‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 75 sur 158 · TOME r · texte numérisé non relu

TOME r

IPPA. 3o5

Ces paroles de Naudé, vingt-sept ans après sa mort , comparées avec le passage latin que l'on a vu ci-dessus (107), peuvent causer de l'embarras :

mais, pour débrouiller cela, il suffit de prendre garde aux diverses éditions de Jean Wier. Il revit et il augmenta six fois son ouvrage. Naudé avait sans doute une édition que l'auteur avait préparée l'an iSGa. Il s'était alors passe vingt-sept années depuis la mort d'Agrippa. Mon édition fut préparée treize ou quatorze ans après : voilà pourquoi l'auteur y emploie cette phrase, ultra annos quadraginta jam mortuo. Il retint toujours son nuper, et il est blâmable en celaj car il trompe par ce moyen ses lecteurs. Il leur fait accroire que le quatrième livre Philosophiœ occultœ ne fut imprimé que vingt- sept ou quarante ans après la mort d'Agrippa : ce qui est faux. Il arrive rarement à ceux qui augmentent plusieurs fois leurs livres, de changer partout les particules qui marquent les dates du temps.

En faveur de ceux qui n'auront pas les ouvrages d'Agrippa , je dirai ici comment on prouve que la Déclamation contre les Sciences fut imprimée l'an i53o, et la Philosophie occulte l'an i53r. Par une lettre imprimée avec celle d'Agrippa et datée le lo de janvier i53i (io8;, on apprendque l'électeur de Cologne avait reçu un exemplaire de la Vanité des Sciences , et vu quehiues feuilles de la Philosophie occulte qui s'imprimait à Anvers. L'auteur de la Bibliothèque de Dauphiné a pris une peine bien inutile dans son errata : il y a fait mettre i5G7 » au lieu de i4^7- ^o" livre porte que le traité de la Vanité des Sciences fut composé dans Grenoble , l'an 1467.

Corrigez selon V errata, vous supposerez que ce livre fut composé trente-deux ans après la mort de son auteur. Il aurait autant valu ne point corriger. Je pense qu'on se tromperait , quelque année que Ton mît 5 car je ne crois pas que cet auteur eût séjourné jamais à Grenoble considérablement lorsqu'il y alla mourir.

(Fi) Les fautes de 3Ioréri ne sont pas nombreuses dans cet article.'] i". On y voit Cofiori, au lieu de Gohori; Gu-

(lo-) CUalion (io3).

(ie8; C'est U XIF". du VI'. li-re, pag- pCS.

3o6 AGRI

tinaria, au lieu de Galtinara ; Rauclin, au lieu de Reuchlin; Carlinelus , au lieu de Catilineius. 2°. On y voit qu'Agrippa obtint une chaire de professeur a Padoue : cela est faux 5 il fallait dire Pairie. M. Teissier a été trompé aussi par la ressemblance des mots : il a mis Paris pour Pai'ie ; peut-être n'est-ce qu'une faute d'impression : en tout cas , le lecteur doit être averti qu'il ne doit pas croii-e ce qu'il trouve dans M. Teissier, savoir , qu'Agrippa a été professeur des lettres saintes à Dole et a Paris (109). 11 est à craindre que quelque compilateur ne ramasse tout ce qu'il trouvera épars en plusieurs livres, et qu'il ne nous Tienne débiter l'un de ces jours qu'Agrippa a professé les lettres saintes à Dole, à Paris, à Pavie, à Turin, à Padoue, à Cologne, etc. Il est arrivé sans doute plus d'une fois , par ime semblable cause, qu'on a multiplié faussement les charges d'un homme avec bien desi'éflexions à son avantage sur l'étendue de son mérite. 3°. Ces paroles iettent dans la confusion : Le cardinal de Sainte-Croix le i^outut engager a le suii're au concile qu'on déliait assembler à Pise ; et, dans le même temps, le roi d' Angleterre , Marguerite d' Auslriche , et Galinaria , chancelier du même Charles f^ , Rappelèrent a leur sen'ice. Les règles de notre grammaire veulent qu'on rapporte tout cela à un même temps : et, sur ce pied-là , Moréri aurait débité un grand mensonge j car ce fut en ïSag, long-temps après l'affaire de Pise, qu'Agrippa se vil recherché par Henri VIII, par Marguerite d'Autriche et par le chancelier de Charles-Quint.

Mais d'ailleurs , si l'on veut bien chicaner, on niera qu'on ait appliqué à la même année les offres de tous les emplois. Un lecteur prévoit la possibilité de ces chicanes; et ainsi, il ne sait à quoi s'en tenir. 4°. H n'y a point de chicanerie à trouver en faveur de ce qui suit : Mais Agrippa, qui aimait extrêmement la liberté , préféra le plaisir de voyager , à ces avantages ; et , après avoir passé quelque temps a Fribourg , a Genève et ailleurs , il se retira h Lyon. Pitoyable anachronisme , compliqué d'autres faussetés! Mo-

(lOC)) Teissier, Eloj;. tirés de M. de Tliou , titm. Il , pcig' 99 , cdition d'Vlrechl en 1696.

PPA.

réri prétend donc qu'aucun parti ne fut accepté : néanmoins celui de la princesse Marguerite le fut ; et lorsqu'on l'offrit, Agrippa ne songeait plus à voyager : il en avait passé son envie; il avait été à Genève, à Fribourg et à Lyon. 5°. Il n'est pas vrai que Paul Jove, Del P>io , Thevet, et quelques autres , soutiennent qu'Agrippa avait deux démons sous la forme de deux petits chiens, et qu'il en nommait zi/z Monsieur , et /'«Mtre Mademoiselle.

Paul Jove , Thevet , etc. parlent seulement d'un chien , sans dire quel nom il portait. 6°. 11 ne fallait pas distinguer le livre de la Vanité des Sciences d'avec les autres œuvres d'Agrippa, qui composent deux volumes ; car ce livre est en tête du second volume. Je ne dis rien du désordre qui règne dans le narré de Moréri, par rapport à la chronologie.

(S) // promettait un ouvrage contre les Dominicains.'] Comme ils étaient les principaux directeurs de l'inquisition , il ne faut pas s'étonner qu'il leur en voulût plus particulièrement qu'à d'autres. La patience lui échappait lorsqu'il les voyait si indulgens pour les erreurs de leurs confrères, et si durs envers les propositions équivoques des autres gens. Cette indulgence aurait été moins scandaleuse si elle ne se fût trouvée qu'en eux ; mais le mal est que les peuples sont si sots, que pendant qu'ils louent le zèle d'un inquisiteur qui trouve des hérésies partout où bon lui semble, ils ne souffrent pas que l'on use de récrimination contre lui, et qu'on étale aux yeux du public ses doctrines pernicieuses. Agrippa devait là-dessus parler de la belle manièi'e aux Dominicains , et sur d'autres choses aussi. lYeque tanieii /^M^etis , dit-il (no) aux magistrats de Cologne , hune solum articulum apud illum reperiri hœreticum, sed alii multi, quos cîim hicnimis longum vobisque tœdiosum foret referre , enurnerabo alibi , in eo scilicet tibro , quem de fratrum prœdicatorum sceleribus et hœresibus inscripsi ubi infecta sœpiiis veneno sacramenta , ementita sœpissimè miracula , interemptos veneno reges et principes , proditas urbes et respublicas , seductos populos , asserlasque hœreses , et ccelera ejus-

fiio) Ajr. Operuni tom. II , png. ioSt-

AGRIPPA

moJi heroum illorumfacinorajlagitiaque in varias transfusa Unguas , ontnique populo exposita dilucidè narral/o.

(T) Il eut quelques opinions qui n étaient pas de la routine.'] J'ai déjà touché celle qui regardait la ciiute d'Adam. Les autres n'étaient pas si scabreuses, et n'avaient point d'autre mal que d'être conformes aux hypothèses des réformateurs. Sa Dissertation du Mariage , dédiée à Louise de Savoie, mère de François F"^. , donne de bonnes atteintes à la loi du célibat , et marque assez clairement que l'adultère rompt l'engagement conjugal.

Un de ses amis (ii i) lui fit savoir que cette Dissertation avait déplu à la cour, et qu'on n'avait osé d'abord le présenter à la princesse. Voyez ce qu'il répondit. 11 n'approuvait point les images , et de tout son cœur il aurait donné dans une réforme qui n'aurait pas produit l'érection d'autel contre autel (112).

(Vj // expliquait sa Philosophie occulte d'une manière qui n'est guère différente des spéculations de nos quiétistes.] Citons encore une observation de Naudé , destinée à faire voir que , sous préteste de cette clef, on ne peut pas soutenir qu'Agrippa est le vrai auteur du IV*. livre de la Philosophie occulte. Sans qu'il faille objecter, dit-il (i i3) , ce que le mesnie agrippa dit en quelques endroits de ses épistres (*') , qu'il se réseri^oii la ctej des trois Uires qu il ai^oit publiés (ii4) •' ccjr, outre que l'on pourroit respondre avec beaucoup de probabilité , qu'il faisait mention de cette clef pour se faire courtiser par les curieux , comme Jacques Gohory (*^) et f^igenere {*^) disent qu'il se fantoit a mesme dessein de sa^'oir la pratique du miroir de Pythagore , et le secret d'extraire l'esprit de l'or d'ai^ec son corps pour conifertir enfin or l'argent et le cuivre, non toutesfois,si non autant que m.ontoil le poids de celui

(111} Capellanus , médecin de François I^^. Voyez les Lettres d' Agrippa , p. 832, 833 , 836.

(112) Vide Gesnerum in Biblioth. , fol. 3og , verso,

(ii3) Naudé, Apologie pour les grands Hommes , png. 4^4. 4'^*

(•' , Epistola LVl libri IV, XIV libri V.

(ii4) Naudé se trompe , ils n^e'uùenl pas puhliés encore.

(*^) Libro lîeMyst. not. Comment, in Paracels. de Vità longâ , folio 6i.

(*') En ses Cbifires , folio iG et 2^.

duquel il avait esté séparé, et non plus : outre celte raison , dii-je , il explique assez ce qu'il entendait par une telle clef, quand il dit en la ig^. épist. du hure 5 : « Uœc est Ma vera et mi- » rabilium operum occultissima philo- » sophia; clav>is ejus intellectus est : » quaiito enim altiora intelligimus , » tanto sublimiores induimus uirtutes >) tanloque, et majora, etfaciliùs, et M ejjicacius operamur. » Kaudé s'est arrêté là; mais 31. de la Monnaie ne s'y est pas arrêté; il m'a fait la grâce de m avertir que les pensées d'Agrippa sont assez conformes à celles des quiétistes. On en sera persuadé si l'on examine ce que je vais rapporter. Agrippa fait mention de cette clef dans deux lettres qu'il écrivit à un religieux (ii5) qui s'attachait fort aux sciences occultes. Il lui représente que tout ce que les livres apprennent touchant la vertu de la magie, et de l'astrologie , et de l'alchimie , est faux et trompeur quand on l'entend à la lettre; qu'il y faut chercher le sens mystique , sens qu'aucun des maîtres n'avait encore développé , et qu'il était presque impossible de découvrir sans le secours d'un bon interprète , à moins qu'on ne fût illuminé de l'esprit de Dieu, ce qui arrive à très-peu de gens (ii6): O quanta le guntur scripta de inexpugnabili magicœ arlis potentiâ, de prodigiosis astrologorum imaginibus , de monstrificd alchimistarum metamorphosi , deque lapide illo benedicto , quo , Midœ instar, contacta œra mox omnia in aurum argenttumi^e permutentur ; quœ omnia comperiuntur vana, Jicta , etfalsa, quoties ad litteram praclicantur (117). Il ne faut point chercher hors de nousmêmes, ajoute-t-il , « le principe de ces w grandes opérations : il est chez nous ; » c'est un esprit intérieur qui peut » très-innocemment effectuer tout ce » que les magiciens et les alchimistes « promettent. Je ne vous écrirai point » sur cela; car ce ne sont point des M choses qu'il faille confier au papier. » L'esprit les communique à l'esprit » en peu de mots consacrée. « Atque

(ii5} Aurelius ah Aquapendente , Augitstinia-' nus.

{116) Nisi fuerit divino numine illuslralus , quod dalur paucissimis. Agrippa, Epist. XIV libri V , pag. 904 .

(117) Idem, ibid.

3o8 AGRIPPA.

hoc est qnod te nunc scire i^olo, quia sibi cjuam similibus congredntntur) ac

nobis ilJsis est omnium mirabilium ef- peruidendis illis occullissunis Dei et

Jectuum operator : qui quicquid por- naturœ secretis omnino inejfficax est :

tenlosl Mathematici, quicquid prodi- atque

eiosi Magi, quicquid irn>identes natu- jj^,,. opus^ hic labor est, superas evaderc ad

Tce persecutores Alchimistœ , quicquid auras.

mantes promiUere audent , ipse nouit discernere et efficere , idque sine omni crimine, sine Dei offensa, sine rehgionis injuria. In nobis, inquam, est ille mirandorum operator,

quam , mundo et carni , ac sensibus omnibus , ac toli honiini animali , qui velit ad liœc secretorum penetralia ingredi : non , quod corpus separetur ab anima ■■ sed , quod anima relinquat

Nos liabitat , non tartara : sed nec sidéra cœli. corOUS. De quâ jnorte Paulus scribit

Spiritusin nobis qui viget, illa facit- CoLossensibus : Moitui estis , et vita

vestra abscondita est c«m Chrlsto ;

VerUm de his nobis quam latissimè tecum conferendumesset et coram. Non enim committuntur hcec litteris , nec scribunlur calamo,sed spiritu ipiritui

et alibi claritis de seipso ait • Scio ho minem, in corpore , ycI extra corpus, nescio (Deus scit ) raptum usque ad

I • • /■ j tertium cœlum : et quœ reliqua se-

paucis sacrisque l'erbis injunduntur, ^„„„,yr (j ,q). « Celte précieuse mort, idque,siqunndonosadtei^enirecon- /, continue-t-il , n'est accordée qu'à tigerit (i 18). Je tire ceci d une lettre ^^ ^^ -^ j^^j^bre de sens cliéris de datée de Lyon, le :î4 de septembre 1527. ^^ ^-^^^ ^^ ^ratifies d'une influence L'autre lettre fut écrite dans la même ^^ jj^'^i jg l'étoile , ou soutenus de ville, le 19 de novembre suivant. Agrip- ^^ jeurs^nérites et du secret de l'art: » pa y étale son mystère : 1 dit que la ^^^ inquam , pretiosd in conspectu Traie et la solide philosophie consiste ^^^^^^^^,1^ mori oportet , quôd conà être uni avec Dieu par un contact es- ^ paucissimis , et forte non sem-

sentiel et immédiat qui puisse nous J ^^^^ .^ transformerenDieu." L entendement, r

)> aioute-t-il, est la clef de cette philo- Panci quos œquus amavit

J) sonhie • mais , pour être uni avec Jupiter, autardens evexit adsethera vinus,

V Dieu , il doit être détaché de la ma- »"' S«°"' P'"""^ =

5. tière , et mort au monde , à la chair, p^-^^„,^ • „o„ ^^ ^arne et sanguine.

V à tous les sens , et a tout 1 homme ^^^ ^^ ^^^ ^^^ ■ ^^^^ . -^^ „j „«! >, animal . » Sonlatm exprimera mieux ^^^^ heneficio ac cœlorum genethliaco ce^aVimixlhs-.Qundadpostulatampfn. ^^^^ ^^^^ iddignificatisunt: ccelerimelosophiam atlinet , te scire i^olo , quod ^.^.^ nitunturet arte, dequibus ,Hua^ox

omnium rerum cognoscere opificem ip- ^^ certiorem reddat ( 1 20) . 11 reconnaît

m aium tota sirnditudi- ^^^^..^^^^ ,^ii ^^gst pas du nombre

«(5 imagine ceu esseniinli quodam con- ^^^^^ favoris du ciel , et qu'il n'espère

sum Deum,et inillumtotâsi

tactil sii'e uinculn transire, quo ipse transformeris , effîciaieque Deus , ea demùmi'era solidaque philosophia sit :

quemadmodkmdeMoyseaitIJondnus, inquiens : Ecce ego constitui te Deum Pharaonis. tiœc est illa uera et summa mirabilium operum occultissima philosophia. Claris ejus intellectus est, Çuantnenim altiora intelligimus , tantb snbtimiores induimus t'irtutes, tan' toque majora , etfaciliiis , et ejfficaciiis operamur. p^eriim intellectus noster carni inclusus corruptibili, nisi p-iawi carnis superauerit ,Jueritquc propriam naturam sortilus , dii'inis illis wirtutibus, non polerit uniri {non enim , nisi

(n8) Idfin , ibid.

pas même de parvenir à ce haut degré de bonheur : car il s'était toujours trouvé dans les tourbillons de la matière , homme sensuel , attaché à une femme , à la chair , au monde , aux soins domestiques , etc. Il veut seulement qu'on le considère comme un portier qui montre aux autres le chemin qu'il faut tenir (121). f^eriim hoc te admonitum uolo , ne circa me decipiaris , ac si ego aliquando diuina

(119) Idem, Epist. XIX libri V, pag. 909,

(120) Agr. Epist. X/-Y libri K , pag. 909.

(121) Confères at'ec cela les Suisses de la Foi, dont le sieur Parisol/L>aWe dans son livre de La Foi dévoilée par la R.iison. On en trouve des Extraits dans les Nouvelles de la Républ. de» Lettres, octobre, i685 , pag. il4o « .'"«'»'•

passas, tibi ista prœdicem , aut taie quld mihi arrogare velim , t'el concedi passe spereni , qui hactenus hurnano sanguine sacratus miles , semper ferè auUcus , tiim carnis uinculo charissirnœ iixori alligalus , omnihusque initabilis forlunœjlatibus expositus, totusque à carne , à lîtundo , a domesticis curis transwersum actiis , tant subiuniu imniorlalium deorum dona non suni ndseculus : sed accipi me folo l'élut indicern , qui ipse semper prce foribus manens , aliis , quod iler ingrediendum sit , ostendo (122),

(Xj Mutilée dans un endroit qui pout^ait déplaire aux gens d'église. ] L'auteur déclame dans cet endroitlà contre la loi du célibat , et dit que peut-être ceux qui en sont les protecteurs , aiment mieux souffrir le concubinage que le mariage des prêtres , parce qu'ils retirent un gros revenu de la permission qu'ils leur donnent de tenir des concubines. Il ajoute qu'il a lu qu'un certain prélat se vanta à table d'avoir dans son diocèse onze mille prêtres concubinaires qui lui donnaient un écu chacun tous les ans.

Voilà un passage qui ne paraît pas dans l'e'dition de Lyon. M.Crênius, quia fait cette de'couverte , s'est bien plaint de cette supercherie. Voici ses paroles : Maldfide , per Beringosjratres , Lugduni annoMDC in%°., édita sunt Henrici Cornelii Agrippœ.,.. Opéra; utpotè in quâ multaomissa sunteditione, quœ in prioribus erant. Alque ne hoc gratis dixisse widear , capias exemflum è Tractatu de Incertiludine et f-'^anitate S cientiarum atque Artiiini , in cujus C. LXlf^ , P(tg- Ht. 18g , de Lenonid , sequenlia hœc , quœ ex optimd , recognitâ , plend , et scholiis marginariis ( retineo i^ocem in titulo libri posilam) illustratd eduione , sine Inci adjectione , anno MDXXXf^I , in-è". , excusa , adniodîim rara , daturus sum, in Lugdunensi plané dempta sunt. Jam verô etiam lenociniis militant leges atque canones , cùm in potentum favorera pro iniquis nuptiis pugnant , et justa matrimonia dirimunt : sacerdotesque sublatis honestis nuptiis turpiter scortari compellunt :

malueruntque illi legislatores sacerdotes sucs cum infami.1 habere concubinas , quùm cura honestâ famâ

(122) Agr. Epiit. XIX lihri F, p. 909, ()io.

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