ANNE
donna Samuel , et ensuite troisfils et deux filles {b). Le livre de Tobie , livre apocryphe chez les protestons, fait mention d' Anne, femme de Tobit , et mère de Tobie. Dans l'Évangile de saint Luc, il est fait mention d'ANNE la prophétesse, fille de Phanuel (c). C'était une femme fort dévote, âgée d'environ quatre - vingt - quatre ans , et qui n'en avait vécu que sept avec son mari. Baronius en a fait une religieuse cloîtrée , et s'est trompé en cela (A). L'Évangile fait aussi mention d'un hom»
me qui s'appelait Anne , et qui était souverain sacrificateur parmi les Juifs, au temps de Notre Seigneur. Son gendre Caïphe avait la même dignité, quand Jésus-Christ fut mis à mort. Quant à SAINTE Anne , mère de la Sainte Vierge , et la plus célèbre de toutes les femmes de ce nom parnti les catholiques romains , elle ne paraît ni en blanc ni eu noir dans l'Écriture. Les écrits des trois premiers siècles de l'Eglise n'en font
3) de raillerie extraordinaire dans un aucune mention. Saint Épiphane
« théologien scolastique. « ^^j j^ premier qui ait dit quelque
(12) Entretiens de ciéanare et d'Eudoxe , chose d'elle; ctnéaumoins les siè-
vas. "TQ, 80, édition de Hollande. -, • ^ 1 '1 -^ ' c ^
'^ " '^ des suivans ont débite une tort ANNE , nom de quelques per- longue légende de sainte Anne , sonnes , dont il est parlé dans comme on le verra dans l'article l'Écriture. La mère du prophète de saint Joachim son mari. Je Samuel s'appelait Anne : c'était m'étonne qu'Érasme n'ait trouune femme fort pieuse , et fort vé dans les anciens livres que
aimée d'Elkana son mari. Elle était stérile, et ce malheur l'affligeait d'autant plus sensiblement , qu'elle se voyait exposée par-là aux railleries et aux insultes de l'autre femme d'Elkana.
Elle fit tant de prières à Dieu , pour avoir un fils , qu'elle fut enfin exaucée {a) ; car Dieu lui (a) !"■. livre de Samuel, chap. I.
trois femmes nommées Anne (B),
{b) Là même, chap. If, fS. 31.
(c) Saint Luc, chap. Il, vs. 36.
(A) Baronius a fait, une religieuse cloîtrée d' Anne , fille de Phanuel, et s'est trompé en cela. ] Rapportons ses paroles : Quonindo aulem Anna nunqtihm il templo discessisse diciitur , ut nterilo eamdem S, Cyrillus Ilicrosolyniitanus {*) reli^iosissimani ma~
(*) Calcclics. X.