firent sonner ses étoees d'une façon
dans sa Vieillesse, et qui eut une i^traord.naire.^i Je n'ai point vu^ de
bru illustre (G). dictionnaire où l'article de cette
Il n'y a guère de remarques dame se trouve : c'est un péché d'o-
dans son article qui ne puis- mission très-digne d'être censuré ;
„ ,, ' r" 4- car jamais peut-être il n y avait eu
sent être allongées. C est pour- ^. ^^^^^ ^. ^^^^^^ ^^J^^ ^^^^^ ^
quoi j'ajouterai ici , dans cette dont le mérite eût été loué , ni par
nouvelle édition, comme un autant de beaux esprits, ni en autant
supplément à ce que j'ai déjà dit ^e langues que le fut au XVP. siècle
, ^1 , ,.^ .• ^ , s' ' celui de Jeanne d Aragon. Les poésies,
de sa déification (e) , que peu ^^. ^^^.^^^ ^^^^^^ , ^^ j^^^^^^^ ^ ^^^
après que son temple eut ete été recueillies par Jérôme Ruscelli ,
construit par les soins de Jérôme et publiées à Venise , en i555 , sous
Ruscelli, il y eut un galant au- !« ^itrede Temp.o alla Divina Signora
'. '' " , • Donna Uiovanna d Aragona , tabricato
teur qui y consacra plusieurs ^^ ^^^^. ■ ^^^ ^^,^^^^^ ^^^^^- ^ ^ -^
images (H). La vie du duc d'Albe tutte le lingue principali del mondo. me fournira de nouvelles parti- L'apothéose poétique de cette dame
cularités concernant les brouil- '\*:'^ ^ P^" P^'^f *=«JP^« J^ 1=»°°"^- . Il- * J sation des saints. D abord plusieurs
leries qui obligèrent cette dame beaux esprits s'avisèrent, de leur à s'enfuir de Rome , l'an 1 55o propre mouvement , de témoigner ( f) (I). Elle était déjà fort âgée , leur dévotion à cette divinité , et de à ce que dit l'historien du duc jui préparer un temple ; et ensuite , " Ti /• 1 '11 •* 1 affaire passa en décret, lan i55i ,
d'Albe. Il tant donc quelle ait ^ Venise, dans l'académie de Dubjoui d'une longue vie; car elle biosi. Après plusieurs délibérations mourut au mois d'octobre 1577 et consultations sur un incident qui , ^ T7I1 •* J À ^^ ,f:^k se présenta , savoir si ce temple ap-
(g). Elle avait donne en lôyS ^^^ji^^drait conjointement"^ à ^la aux capucines du baint-bacre- Donna Giovanna d'Aragon , et à la ment le lieu où l'on fit bâtir le marquise du Guast sa sœur , le décret monastère qu'elles ont à Rome porta que, vu les oppositions qui
xI^ r>\^ c tr x TU ' 1 « ,- lurent laites anciennement de la part
(^h). Elle fut fort libérale envers j^^ p^^,.^^^ , Marcellus , lorsqu'il
(d) De l'édition de Paris , en 1609, in-S". vo"l"t dédier un même temple à la
(e) a-après dans la remarque. (A). Grlo're et a la Vertu , la marquise du (/) f-orez les remarques (E) et (F). G»ast ne pourrait avoir sa part au (e,Toma.soCosio,Compei.diodell'Istoria temple de sa sœur, qu'au moyen de
di Sapull , parte III, folio 168. quelques interprétations particuheres.
(A) roycs/e RiirattodiP.omaModerna, Non-seulement les poètes dont Rus-
pag. 541 , édition de Borne, en i653. celli recueillit les vers, mais lui aussi,
aaS
dans la prose de son e'pUre dédicatoire au cardinal de Trente, et dans celle de la préface, se servent des termes d'adoration , et de divin : il est vrai qu'il y ajoute ce correctif , que l'adoration de cette dame serait relative au Souverain Etre , qui lui avait confe're tant de perfections. Voici ses paroles : Quesla conoscenta... ha Jatto quesù anni a dietro che conos' cendosi in unwtrsate ed in jiarticolare da ogni piii laro giudicio, i gran rneriti, ed il somnio i^alore e la beUezza infinila di coipo et d^animo délia illustrissirtia ed eccellentissima Signora donna Giovanna d'Aragona, si sieno tutti i piii begli spiriti di commune consentimento posti a aacrarle un tempio , corne a donna interamente diuina , e la quale , corne nobilisiima fatlura e seinbianza del sommolddio , meriti feramente d' esser con la lingua e col cuore adorala per immenso honore del fatlor suo ; potendosi degnamente da ciascuno far giudicio, quanlo sia iii/inito il sapere, il poiere, e Vamor ueno di noi di chi cosl (alla capncita délia mente nostra ) infinitamente bella e perf'etla , e degna d'esser adorala creatura habbia potuto , saputo , et degnatosidi voler fare in questaeta nostra.
Il dit dans la pre'face , que le précis de toutes les pièces de son recueil est, che questa gran donna ^ corne per fetiissima di corpo e d'anlmo , e corne particolarissinia Jattura del somrno Iddio , meriti d'essere adorata ad honore del J'attor suo. Oi'ero che ciascuno partitamente l'qfferisce il suo voto , a la purita delV affetlo suo.
Les langues les moins âcxibles à la poésie , et les moins connues , furent employées à la construction de ce temple , comme vous diriez la sclavonne , la polonaise, la hongroise, l'hébraïque, et la chaldaïque; et ce n'est peut-être qu'en faveur de M. de Peiresc (i), qu'un pareil, ou même qu'un plus grand concours de langues, a été mis en usage.
(B) Niphus particularisa trop les perfections du eorps de cette danie.J Kiphus a dédié à cette dame son traité du Beau ; et pour réfuter les anciens philosophes, qui ont soutenu qu'il n'y a point de beauté parfaite
(i^ Voyrz la re