un peu vive. 3'\ Dans la reniai que D on ne trouvait pas, en 1697. la phrase sur les Mosyniens. Les éditions postérieures sont donc augmentées et non diminuées. Cependant, dans cette même remarque D, après ce qui est dit de la pratique des Lydiens (voyez VIII, i44)? ^^ lisait les phrases que voici , et les citations indiquées par des lettrines qui s'y rapportent. « Ces misérables destinaient une heure en plein jour à » cette mollesse (a). Je ne sais point si c'était à la cynique » devant tout le monde, comme le prétend Orasius Tuhero, » c'est-à-dire La Mothe-le-Vayer dans la page i44 ^^ Ban- » quet sceptique. En ce cas-hà , ils ont mérité une infâme » distinction-, autrement, si on les eût distingués, on aurait » donné à connaître que les anciens peuples n'étaient pas » si généralement corrompus que l'ont été les siècles sui- » vans, où toutes heures ont été bonnes pour cette bru- )) lalité , et où presque aucune nation n'a eu rien à re- )) procher aux autres. Toute chair a corrompu sa voie ; )) c'est le pis aller (6) continuel des jeunes gens. Les » confesseurs en sauraient que dire,- voyez la 'j^ . satire )) de Ju vénal (c). Le ministre Pierre Cayet {(i) fut déposé » parce qu'on le crut auteur d'un livre où l'on exhortait les )) magistrats à tolérer les bordels , afin d'éviter le péché de » mollesse qui régnait partout, et qui était, selon lui, )) le péché que Dieu défend dans le Décalogue; au » reste, etc. » (8).

(a) Erasme explique le proverbe AucTàc h fj.i7YiuQa.if. Lrdus in nteriUe in Jiomineni insnliatœ aiit etiam iiitempestiyœ libidinis. Et il ajoute : Narrant Lydos adeô libidine perditos fuisse, ut non tanti'im uoctu vaearent vohiptafi venereœ , veriim etiam ipso meridie lascivireot, manibus fcedum opus peragentes. Chil.-a, ceutur. 6, n°. 94.

{h) L'âne ne poiwaii pas se subi'^nir à soi-même , comme font beaucoup. .. (te personnes , lesquelles dans ces fâcheuses contraintes ont recours aux armes naturelles ,

et quod restât in rébus e£;enis Sœpè manu liquide distendant neclare collas.

Orasius Tubeko, Dialog.sur les ânes, page 299.

(c) Non est levé tôt puerorum

Observare manus oculosque in fine trementes.

.Tdven. Sat. 7, V. 240.

(d) Voyez son article , remarque P>.

(8) Bayle , non-seulement n'a pas distingiie pour l'ordre alphabétique de ses articles, les V des U, il a considère TY comme un I, et les articles appartenans aux lettres I, J , Y , sont ranges comme s'ils s'écrivaient par un 1. Ainsi l'article Yse se trouve au tome VllI , page !^ii . et précciu;

^- DISCOURS PRÉLIMIJN AIRE

3", L'article Laïs contient, dans les dernières éditions , plusieurs additions, et entre autres trois remarques entières (D. iM. O), qui ne sont pas dans 1697. Dans le texte, Bayle avait mis d'abord : quelque cliarmante quelle fût; depuis il a corrigé, et ou lit aujourd'hui : de quelque charme quelle fût pourvue. Bayle avait, en 1697, imprimé trois fois , dans cet article Laïs , un niot grossier que Pourceaugnac emploie quand il veut qualifier les mères des petits enfans qui le poursuivent en l'appelant papa; un mot que Ver-vert apprit des bateliers de Loire, et qu'il répéta à la soeur Saint-Augustin, lorsque

Le très-cher frère , indocile et mutin , Vous la rima très-richer.icnt en tain.

A ce mot Bayle a substitué non une périphrase , mais un synonyme.

Au reste , ce mot que Bayle a supprimé ici , il l'a conservé ailleurs dans l'article Cardan , IV, i^[ig, (remarque B), et dans l'article Poitiers , Xn , 198, (remarque Q). On peut voir ce que Bayle lui-même dit de ce mot dans son Eclaircissement sur les obscénités ., tome XV, p. 34^-

4°. Dans l'article Malherbe , remarque B , Bayle a remplacé une citation par une autre 5 ce n'est pas un retranchement, mais une substitution. Pour ne rien laissera regretter aux curieux , je rapporterai encore ici ce qu'on lisait dans la première édition.

« Une sentait que trop sa faiblesse et il s'en plaignait bien » tristement. Du côté des bergeries , disait-il (a) , en parlant » de lui , son cas va le mieux du monde ; pour ce qui est » des bergères., il ne saurait aller pis. Cette affaire veut )) une sorte de soin dont sa nonchalance n'est pas capable. » S'il attaque une place , il y va d'une façon qui fait )) croire que s'il V avait prise, il en serait bien empêché ; » et s il la prend.) il la garde si peu quil faut croire » quune femme a été bien surprise quand elle a rompu )) son jûne pour un si misérable morceau. Joignez à ce pas- )) sage celui qui est rapporté dans la Suite delà (b) Critique

TsLEBiENsj Ayrault vient avant Aitzema ; Amyot , Amvrault, Amyrutzes , Cayet , etc., sont placés comme s'ils e'taient e'crits Amiot , Amirault , Amirutze , Catet. Bayle lui-même avertit brièvement les lecteurs de cette disposition. Voyez à la fin de son Ai'crlisseinent de la première édition , tome XVI , page 17.

(a) i\lallierbe , lettre à Balzac.

(Jb) Nouvelles lettres de l'auteur de la Critique de Maimbourg, lettre 21 , n». 8 , page 665. [ Ce passage , auquel il renvoyait alors, est précisément i;elui qu'on lit à présent sous les numéros 8 et 9 dans la remarque B, ]

DE LA ONZIEME ÉDITION. vij

■>■> générale, et considérez cette réplique : Malherbe dit un w jour à M. de Bellegarde , etc. »

5". Quant à Mapuana , j'ai aperçu beaucoup d'additions , pas la moindre suppression , et une seule correction. Dans une phrase de la remarque H, Bayle nomme Henri IF^, le monarque qu'en 1697 il appelait Hem i-le- Grand. Ce changement n'a peut-être été fait que pour éviter le contraste que cette expression pourrait avoir l'air de faire avec l'épithète de prince fort impudique que l'auteur donne au même monarque dans la remarque C , à l'occasion du P. Coton son confesseur. Il ne faut pas conclure de ce changement que Bayle ait refusé de rendre justice à Henri IV. Dans le long article qu'il lui a consacré, il n'hésite pas à le proclamer Vun des plus grands princes dont ïhisloire des derniers siècles fasse mention.

6°. Enfin, l'article Le Païs avait en 1697, à la fin de la remarque D , une petite phrase et une citation de plus qu'il n'a dans les éditions subséquentes -, l'une et l'autre sont relatives aux Hollandaises. Serait-ce par égard pour les habitans du pays où il avait obtenu un asile que Bayle a supprimé la citation ? Cela peut être ; mais je croirais plutôt que c'est parce qu'il a trouvé lui-même ridicule la phrase qui amenait la citation. Pour que le lecteur puisse prononcer, les deux versions sont conservées tome XI, page 332. Si je n'ai pas pris le même parti pour les articles Laïs et Malherbe, c'est qu'il m'était impossible de disposer clairement ces deux morceaux à cause des notes qu'ils ont.

1702. Seconde édition.

La seconde édition , donnée à Amsterdam , est en trois volumes in-folio en une seule pagination. Quelques passages de la première avaient attiré à l'auteur des désagrémens dont Desmaizeaux parle avec détail dans sa f^ie de Bayle. L'auteur promit de faire quelques suppressions. On a vu en quoi ces suppressions consistaient pour les articles Laïs, Malherbe et Le Païs. De plus importantes eurent lieu dans l'article David. De la manière dont j'ai impinmé cet article ( tome V , pages 4oo et 4o8 ) , on aperçoit d'un coup d'oeil quels étaient les passages qui avaient blessé le consistoire de Rotterdam,

Une autre suppression fut faite par Bayle sans qu'il y eût aucune plainte, et sur la seule représentation de quelques amis qui trouvèrent déplacé l'éloge qne Bayle faisait

^,-j DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Je Ch. Di'elincourt dans un préambule de l'article Achille. Bayle supprima ce préambule; mais tout en le supprimant il y renvoie (Voyez XI, ii ). De pareils oublis n arrivent que trop souvent à ceux qui coriigent un ouvrage ,• ils oient certaines choses en un lieu et laissent ailleurs la citation de ces mêmes choses , dit quelque part Bayle (9) lui-même. Mais ce qui est plus étonnant, c'est qu'aucun autre que l'éditeur allemand de 1802 n'ait songé à rectifier, ou tout au moins à signaler cette faute.

Dans l'édition de 1702, les additions dans le texte sont précédées d'un gland, signe typographique inusité aujourd'hui; et les remarques , après leur lettre de renvoi, portaient un delta.

1 7 1 5. Troisième édition.

Entre la première et la seconde éditions, il ne s'était écoulé que cinq ans. Bayle était mort en 1706, laissant des augmentations pour une nouvelle édition. En attendant qu'elle parût, des libraires de Genève en publièrent une qu'ils intitulèrent , Troisième édition à laquelle on a ajouté la vie de T auteur et mis les additions et corrections à leur place. Cette édition de 1715 est en trois volumes in-folio, dont chacun a sa pagination. A la suite des préfaces des éditions de 1697 et 1702, on y a ajouté en treize pages une Histoire de M. Bayle et de ses ouvrages.

Deux articles ont été ajoutés dans le corps du Dictionnaire, Lefort , compatriote des éditeurs, etViLLA.us. Ce dernier n'avait encore été réimprimé que dans l'édition de 1734. Je l'ai conservé dans l'édition in-8''. Quoique n'ayant pu trouver les motifs qui ont engagé les éditeurs de 1784 à ne pas comprendre l'article Lefort , dans leur réimpression, j'ai fait comme eux 5 et peut-être ai-je eu tort. Du moins , je donnerai ici ce morceau avec ses notes qui seront désignées par des lettrines.

LEFORT (François) («) , clinatioii pour les armes, qu'à général et amiral sous Pierre quatorze ans il les porta en Alexiowitz, czar et grand-duc de France , dans les Suisses. Peu de Moscovie jetait de Genève, d'une temps après, il passa en Holfamille patricienne. Il naquit le lande et se trouva (b) aux sièges 2 janvier i656 , et fit paraître de Grave et d'Oudenarde sous le dès son bas âge une si forte in- prince de Courlande, qui perdit

tout son régiment à ces deux

(a) Mémoire manuscrit communiqué au °

lil.raire à celle iroisième e'(Jilioa[l7l5j. (i) En 1674 et 1675.

(9) Remarque A de Farticle Taboue, XIV, 2

DE LA ONZIÈME ÉDITION. ix

sièges. Lefort, embarrassé de sa habileté dans l'art militaire, que personne après cette déroute et sa majesté czarienne dès lors la perte de son équipage, accep- l'estima beaucoup , le choisit ta , sans beaucoup hésiter , une pour son favori, lui remit la dilieutenance dans le régiment de rection des affaires les plus im- Werstein, au service de sa ma- portantes , et l'éleva enfin à un jesté czarienne , et s'embarqua si haut faîte de grandeur et de (cjpour Archangel , d'où il alla gloire, qu'il lui donna le comensuile à Moscou. Comme il était mandement général de toutes ses bien fait de sa personne , qu'il troupes , tant sur mer que sur avait la physionomie heureuse , terre , l'honora de la vice-royauqu'il était hardi et entreprenant , té de NoAvogorod, et le fit son généreux et désintéressé, par- premier ministre d'état , avec la lant d'ailleurs assez bien quatre qualité d'ambassadeur et pléniou cinq langues différentes, il ne potentiaire dans toutes les cours fut pas long-temps dans cette ca- étrangères (g). Jamais fortune pitale sans s'y faire connaître à n'a été plus rapide que celle de plusieurs officiers et autres per- ce général. Il a joui de tous ses

sonnes de distinction. 11 gagna en particulier l'aff^ection de M.

Horn, résident de Danemarck , et celle de divers princes et boyars.

titres et honneurs jusqu'à sa mort , qui arriva à Moscou le i?.

de mars 1699 Le czar, pénétré de la perte de ce fidèle et zélé

Peu après (<i) il obtint une com- ministre , donna une preuvebien pagnie d'infanterie, et, songeant authentique de l'estime qu'il en

pag...v,v. ....^.^..^.^V. , ^..,o^^x■^

à se fixer en ce pays-là , il se maria en 1678 , avec la fille du colonel Souhay. En i683 , il fut fait major, ensuite lieutenant colonel. Sa majesté czarienne re

tique de 1 estime qi faisait en ordonnant lui-même ses obsèques , et les honorant de sa présence. Elles se célébrèrent le 21 du même mois, avec tous les honneurs imaginables ( h ).

connaissant en Lefort plusieurs Henri Lefort son fils , capitaine belles qualités , et surtout un jg la première compagnie des parfait attachement à son ser- gardes du czar, aurait sans douvice, lui confia en i685 le com- tg marché glorieusement sur les mandement des troupes et de traces de son père , si la mort ne l'artillerie pour une expédition (e) considérable. En 1696, il eut la conduite du siège d'Azoph(/'); et dans cette occasion il donna des preuves si éclatantes de son

(c) Le 25 juillet 1675.

{d) Au commencement de 1677.

(e Pour s'opposer aux irruptions que les Tartares faisaient dans le pays.

(y) Le sie'ge commença le 2 juin ot finit le 20 juillet de la même année, que la place se rendit après une défense des plus vigoureuses. Le czar Pierre Alesiovvitz se trouva en personne à ce siège , cl y donna des marques d'une intrépidité tout Uéroique.

(fi-) Il y avait à la tête de cette célèbre ambassade de Moscovie , dans les principales cours de l'Europe, en 1697 et 1698, trois ambassadeurs. Le général Lefort était le premier ; Théodore Alexiovvltz Golowin , commissaire général des guerres et vice-roi de Sibérie, allait après; et le troisième était Procope Bogdonowitz Wotznicin, chancelier du conseil privé , vice-roi de Bolchou. Ils partirent de Moscou avec une suite de près de trois cents personnes au mois de mars 1697 ' et furent de retour à Moscou vers la miseptembre 1698.

(A) On en voit une relation très-curieuse dans le Mercure historique du mois de mai

X DISCOURS PKÉLIMIISAIKE

l'eût enlevé fort jeune ( /} , peu les premières charges de la répuaprès la prise de JNottbourg, blique de Genève, est actuelle- Pierre Lefort, neveu du général , ment (A) au service du czar, qui et fils d'Ami Lefort , qui possède l'a fait brigadier de ses armées.

Il a épousé en 171 3 la fille du

( 0 II mourut à Moscou après s'être trou- rrAr,Ara\ W^iVIa vé au siège de Noltbourg , en i7o3, âgé g^^erai VVeiUe. dV'uviron vingt ans. (A) On écrit ceci en I7l4.

Les éditeurs de Genève crurent sans doute que ces deux articles sur Lefort et sur Villars donneraient un grand prix à leur édition. Les augmentations qu'ils peuvent avoir faites dans le courant de l'ouvrage n'étant pas du chef de Bayle , j'ai dû les laisser de côté. Je n'en ai pas , au reste , aperçu beaucoup. Comme mon intention était de les passer entièrement sous silence , je n'en ai pas piis note ; je ne m'en rappelle même qu'une seule qu'on trouve à la fin de la remarque F de l'article Bldé (10). Après le mot excedere , on lit dans i^i5 :

« JeanSleidan, contemporain de Guillaume Budé , confirme comme il fut un des principaux restaurateurs des belles-lettres et le Mécénas de la France : et il nous dit en même temps l'année de sa mort, et sa modestie au sujet de ses funérailles : ^Ju mois d'août, à Paris, fan i5/^o, ditil (a) , mourut Guillaume: Budé , maître des requêtes, homme de grande érudition , et digne d'être loué au temps à venir. . . Il fut cause que le roi François fit un acte singulier • c est quil ordonna honnêtes gages à Paris pour les professeurs des sciences et arts. On ne saurait croire les grosses rivières qui sont issues de cette fontaine , et se sont répandues tant par la France que par les autres pays. Budé voulut être inhumé sans pompe. »

Une note marginale apprend que cette addition vient d'un Mémoire manuscrit de M. de Lange , donné à celte 3". édition.

Dans la liste alphabétique des articles qui est à la suite de V Histoire M. de Bayle en i y 1 5 , on a marqué d'une étoile ceux qui ont été ajoutés à cette nouvelle édition ; et les articles marqués d'une étoile sont très-nombreux • c'est que l'on a conservé ce signe aux articles qui l'avaient dans la liste de l'édition de 1^02. On l'a mise aux articles Lefort et Vdlars, les seuls qui avaient été ajoutés en 1716, et qui ainsi

(10) La remarque F , dans les éditions de 1697 , 1702 , i^iS , est devenue la remarque H par les additions posthumes, en 1720, de ce qui forme auiourd'hui les remarques B et F.

(rt) Les œuvres de Jean Sleidan , livre i3 , pag. 2o4-

DE LA OiNZIEME ÉDlllON. xj

ne se trouvent en rien distingués des articles qui existaient depuis 1702. Je dois remarquer que Fédition de lyiône contient qu'une version de Tarticle David , mais du moins c'est la complète , la première , celle de 1697.

Les mêmes libraires de Genève publièrent plus tard un Supplément dont je ne parlerai qu'après l'édition de 1720. 1720. Quatrième édition.

Bayle avait légué les articles qu'il avait composés pour le Supplément de son dictionnaire , au libraire Leers , qui avait publié les deux premières éditions de ce livre. Leers ayant vendu son fonds à jM^L Fritscli et Bohm , ils publièrent, en 17 14? un prospectus d'une nouvelle édition-, ce prospectus était intitulé : Projet de la nouvelle édition du dictionnaire historique et critique de M. Bayle (n). A peine ce projet fut-il connu , c|ue les éditeurs de Genève cherchèrent à discréditer l'entreprise (12). Les libraires de

(11) Ce Projet était in-folio. Je n'ai pu m'en procurer un exemplaire. 11 est à regretter que les amateurs de livres ne conservent pas en tête de leurs livres les prospectus. Au reste, les regrets ici doivent se re'duire à bien peu de chose. Le Projet de la noiwelle édition, etc. , a été re'imprimé avec quelques additions dans le Journal littéraire , juillet et aoi\t T714 , tom. IV, seconde partie , page 364-386.

(12) Voyez V Histoire critique de la République des lettres , VI , 25 r. Ce morceau est daté du 20 avril 1714- Un article très-étendu , sous le titre de , yii^'is important au public sur l'édition Jausse et tronquée du Dictionnaire de M. Bayle , qui se fait h Rotterdam , fut imprimé, pag. 225-276 du tom. X de V Histoire critique de la République des lettres. ( Il a été reproduit dans l'Histoire de M. Bayle et de ses ouui-ages , pages 536-076 , où il est intitulé: Factum des amis de M. Bayle , ou ^^ds important , etc. ) Prosper Marchand y répondit par la Dejéme de la nouvelle édition du Dictionnaire de M. Bayle, qui se fait à Rotterdam. Cette Défense est imprimée dans le Journal littéraire, tome VIII, pages 90-1 15. La réimpression, qui parut peu après , de V Histoire de .1/. Bayle et de ses ombrages , par M. de la Monnaie ( lisez par l'abbé du Revest ) , décida P. Marchand à écrire une nouvelle Lettre aux auteurs de ce journal , suivie d'une Déclaration authentique touchant les manuscrits laissés par feu AI. Bayle. Le Liwre et la Déclaration sont dans le 7oz<rnfl//i«férfl£re, tome VIII , pages i34-i53. Jean Leclerc , à propos de cette Déclaration authentique , dit dans sa Bibliothèque ancienne et moderne , tome VI , page 233 , qu'on a attaqué Prosper Marchand avec trop de passion. Bernard , dans ses JVouwelles de la Republique des lettres, septembre et octobre 17 16, page 63 1 , parle de la. fausseté de l'accusation qu'on aidait formée contre lui. Les adversaires de Marchand écrivirent alors une Jjettre a messieurs Leclerc et Bernard contenant des éclaircissemens sur quelques endroits de leurs derniers journaux , où il est parlé du Factum des amis de M. Bayle , contre la nom-'elle édition de son Dictionnaire , qui s'imprime à Rotterdam. Cette lettre a été imprimée dans les Jlémoires de littérature , par M. de S'^** ( Sallengre }, tome II , seconde partie , pages 233-293. J'ai indic[ué les principales pièces de cette polémique. Je crains qu'une nomenclature plus étendue ne soit fastidieuse. Malgré les déclamations acharnées des éditeurs de Genève contre l'édition de 1720, c'est elle qui a servi de base ou de copie pour celle de 1730 , sur laquelle ont en=!uite été faites les autres réimpressions.

xij DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Rottcrtlam confièrent à Prosper Marchand le soin de diriger leur nouvelle édition , qui , commencée en juillet 1 7 1 4 ? ne fut achevée qu'en 1720. C'est de cette dernière année qu'elle porte la date ; elle est en quatre volumes , dont la pagniation est continuée de i à 3i32, non compris les titres, préliminaires et tables (i3). Les deux versions de l'article David sont à la suite l'une de l'autre.

On trouve à la fin du quatrième volume I , des Articles ohmis pendant le cours de cette troisième édition ; II , des y4rticles communiqués à V auteur, (ces articles sont au nombre de huit) ; III, des Remarques critiques sur quelques endroits de ce dictionnaire conwiuniquées par diverses personnes.

Cette disposition n'est pas sans inconvénient. Pour s'assurer de l'existence d'un article et de ce qui le concerne , il faut consulter l'ouvrage en quatre endroits.

Les articles obmis se composent , en général , d'articles dans lesquels les citations ne sont pas remplies. Bayle , en composant ses articles , ne s'amusait pas à transcrire le texte des auteurs qu'il citait ; il se contentait d'en copier les premiers mots qu'il faisait suivre de points , et de cette phrase à Timprimé jusquà ( tel mot) inclusivement (ou exclusivement \ Lors de l'impression , il fesait remplir les lacunes en communiquant les livres de sa bibliothèque , ou en fournissant copie des passages (i4) 5 mais la bibliothèque de Bayle u existait plus lorsqvie Prosper Marchand s'occupa de la réimpression du Dictionnaire. Il eut beau faire , il ne put se procurer tous les ouvrages cités par Bayle. Dans l'espoir de les avoir avec le temps , il prit le parti de garder , pour la fin de l'ouvrage, les articles qu'il se trouvait hors d'état de compléter. Malgré ses soins , il ne parvint à se procurer qu'un très-petit nombre des volumes C£ui lui étaient nécessaires ; c'est ce qui explique pourquoi, dans l'édition de 1720, quelques-uns seulement des articles obmis sont sans lacune , et pourquoi tous les autres en ont.

(i3) Micliel Bohni, dont le nom seul se voit soit sur les ft-ontispices, soit au bas de i'epître de'dicatoire, ne comptant pour rien la réimpression de Genève , intitula la sienne, troisième édition.

(i4j Voici un accident qui est resuite de cette disposition. Bayle , dans la remarque E de son article Gombacld, ayant dit que Despréaux ne fait aucun cas des sonnets de ce poète, cite les vers de V^rt potli(pie : mais depuis i683 ÏArtpoétirjue porte

A peine dans Gombauld , Maynard et Malleville En peut-on /idinirer dews. ou trois entre mille. IJolleau avait d'abord mis : e// peut-on supporter, etc^ et c'est ce texte , comme je l'ai remarque (tome VII, page 120), que Bayle dut avoir l)ré; sent à la pensée quand il écrivait son article Go.MiiAULp.

DE LA ONZIÈME ÉDITION. xiij

C'est sur le texte des auteurs qu'il rapporte, que Bavle appuie SCS raisonneniens, ses argumens. On sent toute limportauce du rétablissement des passages qu'il indique ; aussi les éditeurs de 1780 ont-ils fait, ainsi que ceux de i''4o, quelques recherches pour remplir ces lacunes. Je n'ai pu ,à mon grand regret, faire tout ce qu'ils m'avaient laissé à faire. Il est à croire que quelques-unes des remarques critiques . ajoutées en 1720, sont de Prosper Marchand^ mais il est certain qu'une partie est de Leduchat. Dans une des remarques critiques imprimées en 1720, on projDOsait, à l'article GouRKAY ( Voyez tome VII, page 186) , on proposait de lire;;/7'è/e au lieu de briève. Mais dans le Ducahana ^ parmi les nouvelles Remarques sur le Dicliojinaire de Bajle (tome I, pages 1 45-217 ), on lit, page 212 : Au lieu àe prière que j AVAIS substitué à briève , lisez brigue. L'expression n'est pas équivoque. D'après ce qu on lit dans le Ducatiana ,-pi\^es 21 1. 2i5 et 217 , on peut encore regarder Leduchat comme l'auteur des Remarques critiques sur les articles Dri sus , VI . 3i, LoLis XI ("Soyez ma note, IX, 4^5), et Tirésias , XIV, 221. J'irai plus loin : comme Leduchat a beaucoup travaillé sur Rabelais , je lui attribue toutes celles des Remarques criiiques où le curé de Meudon est cité j et il l'est souv ent.

L'édition de 1720 du Dictionnaire de Bayle fut dédiée au duc d'Orléans , régent. Le portrait de ce prince devait être mis en tète de la dédicace; mais on imagina de graver sur le même cuivre , au bas du portrait, dix-neuf vers de Limiers. Les louanges n'étaient pas ménagées au prince tout-puissant ; on le louait surtout de ses opérations financières , etc. 11 parait que le tirage du portrait n'était qu'à peine commencé lorsque intervint ledit du 21 mai 1720 , portant réduction de la valeur des actions de la compagnie des Indes et des billets de banque. Les éloges donnés quelques jours auparavant au système de Law se trouvaient être devenus une ironie ; cela arrive quelquefois. Il fallut en faire le sacrifice : on rogna de la planche de cuivre la portion qui contenait les vers , et l'on reprit et continua le tirage. Les vers ne se trouvent ainsi que dans un très-petit nombre d exemplaires -, et ce sont les exemplaires où ils se trouvent qui doivent être recherchés à cause de cette particularité.

Ces vers, que mes prédécesseurs avaient omis, nie semblent appartenir à l'histoire littéraire , et je n'ai pas manqué de les reproduire (i5).

(i5) Tomt; XVi , pag. aj.

^Iv DISCOURS PRÉL]MI^fAIRE

Les libraires de Rotterdam se proposaient d'abord d'imprimer séparément les additions , afin que les possesseurs de l'édition de l'y 02 pussent ainsi compléter leurs exemplaires, c'était l'intention formelle de l'auteur (i(i) ; mais l'incident arrivé à Genève ( c'est ainsi qu'il appelle l'édition faite en cette ville ) décida Bolim à en user autrement-, il craignait, s'il eût donné un supplément, qu'on ne le l'éimprimàt (17). Malgré cette précaution , les libraires de Genève publièrent, en 1722 , un Supplément au Dictionnaire historique de AI. Bajle , pour les éditions de fj 01 et de 1716 , un volume in-folio. On voit , par l'intitulé même de ce supplément , qu'il ne s'adapte pas à l'édition de 1697 5 en l'y réunissant , on se trouve pi-ivé des additions faites en 1702. Les éditeurs de Genève prétendaient que ce que les éditeurs de Rotterdam annonçaient, en 17 14 et 17 16, pour des éditions de Bayle , n'était point de ce grand homme , et voici comme ils ont distribué leur supplément. I. ylrticles nouveaux ou communiqués ; IL yÉdditions aux articles j IlL Remarques critiques. Disposition incommode , pu^isqu'elle met le lecteur dans la nécessité de consulter quatre alphabets. Enfin , à la tête du volume de 1722 est reproduite Vhistoire de M. Bayle et de ses ouvrages (^ déjà, mise en tète du premier volume de 1715), revue, corrigée et augmentée sur de nouveaux mémoires , et formant ainsi quarante-sept pages in-folio.

1730. Cinquième édition.

Cette édition en quatre volumes in-folio , dont chacun a sa pagination , est intitulée quatrième , par la même raison qui avait fait appeler troisième celle de 1720 (18). On y a mis à leur ordre alphabétique les articles obmis , les articles communiqués , et même les remarques critiques. On ne s'est pas contenté de mettre en tête du premier volume une vie très-étendue de M. Bayle par Desmaizeaux , on a rempli une grande partie des lacunes qu'on avait laissées en 1720(19).

(i6) Voyez tome XVI, pag. 18 et 19.

(17) Voyez tome XVI , pag. 27.

(i8) Voyez ci-dessus la note i3.

(19) Les articles dans lesquels les lacunes sont remplies sont ceux de BoucHiN, Braunbom (dans les additions et corre 'lions qui sont à la suite de la Lettre de Destiiaizeaux h Lanwtle , apiès V Avertissement , tome le^ ), GuiGNARD , Lasicius, MuTiiJs, Pacard , Parts (des; , Sanuf.rus , J. Savonarole, ScHOTTiNGius , ScHurzE , Stifelius; sur vingt-cinq articles qui présentaient des lacunes , Pe'diteur de irSo en a donc complète douze ; je fais ici sa part, à cause de la teme'rile que j'ai eue de dire dans la Bibliographie de la France, i8a:;«, pag. 209 , qu'à cet égard j'avais pu faire « plus que tous mes de- » vanciers réunis )>. Cela est faux , comme on le verra.

DE LA OISZIEME ÉDITION. xv

On a vu que les éditions de i;o2 et 1720 n'avaient qu'une seule pagination pour tous leurs volumes. Le volume le plus gros de i^So ne dépasse pas 916 pages ; et cependant dans la table , au mot Z?or///i , on renvoie à la page 1903-, au mol Cotin on renvoie à la page 1771. On a oublié dans ces deux endroits de cbanger les chifi'res , chose très - désagréable pour le lecteur , mais très-pardonnable dans un travail aussi fastidieux, et dont je ne parlerais pas si ces deux fautes ne se trouvaient dans lédilion de 1740 5 où elles sont inexcusables.

1734. Sixième édition.

Ce fut à Trévoux (alors principauté de Bombes) que se fit, pour le compte de libraires de Paris, une édition en cinq volumes in-folio. C est une réimpression de 1780. Cette édition de 17^4 est très-décriée : de ce qu'elle a été faite à Trévoux , où s'imprimait le Journal des Jésuites (20) , on a conclu que les révérends pères y avaient mis la main , et qu'ils avaient mutilé l'ouvrage; cependant je n'y ai aperçu aucun retranchement. L'article David y est double et saus aucune suppression ; c'est dans le corps de l'ouvrage qu on a mis la première version; l'inverse avait été fait en 1702 et 1780. Les éditeurs de 1784 ont admis dans leur édition l'article YiLLARS ajouté en 1710 (21).

Dans la table ils ont aperçu les deux fautes que j'ai signalées dans 1730, et ils ne les ont ni conservées ni corrigées ^ ils ont (qu'on me pardonne l'expression; je viens de parler des jésuites) , ils ont escobardé , et se sont permis de mettre des chiffres au nombre de trois, mais à tout hasard , et qui se trouvent de faux renvois.

Du reste les éditeurs de 1734 n'ont rempli aucune des lacunes qui existaient avant eux.

C'est à tort toutefois , ce me semble , que leur édition est tombée dans le discrédit. Imprimée en plus gros caractères que les autres, elle fatigue moins la vue : c'est déjà quelque chose. Mais un avantage très-grand de cette édition ce sont les remarques critiques (de Fabbé L.-J. Leclerc) sur di^^ers articles , placées à la fin de chaque volume. Ces remarques sentent trop souvent la robe que portait leur auteur; mais elles ne sont point à dédaigner , et suffisent, selon moi, pour

(ao) Ce journal, cite communément sous le titre de Journal de Tréuoux , était intitulé : Mémoires pour servir a l'histoire des scienct-s et des beauxarts.

(21) Voyez ci-dessus, page viij.

xvj DISCOURS PRÉLIMINAIRE

faire préférer cette édition de 1734 à toutes les autres du même format.

1738. Septième édition.

C'est à Bàle que parut cette édition en 4 volumes in-folio ; elle porte du moins le nom de cette ville et ne m'a fourni le sujet d'aucune remarque particulière.

174*'- Huitième édition.

Cette édition faite à Rotterdam , en 4 volumes in-folio , est intitulée cinquième , parce qu'on n'a pas fait entrer en ligne de compte les éditions exécutées hors de la Hollande. Elle est très-vantée , et peut-être l'est-elle trop ; car ce n'est qu'une copie de l'édition de 1^30, sur laquelle elle a été faite le plus souvent jour par jour et sans aucun travail préparatoire ; c'est du nroins ce que semble indiquer la répétition des mêmes fautes : ainsi dans l'édition de 1^30 on trouvait aux pages 914 et 91 5 des remarques critiques sur divers articles qu'on avait oublié de mettre à leur place -, ces omissions sont, dans 174^5 réparées de la même manière et au même endroit. Les deux fautes de la table dont j'ai parlé (22) y existent et sont très-graves. Les éditeurs n'ont consulté ni l'édition de 1716 , ni celle de 1734.

Mais en jugeant sévèrement le travail de ces éditeurs, je dois ajouter qu'ils ont rempli quelques-unes des lacunes laissées en 1720 (23) ^ je ne compte pas pour une faute la suppression totale qu'ils tirent de la remarque F de la vie dé Bayle par Desmaizeaux , ils donnaient pour raison que la pièce contenue en cette remarque était écrite en flamand ( V. tome XVI, p. 761). Je crois les justifier en transcrivant ici cette remarque.

[ (F) Les états de Frise le nommèrent pour être professeur en philosophie dans Vacadémie de Franeker. ] Voici les termes de leur résolution.

Extract uit een register der resolutie van de Edele inogendeheeren Gede put eerden staten van Friesland.

Donainus Baylius geeligeert tôt professor philosophiae tôt Franeker op een tractement van seven honderd wyfrig Caroli

(2a) Voyez ci -dessus , page xv.

(^3) Les articles dans lesquels les lacunes ont e'te' remplies en 1^40 sont : Carbon, Chalvet, Hardenberg , J. Horstius, Rataller , Torelli ; celle de l'article Loyer n'est remplie qu'en partie.

DE LA OiNZIÈME ÉDITION. xvij

Guldenà buyten hondert Avyfrig Caroli Guldens v/eyens iminuniteyt. Resolutie 29 maart 1684.

AccordeerL met hot voorrz regisler gemaakl en berustende onder wj' ondergeschrei'e.

Page 1