tome x
clait de Sienne et de la même
5o PICCOLOMINI.
famille que le précédent. II a écoliers ; mais il eut des fils qui été un très-fameux philosophe au s'entre-haïrent si violemment, XVP. siècle. Quoiqu'il fut fort et qui valurent si peu, qu'ils ' jeune lorsqu'il régentait la logi- plongèrentsa vieillesse dans unique dans l'académie de Sienne , le inquiétudes. Il renonça aux il ne laissa pas de s'attirer l'ad- fonctions de professeur après miration de toute la ville , par la les avoir glorieusement remplies force de ses leçons. 11 professa pendant cinquante-trois ans (D) , ensuite la philosophie dans l'uni- et se retira à Sienne où il mottversité de Macérata , et puis pen- rut fort âgé (E) : il laissa beaudant dix années dans l'académie coup de bien à ses héritiers (d). de Pérouse (A). Sa réputation Ses funérailles témoignèrent d'udevint si grande , qu'on le vou- ne façon singulière l'estime que lut avoir àPadoue pour le même les Siennois avaient conçue pour emploi. Il y obtint la chaire de lui ; car toute la ville prit le professeur extraordinaire en pbi- deuil , et l'on ferma tous les trilosophie, l'an i56o, et au bout bunaux («). Il avait été disciple d'environ quatre ans celle de du fameux Zimara , et condisciprofesseur ordinaire en la même pie de Félix Perette qui fut pape faculté. 11 publia sur Arislote sous le nom de Sixte V, et qui se plusieurs commentaires que l'on glorifia toute sa vie d'avoir pu estima beaucoup à cause de la répondre à ses objections dans clarté et de la subtilité que l'on une thèse publique (/) (F), y voyait briller. Il tâcha de ré ta- Tlwmsismi , Eiog. , part. //, pag .
blir la philosophe platonique * '
(K) et de montrer que dans le (•) **n*m *t*m quod msoluo «pwm
Dj , « «* T. 11 squalore , /ustiUo , lacrymts ejus in vatrut
fond elle s'accordait avec celle funus e/;/um> imper/irt Mub«o &ut. , d'Àristote (a). H eut pour an ta- Pj n5 gonlste le fameux Jacques Zaba- U * 11 relia , et il publia quelque chose (A) 1 contre lui. Je dirai ailleurs en. ^tcsortiâc Sienne pour quoi il le surpassait (t.;. Ayant Macérata t à l'Age de vingt-cinq ans , pris carde que les disputes que il songeait plutôt à se mettre sur les professeurs faisaient faire l'a- les bancs comme disciple, qu'à monles pru&<» cmîrrp A* ter en chaire comme professeur; mai»
près-midi étaient une source de , ine ge fut u mQ*tré , Macërata ,
divisions et de querelles, il les r,on iui confe>a la première chaire supprima sagement (b); il prit Je philosophie. C'est le narré de Plmre parti avec d'autant moins de pénalis (.). Il ne dit rien qui insinue ce paru y ;n„îccoit d'une ce que Tomasin affirme , c est que
répugnance , qu il jouissait d une piccHolominifut professeur en logique pension de quatorze cents ttorins » sienne avant que d'aller à Macéra - (c) Trot) heureux s'il eût pu re- ta. L'Impérialis ajoute qu'il ne demédier aux querelles de sa fa- meura qu'un an dans cette dernière medier au*H" , viUc et qUe se voyant appelé par
mille comme à celles de ses cenx»dc pJrouse , cmbrassa cette
(a) Tiré de Jacques Philippe Tomasin , occasion de faire paraître sa capacité Elog pari , p%. 208 et ïeq. sur un théâtre plus noble. Pendant
(fi Jd.f ibid] les dix ans qu'il y enseigna la philo-