TOME li
Bèze attribue à un juste jugement plutôt de Dieu que des hommes la peine que Beda souf-:
frit d’être confiné au Mont-Saint- Michel (f), où il mourut le 8 de février 1537 (g). Il avait été le principal du collége de Montaigu. Vous trouverez ci-dessous les titres de ses ouvrages (F).
(S) La même, pag. 15.
(g) Saint-Romuald, journal chronologique, tom. 1, pag. 132, où il dit des particularités touchant l'estime que la faculté de théologie avait pour Beda.
(A) Frasme le convainquit d’une infinité de calomnies. ] Voyez le livre intitulé : S'upputationes £rrorum in Censuris Natalis Bedæ, per Erasmum Roterodamum. I fut imprimé l'an 1527. Le revers du titre vous apprendra que, de compte fait, Érasme trouva dans un assez petit livre de son censeur cent quatre - vingt- un mensonges , trois cent dix calomnies et quarante-sept blasphèmes ; et cela, sans le traiter à la rigueur ; car on lui fit grâce de plusieurs choses qui méritaient d’être relevées : Æc ne quis queratur iniquam supputationem , non imputavimus illi tam multa indocté stultè , et sine mente dicta. IVon imputavimus tam multas propositiones quas in censuris omisit, etc. (1). Un homme qui aurait eu de l’honneur et de Ja conscience » Se serait uniquement appliqué à sa propre justification contre de semblables listes : mais ’ Beda et ses semblables trouvent mieux leur compte à répéter cent fois leurs premières accusations , tout comme si l’on n’y avait rien répondu, Si l’on en croit Érasme, le livre de son adversaire déplut si fort à François Ier.,
ue, par ordre de ce prince, l’on en débat la vente. /mpotenter et infeliciter edito libro sic debacchatus est in me, ut rex christianissimus, mox ubi rem cognovit, vetuerit codices divendi, haud dubiè vetiturus excudi si tempestivè monitus fuisset (2). Pareil
(1) Erasme, au revers du titre des Supputationes Errorum in Censuris Bedæ.
(2) Erasmus , Epist. LXXIII, lb. XIX, pag.
892, datée du mois de novembre 1527. Park aussi Epist. XIV, libri XX, pag. 0974 ,.et Epistol. IV , libri XXI, pag. 1281,
traitement fut fait au livre que Noël Beda avait mis au jour en ce même temps contre Jacques Faber d’Etaples ; mais on ne laissa pas de faire courir les exemplaires de ces deux livres.
Ürit hominem quod liber quem in Jacobum Fabrum scripserat, edicto regio suppressus est, eliamsinonest suppressus (3). Vec jussus premere pressit, sed elusit regis edictum curans ut in Germaniam spargerelur, et isthic clam distraheretur (4).
Rapportons ici un passage du livre de M. Chevillier sur l’origine de l’imprimerie de Paris. « François Ier. ...
» était tellement irrité contre le doc- » teur Noël Beda , qui avait réfuté les » paraphrases et les annotations d'Z- » rasme , et contre la faculté qui avait » approuvé et fait imprimer son livre » (5), que le premier étant allé à la » cour pour quelque affaire de sa com- » pagnie, y fut arrêté prisonnier pen- » dant un jour, n’ayant eu la liberté, » qu'à condition de se présenter » quand on le demanderaïit; ét on en- » voya une lettre de cachet au parle- » ment, datée d'Amboïse, le 9 avril » 1526, par laquelle il lui était or- » donné d'empêcher que le livre de » Beda ne fût vendu. J’ai lu dans une » copie des registres de cette cour, » une lettre latine de Josse Bade, où » il dit qu'il en avaitimprimé six cent » cinquante exemplaires , dont plu- » sieurs avaient été envoyés en Espa- » gne , en Italie, en Allemagne et » en Angleterre ; qu'il ne lui en res- » tait plus qu'environ cinquante copies complètes ; et promet qu'il ne
» les distribuera point (6)...... De » plus, le nommé Louis de Berquin, » luthérien caché , ami d'Erasme, » avec qui il avait quelque commerce » de lettres , présenta douze proposi- » tions du livre de Beda, prétendant » qu’elles contenaient des impiétés et » des blasphèmes, et demanda que la » faculté fût obligée de les condam- » ner , ou de les prouver par l’Écritu- » re sainte. Le roi écouta cet accusa-
DA
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LA
(3) Idem, Epist. LXII, libri XIX, pag.
877, datée du 30 novemire 152r.
(4) Idem, Epist. LXXT, libri XIX, pag.