‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 63 sur 158 · AGESILAUS · texte numérisé non relu

AGESILAUS

lleguez-leur la loi divine, ils Texpli- minuit prœsentia famnm r\t fat plus [uent à leur mode. C'est ce que fit vrai qu'à son égard. Sa renommée l'a- .ysander quand il eut appris qu'un vait préce'dé en Egypte , et l'y avait

qu

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prophète de Lacédémone voulait faire représente' sous les idtrs les plus pomvaloir en faveur de Léotychide un penses. Dès qu'on sut son débarqueoracle qui défendait aux Lacédémo- ment, on courut en foule pour le voir : nions de laisser régner un boiteux, jugez de la surprise où l'on fut en Cela, dit Lysander, ne regarde pas les voyant un petit bout d'homme , coudéjauts du pied , mais les défauts du ché sur l'herbe, mal habillé, malsang , et ce serait Léotychide qui Je- propre. On ne se put empêcher de rirail clocher votre royaume, lui qui re , et de lui appliquer la fable d'une n'est pas de la race de i^os rois. montagne qui enfante une souris (t3).

(Bj Tout petit qu'il était, de mawai- Le mépris ne diminua point lorsqu'on se mine, et boiteux.^ 11 était tout le eftt vu ce qu'il choisit parmi les rafraîpremier à faire des railleries de sa chissemens que le roi lui envoya (i4). mauvaise jambe (7) , et c'est le parti Voyez ci-dessous le remarque (G). ijue prennent en part-il cas toutes les (C) Il trompait ses ennemis lors personnes d'esprit. On fait avorter même qu'il leur faisait sai'oir ses yériparlà tous les complots des moqueurs, tables intentions.} C'est parce qu'ils ne Materia petulantibus et per conlu- croyaient pas qu'un capitaine si fin vieliarn urbanis deUahitur , si ullro il- donnât à connaître son dessein, f^idit lam et prior occupes. JYemo aliis ri- ^j qu^j esset iter facturus palarn prosumprœbuil, qui ex se cepil. Futi- riunciasset,hostes non credituros aliasnium hominem natum ad risuni , et ad qug regiones occupaluros , nec dubilaodium , scurrum fuisse ^enustum ac turos aliud esse facturum ac prnnundicacem, menioriœ proditum est. In ciasset. Itaque ciiin ilte Snrdis se itupedes suos ipse plurinia dicebat et in ,-y„j dixuset , Tissaphernes eamdem fauces concisas ■■ sic ininncorum, quos Carianidcfcndendam putafit (i5). On plures habebatquam inorbos, et in pri- j^g pourrait pas faire ici une juste apmis Ciceronis urbanitatenie/pjgit (S). pHcation de cette pensée de M. de La gaieté d'Agésilaiis, et la force avec ÎVicquefort. George Douning ,ambaslaquelle il soutenait les plus rudes sadeur d'Angleterre ,n'ai'oit pas assez exercices, réparaient tous ses détauts ^/g probité ni de prudence pour se corporels (9); car, sans cela, son exté- persuader qu'il n'y a point de minisrieur méprisable lui eût fait grand ^^g q^i trompe plus seuremenî ni plus tort. Aê-yêTsti (Tê juiKfiôç Tê ytvKT^a.t Kdi agréablement que celui qui ne trompe Tiiv o-\,tv lÙKetTa.^povnTt'Ç. Diciturauteni jamais , parce qu'en battant le grand fuisse pusillus et specie aspernandd chemin, ceux (pu cherchent les détours (10). Les éphores avaient mis à l'amen- et les faux- fuy ans ne le rencontrent de le roi Archidamus son père, parce point en leurs routes (16). La compaqu'il avait épousé une petite femme maison entre un tel ministre et notre (11)5 d'où ils conclurent qu'il ne ^gesilaiis clocherait beaucoup ; car ce leur voulait donner que des roitelets, j-qj j^. Lacédémone, en publiantes Cornélius Népos parle plus expressé- qu'il voulait faire , ne trompa ses enment que Plutarque de la mauvaise nemis que parce qu'en d'autres renmine d'Agésilaiis : Atque hic tantus contres il avait caché ses desseins. Un vir, àil-'il {1-2), ut naturamfautricem ^(5^:^31 qui s'est établi sur ce piedhabuerat in tnbuendis animi i'irlulibus ]à ^g saurait guère se servir d'un strasic maleficam nactus est in corpore , ta^ème plus sûr que de faire courir exiguus et claudus altero pede , quœ ^^ bruit sincère de ses marches. La res etiam nonnuUam afferebat dejor- i.„se est alors très-bonne, parce qu'elle milatem , atque ignoti Jacievt ejus cum ^^^ ^-^^^ ^Q^^J. nouveau, et que les enintuerentur contemnebant. Jamais le nemis n'y outpas été encore attrapés.

{7) Plut, in Agesilao, p«g. 5g6 , E.

(H) Seneca , de Constantiâ bapientis , cap. XFII, pag. 692.

(g) Plut, in Agesilao, jjag. 5(jfJ.

(io) Ide,n,ibid.

(ij) Idem , ihid.

(12) Cortt. Nepos in Vitâ Agesil. , cap. FUI.

(i3) Plut, in Agesilao, pag- 616. Voyez Varticle de Tachus.

(i4)Corn. Nrpos, in VilâAge.silai, cap. VIII.

(i5) Idem, ibid. , cap. III. Vide eiiuin Plut, m Ages. , pas. (ioo , F.

( 16) Wlcquef. Mémoires des Aiiil)aii5ad.,p 170.

AGÉSILAUS.

Lisez ce passage de Xe'oophou : c'est Cambyses qui parle à Cyrus son fils , et qui compare les nouvelles ruses de guerre avec les nouveaux airs de musique. Kotl a-O/'oS'f.a. fAiv ko.) h tcK/M0U3-i-

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(17).' yît sicut in musuisquoque noi^a etjlorida habentur plurimUm in pretio, sic in rébus bellicis noua ini'enta existimantur longé illuslriora ; quoniam hœc magis queunt hostes. jecipere.

Nous dirons ailleurs (18) , qu'il y a des gens qui , à force d'être sots, évitent qu'on ne les trompe.

(D) Qu'il gagna sur les alliés dans la Bcotie.^ La bataille se donna à Coronëe. Xe'oophon , qui y servit sous le roi Age'silaùs , le témoigne (19), et Plutarque le dit aussi (20J. Lambin , dans son Commentaire sur ces paroles de Cornélius Népos , apud Coroneam, quos orunes grawi prœlio ficit, a voulu corriger sans nécessite' le mot XAipû)vs<*v de Plutarque , par celui de Kopa)v«ia.v. Plutarque a fait mention de ces deux lieux , sans prétendre que la bataille se soit donnée au premier.

Mais, dit Lambin , A gésilaiis put-il, en sortant de la Phocide , s'at^ancer dans la Béotie jusqu'à Chéronée , si Chéronée est dans la Phocide ? Non sans doute ; mais ce si est faux , et Lambin témoigne par-là qu'il ne savait guère de géographie. Voyez le Commentaire de Kii'ckmaier sur Cornélius Népos, à la page 722. Charles Etienne a erré encore plus grossièrement lorsqu'il a mis Coronée dans . le Péloponnèse. MM. Lloyd et Uofman l'ont Suivi dans cette faute.

(£) // mourut de maladie en chemin, l'an 3 de la \o\^. olympiade.'} Une tempête l'ayant obligé de relâcher , on le porta dans un lieu désert nommé le port de Ménélas , et il y mourut (21). Rie ciim ex Mgypto rei>erteretur.... uenisselque in porlum qui Menelai uocatur, jacens inter Cyrenas et jEgypium , in morbum impli-

(ir) Xenophon , Cyropaed. , llb. I , circa fin. pag. 21.

(18) Dans la remarque (L) de l'article SiMO-

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