‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 3)Chapitre 76 sur 113 · ART · texte numérisé non relu

ART

lit en convoquant le concile de ]Nicée, qui condamna la doctrine d'Arius , l'an 325. Cet hérésiarque fut exilé par l'empereur , qui voulut de plus que tous ses livres fussent briilés , et que quiconqvie aurait la hardiesse de les garder fût puni du dernier supplice (A). Quelques-uns prétendent qu'Arius , ayant abjuré son hérésie en présence du concile , évita la peine du bannisseineut (B) ; mais d'autres soutiennent qu'il fut exilé (C) , et que l'empereur ne le rappella qu'au bout de dix ans {b) (D). Ils content que l'on fit accroire à ce prince , qu'Arius était au fond orthodoxe : ils ajoutent que Constantin s'étant confirmé dans cette pensée , par la profession de foi que cet homme lui présenta , écrivit en sa faveur aux évêques qui étaient assemblés à Jérusalem pour la dédicace du temple; que les évêques qui se trouvèrent encore dans cette ville lorsqu'Arius y arriva avec la lettre de Constantin , étaient pour la plupart ariens cachés ; qu'ils ne manquèrent donc pas de prononcer que sa doctrine était orthodoxe , et de le recevoir à la communion de l'église; que, pour remporter un plein triomphe, ils s'imaginèrent qu'il fallait qu'Arius fût réhabilité dans Alexandrie , oti il avait reçu les premiers coups de l'anathème; et que comme saint Athanase, qui en était patriarche , et qui était le grand adversaire d'Arius , avait été relégué , ils crurent qu'en son absence il serait facile de rétablir Arius dans la

(i) ^^oyei/'Arianismcdu père Maimboui", Iw. l et II. °

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