RYER
» ge les âmes pieuses , en tournant tre est encore plus divertissant. (i4) » ces psaumes ( 10) en notre langue « Des écrivains de cette espèce, qui » aussi poliment qu'il a fait. 11 y a » se sont résolus de ne jamais recu- » seulement un endroit où je sou- » 1er, ou qui, par le choix de leur » haiterais qu'il eût pris garde au » institut , ou par le mauvais état de » latin un peu de plus près. C'est à la » leurs affaires , sont tombés dans la » page 17 et suivantes de la seconde » nécessité de toujours avancer,quel- » édition , où H. du Ryer tourne : » que obstacle qu'ils puissent ren- » Comme si j'étais encore enfant h » contrer , se croiraient estropiés >» Page de cent ans , tout vieux et » s'ils s'étaient retranché quelque » tout cassé que je suis , je Jais en' » chose. Et ceux principalement dont » core les actions d'un enfant. Il fal- » la subsistance dépend du poids et » lait tourner suivant le latin : Et » de la mesure de leurs écrits, s'imay> comme si j'étais âgé de cent ans , » gineraient perdre un sou , en re- » je fais dans Page où je me trouve » tirant un mot inutile ou mal placé » toutes les actions d'un enfant. Si » de leurs ouvrages. C'est par ce » ces psaumes sont d'Antoine , roi » motif que Guill laume Xylander, » de Portugal, la faute de M. du Ryer » Louis Dolce, Jean Baudouiu , Pierre » est inexcusable ; car il est constant » du Ryer , et plusieurs autres écri- » que ce pauvre prince n'avait pas soi- » vains mercenaires et gagés parles » xante-quatre ans quand il est mort.» » libraires, se sont obligés d'allonger (B) On croit que ses traductions se- » et de grossir de tout leur possible raient meilleures , si les libraires Va- » les écrits qu'ils mettaient sous la v aient un peu mieux récompensé. ] A » presse; de sorte que pour sauver et la suite des paroles que j'ai rapportées » conserver leur vie, ils ont bien des Nouvelles de la République des » voulu flétrir et perdre leur répu-
» peu de latin qu'ils ont rapporté du »> de faire des vers a quatre francs le » collège, à ne point se hasarder de » cent, quand ils étaient grands , et » traduire. Cela demande plus d'ha- » à quarante sous , quand ils étaient » bileté que l'on ne pense , et veut » petits , comme le rapporte M. Fuis des gens qui ne le fassent pas pour » tière *. » Recourez à ce que j'ai dit j> vivre. Je le dis sans faire aucune de Cardan (i5).
» allusion à ce passage du Diction- (Q On trouve dans le Wénagiana
hose qui le concerne. ] Je M. du Ryer était de Paris, comme Xilander, quifami » dire travaillait pour subsister seu- „ magis auam famœ inserviebat. Il
avait des langues n'étaient pas de grande étendue ; et qu'étant aux gages des imprimeurs qui le faisaient subsister , ils ne lui donnaient pas assez de loisir pour pouvoir faire quelque chose de limé et d'achevé (i3). Voilà le premier passage $ l'au-
(10) Cest-h.-d.ire, Psaltni cenfessionales inventi . ,, ,
in scrinio Antonii Portugais régis, Lutetiœ » a fait Une tragédie SOUS le titre i5g5 , i5g6.
» de YHistoire de M. de Thou. Pour 1» éviter la dépense , il demeurait » hors de Paris , encore plus loin » que les Picpuces, où u logeait » avec une femme et des enfans. J'al- » lai le voir une fois en compagnie.
» Il nous régala de cerises cueillies m dans un petit jardin qu'il avait. Il
(11) Nouvelle de la République des Lettres, octobre 1684 , article II, pag. 7^5.
(ia) C'est, selon l'édition de G enbve ; 1680; mais en faveur de ceux qui ont d'autres éditions, j'avertis que cela se trouve sous le mot Pain.
(i3) Baillet, Jugemens sur le* Traducteurs, num. 949.