TOME XII
64a ROTTERDAM.
patrie , aux lumières que l'érudition érigea une de bronze (10) en i6m , île Budé versait sur la France. Quel- qui est admirée des connaisseurs. Elle ci ucs Allemands ne purent regarder est dans la grande place de la ville , cela qu'avec des yeux de jalousie, et an bord d'un canal , sur un piédessupplièrent humblement Érasme de tal orné d'inscriptions , et entoure ne point souffrir que la France le d'un balustre de fer. Si la matière de dérobât à leur pays : Ne paliar ut ces différentes statues est montée par Gallia sibi me asserat, sed ingénue degrés à un plus haut prix , Erasme falear Batauiam esse Germaniœ par- a eu cela de commun avec les divinitem, videlicet ne tantd gloridfrau- tés de l'ancienne Rome ; car non-seudeturOi) : sa réponse, assaisonnée de lement les offrandes des particuliers beaucoup d'affection pour les scien- n'étaient pas d'abord de la qualité la ces , et de modestie , aboutit à ceci , plus relevée ,
qu'il était né sur les confins de la Nunc u marmorewn fro tempore feeimui : ac Gaule et de l'Allemagne, mais un peu tu,
plus prés de la première que de la « f**»™ gregem supplément, aureus esdernière. An Bal a y us sim non mih$
salis constat. Hollandum esse me ne • mais aussi celles des villes et des nagare non possum , ed in parte natum tions entières commençaient par des ut , si cosmographotum picturis cre- choses communes , dimus, maeis uergat ad Galliam FicliUbtiJ crevfre ^ ^ aurea templa (»).
uiittiu , O o — , ricuiious crevrrt cuis nom mœi* lemyw \».mj*
auhm ad Germaniam , quamquam . .
I rtra controversiam est totam eam H V a peu de ^oyageurs qui fai-
regionem in confinio Galliœ Germa- «nt la relation de ce qu ils ont vu
ntœqueesse. Delà vient qu'il dit dans dans les Provinces-Unies , ne parlent
une lettre (8) qu'il n'assure pas qu'il de la statue d Erasme. M. Joiy,chanoi-
soit Français,' mais qu'il ne le nie pas ne de Paris, en a touché une circon-
non plus ; regardant cela comme une stance que je m en vais rapporter II
chose problématique. Gallum esse venait de faire mention de cette sta-
me necassevero, nec inficior, sic na- tue, et de la maison ou Erasme est
tus ut Gallus ne an Germanus sim ne (i3) : puis il ajoute que la grande
ancepshaberipossit. réputation du personnage rend ces
* „ T. r .. ^ » .„ deux choscs-la> quoique petites , les (B) .... Elle a henfiajon. W ^ considéraàeJ ' la ville ; bien
pour honorcrla mémoire de cet lUus- r.eneffetonnepuUsepasu, appeler
ire personnage. ] La Tille de Rotter- / M u /SébJUen
d.» a Toula . que la »aiM» ou P ^ Jsa Cosmographie (.4),
scrintion nui apnnt a tous ses nabi- v » I;..- /u.i„ r> "ti /„.
ige ou le latin , ie s
noue sont cnseij; nés, portât le nom , J. J >onmita lamJin j Érasme
d'Érasme, et quM hu fût consacre ' V honneur, pour lui
par l'mscnption du frontispice:^ ^ ^««J^ le ^
qu'on lui éngciU une statue de bois ^ * £ R^ . ^ f ^ ^
l'an ,549. On jn substitua une de ; /ej acc0mf ient efafit
pierrel'an t 55-.LCS Espagnols 1 ayant {tehauffig de Pam0ur qu'Us avaient
renversée 1 an 15*72, on eut soiu de , jt„ ' ; j
i j > \ j « ■» r • „ pour la mémoire a un si grand perla redresser 9)7 -des qu on fut exempt r ° 1
de leur tyrannie ; et enfin on lui en (io) Quenstcdt , de Patriis illustr. Viror., pa*.
iai , je trompe de la faire de marbre.
(7) Érasmus , cpUt. XLIII , /«A. Xtf/. 0 virgil. , «log. VII , y*. 35.
(8) Epi»t. XVI» , Ub. VI. (») P'opBrt. f Ub. IV, eleg. I , 5.
, , .. ,. , t?i i,i 0 3) Voyage de Munster, pa^. \+>.
(q) Verlictden dit, dans ses Eloges, ?w les sol- , ,[T t TT 7TV
dais espagnols qui riaient en garnison a Potier- C"P' tjl r ' .
dam ne se portèrent a cette violence qu'après ('•<) C'est une faute; d fallait meUre i5ft.
fli-oiV animés par les invectives qu'un moine (16) Fuit, dit Munster, imago Erasmi ad vi-
d'> leur nation prêchait rostre Érasms , et que le vum expressa , advenienti (Philippo) op|w>sîU .
magistrat ne fit pas redresser la même statue , qu* «-\rrto brarliio gralulatoriara canneo ^riuci(>»
mais m fit faire une autre. oflerebat.