ANDRINOPLE
que. Cùm Faustum dico, inulla tibi ( ; 3) succurrunl quœ nolim lilteris coniiiiitlere. Quâ petulantiû solitus est Me in theologoruni ordinem debacchari ?
(^uhni non casta erat illius proj'essio ? ^eque cuiquam ohscurum erat qualis esset l'ita. Tanlum malorum Galli Joetrince hominis condonabant , quœ tanien ultra mediocrllatem non admodhm erat progressa (i4). Voyez la différence de style entre les lettres qu'Érasme écrivait à Andrelin , et celles riu'il écrivait à d'autres touchant Andrelin. Il est même vrai qu'il parle de lui quelquefois avec éloge dans les lettres qu'il écrivit à d'autres (i5).
(G) Je donnerai les corrections
qui tu ont été indiquées , etc.'} Voici mot pour mot les remarques que M. de la Monnoie a bien voulu me communiquer : « 1°. Au lieu de P. Faustus, y> il fallait mettre tout au long Pu- 3) blius Faustus, de peur qu'on ne s'i- 3> uiagine que ce P. signifie Petrus , 3) Paulus , ou tel autre nom de bap- 3) têmc. Faustus prit vraisemblable- 3) raent à Rome ce nom de Publias , à 3> l'exemple de ces académiciens ama- 3) leurs de l'antiquité , desquels Pom- 3) ponius Lœtus était le chef. 2". On j) ne doit point dire dans un Diction- 3) naire que Faustus ait simplement 3) été professeur en poésie dans l'nni- 3) versilé de Paris. Il y enseigna , non- 3) seulement la poésie , mais aussi la 3) rhétorique et la sphère. Il y expli- 3) qua même les Psaumes de David.
3) 3°. Ce fut à Rome, long -temps 3) avant le règne de Louis XII , que 3) Faustus, qui n'avait pas alors vingt- 3> deux ans , remporta la couronne de 3) laurier (i6). Ses vers amoureux , di- » visés en quatre livres, intitulés LtVta, 3) du nom de sa maîtresse , furent 3) trouvés si beaux par l'Académie ro- 3j maine , qu'elle adjugea le prix de 3) l'élégie latine à leur auteur sur les 3) autres poètes ses concurrens. C'est 3> de là, que faisant im primersa ià'ie, 3) in-4° , à Paris, l'an 1490 » et ses 3; trois livres d'c/egie* , quatre ans j) après, en la même ville, il prit 3> droit de s'intituler Poêla laureatus, }> joignant depuis à cette qualité celle
(i3) IL écrit à Louit Vives. (i4) Erasm. , Epist. XX,lib. XX/, prtg'. logo. (i5) VojKi la remarque (F.)- (16) Ceci tombe sur t.ùandrc Albrrli , que j'ai cite'
» de Regius et do Reglneus , par rap- » port à Ciiarles VJll, à Louis Xli , « et à la reine Anne. ^°. Pour ti'ou- 3) ver le compte des trente années » qu'il y avait que Faustus était prow fessenr à Paris , il faut STijiposer )) qu'Erasme faisait cette supf)utation » 1 an iSiy. On remonte parce moyen » jusqu'en 1487 , ((ui est le temps à J> peu près de l'établissement de l'ausw tus à Paris. Cette chronologie est )) d'autant plus véritable , qu'il y eut » en i5i7 une édition des Adages » d'Érasme (17), de laquelle il fait j) mention dans Chœnici ne insideas.
3) 5°.LesJ£stt<7Me5 de Faustus ne passent » pas le nombre de deux cents, et ne » font par conséquent «ju'une très-pe- » tite partie de ses poésies ; puisqu'ou- )) tre les quatre livres d^irnour et les )) trois livres d^élégies mêlées , dont )) j'ai parlé , il y a douze églogues de »lui, imprimées in-S". , l'an i54G , » dans le Recueil des XXXVIII poètes w bucoliques publié par Oporin. Faus- » tus promettait plusieurs autres piè- « ces en prose et en vers : Deceni Sait tiras morales ; Epistolas centum ; )> Christianum Adi'entuni , qui est » peut-être la même chose que ce » qu'il api)elle ailleurs Opus de uerâ )) Religione ; Sphœricum Dialogum ; )) Repertoriumsi^'e Obseruationes Lin- 1) guce lalinœ w.
Ce qui manquait à mon article d'Andrelin y aurait été assurément , si j'avais eu les OFuvres de cet auteur ; mais n'ayant pu m'en servir, je fus obligé de suivre des gens qui avaient parlé de lui sans les avoir consultées ; et voilà comment des aveugles conduisent d'autres aveugles. C'est un grand malheur, qnand on fait un dictionnaire tel que celui-ci, que de n'avoir pas tous les livres nécessaires ; mais c'est un malheur qu'il m'est irapossible de détourner dans la situation où je suis.
fi;) La faute fi'Erasrac consiste, comme je l'ai obserne' dans In reiiuiique (A), en ce qu'il ne changea point la clironulugie dans les éditions posle'rieures.
ANDRINOPLE, ville deThrace. Elle doit .son nom à la folie de l'empereur Hadrien. M. Moréri toudie cela , et y met un grand désordre (A). Quelques-uns