‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 30 sur 142 · TOME XII. m · texte numérisé non relu

TOME XII. m

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» après la mort de M. Bengy, son » il fit une consultation , imprimée

» aïeul maternel ; c'est la raison pour » depuis dans le second volume de

» laquelle le titre de ce livre est ain- » son traité des Regales , pour mon-

» si conçu : Antonii Bengei inalmd » trer que le roi , en vertu du traite

» Biturigum Academid antecessoris » de paix d'Aix-la-Chapelle , conte-

» primicerii , et Francisco Pinssonii » nant le délaissement de la ville

>. parisiensis advocati ejusdem ex fi- » d'Ath , est fonde d'avoir la place

» lid nepotis traclatus de Beneficiis » farte de Condé, comme étant des

» ecclésiaslicis ex definitione de- » dépendances de la châtellenie

» sumptus ad usum fort Gallici et » d'Ath. Depuis le 17 juin 1669, il

» libertatum Ecclesiœ Gallicanœ ac- » eft fit une seconde , imprimée au

» commodatus, Parisus , sumplibus » même endroit, et qui est une suite

» Antonu de Sommauilte , i654, in- de la précédente, par laquelle il

» folio , dédié à M. le premier prési- » montre que l'accroissement de la

» dent de Belhèvre. 11 a revu, cor- » Yi\\e de Condé doit appartenir au

» rieé et augmenté cet ouvrage con- » roi, comme le corps de la place. En

» sidérablement, qui est prêt d'être ,, l'année i673 , il fit imprimer des

» imprimé , en ayant même obtenu » notes sommaires sur les induits ac-

» un privilège de monsieur le chan- „ cordés au roi, imprimés en deux

» celier.il ut imprimer en i663, chez «volumes tw-ia, chez Charles de

» François Muguet, i/i-4%ifo^i Lu- „ Scrcy, dédiés au roi. En Tannée

» dovici Francorum régis Pragnta- ,Gt5i , il fit imprimer ses notes sur

» tica Sanclio, et in eam hiUorica „ le corps de droit canonique , qui

» prœfatio et commenlanus , dédies au „ se trouve parmi les œuvres de

» roi. En 1666 il fit imprimer celle „ maître Charles du Molin, au qua-

» de Charles VII , sous ce titre: „ tri±me volume de cettc dernière

» roUseptimiFrancorumrtgis Prag- w édition, avec ce titre: Francisci

» matica Sanctw cum glossts donu- „ Pinssonii Biturici Parisiensis advo-

» niCosmœ Guymier Parisinisupre- „ cati Manuale juris p6nlificii cœsa-

» mœ Galliarum curtœ senatoris, et » rii et Gallici , compactant ex anno-

» inquisitionum prœsidis yet additio- „ tationibus Caroli Molinœi ad jus

» nibus Philippe Probe Biturtci ad , pontificiumyswecanonicum; aduer-

» Pragmaticœ Sanctions et Concor- n sarUs Gabrielis du pinecu (l) se

» dalorum dissidia componenda; ac )} natoris Andegavensis ad Moli-

» cédant historia Pragmaticœ Aanc- n tiœanas annotationes , animadver- » tionis et Concordatorum , annota-

» apud Franciscum Clouzier, 16 ), in folio y dédiée au roi. Il rép » dit, en 1674, aux traités qui pa

» sionibusque ejusdem Pinssonii ad

» tiones marginales, et ueterum in- „ tt,m, ' . inquibus jus quotidia-

» strumentorum supplementa y operd w num e% foreZse exfubetur ex li-

» et studio Francisci Pinssonii Bitur y> bertatum Ecclesiœ Gallicanœ ube-

» rici, aduoeatt Parisiensis, Pansus, v rioripenu . constilutionumregiarum

7 G1— ^ . m I '//Mi-lHl< ] UIKJ » «

, » » tum antiquiorum , tum recentio-

;pon n rum incxJKingiQ fonte, et supe-

. Paru- » riorum Galliœ tribunalium decre-

» rent en ce temps-la sous le titre de „ torio 5fr/o> Ces notcs sont dédiées

» l'Abbe" Commendataire , ou vrage }) à M Colhertj tW0//0> a paris chez

» qui parut en deux petits volumes , Guignard, etc. Enfin en l'année

» in-ia, imprimés a Cologne chez %) im iX {{t impriraer chez Jean

» Nicolas Schouten, en i673 , 1 un fc Guignard et Antoine Dézallier, en

» sous le nom du sieur des Bois, doc- )} deuxvolumes m-40., son traité sin-

» teur en droit, que Ion prétend w gulier des Régales ou des Droits du

» être dom Gabriel Gerberon, moine M roi sur Jeg Bénéfices ecclésiastiques

» bénédictin ; et la seconde partie en „ ^ déd{é m roi j, :oi it à cef

» 1674, sous le nom du sieur hro- }) ouvrage la Conférence sur l'édit du

* î™?.1» fïue 1 ?ltJ^d%d?m' V » contrôle et la Déclaration des insi- » Delfau, aussi bénédictin. Cette re-

» ponse n'a paru que manuscrite, {l) Cett celui dont j'ai parU'd-de^p. 88.

» et doit être insérée dans la non- vove^av,xtraitdansUSo,ru^c^

» velle édition de son traite des Be- ^, a» /«. tome du SuppUment, pag. 5:o£

» néfices. En 1668, le 18 décembre, seq.

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» naations ecclésiastiques (3) avec fut sans doute à la suite d'A-

» plusieurs autres instructions sur lexandre-le- Grand, d'où Ton peut » les matières bénéficiâtes , dediee a A. i / -, rn

» monsieur l'avocat général de La- connaître en quel temps il a fleu-

» moignon , et à monsieur de La- ri. 11 avait exerce le métier de

» moignon de Rasville , intendant de peintre (b) avant que de s'atta-

» Languedoc. Il a encore eu part à cher à rëtude de U philosophie.

» 1 édition des ouvrages de maftre 0 .. . / .

» Antoine Mornac , imprimée en Ses sentimens ne différaient gue-

» quatre volumes in-folio, chez An- re des opinions d'Arcésilas (A) ;

» toinc de Sommaville, en Tannée car il s'en fallait bien peu qu'aus- » et aux deux dernières des { bieQ e ,ui i} n>enseignât

m OEuvres de maître Chartes du Mo- „. .. ... , , o

» lin. Il a fait aussi quelques remar- 1 mcomprehensibilite de toutes

» ques sur le livre de monsieur du choses. Il trouvait partout et

» Bois , avocat au parlement , inti- des raisons d'aflirmer , et des rai-

» qui ont ete publiées avec ce livre

» plusieurs fois, chez Jean Guignard, <lu » retenait son consentement

» en deux volumes ë/i-i? , en 1678, après avoir bien examiné le pour

» 1684, etc., par maître Denis Si- et le contre, et qu'il réduisait

» mon , conseiller au présidial et as- t arrêt fc un j •

» sesseur en la maréchaussée de . . . -A

» Beau va 13 (4). » s01^ plus amplement enquis. J 1

(B) Il fut bâtonnier de la commu- cherchait donc toute sa vie la vé-

nauté des avocats et des procureurs rite ; mais il se ménageait tou-

du parlement , en i6fc>. ] En faveur • dç$ ressources pour ne

de ceux qui pourront lire ceci sans 1 , , r,.. .

avoir le dictionnaire de Furetière , tomber pas d accord qu il 1 eût

je donnerai l'explication du mot bd- trouvée. Quoiqu'il ne soit pas

tonnier. «< Bâtonnier, en terme de pa- l'inventeur de cette méthode de

. lais, est un ancien avocat qu on phiIosophie elle ne !aisse pas de

» choisit tous les ans selon Tordre du " r ' r

» tableau , pour être maître de leur porter son nom : 1 art de dispu-

» chapelle et de leur confrérie, et ter sur toutes choses , sans pren-

» présider au siège qu'ils tiennent dre jamais d'autre parti que de

» pour l'entretênement de la disci- susperidre son jugement, s'ap- » pline du Palais et des reelemens. f J p 1 r

» C'est à lui aussi qu'appartient la P*"e Pfrrhonisme : C.est son

» commission des charges des juges titre le plus commun. C'est avec

1» inférieurs pendant leur interdic- raison qu'on le déteste dans les

*tion(5)'M écoles de théologie (B), où il

(ï) Les Journalistes de Leipsir s'excusent sut .A i j • j 1 1 /»

mne tàs-bonne raison de ne Sonner pas l'extrait tache de puiser de nouvelles lor-

de eeUe partie ,le l'ouvrage: quia disentriU, ce§ qU[ î|e g0|lt qUe des chimèibnit-rn , f><ig> 5~q 1 ncc rcs "*ec verba facile Intel- "... •*

lip possunt «b 'iis qui extra Galliam vivant, et TUS Z maiS 11 peut aVOir SCS USagCS

tabetnillam fori ecclwiastici , litesque innuraeras, WA|1P nk|:«Pr l'hftmmp Vlflr Ip «Pfl-

ut et dWnsione» ignorant qur non soliim inter pO"r ODllger 1 UOITime, par le !»en-

partea fervent, sed et svpè inter parlamentum et tîment de SCS ténèbres , à împlotribunal regium. . , *

,) pr/ d'un Mémoire manuscrit. VèT le SeCOUrS d €U haut , et U Se

de Furetière, au mot Ba»ton- soumettre à l'autorité, de la foi

PYRRHON , philosophe grec , (C)- Comme ce que je rapporte

natif d'Élide au Péloponnèse, fut [c] d "ne conférence oii deux ab-

discipled'Anaxarque^etl'accom- bes amputèrent sur le pjrrho-

pagna jusques aux Indès {a). Ce "»sme, pourrait faire de la peine

(a) Diog Laërtius, in Pyrrhone , lib. IX , (6) Id., ibid. rut. , n. 61. (c) Dans la rem. (B).

ioo PYRI

ii bien des lecteurs , je destine a ce point-là un bon éclaircissement qui sera mis à la fin de cet ouvrage. Il faut prendre pour de mauvaises plaisanteries , ou plutôt pour des impostures , les contes d'Antigonus Carystius (d) , que Pyrrhon ne préférait rien à rien > et qu'un cbariot et un précipice ne l'obligeaient point à faire un pas en arrière ou à coté , et que ses amis qui le suivaient lui sauvèrent fort souvent la vie. Il n'y a nulle apparence qu'il ait été fou jusqu'à ce pointlà (D) ; mais on ne doit pas douter qu'il n'enseignât que l'honneur et l'infamie des actions , leur justice et leur injustice , dépendaient uniquement des lois humaines , et de la coutume (e).

Quelque abominable que soit ce dogme, il coule naturellement de ce principe pyrrhonien, que la nature absolue et intérieure des objets nous est cachée, et que l'on ne peut être assuré que de ce qu'ils nous paraissent à certains égards. L'indifférence de Pyrrhon fut étonnante (E) :

et n'aimait rien , et ne se fâchait de rien (f ) ; et jamais homme ne fut plus persuadé que lui de la vanité des choses (F). Quand il parlait , il se mettait peu en peine si on Fécoutait ou si on ne {'écoutait pas ; et encore que ses auditeurs s'en allassent , il ne laissait point de coutinuer (#).

Il tenait ménage avec sa soeur , et partageait avec elle les plus

{d) Apud Diogenem Lacrtium , libr. IX, num. 62. ^ -

(e) Id. ibid , num. 61.

(y*) Ne prenez pas ceci a la rigueur ; il aimait mieux sans doute la santé que la maladie , etc.

(g) Diog jLaërtius, lib, IX, num. 62.

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