BONONIA
nant les raisons que ce jésuite employait pour justifier sa conduite à l'égard de ces interrogations , eut à répondre à ceci. Quelques-uns les faisaient monter jusqu’à trente, d’autres jusqu’à quarante, cinquante, soixante, etc. On y procédait donc de mauvaise foi ; et c'était l'ouvrage de la calomnie, concluait le père Coton. 17 se peut faire, di M. Turretin (28), que tous ne décrivaient pas toutes les questions ; car tous ne Sont pas si curieux ; ..… mais le papier original, dont est provenue cette troupe et cet essaim d’interrogations, a bien le nombre qui est imprimé en latin et en français, et n’est pas oublié au livre de Physiognomoniä Jesuitic4. Or. le susdit original a été vu par un grand nombre de personnes illustres, qui vivent, et en peuvent témoigner; et, qui plus est, celui qui le fit imprimer avec la préface, était officier du roi en charge fort honorable, a savoir feu M. Bongars, auquel père Coton s'étant plaint de l'édition de l'Anti-Coton , il lui répondit qu'il n’en était point l'auteur, mais qu’il avait bien Jait imprimer ses questions au diable.
(28) Bénédict Turretin, Rechute du Jésuite Plagiaire, pag. Gr.
BONONTIA (Jean DE), Sicilien de nation, archidiacre de Palerme (a), bachelier de la faculté de Paris, et chapelain de l’em-—
? P pereur Charles V, fut professeur à Louvain, au XVI°. siecle, Il se trouva l’an 1553 à l’assem-— blée des théologiens, qui, à l’instance de cet empereur , examinerent si un certain paysqu'il ne nomme pas, et en faveur duquel on avait fait une version de Écriture , devait jouir de la Votre nl
permission de la lire (b). Ils déciderent unanimement qu'il ne fallait point continuer cette per-
(a) Voyez lesieur Géry, Apologie des Censures de Louvain et de Douai, pag.
(b) Voyez M. Simon, Nouvelles Observations, pag. 495, 496.