ROE
» le * et contre les pères du concile » d'Éphèse , dont, il croit qu'Eutyche » a hérité son bére'sie. Mais si c'est » là une erreur , c'est une erreur de » fait qui n'imprime pas un carac- » tère de malédiction sur un livre.
» Où est donc le venin de ce livre » infortuné? 11 est uniquement dans a l'aversion que l'auteur fait paraî- » tre contre le titre de Ôtcroxoc, mère » de Dieu , et dans la mauvaise hu- » meur où il est contre Cyrille et *• » contre les théologiens de son parti, » qu'il regarde comme les patriar- » ches de l'idolâtrie (3). Le censeur » de ce philosophe ne va pas si loin » que lui contre les personnes ; mais » il a tous les mêmes sentimens que » lui à l'égard du dogme. Il épargne » ceux qui ont introduit le terme en » question dans le langage de l'Eglise ; » pour le terme même, il le traite » sans miséricorde. Selon lui, Cyrille » n'était pas idolâtre : son péché ne » consistait que dans un zèle malen- » tendu. Mais ce mot fatal ôtiToxoç » a été la source de l'idolâtrie , et » même l'occasion de l'hérésie nes- » torienne. Remettons encore une » fois devant les yeux à notre zéla- » teur de l'orthodoxie, et parliculiè- » rement de l'orthodoxie anti-nesto- » rienne , ses propres paroles (4). »
L'auteur met ici un long extrait des pastorales de son adversaire , où le titre de mère de Dieu e*t condamné comme la source de l'idolâtrie ; après quoi il parle de cette manière (5) : « L'auteur du livre De Sup- » posito n'a rien dit de plus fort que » cela daus le fond. Car si M. Juricu » prétend que ce philosophe a refusé » absolument à la bienheureuse Vier- « ge le glorieux titre de mère de » Dieu, on dira qu'il l'a fait au même » sens que M. Jurieu le faitlui-raême.
» On ne peut pas prouver le con- » traire par son livre. Et puisque cet
* Il marque tout au long 1rs détails qui l'ont porté a décrier saint Cyrille , dans lequel il voit , disent Leclerc et Joly , « un homme qui n'est ho-
- noré par les papes que pour avoir enseigné et
- soutenu une doctrine toute a nli-cli retienne. »
(4) /' oyet dans l'article \».&tobius , loin. XI, /'"g. ii'i, remarque (M) , s'il est vrai que le terme de mère de Dieu soit la source et le fondement du culte de la Sainte-Vierge.
(4) Saurin , Examen de la TliéoloRie de M. Juricu , pag. 8<vj et smv.
(5) T-h même , png.
» auteur reconnaît en Jésus-Christ m une seule personne aussi-bien que h deux natures, et que selon les prin- » cipes de sa philosophie, actionesel » passiones sunt supposilorum, maxi- » me qu'il allègue fort souvent , on » a lieu de croire qu'il ne niait pas » que la sainte Vierge ne fût la mère » de celui qui est Dieu , de celui qui » est une personne divine. Et en effet » il lui donne le titre de mère de » Christ, après avoir reconnu que le m Christ est une seule personne , Dieu » et homme tout ensemble , et même » une personne divine, dont la per- )> sonnalité réside proprement dan:»
» le Verbe. Qu'elle grande différence » y a-t-il donc entre la délicatesse de » ce philosophe et celle de notre tbéo- » logien? Pourquoi celui-là est-il hén rétique , et celui-ci orthodoxe , » lorsqu'ils pensent et disent la même » chose sur une matière?... Pour moi, » je me suis hautement déclare con- » tre la délicatesse et du théologien » et du philosophe. Je persiste dans m cette déclaration : je désapprouve » leur hardiesse et leur esprit de sin- » gularité j je condamne leurs er- » reurs et leurs égaremens : je le»
» blâme tous deux ; mais je n'ana-
» thématise ni l'un ni l'autre
" J'ai quelquefois admiré le zèle de » M. deRodon, un zélé protestant, » anti- papiste et anti- idolâtre. Il » traite tous les pasteurs réformés » d'anges de Laodicée et de pasteurs » tiédes, parce que nous ne voulons » pas excommunier Cyrille et les pè- » res du concile d'Ephèse. Voilà un » zèle assez, extraordinaire pour un » philosophe. Mais c'est une grande » mollesse à M. Jurieu de pardonner m à Cyrille èt aux pères du concile » d'Éphèse l'introduction de l'idolâ- » trie. Le système de M. deRodon est » plus lié que celui de M Jurieu.
a M. de Rodon met Cyrille et les pè- » res du concile d'Éphèse au rang » des idolâtres dont ils sont les pères. » M. Juricu veut séparer les pères m des enfans , après avoir accusé ceux- » là d'être la cause du crime deceux- » ci. Toute la différence entre M. de u Rodon et M. Jurieu est que, selon m M. de Rodon , Cyrille et les pères » du concile d'Ephèse agissaient et » raisonnaient conséquemment ; il* » étaient idolâtres, et ils établissaient
RODON. 555
» l'idolâtrie ; et que , selon M. Jurieu, » fesseur en philosophie , et se faisait
« ces pères, composant un concile » un grand honneur de sa subtilité.
» oecuménique, ont établi la plus ou- » Or les savans et les sages savent co
» trée de tontes les idolâtries, sans » que c'est qu'un homme subtil à la
» être idolâtres eux-mêmes. » » péripatéticienne. Cest un sophiste;
La réplique de M. Jurieu à tout » et c'était aussi le caractère de de
cela est fort longue et chargée de » Rodon. 11 a voulu se distinguer et
>lusieurs pièces. Je n'en tirerai que » s'immortaliser en déclarant la guer-
es morceaux qui ont du rapport à >» re à Cyrille et au concile d'Ephèse.
de Rodon. « (6) Le livre de de Rodon, » Et son livre est composé exprès
- » de Supposito , est rare , et nous ne » pour le convaincre d'avoir été eu- » l'avions point encore vu lorsque » tychien, c'est-à-dire d'avoir con- » nous avons composé une feuille vo- » fondu les deux natures, et des deux » laote, sous le titre d'Idée des senti- » en avoir composé une seule; et i> mens de M» Saur in. C'est pour- w pour prouver au contraire que Nes- » quoi on doit compter pour rien » torius a été très-orthodoxe. On ne
: » tout ce que nous en avons dit dans » saurait dire combien nos latitudi-
* » ce petit ouvrage. Depuis cela le li- » naires élèvent haut cet ouvrage. : >» vre de de Rodon nous a été fourni » La première fois que je l'ai vu c'est
» par un illustre ami. Et après l'a- » entre les mains de M. Pajon , qui
> » voir examiné, nous n'y avons pas » me le loua comme un excellent li-
. » trouvé d'hérésie formelle, mais » vre. M. Saurin lui a donné souvent
* » bien une témérité prodigieuse, une » le même éloge en ma présence. Ju- *> passion énorme de rendre Cyrille » gement très-digne de deux person-
i » odieux , et de noircir le concile » nés parfaitement ignorantes dans
i » d'Éphése. Point de fidélité au reste » les matières de l'antiquité ! De Ro-
- » dans ses citations, et encore moins » don est du mérae caractère. Il s'est . » de bonne foi dans ses interpréta- » mêlé d'un métier qu'il ne savait . » tions, et une pure sophistiquerie » pas. Il avait emprunté ou dérobé
» dans ses preuves. Ainsi nous croyons » tout ce qu'il dit contre saint Cy-
. v cet ouvrage digne du feu auquel le » rille,d'un ami dont il parle souvent,
• » parlement de Toulouse l'a condam- » et duquel il promet une histoire , » né. Car c'est un moyen infaillible » complète des démêlés de Cyrille et
» de décrier les saints mystères , que » de Nestorius j il ne le dissimule
» de faire passer pour hérétiques ceux » pas A l'ignorance , il faut join-
» qui les ont défendus. L'auteur était » dre la malignité ; car rien n'est plus
■t » nndeceslatitudinairesqui parurent » malin, ni de plus mauvaise foi que » il y a plus de quarante ans dans les » la dispute de cet homme contre
. » provinces du Midi, et dontil semble » Cyrille (9). »
i » que Petit, professeur en théologie Je ne fais point de réflexions là- . » ù Nîmes , était le fauteur. Au moins dessus ; car apparemment la réplique
• >» cela paraît par les extraits que le de M. Sauriu sera imprimée avant » sieur d'Huisseau , grand latitudi- que j'achève cet ouvrage ; et c'est
, » nairc, en a produits pour la justi- dans cette réplique (10) que les lec- ; » lioation de son livre de la Réunion te urs pourront rencontrer la décou- » du Christianisme. De Rodon, plein verte desjugemens téméraires et des ■ » de l'intérêt commun de sa secte , autres fautes de AI. Jurieu. Je dis seu- . » travaille de tout son cœur à rendre lement qu'il n'y a nulle apparence » les anciens odieux et méprisables... que de Rodon ait songé ù favoriser la » ( 7 ) De Rodon , le plus grand et prétendue faction latitudinaire ; car » peut-être le premier des ennemis il soutient Nestorius, non pas en le w de Cyrille, entre les modernes (8), regardant comme le patron de l'u- « était un pauvre petit sophiste igno- ( )Jurî ReB ion Au Latitudinaire , pag. ! » rant dans l'antiquité. Il était pro- 38Ï, a3a.
(6) Jnncn , Rdjgion du Lalitudinwre , p. a7o. jllsliflcaijon de la Doctrine du sieur Saurin
(7) Là même , pag. 278. contre deux libelle* de M. Jurieu , l'un intitulé :
(8) Si l'on avait su ce oui concerne Cille» Gail- Tde'e des SenUiiwnt , etc. , et l'antre ; la Religion lard (vojei la remanjue (A), ) on n'eût pas parle' du Latitudinaire. Voyei-y le chap. XIII , pag. de la sorte. 34a et tuif.
RODON.
nion morale du Verbe avec la nature » Nestorio tanguant orthodoxo , el humaine (i i) , mais en le considérant » de Cyrillo Âlexandrino , aliisque comme orthodoxe sur l'union hypos- » episcopis in synodum Epliesi coactatique ; et il ne maltraite Cyrille que » lis tanquam hœrelicis ; et dans la parce qu'il le considère comme Tau- » page 71 de son livre, il dit : Hem teur de la confusion eutichienne des » novam et hactenus inauditam jam deux natures. Sans doute il n'a pré- » demonstrandam suscipimus , etc. tendu cjue chagriner les papistes, et » Scilicet Cjrrillum ALexandrinumel leur faire honte de l'oppression où ils » alios episcopos qui tertio concilia tiennent la mémoire des innocens , » œcumenico interfuerunt fuisse hœtandis a u'ils élèvent jusqucs aux nues » reticos , et aulhores hœresis Eutyun hérétique qui eut pour lui le bras » chianœ. Quel prodige d'iguorance séculier, la faveur de l'empereur, et » et de hardiesse! Si cet homme avait la cabale prédominante d'un concile. » seulement jeté les yeux dans les Si l'on voulait même pousser un peu » auteurs du cinquième siècle , et loin la charité, Ton assurerait qu'il » surtout dans les actes du concile n'eut point d'autre motif que de se- » d'Ephése, pourrait-il dire que l'accourir l'innocence , en faisant paraî- » cusation contre Cyrille d'avoir été tre que c'est à tort que Nestorius est » l'auteur de l'hérésie eutychienne , regardé comme un hérétique. 11 n'y » <{ui confond les deux natures, est a point nécessairement un principe » inouïe? Ce qui lui fut reproché par de malignité dans la conduite d'un » tous les nestoriens et par une inûhomme qui maltraite saint Cyrille. » nité d'autres qui ne l'étaient pas ; Jamais peut-être un chef de parti n'a » par Jean , évèque d'Antioche , par moins mérité qu'on le ménageât; il » lequel Cyrille fut excommunié sar se gouverna d'une manière si violente » le pied de ce qu'il confondait 1» et si furieuse, qu'il ne mérite pas » deux natures , et attribuait à la naqu'on le remercie d'avoir soutenu la » ture divine toutes les infirmités vérité , en cas qu'il l'ait soutenue : s'il » qui ne conviennent qu'à la nature l'a trouvée, c'est par hasard, c'est par » humaine de Jésus-Christ ( 12). » accident. Des chevaux fougueux qui L'auteur étale plusieurs autres preuprennent le frein aux dents, et a ui ves semblables, qui font voir qu<! ne se cassent point la téte contre les saint Cyrille fut accusé de cette héré murailles de l écurie, parce que leur sie , et il conclut par ces paroles : impétuosité les a conduits vers une Après cela nous avancer son accusaporte qui par bonheur était entr'ou- tion contre Cyrille comme une nouvertc, sont l'image de certains doc- velle découverte et une chose inouïe , teurs , qui rencontrent l'orthodoxie , c'est une sottise , une ignorance et malgré cent passions impétueuses qui une vanité insupportable. JVous pourles transportent, et qui leur font vio- rions trouver plusieurs semblables 1er toutes les régies. Tous les lieux preuves de l'ignorance de de Rodon communs de M. Jurieu , pour justi- sur la matière (i3). fier saint Cyrille , et pour condam- Si j'avais le livre du sieur de Rodon,
ner Nestorius , peuvent servir à jus- je dirais mon sentiment sur ce fait-
titier celui-ci , et à condamner celui- ci * $ mais ne l'ayant pas, je me bor-
là. Il serait facile d'en montrer l'essai, ne à dire que les paroles que son ceo-
fC\ T> ?• Jl . '
» jeté les yeux sur les actes du con- ait accusé Cyrille d'être l'auteur des m cile d'Ephése. Il ne faut que le ti- erreurs d'Eutichès, mais que Cyrille
l> trii <lu enrt lin .. .. „V.. „ ». I „ L 1 k \ 1 " » A » ..
» tre de son livre pour s'en convain- et les antres pères qui assistèrent au
» crc. Disputatio deSupposilo ; in troisième concileœcuménique étaient
»» qud plurima hactenus inaudita de ........
(il) Jurieu , Religion du Latitudioaire , p. 379.
(11) Note» que M. Jurieu déclare, pag. 3-1 , La même, pag. a8i.
f ne la haine des lalitudinaires contre saint tj- * Lcclerc et Joly reconnaissent que l'accuMUou
rdle vient d* ce quiljit condamner l'union mo- intentée par Jurieu contre D. «le Rodon est f
raie du V erbe, qui est leur idole. ainsi que Bavle l'a «upçonné.
; RODON. 557
hérétiques et auteurs de l'eu thychia- m nadius, patriarche de Constantino-
nisme. Cela énerve les preuves que » pie , Théodoret , évêque de Cyr ,
Ton allègue de l'ignorance de ce phi- » Jean archevêque d'Antioche , et 1<
seur
nous la devons excuser, vu l'embar- » ont reproché qu'il rendait la naras où il a dû être ayant à jouer le » ture divine de Jésus-Christ paspersonnage d'apologistes des mêmes » sible , en la confondant avec sa gens qu'il avait satirisés. Figurez- » nature humaine. L'auteur n'a donc vous un homme qui, pour répondre à » pas ignoré cela. Et quand il a parlé M. de Meaux, a fait un portrait ni- » de l'hérésie de Cyrille, et de l'ordeux des premiers pères, et qui pour » thodoxie de Nestorius, comme repondre à M. Saurin doit faire l'é- » d'une chose inouïe , il a parlé ainsi loge des mêmes pères. Est-ce le moyen » par rapport aux derniers siècles , de savoir ce que l'on dit? Comment » et non par rapport au siècle de se posséder entre deux abîmes de » Cyrille et de Nestorius: et il a cette nature ? Un auteur battu de ses » même regardé comme une chose propres armes , et oui ne peut se dé- » inouïe , non pas la question , lefendre qu'eu se réfutant lui-même , » quel de ces deux patriarches a été qu'en se contredisant pitoyablement j » 1 hérétique ou l'orthodoxe , mais la un auteur, dis-je, qui s'égare et qui » décision qu'il fait de la question, se perd dans cette situation , est-il » en justifiant Nestorius , et en conresponsable d'une bévue? La néces- » damnant Cyrille (16). » site n'a point de loi : voilà son apo- (D) // niait que la conservation des logie. Mais cette apologie ne satisfait créatures fût une création contipas aux justes plaintes du public : nuelle. ~] C'était nier une doctrine tous les lecteurs ont droit de dire : crui, pour être fort commune dans les Pour qui nous prenez-vous? Sommes- écoles des Espagnols et des Hibernous des gens dont on se doive jouer nois , n'en est pas moins évidente. Il avec si peu de pudeur? Quand vous faut rejeter les notions les plus mane pouvez répondre a un ennemi qu'en nifestes, ou tomber d'accord qu'un supposant que les pères sont héréti- être tiré du néant par la vertu infinie q lies y vous les chargez d'hérésies : du créateur, ne peut avoir en luiet parce qu'au bout d'un an vous avez même aucune cause de son existence : besoin qu'ils soient orthodoxes , afin il ne peut donc continuer d'exister qu'ils vous débarrassent d'un autre que par la même vertu qui l'a proennemi, vous les faites blancs comme duit au commencement : il est donc la neige ? Où est la bonne foi ? oii est créé dans tous les momens de sa dula honte (i5) ? ' rée; c'est-à-dire il n'existe à chaque
Mettons ici la réponse que M. Sau- moment qu'à cause que Dieu conti-
peut
» yeux sur le traité de Supposito , ou point cesser d'être créatif pendant » qu'il espère que personne n'y je- qu'il subsiste, puisqu'il l'a été au » tera les yeux. Car l'auteur ramasse premier moment de l'existence de la » un grand nombre de témoignages créature. Les objections du sieur de » et de faits historiques , pour ap- -Rodon se réfutent facilement : elles » puyer son accusation contre Cy- sont les mêmes à peu prés que celles v rille, et contre le concile d'Éphese. que M. Bernier a proposées (17). Un » Il cite lbas, évêque d'Edessc , Gen- professeur en philosophie dans l'aca- / /x n . « a j a>—~- démie de Puylaurent (18) , fit un
(14) Il y a une tres-grande différence entre J * / » soutenir que tout un concile est he'rt 'tique , et sou- San ri a , Justification de ta Doctrine cootre tenir qu'un particulier fut autrefois accuse' d'être deux libelles de M. Jnrieu , pag. 346. hérétique. On peut avancer la première pre'ten- (ty Voyex le livre de M. Bernier, imprime' à tion comme une chose inouïe , sans prétendre que Amsterdam, i685, et intitule' ,'jTraité du Libre et l'accusation du particulier soit un fait nouveau, du Volontaire.
(15) Confire* ce que dessus, article Pàrau, rc- (18) C'était un médecin nojnmé Jean Bon , son marque (B),aLa fin , tom. IX y pag. G65. Cours d* philosophie a étr imprimé [ - Je n»c