ARTS
ripatélicien (Sa). Mais , continue Vossiijs, y ayant eu deux Prisions de la secte péripatéticienne , l'un d'Alexandrie, l'autre de l'île de Céa, pourquoi soutiens-je que celui d'Alexandrie a composé le Traité du Nil ? C'est parce au' il est plus probable qu'un Egyptien a écrit de cette riuière , qu'il n'est ,probable qu'un insulaire de la mer Egée l'ait fait. 11 détruit tout aussitôt cette raison ; car il avoue qu'il est vraisemblable qii'Ariston de Chios , ou Su'Ariston de Ce'a , ont fait un livre u Nil , puisque le scoliaste d'Apollonius rapporte le sentiment d'Ariston de Chios sur l'origine de ce fleuve (33). Il aura confondu Chius et Cewi, ajoute Vossius. Voilà donc un défaut d'exactitude dans le raisonnement ; mais de plus , on peut censurer ce savant homme de n'avoir pas su la vraie raison pourquoi le Traité du Nil allégué par Strabon doit être plutôt donné à Ariston l'Alexandrin , qu'à Ariston de rîle de Céa. C'est que Strabon parle d'un livre publié de son temps. Or , Ariston de Céa fleurit long -temps avant Strabon , comme Vossius luimême le reconnaît j car il rapporte après Diogène Laèrce , que Pansetius et Sosicrate (3^) ont attribué à cet Ariston presque tous les livres qui étaient attribués à Ariston le stoïcien. Llovd et Hofman ont copié mot à mot tout ce long passage de Vossius , et n'ont pas même oublié de mettre Socrate au lieu de Sosicrate.
(32) Strabo , lib. XFII , pag. 544-
(33) Schol. ApoUonii, in IV Argonaut.
(34) Il y a Socrates dans Vossius.
ARISTON (Titus), jurisconsulte romain , sous l'empire de Trajan , était un si honnête homme , et un si savant personnage , qu'il méritait de n'être pas oublié dans le Moréri. Il entendait parfaitement le droit public et le droit civil , l'histoire , les antiquités (A). S'il ne répondait pas promplement aux questions qui lui étaient faites , c'était à cause que par la force de son jugement il remontait jus qu'aux sources des raisons du