‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 54 sur 158 · AFER · texte numérisé non relu

AFER

droit de Quintilien. Siifficiebaiit , dit- nous reste de lui , parle de Domitiu8 il (^) , aiioqui lihri duo a Domiiio Afer. Ainsi , lorsque Scaliger avance -Afro in hanc rem compositi , quent dans ses notes sur la Ciironique d'Euado/escentulus seiiern colni , ut non scbe , que ce qui a été dit de cet oralecla mihi tanlùm eu , sed plernque teur par saint Jérôme a été pris de ex ipso sint cognita. l\ aurait fallu Suétone , il faut nécessairement qu'il citer le chapitre XI du Xli^. livre de ait égard à des livres qui se sont per- Quintilien. CV-st là qu'on trouve la dus depuis la mort cfe ce ])ère. M. décadence de l'autorité de notre Do- Hofman nous donne deux Domitius mitius , et l'on y trouve comme la Afer au lieu d'un, et tombe dans la confirmation du précepte que l'au- mauvaise citation que l'on vient de teur venait de donner touchant la re- censurer à iVl. Moréri. traite que les orateuis doivent faire (J)) Le plaidoyer de ce prince,^ Caquand l'âge ne leur permet plus de Hgula était si charmé de cette pièce , soutenir leur première gloire. JVon que lorsqu'un de es affranchis qui quia prodesse unquam salis sit, dit-il avait fort contribué à l'apaiser, lui (8) , et iltâ menle , atque illd Jacul- voulut faire des reproches touchant tate prœdito non confeniat opnis pul- le procès intenté à Domitius , il lui cherrimi quitm longissimum tenipus ; répondit : Je ne devais pas supprimer sed quia docet hoc quoque pfospicere , ^n discours de cette importance. C'est ne quid pejus quarn fecerit Jaciat. Ne- autant que s'il avait dit : Quoi ! j'auque enim scientiâ modo constat orator, rais tra^'aillé inutilement h ce plaiquœ augetur annis , sed i'oce , late- doyer? j'aurais mieux aimé renoncer rum firmitate ; quibus J'ractis aul im- aux louanges que ma rhétorique mériminulis cetate , seu laleludine , ca- tait , que d'exposer la lue de DomiuenJum est , ne quid in oratore sum- tins? Il n'y a que trop de grands qui mo (lesideretur,neintersistatjatigatus, prendraient cela pour un grand désne quœ dicat pariim audiri sentiat, ne ordre : ils croient que tout doit être 5e queratur priorem. f^uli ego longé sacinfié à leurs passions. Ceux qui ont omnium , quos mihi cognoscere con- dit que le cardmal de Lori'aine aima tigit , summum oratorem , Domilium mieux exposer le catholicisme à tous AJ'rum l'aldè senem , quotidiè aliquid les dangers du colloque de Poissy que ex ed , quarn merueral , autoritale par- de se priver de la gloire d'y étaler son dentcm , cîim agente illo , quem pria- savoir et son éloquence (9) , ne le concipem fuisse quondani fori non erat naissaient pas mal. dubium,alii{quodindignumuideba- (E) Des circonstances curieuses. 2 tur ) ridèrent , alii erubescerent ; quœ Domitius Afer adopta deux frères, qui occasio illisfuit dicendi , malle eum furent nommés Domitius TuUus et deficere , qukmdesinere. lYeque erant Domitius Lucanus. Il tit ensuite conilla quaiiacunque mala , sed minora, fisquer les biens de leur père , et leur Quure , ut nunquam in has œtalis t^e- \^{^^j, les siens , malgré lui en quelque niai insidias , receptui canet , et in façon; car il y a beaucoup d'apparence porlum inlegrd naue per^eniet. Je ne qu'une surprise de la mort l'empêcha marque point les grandes et capitales ^g révoquer le testament qu'il avait oraissiousde Moréri : on les peut assez f^jt àleuravantage. Domitius Lucanus, connaître par la seule confrontation, gendre de Curtius Mantia, se rendit Je marquerai seulement que sa cita- odieux à son beau-père. Il eut une tion de Suétone , et de Dion in Cah- f^\^^^ ^^ faveur de qui Mantia ne vouguld ne vaut rien : car outre que ce lut faire son testament qu'à condition n'est pas la coutume de citer Dion q^g Lucanus l'émanciperait ; mais autrement que par rapport a tel ou ^^^^n^ elle eut été émancipée , Domitel livre, et que ce n est que son tins Tullus l'adopta. Ce fut une colabréviateur Xiphilin qui est cite par i„sio„ ^^^ ^^^^^ frères. Ils vivaient en rapport à tel ou tel empereur ; il n'est communauté de biens; et ainsi, dès que pas vrai que Suétone , ni dans la vie j^ f^Ug eut été remise sous la puissance de Caligula , ni dans aucun livre qui paternelle par le moyen de l'adoption,

(7) Quintil. Instit. , lib. V, cap. Vil. '.%) Ibidem . lib. XII , cap. XI , inUio.

(9) Vorei la remarque (0) de VarUcle de CharUs Je Louraihe.

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