Wolzogue , Apolocie pour le synode de
» n en avoir pas dit assez, et soutient N.Vden, irl partit Pl§. ls\ , i55.
» que Dieu Veut tromper, et qu'il (î5) Notes, qu'ensuite M. de Woliogue observe
» peut tromper. 11 m'objecte l'Ecri- qu'il avertit au synode de Nacrden M. de Laba-
» ture même là-dessus , et demande , *« dc cetî* b«vue> cl deP«js» ajoute-t-il , il s'en
#. Trr j 1 1 • • est corrige, ayant remarque que celait une ira-
» fjue dira Wolzogue a cette fustoire pi^ de dire que Dieu veut tromper et qu'il
1> qui nous est racontée au chap. XXII trompe effectivement les homme». » (lu premier livre des Rois , et (ri) C'est-à-dire Jugeraens de plusieurs Pro-
» surtout h ces paroles du verset 32 ? f<TT «'Docteur» en théologie, qui prouvent
»->, »'».. rr, n i- ortbodose le livre de Louis dc Wolxoguc, de Un-
» Et l Eternel dit ; Tu VirulutiaS, lerp.ite de l'Écriture.
» et même en viendras a boiU. Sors (a7) YYolwguc, avant-propos des Jugemen*,cic.
» elle nous ne pouvons avoir aucune » de la puissance , il a de la constan-
» assurance , ni des autres choses du » ce , il a tout ce qui pourait servir
» monde, ni de notre salut. Néan- » A exécute» quelque dessein de
m moins pour expliquer la nature de » tromperie , s'il avait la volonté de
» la tromperie, je distingue la vo- » tromper ; mais il lui est impossible
» lonte' de tromper d'avec les qua- » d'avoir cette volonté de tromper ,
w lites nécessaires pour exe'cuter cet- » il lui est aussi impossible de vnu-
» te tromperie. La volonté de trom- » loir employer sa puissance pour
» per est toujours criminelle , et » l'exécution d'une tromperie ; d'où
» contient proprement ce qu'il y a » je conclus qu'il lui est impossible
» d'imperfection dans la tromperie $ » de tromper. Ce sens ne dit rien
» mais les qualités qui pourraient » autre chose , sinon que Dieu est
» servir à exécuter cette tromperie » tout puissant et tout sage. Et qui
» sont bonnes , et contiennent tou- » le niera ? Mais on me dira peut-
» jours quelque perfection (q8). Re- » être qu'il y a quelque chose de
n présentons nous deux hommes , » rude dans les paroles. Quand cela
» dont l'un est stupide et malicieux , » serait , ce ne peut pas être un
m l'autre est vertueux et habile : on » si grand crime, pour en faire tant
a peut dire du premier, qu'il a bien » de vacarmes. Si tous les mots ru-
» envie de tromper quelqu'un , mais » des et choquans étaient ôtés des
» qu'il n'en a pas l'esprit ; il ne man- » livres de nos. théologiens, on y
» que pas de bonne volonté , mais » ferait bien des ratures. Calvin mê-
» le pouvoir lui manque : on dira » me ne serait pas exempt de cen-
» au contraire du second , qu'il a » sure en la matière de la prédesti-
» de l'esprit de reste pour abuser » nation. Mais en celle dont i} est
» les simples, mais qu'il est trop » ici question, je soutiens que l'Ecri-
» honnête homme pour le faire, si » ture en dit davantage qne moi. File
j> nous appliquons maintenant cela à m ditau Ifr. liv. des Rois , chap XXII.
» Dieu , il est trés-constant qu'il n'a » que l'Eternel a mis un esprit men-
» point la volonté de tromper, il ne » songer en la bouche des faux pro-
» la saurait avoir, il est trop parfait » phètes; Au chap. XX. de Jérémie ,
» pour cela, étant la perfection mê- » 7. O Eternel, tu m' as trompé et j'ai
m me j mais au regard des qualités re- » été trompé. Car c'est ainsi que la
» quises pour exécuter une tromperie, » Bible anglaise l'a traduit. Et notre
m comme sont la sapience et la puis- » version ne nous représente-t-elle pas
» sauce , pour exécuter la tromperie^ » ro/e, moi, l'Eternel, aurai séduit ce » car cela présupposerait toujours la » prophète-la. Ai-je rien avancé qui » volonté de tromper , mais il a » semble si étrange d'abord que ce-
n'ignore pas le
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» peut tromper s'il veut , mais qu'il » mon livre sans me charger de cette
» ne peut point vouloir j c'est-à-dire » apparence de rudesse qui se trou-
» que Dieu ne saurait tromper , non » ve dans le mot. Et ce qui est étou-
» pas par quelque défaut de sapience » nant, M. de Labadie a soutenu que
» ou de puissance , mais par la per- m Dieu peut trompcr,c*u'il veut trom-
» fection de sa volonté. De sorte que » per , qu'il a trompe ; il m'accuse
» ces paroles , Dieu peut tromper s'il » de n'eu avoir pas dit assez en disant
» veut, doivent être paraphrasées » que Dieu peut tromper s'il veut,
u de la soute; Dieu a toutes les quali- » mais qu'il ne peut point vouloir ,
» tés nécessaires pour exécuter la » et personne de nos zélateurs ne le
» tromperie : il a Je la sapience, il a » reprend.»
, a^ r. Cette explication de M. Wolzogue
{?1 %tiïYvc T 1 at F ne contenta point ses adversaires.
ninan/ne (A) tic l article de RiNouuit dans ce * , ». ,c
^uJlFV 4O0. M. Vogelsang la réfuta avec toutes