‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 2 sur 142 · pUI, /a bataille de Phartaley jusqu'au · texte numérisé non relu

pUI, /a bataille de Phartaley jusqu'au

, .,, . . Strabon , cette ville eût été réparée.

PHASELIS, ville maritime (3) strabo , ub. xiv, ph- 458.

PHASÉL1S. 3

eue des dieux.'] Commençons par ci- Toutes/ois Alexandre mes me en ses ter Joséphe, qui, ayant décrit le pas- epistres , sans autrement en faire si sage de la Mer Rouge , se sert de cette grand miracle , escrit simplement remarque : Nul ne se doit esmerveil- qu'il avait passé par mer le pas qu'on lerdececy comme de choses incroya- appeUoit vulgairement l'Esche lie , et lies, si la mer a fait voye aux hommes que pour le passer , il s'estoit embarpremiers, qui pour lors nestoient pas que en la ville de Phaselide (5). On encores fort rusez h controuver quel- doit savoir gré à Plutaraue d'avoir que malice , et qui estaient en danger fait mention des lettres de ce conde leurs vies , soit que cela ait esté quérant ; car elles décident tout : fait par le bon vouloir de Dieu , ou elles convainquent d'imposture , ou parle gréde la nature : veu qu'il n'y de mensonge, tous ceux qui ont défit pas fort long-temps que la mer de crit ce passage comme quelque chose Pamphflie a fait ouverture aux Ma- de surnaturel , et comme un miracle cedoniens sous la conduite d'Alexan- insigne. S'il y eût eu là quelque propre le Grand y qui n'avoient point dif»e et quelque faveur extraordi- (Tautre chemin pour passer : puisque naire d'en haut, Alexandre n'eût pas Dieu avoit délibéré de se servir d' 'A- manqué d'en faire mention dans les lexandre et de ses gens pour destruire lettres ou'il écrivit touchant cette le royaume de Perse : dequoy tous marche ue son armée. Aucune raison ceux qui ont rédigé par escrit les faits de politique ne l'engageait à se taire de ce roy, rendent tesmoignage. Mais sur un événement si admirable , et je laisse à un chacun sa liberté d'en plusieurs motifs importais le pouspenser ce que bon luy semblera (4). saient à en parler. Rien ne pouvait Il n'est Pas vrai que tous les histo- être pour lui d'une conséquence plus riens d'Alexandre aient traité de mi- décisive, que de convaincre toute la racle la manière dont il passa le dé- terre que les dieux s'étaient déclarés troit de Pamphilie auprès de Phase- visiblement en sa faveur, qu'ils lui lis. Nous allons citer un grand auteur soumettaient les élémens les plus inqui fait clairement connaître qu'il dociles , et que la nature renonçait à n'arriva rien de miraculeux en cette ses coutumes , afin de hâter la ruine rencontre : La facilité avec laquelle du roi des Perses. Il devait donc Alexandre courut au long de la coste écrire lui-même sur ce grand mirade Pamphile , a donné occasion et cle à sa mère , h Antipater , à tous matière a plusieurs historiens d'am- les peuples de la Grèce , et partout plifier les choses h merveilles, jus- où il souhaitait d'être connu. Il deques a dire que ce fut un exprés mi- vait prendre bien garde que ses letracle de faveur divine , que ceste très fussent revêtues de tout ce qui plage de mer se sousmit ainsi gra- les pouvait rendre authentiques , et àeusement à luy , vèu qu'elle a au- cependant ce qu'il écrivit là-dessus trement -tousiours accoustumé de fut le plus simple du monde. Qu'on tourmenter et travailler fort aspre- ne dise pas qu il ne voulait rien dewn( ceste coste-la , tellement que voir qu'à sa valeur ; cela n'est pas bien peu souvent elle cache et couvre vrai : nous avons fait voir dans son des pointes de roc , qui sont toutes de article (6), que la politique eut beauté i£i assez drues le long du rivage, coup de part à la furieuse ambition oudessoubs des hauts rochers droicts qu'il témoigna de passer pour dieu. et coupez de la montagne. Et semble Toute sa conduite déclare qu'il ne que Menander mesme en une sienne souhaitait rien avec tant d'ardeur comédie, teèmoigne ceste miraculeuse crue de voir les peuples persuadés de félicité, quand il dit en se jouant : 1 ascendant de sa fortune et du bon- C«y me sent ton grand heur d'Alexandre, heur invariable de sa destinée. On

C«r n quelqu'un je cherche, il se vient rendre „, , . i v jui j t

Incontinent devant mov de luv-mesrae Œ P"»**"!0*» *n U V»e d Alexandre, chap.

SptrU mer, qui maint homme faiet blesme , J£ P**' l54 » l5S* Je me tert d.e la. ¥ertion

« me convient aucun lieu traverser, * ^J«> trouvère* c,P™ âge dans l*s page,

'« peU ainsi que sur terre y passer. ' 6?4 * 1 edlUon * Parque g^cque et

Jotrpfa. , Aetiq. Jndaïc, liv. Il, sur la fia. (6) V oye% V article Mackoomi , tom. X, pag.

meters de la trad. de Génebrard, parce qu'il n, remarque (H) ; et celui <fOt.r»FU.i , tom.

/aO-a que je le cite birntét pour une autre chose. XI, pag. a3i , remarque (F).

4 PHASÉLIS.

va mille fois plus loin arec cette ré- Quand donc on avoue que la mer et

Cutation, qu'avec celle d'un très- les rivières se sont entrouvertes en rave et d'un très-habile capitaine j sa faveur , et que par miracle ellesont car enfin tout le monde sait que fait place à ses troupes , on ne luidéla valeur et que la prudence d un robe point ses louanges pour en orner général ont des bornes; mais on la fortune; car tout le monde est per« s'imagine que rien n'arrête les con- suadé que le courage et l'habileté quérans pour qui la fortune s'est hau- d'un grand capitaine ne sont point tement déclarée , etaui ont le ciel et capables de produire ces effets : toute la terre, la mer et les vents à leur la terre le regarderait comme un indévotion , sensé , ou se moquerait de lui , s'il

. Queis militât œiher: °.sait dire qu'il avait trouvé l'inven-

Et conjurati veniunt ad classica venti (»). tion de faire passer une grande armée

De sorte que l'intérêt principal , l'in- au îravei"3 d un bras de mer » «»• térétle plus essentiel des conquérans, Pontonset sans navires. On ne saurait est dépasser pour des personnes que donc deviner de bonnes raisons qui Dieu destine aux grandes révolutions, cussen.t P« déterminer Alexandre à et qu'il favorise de ses miracles. Si ««Pprimer le miracle dont il s agit : cela nous fait rabattre quelque chose ,! f™* donc conclure aue s il n en ht de leur gloire, par rapport à leur P^"t de mention dans les lettres qu'il courage ou à leur génie , Us en sont f rmt concernant sa marche , ce fut dédommagés avec usure par d'autres * cause <lu.li .ne 8> éUlt "en P«»« endroits. L'étendue de leurs conquê- d extraordinaire, tes, le nombre de leurs victoires, la Je fortifie mon raisonnement par rapidité avec laquelle les grands ex- »«e «-es-bonne observation. Lesprinploits s'exécutent lorsque la fortune fes les plus ambitieux, les guerrier» les dirige, et qu'elle se charge près- les plus avides de louanges ne sont que de tout, sans se soucier du con- P?s aussi inventifs que leur* Batteurs, cours de la prudence ; tout cela , n* aussi ingeni eux ou un panégyriste dis-je , est un objet d'admiration cent <8> > a 1 égard des choses qui peuvent fois plus éblouissant que ces con- donner du relief a la gloire d un conquêtes bornées et médiocres qui ne querant. Puis donc que les flatteurs sont dues au'à la prudence la plus ? Alexandre , puisque les orateurs et

e, ont dit retira ses ge de son

me vénération , la même estime , que armee ' ec V 11 se Ul la un Jffa"d mi-

nous concevons naturellement pour racle, nousdevons croire qu ils étaient

ceux que nous regardons comme des persuades qu en prenant ce tour , ils

vaisseaux d'élite , destinés de Dieu à travailleraient plus utilement a éter-

commandait que par la prudence et \:\ , , , t ~ — : par lecourage4 Remarquez cnfinqu'il flle des bfau V^A' e?l\e des *lat" y a des chîses indépendantes de la teurs > celle des rhetonciens. C est valeur et de la sagesse d'un conque- Pourquoi d écrivit simplement et inrant. Ces qualités-là ne sont point genument de quelle manière il avait capables dWouvrir la mer et les Lancia ce passage. S il avait usé de fleuves pour le passage d'une armée, ruse s il avait tu le prodige Tar la r r o crainte de diminuer sa gloire , en

Ut^^7i" 'VJ %CC^ar^ 'JrdlUuTnrZ avQI,ant <tut ,es dieux l'avaient sedige quTfn ^gn^^nA£s7fâruict^LPsTr ««"dé , les flatteurs auraient bien su Eu#ène, l'an 3q4. Vo?e* M. Fléchier, Vie de quel était son goût sur cette affaire ; Ti.éodose , liv. 1v pàg. , Sdiùon in-u. , ; et i\s SV fussent accommodés , et n'eus-

Barthjua , in Claudianaw, pag. 5og et suù>. Foici J

tout U passage de Claudien : (8) Accommodei à ceci ces paroles de Pline le

O ttimium dilecte deo , cui fundit tb antris jeune, in Panec. Trajan. , cap. LV. Ingenioaior

JEolus araiataa hiemea , cui militât arther, est ad excogitandum limulatio veritate, aervitua li-

▼cninnl ad ilaisica renti.

PHASÉLIS. 5

sent jamais parle du miracle. Si nous mem(o). D'autres disent crue les rent* avionstous les vers , et toutes les piè- de midi qui avaient soufflé plusieurs ces volantes qui parurent là-dessus jours, et qui avaient inonde tout le pendant la vie de ce prince , nous v chemin jusqu'au pied de la montaver nous bien des chimères : mais gne, cessèrent dès qu'Alexandre parut, comme presque toujours le sort de ces et qu'il s'éleva un vent de nord qui petits livres est de périr aussitôt ou chassa les eaux vers le rivage. Frcina-

ont

copier son *arie exer-

des écrivains plus graves y firent ; et citUs ad Pergensium urbem per monil n'est pas malaisé, en consultant un tes prœmissd , cceteros ipse per litus babile géographe, de se faire une ducebatyqud Climax mons Pamphy juste idée de cette aventure. Strabon lio mari imminens angustam euntibus nous dit que le mont Climax est si sevutam relinquit , quolies mare tranproche de la mer de Pamphylie , qu'il qudlum est ; al quixm œstus incubuit , n'en est séparé que par un petit che- Jluctibus opetilur. Idque hyeme fremin que l'on peut passer à pied , quens et propè perpetuum est. Ai quand cette mer est tranquille \ mais Alexander nihil œquè ac moram mequi esttoot couvert d'eau quand celte tuens , exercilum , per œqua , per mer est agitée. Alexandre , plein de iniqua , codent ardore atque impetu confiance en sa fortune, donna ordre rapiebat. Continui per eos dies Austri que son armée passât par cet endroit- Jlauerant, qui mare in litus propella , sans attendre la beHc saison .qui lentes, omnia itineris vestigia altis eût fait écouler les eaux. Les soldats paludibus oppîent : adsiduœ etiam passèrent ayant de l'eau jusques au magnœque pluuiœ , ut uentis istis spi~ oombril : voilà tout le miracle. n«f* rantibus soïet , ruebant. Sed adven~

TïcLjuquKHf) TrtheLytt , situm aperuit. Sic quoque unius (*') çnn tfVoXfiV»» wa^o/ov iirl tû> Atyitt- diei itinere per incerta vada emergen- \»,Tcucftt» mnpteuç jt/fxnufAtini , ât dumfuit; aqud ad umbUicum Jermè ti tf»«i £i*yio» to7ç cJiwot/<n , K\»jupû- pertingente. Tantam in pericuUs A' fomç h tau irtxâyovç ,. Ctto t£i xufx&- lexanari Jiduciam , ut ab ipsùts ingertn xAX&TTOftffnv iiwrohù. m pti oi/v éict nio projectam non dubito; ita tretaû ôpot/< t/T*/>/2at«c, 9r«pioJby^ «AS** **' quentibus prodigiis et omnibus auctam *t*9Âm*ç iç-i, t» <T' Atymk» xp»***1 confirmalamque fuisse crediderim . **t* t«ç tùiïttç. *0 «Ti 'AhiÇ&vfyos itç postquam decreto numinis , clarissi - XufjLifm ifATrto-otv Ktttfioi , xeti to TTAto» mis maximisque rébus se destinaricon* ixnptrett t* t&X1) «"fivÀTiiveu kZ^ia jecit. Josèphe n'a guère de jugement, x«iî é'xjiv tj»» iptfai J» tf&o-i lorsqu'il compare le passage de la mer ytndaj th irofinti o-vvi&n , uîxp rouge avec celui de la mer de Pam- *Ma.k)5 fl<L7rTifyfJLiit»y. Apud Pha- phiiie. Il a espéré que le miracle selidcm sunt ad mare angusliœ , d'Alexandre persuaderait aux Grecs per quas exercilum traduxit Alexan- celui de Moïse \ mais il devait crainàtr. Est enim ibi mons Climax , Jre qu'on n'attribuât à des raisons Pamphjrlio incumbens mari, et prop- naturelles le passage de la mer rouée, ter litus arctum relinquens trans- Gomm£ celui de la mer de Pamphilie itum : qui tranquillo mari nudatur,

et a viatoribus perambulari potest : )StTabo lib. X[V 458.

"«m exundante , flucUbus admodum )y; ' :„ n rZ;»l /.a rr

„i . . . , . (io) Supplem. in IJ. Lurtium Itb. II. cap.

obtegaur.- Alexander autem hyber- x} Voyez aussi son Index sur faite

nam incidit in tempestatem , cùmque Curce, au mot Pamphyli».

foriunatmaximameventus partem cre- (**) Strabo , Ub. 14, Curt. 5, 3, ai , 6, 3, 16.

antequ*m dtfluertnt un**

projectus est : xtaque contigit , ut to- lib a ât,hM. civii, j0Jeph. jntiquiu, Ub. i

to"» diem milites per aquam iler fa- extremo. Phaarch. , c. i- et a8.

certnt usque ad umbUicum in eam de' f3) Strabo, Ub. 14.

6 PHASÉLIS

est at tribue aux vents du nord. Si Gé- dû éviter le parallèle dont il s'est sernebrard s'était servi d'une injure vi mal à propos. Un scoliaste dauphin, moins atroce, il ne faudrait pas olâ- l'en censure fortement. Ut imperiiè, mer la remarque qu'il a faite sur ces ne dicam impiè , fecisse Josepkus viparoles de Josépne. Les Egyptiens deatur , qui narrato Israclitarum furent frustrez de leur attente, ne transitu per Rubrum Mareyquo credisachans qu'une telle ouverture et voye bile probaret esse miraculum, simile n'estoit pas faite pour tous , ains pour quiddam Alexandro contigisse agnosles Hebrieux seulement qui s'en- cit, et ab omnibus afftrmari traait qui fuyoient pour se sauver , et non pour res ejus gestas litteris mandârunt (i5). les ennemis qui les poursuivoient en Notez qu'il est bien facile d'indîdeliberation de les ruiner et saccager quer une différence capitale entre ce (n). Voici sa note, « D'ici tu peux qui se passa proche de Phasélis et ce » cognoistre combien est exécrable qui se fît en Egypte. Le vent aui re- » l'impiété de Joachim Vadian , qui poussa la Mer Rouge fut précède d'une » a osé escrire en ses Commentaires action humaine , qui fait voir que » sur Mêla, que Moyse attendit l'op- Dieu intervint là-dedans d'une façon » portunité du temps auquel la mer spéciale. Moïse avait étendu sa main » rouge devoit monter en l'Océan et sur la mer (16). De plus il y eut là une » laisser le fond sec , comme advient chose que l'on ne saurait imputer au » deux fois le jour au mont de Saint vent $ la mer s'entr'ouvrit, leslsraéli- » Michel en Normandie. Car outre ce tes la passèrent à pied sec ayant les » que Dieua voulu monstrer sa puis- eaux comme une muraille à droite et » sance en cecy , la mer rouge par h gauche. Si l'on veut que le vent ait » flux et reflux , ou par descendant causé cette ouverture , il faudra que » et montant, ne laisse jamais son l'on convienne qu'il n'était pas natu- » auge, estant tousiours pleine et rel, c'est-à-dire qu'il ne soufflait que » couverte d'eaux de fond en comble, sur une très-petite portion de la mer, » comme il est certain par les geo- et aue , laissant en repos les eaux à m graphies et cartes marines (ta). » droite et à gauche, il fit un chemin Josèphe devait s'abstenir d'au tant plus au milieu ; il ne chassa que les eaux soigneusement de son parallèle , qui se trouvaient dans cet entre-deux, qu il y avait lieu d'appréhender que et soutint les autres de chaque côté, les philosophes grecs ne se prévalus- Si l'on me demande pourquoi il fut sent de ce que l'Histoire Sainte re- nécessaire que ce vent souflât toute marque que Dieu fit reculer la mer la nuit , puisque Dieu n'a nul besoin toute la nuit par un vent fort violent des causes secondes pour dessécher (i3). Voilà donc, pouvaient-ils dire , en un moment un bras de mer, je deux miracles qui se ressemblent , et réponds que ce n'est pas aux créatures qui sont tous deux l'ouvrage du vent, de prescrire à leuT créateur les mail se leva pour Alexandre un vent de nières de sa conduite. Outre que peutnord qui fit retirer dans son lit les être ceux qui disent que les miracles eaux de la mer : un autre vent fit de l'ancienne loi étaient produits à pour Moïse la même chose. Plusieurs l'occasion des volontés d'une créatuécri vains, pour donner du merveil- re , ne se trompent pas. Voyezce que leux aux conquêtes de l'armée macé- le père Malcbrancne et M. Arnauld donienne, ont pris pour miracle un pensent là-dessus (17). Si l'Ange qui vent de nord qui lui fut utile par un était chargé de la conduite du peuple cas fortuit. L'historien des Hébreux juif eût été la cause occasionclle de en usa de même (i4). Afin donc de tous les miracles de Moïse , il ne fau-

prévenir ces objections, Josèphe eût /rxw.vi>ril. M ~ r

J r (i5) Miel», le Tellier , Nota» m Qnmt. Curtiom,

(n)Josephe,Antiq. Judaïq. , i,V. //, sut la M. Kcapi» ipsi undecùn , pag. p3.

fin, selon la version de Géneferard. (16) Enode, chap* XIV, vs. ai. V oje% la D18

(îa) Génebrard, à la marge de sa traduction «ertation de M. Leclerc , mentionnée dans l His-

de Inapte, ver* la fin du II'. livre des Antiqni- «°ire des Ouvrages des Savans, mois d'octobre

tés judaïques , folio 53 , édition de Paris , 1604 , »&ï5 , pag. 5g , 60.

in-8°. (if) M. Arnauld publia, l'an i685, une Di&-

(13) Exode , chap. XlFy vs. ai. sertation sur la manière dont Dieu a fait les mi-

(14) Attribuez tout ceci à ces philosophes grecs racles de l'ancienne loi par le ministère des ange*. dont on a parle. H y réfute le père Malebranche.

PHASIS. 7

drait poinl s'étonner que L'action des poètes qui l'ont chantée ont été corps, la violence des vents, etc. y Ii^î* j„ j„ • 1 ,

aient été employée,. On peut s'atisfai* °bl,Ses dese souvenir de ce grand re par ce principe à plusieurs diflî- fleuve qu il fallut que les Argocultés. Un païen dirait peut-être, nautes remontassent pour se renselon le langage de ceux qui faisaient dre maîtres de la toison d'or. Je

tant de mention du génie des cm ne- .,„ • . i

reurs, que le génie>AleXandrePfit V0US r?nV10,e. <IUant a Ce a > et cesser le vent de midi , et forma un

quant a plusieurs autres choses, vent de nord, le jour que ce conque- au Dictionnaire de M. Lloyd ; rant voulait passer sur le rivage de mais pour ce qui concerne l'état Fhaselis. Mais pour nous persuader m>»**n* A„ DUc'c .„ cela il faudrait que Ton nous mon- Vresen}' du Phasis > VOUS trouvetrât , qu'en cas qu'Alexandre se fût rez mieux votre compte dans le tenu coi dans la Macédoine , un vent

M oren.

de nord n'eût point succédé au vent

de midi le jour qu'il fit marcher son (A) // tua sa mère qu'il avait surarmée sur ce rivage. C'est une chose prise en flagrant délit. ] Ceux qui qu'il est impossible de prouver, et de auront lu Pontus de Tyard pourront

.-.»...v» »v»v..qUvu«,iEui phySiqUu , • , \> J y t+nrurm

applicando activa passivis , arrêter grand , et chaste observateur de la

un vent, et en faire un autre; mais continence , rencontra sa mère en

on ne peut pas savoir s'ils le font ou adultère. Alors dépité et déplaisant

en un tel lieu , ou en un tel temps. du péché de sa mere , ne pouvant re-

dijactc • • freindre sa colère, la tua. Si vous

FHAolo, rivière qui traverse voulez voir comment il exprime cela

laColchide, et se jette dans le poétiquement vous n'avez qu'à lire ce

Pont-Euxin , eut ce nom depuis 8Ult*

qu'un jeune homme s'y fut pré- z*ur^ i* grand, mais de chaste no-

Cipite. Un la nommait ArCturUS D,un adultère bras voit sa mere embrassée ,

auparavant. Ce jeune homme ^*W^™t~i'v-*~«'t*-

était fils d'Apollon et d'Ocyroë 11 ch°i»t en Arcture et mort et sépulture^).

(a) , et tua sa mère qu'il avait Mais pour rendre raison de ma con-

surprise en flagrant délit (A) . ie 4uite > 11 me 8u.ffit d'observer que

et ie tourmentèrent à un tel cru qu n ne laiiau rien ajouter à l o-

point qu'il se jeta dans i'Arctn- rigilJal. C'est une mauvaise méthode

l r\ ♦ •* j l*. • <Iue ce"c V1* suivent une infinité de

rus. On trouvait dans cette ri- copistes : fls confondent un fait avec

viere une plante nommée Leuco- leurs propres conjectures , ou avec

phjrllus , qui avait une vertu ad- les conséquences qu'ils en tirent ; car

mirable; car elle empêchait les û* les Gèrent dans le corps de la c j i jr i> j i narration, comme si Fauteur qui leur

temmes de tomber dans 1 adul- a fourûi ie fait les avait aussi débi-

tere. Il la fallait cueillir avec tées. Il serait bon de distinguer ce

. ajoute ne résultent pas necessai

quÇ 1 expédition ment des autres. Pontus de Tyard i ,i

des Argonautes , puisque tous les point suivi cette régie , il a cru que

Phasis était un rigide sectateur de la

'Il TZf!1' * r0Ct"- i7i (*) Tyard , dans Us don, Fable» de

<6) rmfdePIutarque.att traite de Fluvns, Fleura, ou Fontaines, folio m. 11.

pag. m. 16 , 17. (,) Là m£me, folio ia.

8 PHASIS.

continence, puisque l'adultère d'O- taient autour de leur lit, afin de le

cyroë l'avait porté à la tuer. Il a affir- conserver pur et net: »» oî Ç*h(>ruirtH

mé ces deux choses comme si Plutar- <r£r dvfpSv tymoptioi , ptirvoun irtpi «r»?

?[ue les avait dites également. Il a con- crat/iÉMyiov ô^cXo/iov , *tù ÀvôBturoy r»j>ovondu ses conséquences avec le récit ovt T»y ^«ftov. Quant postquhm homide cet ancien : or ce sont des consé- num zelotypi collegerunt , circa tha~ quences qui ne vont tout au plus qu'à lamum virginalem jaciunt , ut puras la probabilité : car on pourrait sans conservent nuptias (7). On trouve les être fort chaste concevoir une telle mêmes paroles dans un livre d'Arishorreur de voir sa mère entre les tote (8) ; mais elles y ont été cousues, bras d'un galant, tju'on la tuerait, et M. de Maussac ne doute point (9) Tous ceux qui punissent dans leur qu'on ne les ait prises du Traité de famille l'impudicité ne sont point pu- Fluviis d'où je viens de les tirer. Au diques. 11 y a tel homme , qui débau- reste, si quelque profane d'ivresse che autant de femmes qu'il peut, qui (10) s'approchait du lieu où cette traiterait cruellement et ses sœurs et plante croissait , il perdait l'entendeses belles-sœurs , et sa mère même , ment , et confessait tous les crimes si elles se laissaient débaucher , et qu'il avait commis , ou qu'il avait principalement s'il les surprenait dans dessein de commettre. On se saisissait l'acte de j'adultère (3). Je me serais de lui, on l'enveloppait d'un cuir, et moins étendu sur cette faute de Pon- on le jetait dans un trou rond qui tus de Tyard , si je ne voyais qu'en- s'appelait la petite bouche des imcore aujourd'hui de fort grands au- pies , et qui ressemblait à un puits, teurs y tombent. Le corps de cet homme paraissait Je ne me sers point du témoignage dans le marais Méotide trente jours de Valérius Flaccus pour prouver après , rempli de vers , et tout aussique Phasis n'a pas été continent ; car tôt il était déchiré par les vautours lorsque ce poè'te raconte que Phasis qu'on n'avait pas vus auparavant éperdument amoureux d'une belle (11).

nymphela poursuivit à toute outran- Je ne sais si l'histoire decette plante

ce , il ne veut parler que du Dieu du n'a pas été altérée par ceux qui ont

Fleuve. abrégé les auteurs qui en parlèrent

jj , . , .. , . „ ... jg, les premiers , et par ceux qui ont cité

Barbants m patrus sectatur monttbus Jr.an K • i i » » r\

Phasis , amore furens : pavidas jacit illa pha- quelque partie des abrèges. Ce sont

>*trtu deux grandes sources de falsification,

dd{Q. sent un. nouveau récit en prenant

. quelque' chose des abréviateurs , et

(B) On y trouvait... une plante... quclque chose de ceux qui ont appli-

fu avait une vertu admirable // é à leurs âesseins particuliers ce

ta fallait cueilhr avec quelques pre- j les accommodait , laissant et

cautions. ] On la trouvait au pointdu Abandonnant le reste des circonstan-

our au commencement du printemps ces et allongeant même celles qui

lorsque les mystères d Hécate se cefe- ,eur pouvaien\ être utiles< nuoi ^n

braient ; le Dieu Pan y était fort ne- en soit a j appa?ence que

e (5). Voyez la note (6 ). Les le premier fond de cette histoire a été

jaloux 1 ayant cueillie, la je- qu*au temps des mystères d'Hécate ,

(3) 'ETrat/To^apa», in flagranti crimine. Plu- 'es hommes, étant obligés de se contarebos, de Fluviis, pag. m. 16. Voy ex les notes tenir , mettaient dans le lit de leurs

Piuu^ae?' PUS' a34' "tte expretsion Je ^«ses une herbe qui refroidissait la

(4) Valer. Flaccos , Àrgonaut. , lib. F, vs. 4*5, (7) Plutarehus , de Fluviis , pag. 16.

pag. m. 3o4. (8) Utpi QAV/A(Aç. ÀKOor/x. De mirabilis

(5) Ilpoc 5rat»i<rfC0V t¥0IOV ad divinum Panis sculatione , sub fin.

dei ajftatum. PluUrchns, de Fluviis, pag. 17. (o) Maussac. , in PluUrcbum, deFluviis, pag.

(6) Ceci tne fait souvenir d'une tradition popu- ^35.

laire de quelques provinces de France : c'est que (io)*Ect» TIÇ <r<Sv drtjZtÇtpOûf étsi /U«ô»y >

la graine de fougère ne se peut cueillir que la si quis impurus ob ebrietatem. Plutarchus, de

veille de Saint-Jean , -précisément à minuit , et Fluviis x6.

que pour y réussir il faut être aidé de quelque (11) Tire de Plutarque, ibid., ex Ctcsippo, Ut*,

tarder; qu elle a des vertu, admirables , etc. Il Rerum Scythicarum.

cessaire maris

PHŒBADIUS. 9

nature. Nous avons vu (la) que Ton a » et de souffrir toutes sortes de dit qu'une telle chose se pratiquait rt supplices, plutôt que de faire parmilesAthéniens^durantla fête des f f , f { demandait et Thesmophones. Mais il faut avouer w iww . . . ' que l'herbe du Phasis eût été autre- » qu'il ne recevrait jamais une ment considérable que Vagnus castus „ formule de foi faite par les des Athéniens puisque sa vertu , ne M ariens. Quelques îours se passe bornant pas a la durée d une fête , d £ Contestation ; eût calme pour toute leur vie rm- M scicuiuaujwi«v ^, quiétude des maris jaloux. Voici en- >» mais enfin, voyant qu il ny core des vers de Pontus de Tyard. » avait pas moyen d'avoir la DrpuU du nom Phasis est apjmiu ce jiewe, n paix , il se relâcha , après que

Ou le chaste arbrisseau leucophile se treuve % TT„^___ ~» Val on c Auront dé-

Bemede h jalousie en un froid cueur tombée. » UrSaCeet YalenS eurent OC

Car quiconque au printemps en son lit cachera n c\âTG (IUe la profeSSIOn de lOl

Ceste plante trempée en Phasis : treuvera * *. » • .1 ^

Venus ne sera desrobée (i3). » qu'ils proposaient était CattlO-

(i2)D«/u n-mamu* (B) de l'article i***- » lique, et que ceux à qui elle

la remarque (D) ae 1 arucie mt«- » iii^uc , ci i^wv, «. j — -

toTm^IJS j ru , ™ »» ne semblerait pas suffisante ,

(i3) Pontus de Tyard, doute Fables de Fleures . >:i

i de Jyara, <louie raDie* de neuves . . * ,m

, folio 12. » pouvaient y ajouter ce quils

PHOEBADIUS, évêque d'À- » jugeraient à propos [b). » On gen au IVe. siècle , témoigna un y ajouta des propositions orthotrès-grand zèle pour l'ortho- doxes , et nommément celle-ci , doxie, et contre l'arianisme. Il que le fils de Dieu n était pas une fît un livre contre la seconde for- créature ; mais Ursace et Valens mule de foi (A) , qu'Osius et Po- y firent glisser qu il n était pas tamius avaient dressée à Sirmich, une créature comme les autres , l'an 357 (a). Il assista au synode et ils obtinrent par cette fraude de Rimini, l'an 35c, , et défen- les signatures qu ils souhaitaient, dit iusques à la fin de ce concile (c) Phœbadius, étant de retour en la formule de foi de Nicée, et son pays, fut undesévéquesqut refusa de signer celle qu'on y eurent le plus de regret de leur proposait. « Ni la crainte ni les faute, et qui la réparèrent par » menaces ne purent le faire les déclarations et par les prochanger de résolution : mais testations qu ils firent contre ce le gouverneur Taurus voyant ç*ils avaient fait par surprise. » qu?il ne pouvait surmonter sa II assista au concile de Valence h constance par ce moyen, usa en 374- Nous ayons une lettre de prières , et le conjura avec de saint Ambroise qui s adresse larmes de prendre les voies à lui et à Delphinius^ éveque » les plus douces pour délivrer de Bordeaux. Saint Jérôme nous » un grand nombre d'évêques assure , dam son livre des Hom- » qui étaient enfermés depuis rnes Illustres, que Phœbadius » sept mois dans une ville, où encore de son temps {d),

n ils étaient fort incommodés et au il était dans une extrême , par la rigueur de l'hiver et "eillesse. Il ajoute qu il avait » par la difette de toutes cho- composé quelques autres ouvra-

» ses Phœbadius répondit y,) Là même.

. qu'il était prêt d'aller en exil , M L~irel.an391,?ue s***i*~

(a) Du Pin , Bihliotb., tom. M, pag. 107 , écrivait ce livre. V. lepère Labbe, Dissertât. fdition de Hollande. de Scriptor. ccclesiast. , tom U, pag. aai.

PH0EBAD1US.

ges, avec celui dont nous avons (4)- Arnalt déplore ces changement ,

parlé. La mémoire de ce saint t:X ^«truction ^ 1 cwwtc* est particulièrement honorée à Agen , ou on le nomme communément saint Fiari (B).

à cetévêque. Nous dirons en passant, avec quelque autre , que le nom de ce saint évéque a été si peu heureux parmi les siens , qu'aujourd'hui il se

parmi les siens , q trouve tellement altéré et changé

(A) Il fit un livre contre la seconde non-seulement parmi le vulgaire, mais

formule de foi. ] Cet ouvrage s'est encore ès livres de sa propre église 9

conservé. Vous en trouverez le précis que les uns le nomment Fœdarium ,

dans M. du Pin (i). Le père Labbe iei autres Phœbadium et Feudarium^

nous apprend que Pierre Pithou est Ephionius l'appelle Sébaudiura , vul-

le premier qui Tait publié *».PrimUm gairement saint Fiari. J'ajouterai

prodia studio Petn Pithœi cum ali- % cette altération et changement de

quot aliorumVeterum Galliœ theolo- nom que les injures du temps et du

gorum scriptis, Parisiis, apud Nivel- siècle ont été si grandes et déplora-

hum i586,in-4°.hoctitulo: Liber con- hles , qu'on abattit premièrement et

tra Epistolamsiveedictumsub nomine rasa de fond en comble son église

Constantii imp. emissum in Synodo dans cette ville. Et le lieu où elle

Mediolanensi (a). Il ajoute qu'A a été soûlait être a été converti a un in-

p"f^re depuis dans les éditions de la digne et profane usage (5). Théodore

bibliothèque, des pères , et que Bar- de Bcze raconte une chose assez cu-

thijisla orné de notes. M. du Pin rieuse qui appartient à Tannée 1 56 1 .

compte aussi pour la première édition » En ce temps-là Jean Barrelles mi-

celle qui fut procurée par Pierre Pi- » nistre de Toulouze estant demeuré

thou j mais il la place sous Pan 158g » malade à Agen , où il fut médecine*,

a. Jean Darnalt, au chapitre V de ses » preschoit en plein jour en la mai-

Antiqiutésd Agen, parled'une édition » son de Roussanes conseiller, et

Srecedente. Cette épître de Phœba- » creust tellement rassemblée de jour lus, dit-il (3) ,fut trouvée de notre » en jour, que finalement le XVI de temps , et aussitôt mise en lumière » mars il prescha dans un petit ternir Robert Etienne , et depuis par » pie nommé Saint Fiari , jadis eves- Nivelle , en i586. Que ceux qui ont » que d'Agen et tresdocte personnage des bibliothèques examinent s'il a rai- » ayant escrit contre les arriens du 8<m* » temps de saint Jérôme , comme (B) Sa mémoire est particulièrement » iceluy - mesme le tesmoigne en un honorée à Agen , oit on le nomme » traite qu'il a fait des docteurs eccommunément saint Fiari.] Les méta- » clesiastiques, où son nom est mal morphoses du nom de cet illustre w escrit, à savoir Sebadius au lieu de prélat sont étranges. Sulpice Sévère l'appelle Fégadius. Dans saint Jérôme et dans le traducteur grec de son livre , il est appelé Soebadius. . . . Il y a dans saint Ambroise Fygadius

w Fedarius. En ce temple il y avoit » un sepulchre de marbre qu on di- » soit estre dudit evesque , duquel » les nourrisses avoient acoustumé » de racler ce qu'elles en pouvoient » avoir pour l'avaller dans leur pota- » ce afin d'avoir abondance delaict.

» Et toutesfois il y a une petite ville unc,Trrcnr deJLaiïevLJ<:c,c':c' <l™}* » près de Toulouze , nommée Bener-

rcleve, dit que 1 ouvrage de Phwbadius fut public * l • • J « ~

par Bèze , àos un recueil imprimé chez tfobert » <lue Sur. la "Viere de Rege (6) , au-

Ftienne, en 1570, in-8°. Il fut ensuite inséré, en » CJUel lieu le vingt - Cinquiesme

1575, par Marguerin de la Bigne, dans le tome » d'avril iour de la feste dudit sainct

Y de sa BibUotheca Patrum. }> ^ circonvoisins otjt acous.

jjf^^**^^**»^'^ » tumé de toute ancienneté de s'as-

(1) A la p Bibliothèque de Hollande.

*' C'est une

e 107 et 108 du IIe. tome de sa es Auteurs ecclésiastiques, édition

Leoierc observe que i58g n'est dans Dnpin » sembler en armes, de peur (disent-

qu'une faute d'impression, ou un obiflVe retourné; » ils) que CeUX d'Agen , aUSquels ils mais Dnpin n'a pas connu les éditions de 1570 et

»575, citées par Leclerc. Du Pin , Bibliothèque des Auteurs ecclé-

(3) Darnalt, procureur du roi au présidial d'A- Mastique» , tom. II, pag. 109.

gen , Antiquités d'Agen de Paris, 1606, in-8°.

, folio 3a verso y édition (5) Arnalt, Antiquités d'Agen , folio 33

( 6) Il fallait dire d'Arie'ge.

PHÈDRE. ii

maintienncntavoirdBSPobé le corps pra8Ch , avec des extraits de quelde ce sainct ,ne Je viennent reaue- \ » »

- Tir. A eux en soit le débat, Tais <}ues *uir.es commentaires. L'e-

» tant y a que ce sepulchre esUnt dition qui a paru depuis celle-là

» finalement ouvert à Agen , on n'y (e) par les soins et avec des notes

v trouva qu'un test avec les dents , de M. Hoogstraten est la plus

» bien entier veu le long espace de i^n^ „ ° r

» temps , à savoir de plus de douze ?elIe <!û 0Û ait vue encore eu

» cens ans que ledit evesque doit égard aux caractères et aux fi-

» avoir esté la enseveli (9). » gures. Elle a été faite pour l'u-

(7) Bi«e, Histoire ecciésiastiq«e , tiV. w sage du jeune prince de Nassau ,

7<|o, 3qi. ' 11 • 1

«tt* r, gouverneur de la province de

PHEDRE , en latin Phœdrus , Frise , et de celle de Groningue.

auteur de cinq livres de fables en La traduction française que M.

vers latins ïambiques, était Thraf- Moréri loue vient de Port-Royal.

ce de nation (a). Ufutmis en li- Quelque bonne qu'elle soit , M. le

hertépar Auguste (A), et ilvécut Fèvre de Saumur y airouvébien

jusqu'après la mort de Séjan (b). des fautes (E).

Il a vait été opprimé par ce favori {e) A Amsterdam% chez François Halma ,

de Tibère (c). 11 se représente 1701 » "»40-

comme un homme qui ne s'était (A) Il fut mis en libellé par Au-

point soucié d'amasser du bien SU5to0 Dans Ie titre de ses Fables il

(B). Tous le. critiques ne cou- tJgt^TSS^'S&t

viennent pas qu il soit le même chius et plusieurs autres critiques ,

que celui que l'on rencontre dans entendent par-là que Tibère ï'aJTran-

une épigramme de Martial (C). c.hit ^ais Florent Chrétien , Vos- 11 t T~*~ r> x. • sius , Schcfler . etc. . aiment mieux

Il est à noter que Casaubon qui entendre quc ^ fut' A te> Je me

était si docte, n apprit qui! y range à ce dernier sentiment , quoieut un Phèdre parmi les anciens que j'avoue que les preuves qu'on en auteurs, que lorsque Pierre Pi- peut donner ne spient pas démonstrathou publia les Fab.es de Phèdre tSSfU£ï (U). Depuis cette première edi- témoin oculaire, certaines choses qui tion , qui est de l'an 1 596 , il s'étaient passées sous Auguste. Voyez

s'en est fait plusieurs autres avec la WS-f1 j*"111.': > .T1**» jM jr , , .A. paslaVIIRduV*. livre, où il est parlé

des notes des plus grands criti- Je Bathyllu8 m Voiiug (a)

ques. Voyez-en la liste dans la de dire que Phèdre parle de cela

préface de Jean SchefFer sur cet comme Payant vu.

auteur, et ioiffnez-y l'édition (&) Use représente comme un hom-

IA\ A* 1».« . £*?q iif r> nte qui ne s était point soucié d'amas-

(d) de 1 an 1698, que M. Bur- ser^du hien^ Vofez la prëfacc deson man a procurée , et qui contient IIIe. livre : il y met cela entre les avec les notes de M. Gudius , qui choses <jui devaient lui faciliter la n'avaient jamais paru, les corn- Pr°moti°n a« rang de poète.

mental res tOUt entiers de Con- Cura^ue halendipemtiis corde erasvim,

rad Ri t tershusius , de Nicolas Ri- ÏVl^ ïv.it4 in *anc/itam ,

gault, de Nicolas Hemsius, de Voyez aussi la V«. fable du livre V (3). Jean Schefler, et de Jean Louis (,) foj^UsVùu»,

(b) Vojcz Schkerus , in Vit. Ph*dri. ? UrSt: ' *

{c ) V oyez le même auteur , ibid. H0j„s respecta fcbulK deterritas

{d\ ty Amsterdam, chez Henri Wetstcin , Periculo*um semper viuvi lucrum ,

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