RÉMOND
ni au désavantage d'une secte impie cela avant toutes choses $ car un fai* et de vos plus implacables persécu- seur de relation qui a de la vanité' , teurs. J'entends par mentir, non- et qui veut bien vendre sa copie, y seulement l'invention entière d'un fourre tous les mensonges qui peufait faux , mais aussi la suppression ven* donner une idée favorable de ou Faddition de certaines circons- l'écrivain , et divertir les lecteurs, tances qui peuvent sertir où à dis- (E) Quelaues-uns disent qu'il s'aculper les gens , ou à les charger» quittait mal de son devoir dans V exer- Ceux qui n ont pas cette droiture de cice de sa charge de conseiller au conscience , cette probité achevée , parlement de Bordeaux. ] Consultez commettent une fraude dans le mé- M. Burnet dans sa Défense de la Critier d'historien , tantôt pour faire tique de M. Varillas , vous y verrez plaisir à des personnes qui leur peu- ces paroles : Florimond de Rem on d vent rendre de bons offices , tantôt était aussi peu estimé en qualité de pour ne pas désobliger des gens qui juge, qu'en qualité d'auteur, et le
'■ pas taisant :
libros
à l'historien : sa définition doit être : scribit sinè scientiâ , et aedificat sinè vir bonus narrandi peritus , un hon- pecuniâ : « il juge sans conscience , néte homme qui sait narrer les évé- » il fait des Hures sans savoir , et il nemens. Et néanmoins vous ne voyez » bdtit sans argent (29). » Si vous presque personne qui s'informe si consultez les dernières pages , vous y l'auteur d'une histoire est homme de trouverez l'extrait d'une lettre (*) bien. On demande s'il a de l'esprit précédé d'un préambule qui vaut et du jugement, si son style est beau, bien la peine d'être copié. Rappors'il intéresse le lecteur ? l'on sç règle tons donc l'un et l'autre : Onjaisait sur cela ou pour acheter, ou pour ne de si grandes plaintes de sa malignipas acheter son livre. Au moins de- té et de son injustice h l'égard des vraiUon faire comme ceux qui , en protestons , pendant sa vie , qu'on ne s'in formant des qualités des témoins , peut recevoir son témoignage contre commençaient par les richesses et eux comme digne de foi. Il est fort finissaient par les mœurs (37). aisé de devenir historien passionné de
Pntinus ad censum , de moribus ulUmafet j"1'?"* ' •< «' faUt mé™
QuasUo : quot pasdt servos , quot possidet plus de dureté d âme pour faire une *gr* injustice en qualité de juge , que pour
Jugera, qwm gultd magndque paropside co> écrire unefausseUi en qualité d'histO-
" rien. Mais voici l'extrait dont ils'a-
On devrait enfin demander si l'auteur git (3o). « // y a un livre intitulé ;
est honnête homme. M. **** com- » Plaintes des Églises réformées au
mence par là lorsqu'on lui montre, » Roi , sur plusieurs Injustices qui
chez les libraires , un livre nouveau » 'leur sont faites. 77 est imprimé
contenant la relation d'un voyage , » en 1597 , sans nom d'auteur. On
les mémoires d'un tel, etc. Voilà un » s'y plaint entre autres du Sr. Flo-
livre très-bien écrit , très-curieux , et » rïmond de Rémond , qui , pendant
qui se vend bien , lui dit-om. En con- -
naissez-vous l'auteur , dcmande-t-il : . * Lec,e.rc el Jï? trou™»t atroce cette accus.-
„ . 1 „ .*». 1 'm.' !> *,on portée par Burnet contre Florimond de lie-
est-ce un homme Vain et ambitieux ? mon<f m Ju trouver atroce n<e<tp la détruire;
Aime-t-ll les plaisirs ? Pourrait-ll se c'est ce qu'ils auraient dû faire s'il» l'avaient pu.
mettre en bon équipage sans tirer (*)) Burnet , Défense de la Critique de M. Va-
trois ou quatre cents écus du libraire nlla8 » pag-
dont il s'est servi ? Je voudrais savoir f lt(7w"c 1?tre ■^""■j1 * M; Juric" ' 5l ™.
fut 1 auteur des notes sur la Confession de Sann
, js 7- „ yr a >. .> 1 o» » qu> 1» lu» écrivit de Pari», en Tannée 16S8.
tiffikwL* ,F S' cltahon^)^lar' Quelque temps après, il lui envoyai, pièce nié-
. . ~ ' , ,. nue, pour rectifier par celte pièce quelques iu-
(17) On a coutume de dire pour marquer un exactitudes qui s'étaient glissées daus sa lettre,
siècle avare , qu un pere qui veut marier son fils Utile d'avoir eu cotte même pièce sous les veux
demande premièrement si une tille fille est riche, en écrivant. On peut voir le» remarques sur I*
en second lieu si elle est belle, et enfin si elle est Confession de Sanri , pag. 443 de la seconde édi-
vertneuse. lion. Rkm. cuit.
(38)Juvcn., sat. III, m. 140. (3o) Là nulme , pag. 146, 14-.
5oB RÉMOND.
» les troubles de 1 57a , ayant été mond. Il était conseiller du parie* » pris dans un voyage , par un parti ment de Bordeaux : Il avait femme » de ceux de la religion , qui lui et en/ans : Il n'avait aucun intérêt » firent payer une rançon de 1 000 li- d'altérer la vérité : Les calvinistes » vres , ne perdit jamais depuis ce étaient de son temps au comble de » temps-là d'occasion de se les faire leur puissance : Il n'avait aucune oc* » rembourser , et toucha dix ou douze casion d'être mécontent d'eux, et il » fois cette somme, comme il s'en travailla si long-temps a son Histoire » vantait lui-même. Depuis, ayant été de la Naissance y du Progrès et de la j» donné pour rapporteur a une veuve Décadence de V Hérésie, qu'il mourut » de la religion , dont le mari avait avant quelle fdt mise au jour. Ses » été tué de sang-froid par un catho- enfans prirent le soin de la faire im- » tique, il fit évader le criminel, de primer. Elle fut reçue avec applau- » sorte que ce meurtre demeura im- dissement. Il y en eut plusieurs édi- » puni. On voit encore sur la fin du tiens; et comme depuis plus de quatre- » même livre, qu'une fille de la reli- vingts ans quelle parait , aucun pro- » gion ayant été ensevelie dans le testant ne s'est avisé de la réfuter, » cimetière des catholiques de Bor- non plus que les livres de V Antéchrist » deaux, il y eut arrêt, a la pour- et delà Papesse Jeanne, que le même » suite du Sr. de Rémond , par le- auteur a composés , j'ai eu sujet de » quel il fut ordonné que le corps de croire que s'ils ne l'approuvaient pas, j» cette fille serait déterré et jeté a la ils la tenaient au moins pour indifft- » voirie, avec tous les corps de ceux rente (35). M. Burnet ruina sans peine » de la religion, qui y auraient été l'autorité d'un tel garant; on mon- » mis depuis dix ans (3i). » tra que Florimond de Rémond de-
if) M, Parillas fut un peu mor- meurait loin de V Angleterre , et de tifié.... le copiste de cet auteur.] On la connaissance de ce qui s'y passait le critiqua (3a) sur la négative aue (36) ; et que comme on le peut voir en l'on prétendit qu'il avait prise à Pé- chaque période de son Histoire , il gard de la consommation du mariage était plein d'une si grande malignité du prince de Galles (33) et de Pin- h l'égard de la reformation , que fante d'Espagne , et on lui représenta cela seul fournit un préjugé légitime qu'il aurait encore pu imposer plus contre tout ce qu'il en dit.... qu outre aisément , s'il eût cité en marge quel- cela cette partie de son Histoire , qui que lettre ou quelque récit , ou il eût regarde l'Angleterre, n'est pas de feint, selon sa coutume , qu'on trou- lui (5n). La Préface le déclare for-
positivement que ce mariage ne fut s'il ne le faut pas donner au jésuite Ripas consommé, il ne l'aurait pas in- cheorae. On ajoute (38) que Floriventé , et qu'i/ aurait un garant ca- mond de Rémond n'a jamais passé en pable de le mettre a couvert la-des- France pour un auteur qui pût tenir sus (34). Ce garant n'est autre que quelque rang parmi les historiens, Florimond de Rémond. On nous aé- soit a l'égard du jugement , soà à clare que vu la partialité que les l'égard de ia sincérité , et qu'il pasécrivains anglais, allemands, ita- sait pour un juge inique. M. Varillas, liens et espagnols, avaient témoigné continue-t-on , se serait récrié pettten traitant du schisme de Henri Vill, être il y a un an , comme du plus inoa avait été réduit à choisir un auteur signe tort qu'on lui pût faire , si on français , et que celui sur qui l'on l'avait accusé de copier un si maujeta les yeux est Florimond de Ré- vais auteur, et de n'être que son écho.
(U) Consultez les Note» «ur la Confession de il est bien aise *W™*hm
Sânci , pag. 444 , vous y trouvent <iw l'extrait d avoir un si malheureux asile , dont
envoyé à M. Burnet n'e tait pas loul-a- fait exact.
(3a) Burnet , Critique du IXe. iirrade Varillas, (35) La même , pag. çfi.
pag.fr. (30) Burnet , Défense de U Critique de M. Va-
(33) Artus ,/îls de Henri VU. rillas , pag. 34.
(34) Varillas , Réponse à la Critique de M. Bur- (3:) Là même , pag. a5. »cl> V*g- 97 (38) Là même , pag. a8.
RENOU. 5o9
il a été néanmoins si fort censuré Coocke (4^)> il aurait vu le contraire. dans Paiis , que ce serait peut-être Mais observons aussi que la raison le traiter trop cruellement que din- qu"il a prise de ce que son historien sister davantage sur cet endroit. On était marie' , n'est pas méprisable ; le raille sur sa remarque que Flori- car il est plus naturel de croire qu'un mond de Rémond avait femme et en- laïque n'a pas été dirigé par la préfans. Il n'est pas aisé de voir , dit occupation eu écrivant les histoires M. Burnet (39) en quoi consiste la des ennemis de son église , qu'il n'est force de cet argument : mais aussi il naturel d'attendre cela d'un ccclé* fout s'élever au-dessus du vulgaire siastique. Ainsi M. Varillas a pu se pour être touché de l'éloquence subli- persuader que Florimond de Rémond me de M. Varillas. S'il faut avoir était moins . suspect qu'un moine ou femme et enfans pour être bon au- qu'un prêtre. J'avoue que cette raideur, on peut conclure de là que son n'est pas moins valable pour M. Varillas ri a ni l'un ni Vautre. M. de Thou : mais comme il n'a C'est encore ici un nouvel argument rien écrit sur le schisme de Henri pour le mariage des prêtres , dont on VIII , M. Varillas pouvait-il le prenne s'était jamais avisé. Mais j'avoue dre pour guide ?. Il eût donc pu se déque pour une personne d'une capacité fendre quant à ce point-là.
Ordinaire comme moi , il paraît in- fr) Il a /t<? traduit d'anglais enfonçais par compréhensible comment cela a pu Jean de la Montagne. rendre Florimond de Rémond bon i> m nr-r , t \ 1 *• auteur, et non pas M. de Thou. A la HbJNOU (JEAN DE ) , en latin fin du livre on le régale des plaintes Renodœus , conseiller et médecfue les protestons publièrent contre cin du roi, à Paris, vers le comlanimosité furieuse que Florimond mencement du XVIIe. siècle, de Rernood leur témoignait (io) : . , , . T1 .. 7 cela seul pouvait le préoccuper en était normand (a). II excella surécrivant leur histoire : et de plus il tout dans la pharmacie , comme se souvenait qu'il avait été leur pri- \e témoignent les écrits qu'il sonnier , et qu'ils l'avaient mis à composa en latin ( A) et qui fu rançon : n est-ce donc pas une honte r , . / • d'avoir soutenu qu'il n'avait aucune ™nt traduits en français par occasion d'être mécontent d'eux ? Louis de Serres. Ce traducteur Mais si tout historien devrait rougir |ui donna la louange d'avoir de n'avoir pour son asile que l'auto- autant s ssë en celte tie rite de ce magistrat de Lordeaux, , . , . r. r . dans la narration du schisme de l'An- *e la médecine Fernel et Sylvius gleterre, c'est en particulier une honte et tous ceux qui jusqu'alors s'éprodigieuse à M Varillas, lui qui s'é- taient mêlés de cette matière, tait mis de lui-même sur le pied d un p rf % g , j surpasse„t écrivain a manuscrits rares, authenti- 1 J * ques, anecdotes, les plus pures sour- Mirepsus et Pracpositus. On peut ces delà vérité, et les moins connues, aisément s'aperce voir que Jean Observons qu'on lui laissa passer de Renou n'était point ami de la une chose qui n'est nas vraie n pré- Riyiè médecin de Henri IV. tend (lue les livres de 1 Antéchrist et T1 . 7 . . , , de la Papesse Jeanne, composés par H va jusqu a le traiter de char- Floriraond de Rémond n'ont pas été latan«(c). J'ai remarqué qu'il reréfutés : s'il avait jeté les yeux sur jetle un infinité d'erreurs popu-
le titre du Théâtre de r Antéchrist \ • „ . 1 *. i„„ AAO
1^ n- 1 „ jpai„ laires louchant les vertus des
(4 1 ) , et sur le Dialogue d Alexandre . , .
plantes et des minéraux», etc. ;
rîna?!^1iDéfe,wde,aCridquedeM Va" niais quelquefois il fait grâce à
(4o) J'ai rapporte' ci-dessus, citation [il) , cet (fl) y Tépitre dédicatoire de la ira-
endroit de M. Burnet. , /. / ' » rœ.
(40 Compose par un ministre nommé Nicola, ducitonfrançaise de ses OEuvrc».
Vipiier. et imprimé en i6»o. Il parut aussi un (b) Voyez la préface.
livre intitule' : /'Antéchrist romain , qui réfutait (c) Rcnou t II». III de la Matière mctiici-
notre Rémwd. nale , ckap. XXXIV, pag. m. ^65.
5l0 BÊSÉNIUS.
des traditions bien puériles <1» ûJ^&gj&S*. Il critiqua quelque chose dans la ^ Quelquefois il fait erace h des
traditions bien puériles.'] Je n'en donnerai qu'un exemple. On dit que Tcsmeraude est de si grande efficace, giarisme-;car .enisue *«g t non seu£ment préserver
critique soutint que Jean ae %u ^ caduc tous ceux qui la por- Reaou avait enrichi son Antido- tent au doigt enchâssée en or\, mais taire d'une infinité de larcins aussi fortifier la mémoire, et résister tirés duDispeLir.de feu Bau- P^ZT^ZÛt'caf^rZZ deron , son père (e). Un répliqua ^un roy d'Hongrie estant aux que l'accusation était aussi fausse prinses amoureuses avec sa femme
ira* ridicule ( f). sentU ?i*W UlU esm€raude 1utl
que riaicuie {j). portoita son doigt se rompist en trots
(^Renou, liv. F Ide fAntidotaire, chap. rpieces durant leur conflict , tant ceste JF.pag.^. i An.*:„ „i,a pierre aime la chasteté. Cela estant
r,iïolyd;uTeV7elemotdep^iflr««e,plu. Mesue a eu raison de substituer Tes-
sieur, ?ot employé ?" > *oit meraude en laplace de la turquoise ,
Jl ajoute que Bauderon père , mort en 10*33, etc. (a).
avait survécu à son fils, mort dès I0i5.
«vrtii. ' * Cbalvet, qui a donné en 1791 nne nouvelle
(/) LA même. édition de U Bibliothèque du Dauphiné , n'y a
(A) Les écrits qu'U composa en latin."] En voici le titre : Dispensato- VErreur > Lyon, 2.
s* f /^I../-»»,.*^T,r>i r>nnli tiens /\ n /;., rr la Matière médicinale,
Pierre ) , con-
et Antidotarium vanum ei - ^ „ . r™w>n
^,o/ati«.m«m. Le ZMeniuà rvm- seiller et professeur à Copen- ™*u5 (0 marque les éditions de Pa- hague , y naquit le 1 7 de juin ris 1608, et i623>4°; celle de Franc- ^5 Son pere S011 aïeul pa-
fort,it^,m-8<>.;c^ et sron aieul maternel ,
t/i-4<\, et celle de Genève, revue par , » Q^Ur»/lo I!
Pierre Uflenbach et augmentée de ont ete eveques de Mande. Il
quelques pièces, i63i m-8°. On a ou- fut fait sous-principal du collège
bliéfédition de Francfort i6i5, sur de Copenhague , Tan i6'f6 ,
laquelle Louis et s'élant déchargé de cet emploi
crémière traduction Il appiu ensuite , . • , *•
Sue Fauteur avait augmenté* d'un l'anné suivante, il se mit a voyatiers son ouvrage dans l'édition de ger dans les pays étrangers. II Paris i6a3,et il traduisit aussi ce Jtu(jialcs belles-lettres et le droit a^itffi^ ^ont peudant quatre ans dans Façadeédition est de Lyon 16,6, chez An- mie de Leyde , après quoi il alla toine Chard. L'exemplaire que j'ai en France, et puis en Espagne, vu marque au titre, qu'il est impn- et eQ lulie j] s'arrêta à Padoue mé à Lyon chez Nicolas Gay, lan pnt.Pr pt s'v annliaua
i637. LWrage est in-folio et con- un an entier, et s y ^appliqua tient quatorze livres, cinq pour les principalement aux études de institutions pharmaceutiques, trois jurisprudence. Il y fut choisi pour la matière médicinale, et six conseîner de la nation Germa- ^rV****^^*^ tûÙ nique, et vice-syndic de Façade-
pression y sont înnomnramu». lou« ? ' J y.r i.^..-.,
île Serres était Dauphinais et aegrége mie , et en cette qualité il taaranau collège des médecins de Lyon. gUa Jans le sénat de Venise, et
,., A U w «6 * M». * °l>tint Privi,é8e P°Ur CeHe
RÉVÉREND-DK-BOCJGY.
université. Il ne tint qu'à lui <Utd narrât io ne de Tjrchone Braheo d'obtenir la chevalerie de Saint- '^sisque ipsius et sororis ipsius
tut ïi j n j ~ oopntœ liraheœ epistolis , édita* in
Marc. Il ne sortit de Padoue qilarta, annoM. 6c. LXr/II.Jus qu après y avoir ete reçu docteur aulicum vêtus Regum Norvegorum , en droit, le 1 1 de septembre 1 653. dictum HIRDSKRAA : item Jus
Il s'en retourna par l'Allemagne ^^,^^SK7o^S^diûk: r* \ > • i5 o îum WTHERLA GSRET , lineud
en Danemarc , et se maria le 8 triplici , originali islandicâ , inter}re-
qe juillet Io55. Il fut proies- tibus danied , atque latind, additœ seur en morale dans l'acadé- quoque annotaliones , impressiofacta
mie de Copenhague, le *5 de M. DC. LXXIII.
, rcr Havniœ deuneatio toposraphica in
novembre 1657 , puis consul de œre expressa,unacumbrevipartium
la même ville , et conseiller au et locorum enarratione , danicè et
conseil Suprême ; et enfin prési- germtinicè impressa Havniœ , anno
dent de Copenhague, et con- M. DC. LXXIF.Samsoœdescriptio ... j . r.. Dr! c « ir « deuneatio cum Rguns. In folio, seiller de justice. Il fut anobli Havniœ, anno M DC. LXXr.
le 8 de janvier rriHo, et créé Friderici. Il H ist. danicè in-folio cum
conseiller d'état le 6 de mai figuriSyHaf., anno M. DC. LXXV.
i684- Il dressa une très-belle bi- ^«7™ islandicnm Gudmundi An-
, 7i » >-i 1 .1» j' dreœ Islande, cum prœfatione de eius-
bhotheque qu 1 1 donna a 1 acade- dem vitâ . inyormd au and , Havniœ,
mie de Copenhague , et dont le anno M. DC. . LXXXIII. Leges catalogue fut imprimé (a). Il Cimbricœ Valdemari secundi régis publia aussi plusieurs livres (*) ^f^t^T,^
tione additd est narratio de oraine (a) A Copenliague % m-8<>. equestri Dannebrogico : item de novo
(*) Tiré du Journal de sa Vie, composé corpore jurts Daniel : np nondegepar lui-même. Il est à la téte du Catalogue nealogutejusdemEriciKr^bii, Havde sa Bibliothèque. in-40. ,anno M. DC. LXXXIV.
Leges civiles et ecclesiasticœ Chris- (À) // publia... plusieurs livres.] Eu tiani secundi , in quarto , Havniœ , voici la liste : Edda Snorronis Stur- anno M. DC. LXXXIV. Havniœ et lesonii triplici lingud , islandicd , da- Ri p arum Jus urbicum, in 1 2, Havniœ, nied et latind : quarum islandica codent anno M. DC LXXXIV{\). primitiva est, reliquœ autem inter-
pretationes. Prœfixa etiam prolego- (») Vi** Keseoii, folio D ij verso, mena de triplici ratio ne docentliEthi" «•ATT^n^Mrv cam : item* de Eddœ Scriploribus , RÉVÉREND - DE - BOUGY partibus et aliissimilibus. 1 mpressum #(Jeàn) marquis de Bougy et lieuesthoc opusin quartd quam appel- tenant-général dans les armées Innt forma , anno M. UC. LiXr . 1 r? 1 « j t •
EddlSœmundianœ pars dicta HA- £eJTranC^S0.US le reSne ^ Louis KAMAAL , complexa Ethicam XIV, se distingua en mille ren-
Odini : estque et islandicè et latinè contres par des actions de cœur impressa in quarto , ut vocant , an- et de tête et par une MéUié no M. DC. LXr. Eddœ oœmun- . . , ,» . f , . . dianœ VOLUSPA ,continens : phi- inviolable et qui le î tint toujours
losophiam Danorum , Norvegorum- attache au service de son souve-
que antiquissimam : estque iméressa rain , lorsque tant d'autres emin quarto ,annoM DC.LX^.item brasserent le parti rebelle au anno M . uL>. LXXIII , adaxtis Cr«a- j 1 j •«
muntli Andreœ Islandi annolationi- temPs de ,a dernière guerre Clbus. InscriptionesHavnienses, Ama- vile (a). 11 était de la religion , grienses , et Uraniburgicœ , latinœ ,
danicœ , et germa nie œ ; unà cum ad- (n) L'an 1649 et suiv.
5ia RÉVÈRE ND-DE-BÔUGY.
et d'une ancienne et noble fa- de temps après (f). Avant cela
mille en Basse-Normandie (A) , il avait commandé en chef au
et le plus jeune de seize frères siège de Château-Portien, ce qui
ou sœurs (b). 11 entra cadet dans obligea le roi, après la prise de
le régiment des gardes, à l'âge de la p lace y de lui en donner le gow
douze ans , et il s'avança ensuite vernement..,. Il se signala par
de degré en degré; car il fut la prise du Mas -d'Agenois....
successivement cornette, capi— et à la retraite de Saint- Andras,
taine de chevau-légers , mestre et en bien d'autres occasions ,
de camp, etc. (c). Il fut cornette en Vune desquelles, étant lieute-
des gendarmes du maréchal de nant-général , après avoir corn-
Gassion(rf), o^ui conçut pour lui battu vaillamment jusques à
tant d'ami lie et tant d'estime l'extrémité , il fut fait prison-
(B) , que cela seul peut nous con- nier (g), l'an i653. On lui pervaincre de sa bravoure et de ses mit sur sa parole d'aller à la autres vertus militaires. Il ne cour (A), et ayant été échangé, il manqua pointde reconnaissance; s'en retourna en Guyenne, où il embrassa les intérêts de ce il épousa en i654 Marie de la maréchal avec tantd'ardeur, que Ghausade de Gai longe, très-riche le cardinal Mazarin ne l'en put héritière, dont il n'a laissé qu'un
Î* a tuais détacher. Son éminence fils (D). La reine-mère et le car-
e pressait fort là-dessus, quand dinal Mazarin se mêlèrent fort
il allaita la cour pour raccom- obligeamment de ce mariage (E),
moder ce que les manières trop et n oublièrent pas de parler des
vives et trop hardies du maré- bons services du père de la de—
chai avaient gâté (e). Elle réussit moiselle (F). Il servit en Cata-
beaucoup mieux às'acquérir M. de logne la même année , sous le
Bougy après la mort de Gassion prince de Conti , et les années
(C) . Les services qu'il rendit pen- suivantes jusques en i65t , qu'il dant la guerre civile furent fut obligé de demander son congé grands et importans , et l'on eut pour aller à Montpellier se faire une si bonne opinion de sa con- traiter d'une fluxion sur la poiduite et de sa fidélité , qu'il fut trine. Ce mal lui venait d'avoir choisi pour commander en chef passé une nuit sur les monles troupes qui demeureraient au- tagnes , où pendant son somprès du roi, de quoi il s9 acquitta meil il avait été tout couvert de si heureusement, qu'après avoir neige. Il ne trouva point de soubattu les rebelles qui voulaient lagement à Montpellier , et n'en lui empêcher le passage de la n'ayant point trouvé non plus à Loire , à la Charité, et étant entré Bordeaux , il s'en alla à sa maidans leBerriy il contraignit leur son de Callonge , et y mourut chef d'abandonner la ville de l'an i658, à l'âge de quarante Bourges , oii le roi fut reçu peu ans. Il fut généralement re-
{b) Mémoire communique à l'auteur. (f} Lettres patentes de l'érection du marte) Là même. (juisat de Bougy.
(d) Là même. {g) Là même. (c) Là même. {h) Mémoire communique.
RÉVÉREND-DE-BOUGY. 5t3
gretté de tout le monde. Le roi, verra ci-dessous quelques-unes
la reine , et le cardinal Mazarin, des circonstances les plus glo-
firent l'honneur à sa veuve de rieuses de sa vie (G). Il avait reçu
lui écrire des lettres de conso- entre autres blessures cinq coups
lation. II aurait fait une plus de mousquet (/).
grande fortune, s'il eût été ca- .
Ti i« i • . 1 i« î Pondant tout ce tcmps-la, n'ayant pas une
tholique : la reine et le Cardinal moindre opinion de sa prudence que de sa
lui avaient écrit plusieurs fois valeur, nous remployâmes aussi en plusieurs
wniir lVslinrfPr h rhan*Pr dp r#w imP°,rtanlcs négociations, et en particulier
pour i exnorier a cnanger <w re- auprès du duc & Modène iorsqu'if se declara
ligion , et à lever par-là l'ob- pour nous, et joignit son armée à la nôtre,
s tacîe de son avancement, et pour en *648- •
, - cc • , v * . , ' l i (') Lettres patentes de l'érection.
lui oiinr le bâton de maréchal ,
et un gouvernement à son choix, W Il était d'une anciefine et
«mirvii mi'il «iP ronvprrîf Sa rp- noble famille de Basse-Normandie. ]
pourvu qu il se convertit, aa re- u ^ fiU de MicnFt RivÉREIiD.DE^
ponse fut que s il pouvait se ré- Bougy , et petit-fils d'OuviER Révé-
soudreà trahir son Dieu pour rend-de-Bougy , et arrière petit-fils
un bâton de maréchal de France, de Michel Révérend-de-Bougy. Il est
il pourrait trahir son roi pour de ces deux derniers dans i l lis-
. •« » . toire dq Mezerai , comme on le verra
beaucoup moins , et qu il était bientôt On ne trouve rien d'anté-
incapable de Vun et de Vautre , rieur dans les livres imprimés ; mais
se contentant de voir que Von les titres de la famille remontent plus
était satisfait de ses services , et haut ' {l™<l^h soient assez infor-
Jj. . T 4 , ' . mes , Ja maison ayant ete pillée une
que sa religion seule empêchait f0i8 f et brûlée une autre fois pendant
quil n'en reçût la récompense les guerres civiles du XVIe. siècle (i).
(î). Le roi avait érigé en inar- Mézerai compte un Bougy (a) entre
quisat la seigneurie de Bougy , Ie8 "{«"f u" ?U**?1 i™*™ 4
" t> *t i- • Caen le Duc de Mont pensier, qu Henri
située enbasse-JNorniaridie ; niais m avait envoyé en Normandie, pour
comme c'est une terre qui relève empêcher que la ligue ne lui débande divers seigneurs, on forma cnât entièrement cette province. Ce
, j» •«.- ii» • . BouffV était père d'Olivier Kevérend-
tant d oppositions a 1 enregistre- Aa J?J „ \ a y £ . ^
3 i » de-Bougy dont le même Mczerai parle
ment des lettres patentes, qu elles Cn ces termes : « Caen était perdu ,
n'eurent point d'effet. Delà vint » si la resolution et lejugementd'Oque cette érection fut transportée » }ivier Révércnd-dc-feougy , gentilî .a baronie de Ca.longe qui re- : t^JXr^j^SÏÏî lève immédiatement du roi. Les „ sort courageusement dans la rue , lettres patentes en furent expé- » fait avertir ses amis, excite les Radiées au mois de novembre 1667, abitansî et cependant prévoyant
• * ~„ i~ „i.™k.„* aJL » "ien <fue les ennemis fermeraient et registrees en la chambre des w ,a pJte du pont ? u envoje un de
comptes le 9 de septembre 1009, » ses gens y clouer promptement une
Je les ai lues , et j'y ai trouvé un » pièce de bois entre les feuillures.
ample détail des services que le M ?e sorte 1ue lorsqu'ils la' veulent
• j u~ ~ ~ ~ 1 ^ «fermer, et que plus ils se hâtent , marqms de Bougy a rendus au M moin8 ils 8^perceoivent de rempa!
roi. Ils consistèrent non-seule- » chement, il arrive là-dessus avec
ment en actions guerrières, mais » quinze ou vingt hommes animés
aussi en négociations (A). On " Par son e^mple. Sa venue les
(0 Tiré du Mémoire susdit. Q Mé™ii" iTM^tfrtxicc, tom. III, p.
(A) Voici les termes des lettres patentes • édition de t(i85.