‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 3)Chapitre 32 sur 113 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

(19) Tristan , Comment. liLst. , lom. /, pag.

(20) Hegesippus, npud F.useb. , Hist. Ecclesiast., lib. IV^cap. VII f Vorr^ aussi kriXimea MarceU.n , U^. XXII, chap.'XVI.

(ai) Casaubon., in Spart. Vit- Adriani , pag.

(22) Vide Photlnm, BibliolVi. , pag. iSgG. (i.l) Epiph. , i;i Ancoralo, nuin. loS.

,3o ANTIPATER

d'Origènt , qu'on disait qu'il se faisait des miracles dans ce temple d'Antinoiis {24). C'est là où Saumaise pose le prétendu oracle de cette fausse et ridicule divinité. Licet in multis, ditil (aS) , Grœciœ urhibus templa et sacerdoles habuerit Antinous , prœcipiiè tamen eum coluisse videntur /Ei^yptii in ed urbe quœab ipso nonien accepitj nam ibi sepullus est , ibi oracula per eum reddi credebantur , ibi et propfietas habuit.

Ce qui concerne Toracle est attesté parOrigène (26), si on lit le passage comme Saumaise l'a cite : nvê7v âê»'- XATov ciiroToi/'AvTivôou^voi'V (27). Voyez aussi Scaliger surEusèbe, num. ai 45, où il ne cite pas comme Saumaise ,

auoique Spencer l'assure à la page 44 e ses notes sur Origène contre Celsus. Voici ce qui m'a fait dire que c'était un oracle prétendu. Je me souvenais de ces paroles de Spartien : Et Grœci quidem i>olente Adriano eum consecrai'erunt, oracula per eum dari nsserentes quœ Adrianus ipse composuisse jactatur (28).

(E) Hadrien était bien aise qu'on lui dît qu'un noui'el astre était l'dme d'Antinoils. ] On s'était déjà servi d'une semblable flatterie à l'égard de Jules César : Ludis quos primo consecratos ei hœres Augustus edebat, Stella crinila per septem dies continuas fulsit , exoriens circa undecimam horam , credilumque est animam esse Cœsaris in cœlum recepti , et hdc de causiâ simulacro ejus in uertice additur Stella (29). Ovide a fini ses métamorphoses par celle de l'âme de César en astre :

Kix eaftilus eral, medid c'um sede senatûs Constitil aima Venus nulti cernenda , suique Caesaris eripuil nwmbris , nec in aéra solvi Passa recentem animam, cœleslibus inlulit

as tris.

Dumque tulil , lumen capere alque ignescere

sensit , Emisilque sinu. Lunâ volai ahi'us illa ,

(a4) Origen., adversus Celsum , lib. III, pag.

(iS) Salm. , in Spart. Vit. Adriani , pag. i^i. (36 Origen., contra Celsum, Ub. III , pag. l33.

(37) Salmasius , in Spartiani Vit. Adriani , pag. 143.

(38) Spartiana.s, in Adriano , pag. i37. (29) Sueton. , in Ciesare , cap. LXXXflII.

Voyez les Peaait» diverses sur les comètes, pag.. îig.

Flammiferumque trahens spalioso limite

crinem Stella mical.

Ovid. , Ub XV. , Melam. , vs. 843.

Avant cela , les poètes grecs avaient rais en usage cette invention pour les cheveux de Bérénice. L'empereur Hadrien était trop savant , pour ne savoir pas tout cela 5 et néanmoins il se paya d'une flatterie qui ne pouvait plus avoir la grâce de la nouveauté.

A quoi songèrent ceux qui ne mirent ce mignon qu'au plus bas étage du ciel ? 11 y en eut qui ne le placèrent que dans le globe de la lune : nâc 9

Tê9v«CBÇ 'Avt/vOOÇ |Mf ipaUtlOV £V tÎÏo-SMÎv»!

cèptûav xa6i'Jp!/T«i (3o) ; Quomodo Antinous speciosus adolescens qui obiit collocatus est in lund ?

(F) Prudence a finement obsen'é qu'Antinous était monté à une condition plus relevée que celle du miifnort de Jupiter. ] Ses vers méritent d'être rapportés plus correctement que ne les rapportent les sieurs Tristan dans ses Commentaires historiques sur les médailles des empereurs romains (3 1), et Moréri dans son Dictionnaire historique. Les voici donc , selon l'édition de Nicolas Heinsius :

Quid loquar Anlinoum cœlesli in sede loea-

tutn ?

Illiim delicias nunc divi Principis : illurn Purpureo in greinio .cpoliatuni sorte virili Hadrianique dei Ganymedem , non cyathos

Dts Porgere , sed medio recubantem eum Jova

fulcro Nectaris anibrosii sacrum potare Irœuin , Cumque suo in templis vota exaudire ma-

rito (33 j?

(30) Tatian., Orat. contra Grsecos, pag. i^g. (3i) Tristan, Comment. Hi.st. , pag, 5^i. (32) Prudent., contra Symmach. , lib. I, vs, ayi.

ANTIPATER , Iduméen de nation (A) , illustre par sa naissance (B) , par ses richesses , et par son esprit , profi tahabilement des confusions oii la discorde d'Hyrcan etd'Aristobule plongea la Judée. C'étaient deux frères , qui se disputaient la souveraine sacrificature. Antipater embrassa avec chaleur le parti d'Hyrcan , et y engagea de telle sorte Aretas roi des Arabes , et puis Pompée

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