‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 4)Chapitre 85 sur 109 · CR D · texte numérisé non relu

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» maîtres qu'un peu delatin; et, pour.

» la philosophie, astronomie, astrolo- » gle, médecine, etc. , il fut æürod}- » daxrToc. Après avoir passé quelque » temps dans cette retraite, il résolut » de passer en Allemagne , pour être » plus en liberté. Il fit ce voyage avec » M. da Bellai de Langey , que le roi » envoyait auprès des princes alle- » mands, pour les informer des droits » de sa majesté; laquelle négociation » se faisait secrètement : et M. de » Langey ne devait paraître dans » toutes ces cours que sous l’habit » d’un marchand de pierreries. Notre » Bigot vint à Tubinge, et y fut recu » professeur en philosophie. S’étant » brouillé avec les autres suppôts de » cette université, pour avoir voulu » réfuter le système philosophique de » Mélanchthon, il fut oblige de quitter

» la partie, et de s’en venir à Bâle ,:

» en 1536, où il resta quelque temps.

» Enfin, il revint en France, ét trouva ÿ un asile assuré chez MM. du Bellaises » Mécènes. Budé voulut le retenir à » Paris, et lui faire donner stipendium

» regium philosophi; mais Castellan

» l’empêcha. Voici comme parle de » cette affaire un Guillelmus Figulus » Avenerus, qui a fait des notes sur » un poëme de Bigot à Jésus-Christ, » dont Je vous parlerai ci-après. Bu- » dœus, Bigotium, è Germanié re-

BTGOT.

» gressum, rogavil stipendium regium » philosophi præferret aulæ, quan:

» sequi parabat : quo de Bigotius vi- » cissim egit cum cardinale Bellaico » Mecænatesuo,id ut ferret; sed longé » aberat ab illo sibi desiderato scopo » Bigotius, cum id apud Franciscunt » regem tacité invidid et obtrectatione » quidam aulicus interrupisset, non » obscuriore certè Academiæ Parisien- » sis quäm Bigotii danino. Quisit au- » tèm is , in responsione Melanchtho- » nis ad ColonienseMinvenies : idnunc » Bigotius insinuat , et id quidem miris » fatis, cum eo invilo eainvita claudatur » (13). Était-cé d’une place de profes- » seur royal en philosophie, dont il » s'agissait? Quoi qu’il en soit, l'affaire » ayant manqué , Pigot songea à d’au- » tres emplois. On lui offrit une chaire » dans l’université de Padoue, avec » de bons appoimtemens : il la refusa, » et aima mieux s’en aller à Nîmes, » où iletait appelé, pour remettre sur » pied luniversité qu’un nommé Ba- » duellus ÿ avait commencée. Le zèle, » qu’il témoigna à défendre les prétendus privilèges de cette académie, 1 ttira plusieurs ennemis, qui Jérent Baduellus. Ce fut alors » une espèce de guerre entre les deux maîtres et leurs écoliers. Bigot eut » quelques arrêts du parlement de » Toulouse, qui confirmèrent les conventions qu’il avait faites avec la ville. Il vint même à Paris ; et, par le moyen de ses amis, particulière- » ment du cardinal du Bellai, il obtint quelques lettres du roi, et d’autres personnes de la cour , adressées » au gouverneur et aux premiers de la ville de Nîmes : mais pensant » venir jouir d’une tranquillité assurée » dans cette ville, et pour cet effet » ayant vendu ce qu’il pouvait avoir

da

» de patrimoine à Laval, il vint pas-.

» ser à Toulouse, où il apprit bien » d’autres affaires. Sa femme de qui il » avait déjà eu deux filles, ne lui » ayant point gardé la foi conjugale, » et s'étant laissée aller aux caresses » d’un certain sien compère , joueur » d’instramens, qui demeurait dans » la maison de Bigot, il arriva que » l’adultère, nommé Petrus Fontanus, » se trouva puni de la même manière (13) Guil. Figulus in bæc Bigotii verba.

ss TN AN ESS . + - Déniqué miris Invito invita est mihi clausa Lutetia fatis,

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