ARISTOTE. ARIUS
de mer, en disant : Que l'Euripe me (B) On trouve plus de trente Aris' tienne, puisque je n'ai pu le tenir: totes. ] Voyez les Dissertations de
'EviiSii ' Apiç-oTÎKxç oùx îiKi Tov Etipi-TTov , Jonsius de Historiâ Peripaleticd vous EupiTTo; îx.^'Tai TOV 'Apiç-oTêXMv. Poslquam y trouverez vingt et un Aristotes dans Arisloleles non prehendit jEuripum , la première. L auteur croyait alors
Euripus habeat yirislotelem (129) ; -' """• — >-;---' ^ i- ''• • ••
5°. qu'il faut recueillir de là que la fortune a été contraire aux inapies , non-seulement dans la vraie religion, mais aussi dans la fausse.
(129) Lilius Gregor. GyralJus , DIalogismo XXX, pag, 912, tout. II, Oper. edU. ann.
ARISTOTE , architecte célèbre dans le XV'. siècle, était de Boulogne, et delà famille des Albert (a). Une des plus remarquables choses qu'on conte de lui est qu'il savait transporter d'un lieu en un autre une tour de pierre toute entière (A). Jean Basilide, grand-duc de Moscovie, le fit venir auprès de lui , et se servit de son industrie pour la construction de plusieurs églises (b). Il y a des noms difficiles à porter : celui d'Aristote est de ce nombre : cependant on trouve plus de trente Aristotes (B).
(a) Leaiid. Albertus , in Descripl. Italix , }>ag. 5i6.
{b) yoyez la Relation de Moscovie f/'Hercule Zaai dans /e Journal de Leipsic de 1691,
{h.) Il savait.., transporter une tour de pierre toute entière. ] Jonsius cite deux témoins , Beroalde et Matthieu Palmerius (i). Le premier s'exprime ainsi : Non diii est quod Arisloteles civis nosler mechanicus longe omnium prœstantissimus turrim ex sede sud
n'avoir rien laissé à dire (4) ; mais il éprouva que la science croît avec l'Age. 11 eut onze nouveaux Aristotes à produire quand il publia son Traité de Scriptoribus Historiée Philosophice.
Il eut aussi quelque chose à ajouter à ce qu'il avait dit de quelques-uns des vingt et un. Ce qui a été rapporté dans la remarque précédente est une de ces additions.
(4) Voyet le XII'. chapitre du Traité de Jonsius, de Historiâ Peripatetic.
ARIUS , chef et fondateur de I'Ariamsme , secte qui niait la divinité éternelle et la consubstantialité du verbe, vivait dans le IV«. siècle. Il était né dans la Libye , proche de l'Egypte. Eusèbe , évêque de Nicomédie , fort aimé de Constantia , sœur de l'empereur Constantin , et femme de Licinius, contribua extrêmement à la propagation de cette hérésie (a). C'était un esprit adroit, un véritable évéque de cour , l'homme du monde en un mot le plus capable de faire faire fortune à un nouveau dogme. Il prit Arius sous sa protection , et l'insinua dans les bonnes grâces de Constantia ; car on s'imagine toujours que si les femmes ne se mêlent des intérêts d'une secte , les progrès n'en sauraient
ntnvit , mntnmque arle mechanicd in être considérables. Le parti d'Aaliumhaud longe dissitumlocumtrans- rius se fortifiait à vue d'œil. Il
porlavit. JVon est mendacio locus , citni adhtic supersint qui uidêre ( 2 ). Et voici les paroles de Palmerius :
Arisloteles Bononiensis architecturd insignis habetur , qui lapideas turres intégras illœsas subjectis fundamenlo lapidibus ad alium traduxit locum (3) .
(i) Jonsius, de Scriptor. Hist. Philos. , pag.
(2) Beroald. in Suelon. Vespas., cap. XVIII. (H) IMallh. P.-.lmer. Chron. , ad ann. i455.
y eut des évêques qui l'embrassèrent hautement. Ce ne furent plus que disputes dans les villes :
on passait quelquefois des paroles aux effets ; il fut absoliunent nécessaire que l'empereur remédiât à ces désordres. C'est ce qu'il
(a) Hieron. ad Ctesipliont.