TOME XII
de professeur extraordinaire en hé- beaucoup d'aigreur. Il ne les m éna-
breu , n'y ayant alors que les luthé- cea point , et il attaqua vivement ,
riens qui pussent être promus à la dans ses écrits , plusieurs célèbres au-
charge de professeur ordinaire dans teurs , et nommément Mislenta (10) ,
cette université ; qu'il n'y avait per- la colonne du luthéranisme , à Ro-
sonne qui s'imaginât qu'il fût né juif, nisberg, et les Buxtorfes, qu'il accusa
mais qu'on soupçonnait pourtant qu'il de crasse ignorance dans l'hébreu,
l'avait été. Enfin , l'auteur de la lettre s'ima-
Le même auteur de la lettre racon- gine qué les soupçons se fondèrent
te, qu'un jour le baron d'Eulenbourg, sur ce que Rittangel n'avait fréquenté
gendre du grand - maréchal , railla que des juifs pendant son séjour à
ftittangel sur le chapitre de la circon- Gonstantinople , et sur ce qu'il avait
cision , à la table de son beau-père , toutes les manières et tout l'air d'un
qui en fut fâché ; que Rittaugel cou- vrai rabbin. Mais ce ne sont pas des
vert de honte s'excusa modestement, preuves qu'il eût effectivement cm-
ittangel fondant il avait pu
en larmes, et poussant de profonds leur tenir parole (n). soupirs , lui protesta qu'il était très-
faux qu'il eût été circoncis. Le même M JET 'V*^0**?' . M
1 ï . jiciu' (11) lue a une lettre scripta a Medico
auteur assure qu'un pasteur d Elbing, JTi K> ad MeilirHm ,Ioiraudicum P. B. vénéruble par sa probité et par sa
science, lui avait fourni une bonne ROBERT (Jea.pt), professeur en
preuve. Ce pasteur avait pris toutes droit dans l'université d'Orléans
f^Stt^tS « P** . « XVI'. sîècle se gel. Ce malheureux homme s'était nt estimer par ses ouvrages (A), marié à Une femme qui le raaltrai- Anne (a) Robert son fils* , avocat tait (9), et qui était soutenue dans au parlement de Paris, publia des Z,^\^™%«Zt "vres de jurisprudence qui pasvailla de toutes ses forces à calmer sent pour bons (B). Voyez (a ces dissensions , et fut témoin des lettre que Pasquier lui écrivit emportemens de la femme, et en tira ffr). Louis Robert son fils, avocat un bon argument contre l'opinion ' » 1 c commune touchant la circoncision ?u même parlement, mourat fort du mari , car il raisonnait de cette jeune, et avait acquis déjà beaumanière : cette femme pendant ses coup de réputation *3. Voyez le emportemens disait avec toute sorte Qhoartius maior. vel de orbitale d effronterie tout ce qui pouvait con- . 7 ja \ \ .1 • tribuer au dommage et an déshon- ^lerandâ de Jacques Gutheneur de son mari , et néanmoins elle rius *4. On trouve ce traité-là ne l'a jamais accusé d'être circoncis, à la fin du livre de Jure Ma' il faut donc qu'il ne le soit pas. M . .„ .
L'auteur de la lettre ajoute une , 11 et*l< a« prmdiald Or le'ans,
autre raison. Je ne sache point, dit- CS"\T, ' ? ',*" l59°* ^Jfw^
, «• 1 ! f") Et non Anche , comme dit Konie
il , que pendant la vie de Rittangel , -a n vivait encore en 1617, ci mourut ne»
aucun de ses adversaires lui ait fait après, dit Leclerc, d une goutte remontée,
un tel reproche dans quelque livre. (A) Elle est au livre XIX , et à la pas?*
Ils furent pourtant en bon nombre , 5aa e* sithr. du IIe. tome.
et quelques-uns d'eux firent paraître T *\ 11 mourut fort jeune, en i6t3 , dit
^ Leclerc.
(o) L'auteur de la lettre m'a dit que la cause n *4 ,Tf nom de cel ai,t™r » dil *****
de 7<* mauvais* humeur de cette femme était que ^nUerc. Il est nomme Gulierres dans Mo-
Rittangel , sjoit par tempérament, suit à cause de r*n» rl Gout/iier, clans le Supplément de
ton a\*e, avait le don de continence plu» qu'il ne 1735. Le Moi'Cri de IT^Q rappelle Couthiers
fallait pour l'inclination de son épouse, et Guthièrvs.
nium : l'auteur l'adresse à Anne ouvrage contre un ministre nommé Robert , et le console le mieux YTÏ MasT* Ce*ouYraSe' ^àait
*•• i - mit»' i* de latin enlrancais. fut imprime à
quil lui est possible. J ai parle Paris Pan ,5^ Vo^ez ,a Biglioth<,!
Ci-dessus(c) dePiERRERoBFRT, l un que française de du Verdier (1).
des plus illustres avocats du par- (B) Anna Robert publia des H-
leinent
Henri
ci-dessous
fesseur
même famille sur matières notables. Les raisons
c t>\ k' , un des avocats y sont rapportées ample-
fcon fils Anne eut une tille raent et doctement. C'est un tissu
nommée Anne , qui fut mariée perpétuel d'érudition, et de citations
avec un frère d'André du Lau- choisies. Je n'en dirais pas davantage,
rens le médecin (d). La famille «ijf^ nie souvenais f(ue, parmi ceux i - -, r. . ,v / . , qui ont dit crue les passages de Ta-
dont il était subsiste encore a j!ercau que *e rapvcJrU <yans rarti
Paris sous une belle figure, ticie Quellenec causent du scandale, M Robert, procureur du roi au il 7 en a qui se fondent sur la fausse Châtelet, en descend. 11 a un ^PP<>«tion que cet écrivain n'était
d aucun poids , que personne ne te
facette flat-
inii m sortant tic ' * ' " ' scaQdale
1,. , Va 1 cessera , si ie leur montre qu une er-
1 intendance de Canada a ete fait reur de fait en a été le fondement ,
intendant de marine à Brest, au et c'a été l'une des vues qui m'ont
moisde janvier 1703. Feu M. Ro- porté à faire voir dans la seconde
bert , chanoine et grand- péni- i^^i^e^m^^y'Vl • 1 ikT r\ & . if • ic discours de lagcreau n est point tencier de Notre-Dame a Pans , inconnu (a) ; a<». qu'un autre avocat était leur frère (e). * du parlement de Paris (3) s'est ex- Ce) Citation (10) de Cariicle Marillac P,ri.me aussi librement que celui-là. (Charles de) , tom, X, pag. 280. J ajoute ici dans la mâme vue , c'est-
(d) Voyez la remarque (Ë) de Vartide à-dire pour l'édification de ces per- Lacrens ( André du ) , tom, /X", pag. 1 sonnes scandalisées , qu'Anne Robert,
(e) Tiré du Mercure Galant , moi* «te ya/t- l'un des plus célèbres avocats de ce t ier 1 703 • Pa8- *7 1 • même parlement , a renchéri sur ces
(A) // se fit estimer par ses ouvra- deux-là , et que c'est dans un ouvra-
s. ] il publia , Sententiarum juris ge dédié au grand Achille de Harlai,
ïibri If , à Paris, 155*7 ; Heceptœ ju- premier président de cette auguste
ris civilis Lectiunes libri II , à Or- compagnie. Le X8. chapitre de son
lc'ans, 1567 ; Animadversionum juris IVe. livre Rerum juJicatarum roule
civilis libri lll, à Paris, i58o. Cujas , sur un procès d'impuissance qui avait
sous le nom .de Mercator , écrivit été porté par appel au parlement de
contre ce dernier ouvrage *» . Robert Paris. Ce parlement donna (4) un arlui répliqua par un écrit qui a pour
tilre : JVotarum libri III, ad Jacobi i58a. Cette édition est à la Bibliothèque dn roi ,
CujaciiMercatoris notarum libres 1 II , ,n-4°« * ♦ 2040«
à Orléans, 1 583 *\ 11 écrivit aussi un <•> * u P"?* 7«.
(a) Il a ete inséré dans la Bibliothèque da
*' Cùjas, qui »« plaisait a désigner par desana- D""°'t français , ouvrage réimprime à Paris, l'an grammes cent qo il ne daignait pas nommer,
trouva dans Joannes Eobertus , sans y rien rban- Tagereao n'était point avocat. Voyez nne nota
ger , sero in orbe natus; ce qni signifiait, dit La ajontec -ur la remarque (A) de l'article Qublls-
Monnoie , que Robert était venu daus un siècle "»c » dans ce volume , pag. 377.
trop éclairé pour s'y distinguer. (3) Sebastien Roulliard.
*a Les Nolarum libri lïl furent publiés en (4) Le 10 de janvier i59"t.
rôt confirmatif de la sentence des ju- entasse obscénité sur obscénité. Tout rci conurmai ^ ™:<,n* or- le chamtre est rempli de termes et
parle s s'était porté pour appelant, yocat de la femme provoque au çom- Son avocat représenta l'abomination bat le pauvre époux , et lui fait la de ces procédures. Il fit en quelque description des ressources et des dou- Irte ce quT arrive dans les grandes ceurs qui se peuvent rencontrer au révolues d'état, où, afin le pro- champ de bataille. Il y avait eu un curer aux lois une durée très-longue, pareil procès au parlement de Pans on les renverse pour un peu de temps quelques années auparavant : je ne ?5) Il se dispensa des règles de la le remarque qu'aûn de dire qu Anpudeur , pou/le bien de 1? pudeur, toinc Hotman, frère du fameux Franpuueur ty Aammanf ies céré- cois Hotman , se déclara contre le
se servit d'une
deThorrLr , et dè travailler à l'ex- grande 1 berte" d'e^ression, (8). Le
£pat°oo d'un abus très-impudent. l'ivre qu'il pubha sur cette
TaLrcau futauimé du même esprit; pour titre : TraUede l«^soluUon
mais comme Robert n'écrivait pas en du maruge par froideur de Vhomme
mais comme i „%,;„„;, „u de a femme . et a ete imprime
S;~-Î>S et que ce fut cette année-là qu'un de tmCsvectLdum odio publiée di- ses parens se vit poursuivi en i dwo- 7nÙm\ lerbum reprœsentari ? Pareil* lution de mariage sous prétexte d im- Tud™œaures,siquidinreobseœnd puissance. Il est certain que Rouler uereeundilennonis modestia.
Puella ivsupinajacet <ruribus hinc ne lit ce Traité qu atin de îavoriser f^fLunUrpÂstantpudendœeor^ l'impuissance d'un de «es parens pVX partes, quasnatura ad delicia* Vous noterez., s il vous ^ pla.t que iene^ humani uelauit. Mas et ma- ce frère de François Hotman faisai fr7nœ\auœobsLelrices anus sunt) et beaucoup de figure dans 1 ordre des Zdfei mspieiunt, pertractant y dulu- avocats et qu'il fut crée avocatnlgistralus uultu eomposito général au parlement de Pans par HsumdissSnulat;matronœprœsentes Fes ligneux. Qu'on ne croie donc Jenerem dudum oblitam refrieant : point désormais que Tagereau est le Mediei pro œtalis discrimine, hic vires seul que j'eusse pu déterrer. Qu on vristinasreminiscitur,illeanimoœs- se souvienne que les plus grands Ptua ue inanis ludicri spectaculo pas- noms du barreau eussent pu venir sur citur : ctururçus ait ferramento les rangs. Il ne faut pas que j oublie fabrefaeto ( id yeeulum matricis vo- que l'ouvrage d'Anne Robert a ete cari solet) aut cereo et fictitio Priapo traduit et publié en français par un adltu^ TJnereos tentât { aperit, r/se- avocat (..). Je n'ai point cette version rat puella jacens titUlaùone vesand mais je crois que le passage latin que prurit ut etiam si virgo visitari cœ- l'on a vu ci-dessus, et plusieurs au- Pp?rit indc tamen non incorrupta très n'y ont pas toute la natrete ou recedat \ 6 ). La pudeur , dit-\l , plutôtla nudité de l'original , et que m'empêche d'en dire davantage (7). néanmoins ils y sont fort sales. Ensuite il observe que nonobstant la • fa ^ (H) A ^ ^ Q(jti
d'avoir des preuves de ce que l'on ^.891.
cherche ; maïs ce sont des voies trom- Q27Z*\ Z. 3c,,. * {
peiise» , Soutient - il , et la -deSSUS 11 ,l0) j)^ U Capitulaire qu'on a cite, dans er
*■ ?*» «*«• c— i6- s^r^S~ra:S5&.T
""<-)>'»"■ fa. M«« ?u*.r. Idem , ibidem. «~ 1u»/.,u« «u<re» p»rtici.i««Ie/.