‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 4)Chapitre 39 sur 109 · TE · texte numérisé non relu

TE

(5x) La même, pag. 19 et 20.

(52) Allard, Vie de Des-Adrets , pag. 75.

(53) La même , pag. 16.

(34) La même, pag. 77:

» était persuadé de son innocence et » de ses bonnes intentions ; qu’il a- » vait jamais douté de sa bonne con- » duite et du zèle pour son service :

» qu'il était extrémement satisfait de » lui ; qu'il avait bien toujours cru » que ses intentions avaient été bon- » nes , et autres choses de cette na- » ture, dont il pria sa majesté de lui » octroyer acte : ce qu’elle fit volon- » tiers. ILest dans les registres de la » chambre des comptes (55). »

(N) Z{ fit à Grenoble , en 1581 , un acte de son ancienne bravoure. | Le duc de Mayenne « étant à Grenoble , » en 1581, le jeune Pardaillan , fils » de la Mothe-Gondrin , parla fière- » ment et injurieusement du baron » Des-Adrets , à cause de la perte de » son père à Valence. Le baron apprit » dans sa retraite de quels termes il » s'était servi, et que même il avait » dit que s’il le rencontrait ül le trai- » terait mal ; ce qui lobligea de ve- » nir à Grenoble ; où , après avoir » salué le duc de Mayenne, et en » avoir été caressé , 1l dit plusieurs » fois , et même en présence de Par- » daillan , qu'il avait quitté sa soli- » tude et revu le monde, pour sa- » voir si quelqu'un avait de la van- » cune contre lui, pour le satisfaire ; » que son épée n’était pointsi rouillée , » son bras si faible , et ses forces s1 » diminuées par son âge , qu'il ne fit » bien raison à tous ceux qui avaient » quelque plainte à lui faire. Pardail-- » lan ne dit et ne fit rien qui don- » nât Heu à une querelle ; tellement » que Des Adrets se retira content de » cette dernière bravoure (56).»

(0) On.... verra les titres qu’il se donnait, pendant qu'il fut à la téte des protestans de sa province.] Les voici : « François de Beaumont, sei- » gneur Des-Adrets, gentilhomme or- » dimaire de la chambre du roi, co- » Jonel des légionnaires de Dauphiné, » Provence, Lyonnais, Languedoc et » Auvergne, gouverneur et lieute- » tenant général pour le roi en Dau- » phiné, et lieutenant de monsei- » gneur le prince de Condé en Par- » mée chrétienne, assemblée pour le » service de Dieu, la liberté et déli-

(55) La même, M. Nard rapporte cet acte tout entier, pag: 79, 80, 8r. À

(56) La méme, pag. 87, 88.

» vrance du roi et la reine sa mére, » conservation de leurs états et gran- » deur, et de la liberté chrétienne, » ésdits païs (57). » Il y a dans la chambre des comptes de Grenoble plusieurs ordonnances dressées en son nom , ..... où il prend cette qualité, et en d’autres il se dit chef gouverneur des compagnies. assemblées pour le service de Dieu, etc. On en voit qui sont ainsi adressées : À tous vrais fidèles sujets du roi, notre souverain et naturel seignenr, associés en la confession des églises réformées, et zélateurs du repos et tranquillité de ce pays de Dauphiné, salut et paix par Notre-Seigneur Jésus-Christ (58). N’était-ce pas un homme bien digne de se servir d’un tel langage? N’était-ce pas un nouvel apôtre bien tourné pour imiter la salutation évangélique de saint Paul ?

(P) Son visage marquait la férocité de son naturel.] M. de Thou , qui le regarda si finement à Grenoble l'an 1572 (69), qu’il fut capable de le peindre de mémoire assez bien pour que tout le monde le reconnût, nous en donne cette description :

Ærat jam totus canus , sed crudd adhuc ac viridi senectute, oculis truculentis, naso aquilino , facie macilenid , sed ruboribus interfusé , ut lutum sanguine maceralum , quod in P. Corn. Sullä observatum est, ori inspersum diceres, de cetero corporis habitu prorshs militari (60).

(57) Allard, Vie de Des-Adrets, pag. 28.

(58) Allard, Vie de Des-Adrets, pag. 20.

(59) Thuan. de Vità suâ, Lib. I, p. 1165.

(60) Idem, ibidem.

BEAUNE (RenaUD DE), archevêque de Bourges, et puis de Sens, sous le règne de Henri IV. Cherchez SAmBLANçAI (Gui.

LAUME).

BEDA (Norc), docteur en théologie dans l’université de Paris , fut le plus grand clabaudeur , et l'esprit le plus mutin, et le plus factieux de son temps *.

* Leclerc ,dans sa Lettre critique, examine en même temps l'article BEpA et l’article FareL, Il reproche à Bayle sa sévérité pour

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