‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 3)Chapitre 51 sur 113 · i AQUIN · texte numérisé non relu

i AQUIN

ce (b). Il est fait mention de lui ancienne, ensemble de la forme des sadans le procès du maréchal d'An- orifices judaïques le tout curieuse- /T>N c- ' j HT ■ 1 • ment recueilli et fidèlement traduit des cre (B). Simeon de Muis lui a ^i^, ,^^^,„ et\nciens auteurs /redonne bien des louanges (C) : hreux -. auec un discours du Camp Valérien de Flavigni , au con- des Israélites , et la description des traire, en a dit du mal (D). Il y A'^^'-'erie*, duRatwnaldugrandprestre T TT j» ajoutes a la nn pour la seconde édia eu un Louis Henri d Aquin , ,,„« rei'ue par l'auteur , à Paris, aux contemporain de celui-là , et fort dépens de l'auteur en 1624, t/2-4°^ versé comme lui dans les lan— Seckinas Olam^ouVExamendumonenes orientales. Je ne sais s'il 'jf , de Rahi Jacob; sentences morales ^ . r\ M c ' /■ \ ri "*•* anciens Hébreux, et les treize était son fils * ou son frère (c). Il anodes desquels ils se servaient pour traduisit quelque chose d'hébreu interpréter la Bible, à Paris, chez Jean en latin (E). Il avait aussi été Lacquehay , en 1629, in-8'> ; Phil. iuif , et il fut aussi pensionnaire ^<i^^natis , hebmicœ Unguœ profess. ■', , r . ? A Liaclirymœ in obitum illuslriss. cardidu cierge. Antoine d Aqtjin , nalisdeBerulle, Parisiis , apud Joanqui a été premier médecin de nem Bessin , 1629, in-8°. Louis XIV , était petit-fils de (B)- ^J est fait mention ds lui dans Philippe ^^ procès du maréchal d'Ancre. ] La ^ ^ ' chose est trop singuHère , pour ne

(6) Voyez l'épure dédicatoire de son la- devoir pas être rapportée : « Item, est

terprétaiion de l'Arbre Ae la Cabale. x vérifié par informations , mesme

* Leclerc dit qu'il e'tait son fils. Ne' eu » par la déposition de Philippes Dac-

l6oo, il fut père d'Antoine. „ quin , ci-devant juif, et aujour-

(c) M. Colomie's croit qu'U était son fis. m d'hui chrétien , lequel Conchine et

(A) Il s'est acquis beaucoup de ré- " sa femme ont mandé à Moulins ,

putationpar les oui'rages qu'il publia.^ » où estoit icelui Dacquin, chez le

En voici la liste : Dictionarium He- " lieutenant criminel (2J , que Con-

brœo-Chaldœo-Thalmudico-Rabbini- " chine et sa femme se sont aidez

cuiu , imprimé à Paris, Tan 1629, » delà cabale et des livres des juifs.

in-folio. Les Racines de la Langue Sainte, ad formant Cubi Hutteriani , à Paris , en 1620, in-16 ; la traduction en italien des Apophthegmes des anciens docteurs de l'église judaïque.

» Estant à noter ce qu'a déposé ce » Dacquin , que Conchine, en la préw seuce de sa femme , auroit osté un » pot de chambre pour l'impureté , et emporté hors l'imase du cruci-

recueillis parle rabbinSiméon, fils de " hx , de peur d'empeschement à

Gamaliel; l'Exposition des treize manières dont les anciens rabbins se sont seruis pour expliquer le Pentateuque (i); V Interprétation de l'Arbre de la Cabale , enrichi de sa figure tirée des anciens auteurs hébreux , à Paris, aux dépens de l'auteur, en iGaS, in-S^.j Discours du Tabernacle et du Camp des Israélites, à Paris, chez Th

» l'eflet que Conchine et sa femme prétendoient tirer de la lecture de quelques versets du psalme 5i Miserere meî en hebrieu : laquelle lecture ils vouloient faire faire par Dacquin en la forme qu'elle leur avoit esté faite quelquefois par Monlalto. »

(C) Siméon de Ifluis lui a donné

Biaise , en i6a3, in-^" ; Explications bien des louanges.] Voici ce qu'il dit

littérales , allégoriques et morales du sur le verset 1 4 du psaume XXXV:

tabernacle que Dieu ordonna à Moïse, Ciim hîc hœrercm dubius , Philippus

des habits des prêtres, et de la façon yJquinas , è judœo christianus , i/ir

qu'on consultait le Rational en la loi rarœ et cxquisitissimœ in hebraïcis

* Leclerc remarque que ce livre, écrit en latin, ne fut pas, comme le dit lu père Lclong dans sa Sibliolheca sacra , publia sous le nom du père Arnoux , conTesseur de Louis XIII , mais dédié j ce jésuite.

fi) Imprimée à Paris , l'an iC'io, «n-4'''

(2) Peut-Ktre y était-il précepteur de Gilbert Gaulmin, quia reconnu qu'il avait été disciple de Philippe d'Jr/uin. Integrum MS. librum , dit-il, ad liliros de Fild et Morte Mosis , pag. 3o5, ex Pbilippi Daquin Prœceptoris olim mei Zit/A)tMotÇ de.scrjpsira««.

Page 1