r3t. in Oil. II , lib. Il
du tnumvir et de l-ulvie , trou- ^c/) Tacit. Aun,, iii> tr, cap. xuk.
illustre , mais
Multâ claritudine generis, sed improspera (e). Nous allons mettre ensemble les erreurs de M. Moréri concernant cette famille (A).
(e) Idem, ib. Tacite dit cela à P occasion de la mort de L. Julius Antonius , arrii>ee l'an 778 de Rome,
ANTOINE
malheureuse : Marcs, Le mot Marc est un prénom.
Or les prénoms ne servaient qu'à distinguer les personnes : ce qui distinguait les branches s'appelait cognomen , et occupait la troisième place , comme César, Scipion, etc. (2). 4°- Il n'est pas certain que Q. Antonius Merenda , tribun militaire environ l'an 33a de home , fàt fils de T. Antonius Merenda , deccmvir l'an 3o3.
5°. Il est faux que Tite Live fasse ... „ ,, ., mention de M. Antonius Merenda,
(A) Nous allons mettre ensertible ^^,^^^j ^^ j^ cavalerie sous la dicta-
les erreurs de M. Moréri concernant cette Jamille. ] 1°. II ne fallait point parler de cette famille dans sa lettre M , à l'occasion de Marc Antoine : il fallait que , tant lui , que sa famille , fussent dans la lettre A. 2°. Il ne fallait pas dire que la famille des Anto- NiENS était célèbre a Rome entre les nobles : car il est visible , qu'en parlant ainsi , on a voulu la distinguer des familles plébéiennes : or c'est une fausse distinction. Le seul tribunal
ture de P. Cornélius. Il le nomme simplement M. Antonius. 6". Marc Antoine le Crétique ne fut point tué en combattant. Asconius Pédianus ne laisse aucun lieu d'hésiter là-dessus.
Indicto Cretensibus bello , dit-il (3) , malè re gestâ ibidem periit. 7°. Au lire de dire que Marc Antoine l'orateur ri'écrii'ait jamais aucune de ses oraisons, ilfallait dire qu'il n'en publia jamais aucune (4). 8°. Sa réponse à , , , ,, A . ■ '. -4. ceux qui lui demandèrent la raison
du peuple , dont Marc Antoine était j^ ^^ conduite est mal rapportée : il revêtu au commencement de la guerre ^^ répondit point, qu'il ne voulait de César et de Pompée , .justihe in- ^^^^^^^^ ^^^ ^^^^^^ ^ ^^^^ • ^^
Vinciblement que la famille Anloma pourraient coiwaincre d'at^oir mal était plébéienne 5 car il devint tribun ^^^^^ Il ne craignait pas pour ses mots, du peuple sans s être tait adopter ^^ ^^^^ ^^^ phrases, je veuxdire.qu'on par un plébéien ; il ne fut pas oblige j^^- reprochât quelque barbarisme , ou de faire comme Clodius, qui, voulant quelque faute contre les lois de la être tribun du peuple , recourut a une grammaire ; et c'est néanmoins ce que
telle adoption (i). J'avoue que les Antoines ont été au commencement
M. Moréri lui impute, comme l'avoueront tous ceux qui savent entendre
patriciens : cela parait par les char- j^ g^^^ ^^^^ auteur : mais voici ce que ges de décemvirs , et de tribuns mi- jyj^j.^ Antoine craignait , qu'on ne le htaires , qu'on leur conféra dans un convainquît par ses ouvrages de souftemps où les familles du peuple n a- q^^ j^ ^j^^^^j ^^ j^ ^^^^^^ ^j d'avoir valent pas encore obtenu 1 admission ^.^^^^^^ depuis quatre ans le plaidoyer aux premières dignités de la republi- ^.-j gU^ij ^^^^^ Consultez les remarque. Mais soit que les Antoines , qui ^^^^g ^g^ gj ^^j j^ l'article de ( Marc ) ont paruavec tant d'éclat au septième Antoine l'orateur, où j'ai parlé amsiècle de Piome, ne descendissent pas - ^ ■ . de la même tige que ceux qui portèrent le surnom de Merenda; soit qu'ils aient passé d'une manière qu'on
ne connaît pas du rang de patriciens à celui de plébéiens , comme il est arrivé à quelques autres familles , il est certain que leur maison était plébéienne au temps de l'orateur Marc Antoine qui en commença l'élévation.
3". C'est une ignorance crasse que de dire que cette maison était divisée en deux branches , des Slerendas , et des
(i) Cicero , Oral, prodomosun aJ Poiitifices, cnp. XII J.
plement de ce qui engage les avocats à se contredire , à soutenir un jour une chose , en un autre temps la thèse contraire, selon les difle'rens intérêts de leurs clicns. 9°. M. Moréri prête d'ailleurs une réponse très-absurde à Marc Antoine ^ car on peut écrire un plaidoyer , sans donner des armes à
(j) Caïus Julius Cœsar, Publias Cornélius Scipio , etc.
(3) Asc. Pedian., in Cicer. Divinat., -pag. 87. edit. Ludg. , in- 12. Il dit in Verrein Je pra;l. urb. , ^«g. 87. Crelie mortuus.
(4) forez ci-Ufsxus la remarque (A) de i'flPùele (i'ANTUiNE l'uraleur.
ANTONIA
des critiques; pourvu qu'on le garde dans son cofTre. io°. M. Aquilius n'était pas déjà condamné lorsqu'Antoine entreprit sa cause. 1 1°. Les juges n'avouèrent point que celui qui aidait si soui'ent exposé sa fie pour le salut de la république ne défait pas la perdre avec tant de déshonneur. Si M. Moréri avait su qu'Aquilius n'aurait été condamnétout au plus qu'au bannissement (5) , il n'eût pas donné à son style les couleurs de l'art oratoire.
12°. Quelle confusion n'est-ce pas que de dire que Marc Antoine fut consul , censeur en Gi6 de Home arec A.
Posthumius , en 65^ arec L. f^alérius , etc.? 11 y a pis que confusion làdedans : les îaussetés n'y manquent pas. Marc Antoine fut consul avec A.
Posthumius Albinus , Tan 655, et censeur avec L. Valérius Flaccus', l'an 65^ (6).
(5) Qu'um mibi M. Aqiillius iu civilate retinendus essel. C'est Marc Antoine qui parie dam le II'. livre de Cicéron, de Oialore, cap. XLK.
(6) Plinius, lib. rill, cap. Fil. Sigonius et Calvisiiis mettent ce consulat à l'an 654, et la censure deux ans après.
ANTONIA, fille aînée de Marc Antoine (A) et d'Octavie (a) , fut une dame que sa vertu et sa beauté rendirent un objet d'admiration (b). Elle épousa Drusus , fils de Livie et frère de Tibère , et en eut beaucoup d'enfans (c) ; mais il n'y en eut que trois qui survécurent à Drusus ; savoir , Germanicus , Claude qui a été empereur, et Liville qui fut femme du fils de Tibère. Antonia, jeune et belle encore dans son veuvage , fut recherchée par de grands partis. Elle les refusa tous , et fut un exemple de continence (B) d'autant plus beau , qu'elle vivait dans une cour extrêmement corrompue. Tibère , dont l'humeur était si farouche ,
(fl) Elle était sœur d'Auguste.
{b) 1m<fpatTÙvij ncù x.a.KKii TriptCoitrov. Caslitate et forma inclylam, Plutarch. in Anton. , pag. 955. E.
(c) Suet , in Claud. , cap. t.