TOME XII
l3o PYTHAGORAS.
.uccédé (•*»)• « pe»t-««> CmonamvCTsU.populumquelnluxu-
Wot , ooiîrait dire que le nom de A» /aP«m , auctoruate sud ad KiïmFuÏÏÏÏ» *é changé peu à peu usum frugahtaUs reyocarU Lauda- « TeTu ° dè Semnésertlu» : et if ne bat quotute MM . « «ft- ?.„► n oublier qu'il semble que rte , easusfue cwttatum ed peste PvthaCm était en Ésyple lorsque perditarum . enumerabat ; tanlumqae 'K„ cla, f car il semble ad frugal totem mututudmis C ™i rflCn ^psrlavescruecemo- provocant , ut aliquos ex hts luxu-
«n?aU mieux prouver cela que par narum quoque separatam a vau doc- 1 Das«™è d'Apulée: mais il ttudrait trinam , etpuerorum a P"rentibus » rorrter quelque chose, eu 6ter fréquenter habmt. Docebat nunc ha, y corriger <luelH"« >- x-„vnto ce pudiciliam , et obsequta m viros ; ^XPtu%ety,,TÙ^tr7ÂJ eusée nlnc iUo, modestiam et litterarum Tv^TZr^tn^ studium. Interne relut génitrice».
ter fc: ag^ f * -r«r^- ~
f«rt«l«Z»»?W^UaMKÎ Tmen»» , Jit instrumenta luxuri* les paroles d Açulee^«nt ?« ^r^ ^ omnia delatain
K:7a^rL re%7%Tp'ZTm Junonis œdem ipsi de* consecrarent vos Canwjrsœ régi* , D ferentes , vera ornamenta
M^^dTfZS^Z^ 'Znnafâ pldlciUam , non restes
trem ,
,„r le trône environ In.» > ans , aprts oueu , ~ - ■ £ -- ~
H mort de Semnéserteus S «la les même P ^ „ ,M
était, il n« ^aJT ' coiffure, paï les coups de pierre des
disculper Phne, 0» de met» SsTqSe par les figures ile la rhéd'accord avec Diogène Ueree. Mais . 4 « d ,yici
P^^^Vr^t^Tfat; prlché.L,qui„ep«ren«Pfairece
Euf 4 ^j£'£s£îflr dbo,r«ainnt
cvDte aui ait eu nom aerant^eritu*. «
^ fo^T^ti^dTjs deCama S S"' &t^^.^#E Enpeodimota.unauteurmoderne
nous dit touchant la reforme intro- (a7) justin. , XX, c«p. /f, w m. 3^.
duite par Pythagoras dans la ville de {y&\Voye* l'articU PimAHM* , tom. XI,
Crotonc est si remarquable , que je pag. 58* ; citations (6) *i (t).
n'en veux pas retrancher une syllabe. ^jf^^Jf* 405 ' rWnflr*B' (E) *
(a4)TIerodot., lib. III, eap. XIK (3o) Foret l'étrfictr Comter*, A>m. pag-
(*5) Apaleiu» , Floridor. , fi//. J7, p. m. 35 1. vj8 , remarque (D). ^
„ol. P.,iWph. , /«fr. /, png. ivSp. 387 , rrm^ur (C).
PYTHAGORÀS. l3l
nous a donné les plus beaux traits fait mention du noviciat de
qui puissent servir au tableau de Vé- (36) et voici ™ n,Jhl 1 r q ans
loquence de Pythagoras. « Selon le ff* ^eîri ToSl
« même Porphyre, quand il vint en t>r& iSUZ J " lmPos^fc pendant • Italie H ElfA policcl™ ^hS^^SX ^ » grand nombre de villes, et y réta- ( Pythaeorici > unZm 7 ?men » Mit la liberté : en une seule exhor- necomnes Zrl ?*"*'<*bant ,
» tation il gagna et attacha à sa ph£ &^J^^Z*!TV V' » losophie plus de deux mille hom- U^l^TsS^T^^^Mbuf : ^^eurappn^à dompter leuM turn^Z^^^^ » passions; a étouffer tous les mou- uerb fermé in »,.t~». • . » vemens d'avarice et d'ambition , 4 Z^Ê^J^SS^A^ » mettre tous leurs biens en commun, (R On i„t„Z;l ■ • (,7)- » à aimer le silence , la retraite et là ce«e ) con^lri^T'f'^ «contemplation { 3ï ). » Qu'on ne AuLfa ,TO« „„fi Z. fut ***
tention ; je suis fort persuadé ou'il centi ex rWm7 J ,ern'attaqu'ait point le vice par des^a- S^ï&^t^
"eTs:îor^rtifleeurs;ctrmi,I°- à cœ'e"> '^>™™ ~£ZT
sées selon les règles , et selon les quasi cœtum clandestin* coniuratiZ
Mais cela n'empéebe pa, au'oT^e CTS t^To
puisse lui attribuer une éloquence ««mu/m ieJra«n(a fe7S»,£J 9 °
Tcours ^-%P^mecee"
étaient si persuasifs. La force de cette passage de Justin ni ce , ni U .î.-f
éloquence consistait sans doute dans ne so^ pas capable, de LrLrèn'
letpression grave des raisons, et dans dre si cette tempête fut râci»J?i!n"
le po.ds qu'il donnait à ses paroles dant la vie de Py thasora, Il
par la sagesse de sa conduite. 11 pré- droit sur tout " ccTarré
chait d'exemple : son silence même plutôt croire I S i olt
était éloquent et contribua autant Fut poiu ™mpK,C7pe ÏL£
que sa voix a la reforme , comme l'a lion, que de croire qu> I y % S '
fort bien remarqué un ancien poète, Il semble donc que JualS. noS^nS™!
Annan PrlWtra monilm anniqu. siltnui te la le même fait dont Polvbe n-irl»
F—CEUU.^ ,.mT ^ Or selon P„lyl)c les pvthagoXen,
(D) Un noviciat de silence.] C'était furent brûles dans la grande Grèce
îe rude discipline.. 'Eç-i «ft irà\rrm quelque temps avant la guerre ouc
n prive . I C rt
fît aux ble donc
uimcue victoire que i on puisse rem- qu us ne lurent point brûles pendant
porter est de maîtriser sa langue, la vie de leur maître ; car il y a cent
Voyez Téloge que Ton donne dans les vingt ans entre la destitution de Tar-
distiques de Caton à ceux qui savent 5«in et cette guerre de Denyg contre
se taire bien â propos ( 35 ). Servius Crotone (4o). Or Pythagoras vint en
(3,)Th0m«s;„,Métbodcd'étadieretdWi- mSi^JS^Si ^ J™*"}* > e*
r»erl. Phiionophie, li».i,ehap.xr,Pag. ,53. mou™ V1 5etaP0nt après avoir sé-
(33)Cland.anuS, de MaUii Theodori Consul.- J?"™*! 3 .^rot<>ne pendant vingt ans
U , vs. i56. Il faut lire annon, et non pas et non OfO- VOSSÎUS observe que Justin P0
sans interrogation, comme dans l'édition de Bar- lybe , Pornbvre JamkliVr.,» ' 1 *
th.oi : et notez que Bartlims , si prolixe partout J 9 rVrPaJre » Jamblique , parlent
ailleurs , ne du presque rien sur ce passage. (36) Serrins, in illud Entià. X vs 56/
O -T 'A U"Uparavan' avaUdj. ' T.citi, regoarit Amycli,.4 '
Quidqaid Democrita, risit, dixiup. Uccndo (3.) Ap^eiu,, in Floridia nm7cln' Prth«gor«. Ju,un. , ub. XX, cap. IF. yOJn la r,
Ibidem , vs. go. marque (0). J (3j) JiinbHcntu Ub. I , cap. XXXI. Cty PolybiaS> Ub. II.
(îft Proximus ,IU Deo est qui scit ratione ta- fo) Vo'ye* Calvisiu, , pag. m. 95 , ,65.
tti)JnÙn.,Ub.XXJap. IVr
3a PYTH AGORAS.
ttZon^*» 3eux Pe~s IU esse ul pueri et ™ « ^ 4le t n^tLvsis ce ne fut donc pas, ribus et exercitatiombus omnibusque ArchippectLy»^ tolerantiœ ac temptranùœ genenbus
continens
r „ïvcïe sYtaut retiré à in-ues y nien* ^u*^«»»" —
Ur Lv.8is î "Il )arainondas (43) , rum amans , tempérant et fUl' P^îi; cent q Se-cinq ans «orum «ta ,î< : ut de usu rei venereœ qUiifl?^^deTarquHi. Ce sont Sero erudiantur t acpwiw *u> *uù, après 1 «Pul™n £ 1 mais non £u; e< e,/uca/i oporleul , wlra vicc-
dCS Ji° f ^^nreuves contre ceux q ni simum œtatis annum talem congre s- P*\£ ÇZTcT i»t lWndie dont surn nulle modo quœrant. Cum autem Pfi«£ SrM î Jiïî pendant la ad œtatem veneri maturam pervene^ L7Sl8/ 1E s Notez que selon tint, hâc rarh utendum esse ; tncon- SF. Il îc^ Teurpy tl^oriciens tinentiam enim , bonamque corpons P1U H '/l ^ùLnt Pl.Solaùs et habitudinem , ranus conju/icttf* -eue illU eCn PdPit cela dlns le Traité du (47). H condamnait hautement ceux So^atc^U* et il V nomme qui se portent à cette action après rCTntn ceux U'i attacLrent le avoir trop mange', et plus encore fy »n collée deqP thagoras, dans ceux qui s'y portent pendant qu'ils ÎSS. 1, Dans un autre livre il les sont ivres (48). 11 youWt non-seule- " fir^lon ens et U observe qu'ils ment que les maris renonçassent au appe le W™™*'"* K<ti '0 nI>i- concubinage , mais encore qu'ils obbrûlerent ^TO^„Wi£f. servissent fes loix delà ebastetéet de WKTVJ^rtrZ a Cfloneis la pudeur envers leurs épouses. Ils
Quod PJtna8°™t27/tfr ne faisaient ni l'un ni l'autre ; mais
^Wlo "n dit que ses, remontrances les tou-
j r ^^ mi nous apprend que les obèrent jusqu'au vif, et qu ils tra- ^ lî!Sf« a? cl ^ pbilosPoPbe se dé- vaillèrent avec zèle a se reformer. dlSC-^ -Lf de la propriété de leurs Fertur et Pythagoras Crotomates a ç ouilla^nt de la ^propn ^ peUlcumet illegitimarum fœminarum
5î!nV lrIuT' 7ZZisimul qui a consuetudine ahduxisse :marttosetiam
îAt f Lotrtm qdisci- monuisse, ut erga uxores suas casa
Pft1u^^BUet^^^^ etpudiciforent.quofactum, ut Cro-
VJin^^n^JuTL& S* le- toniatœ omnem inconùnentiam et /a-
àium dabant y ei cmu grassabantur , e medio
seperabdu ^a^m Mugue ^ ^rinnl (49). Les habitant
uqnum (46). de Crotone menaient une vie déré-
l{\tîeer les abus qui se commet- Ils prenaient «ne épouse ad honores;
rjëZu nuriash H représenta ils la négligeaient , et a méprisaient, iUl L C auTvon se doit proposer et ne s'attachaient qu'à des concubi- Y* ^mondes sexes estde proSuire nés. C'était donner un mauvais exemdans l union des »«" j . conduite est contagieuse :
Intimement un autre soi «r i , P , consiAéraient pas qu'il était à
H!1 1 ffa-Ut *tSS ^ et lobustes; qu'il craindre que l'on ne les imitAt , et ib,C? friccouVumcr au travail et à la peut-être qu'ils s'en mettaient peu en lei ; faut ,ac ^ » laigir ^ La maxime /rfl^en^
sobriété, et UM eioun ^ franeatur eidem , n'a nue trop de
vénérien jusqu a 1 âge de vingl , .rroi ^ , ^ fi jd|Jtë cq
(4,) vo^us, P^lo-pW. Secùs, caP. VI, gale. Ce fut un dW*e qu, Py ihanum. a6,P«fî.m.38. T,rrr Pnrn^ goras entreprit de corriger. M noih
7^DÎoK. Uert.,/«fc. VIII , nwn. -r Corn»- B
UUN«PM , *" Kpaminondâ. .ff.l.an., Var. li»t., Omeisia. , in Ethicâ Pythac. , Vag'™'ï
Ub. TU, mp. XrJT. . J.mkiolio, i« Vitfi Pytbag. , Ub. /, r/w. XXX^.
(Al) Plul. , de Socr»t. Genio , pag. w»a» w 3 • ejc rCMfem , iAi<f«ni.
^5 te , rf. Sloiçor RcpuRn. , P«. joS ^ W S/ifom , cap. T^r//, «rr^
PYTHAGOR AS. «33
en croyons Justin , il n'eut besoin que punit avec beaucoup de sévérité dan8 de la force de ses instructions ; mais les enfers ceux qui refusent à leur* quelques auteurs insinuent qu'elles femmes les caresses d'obligation. Approuvèrent trop courtes, et qu'il paremment il parla aussi des peine» fallut recourir à une machine plus qui sont infligées aux femmes galan" puissante : ce fut de feindre que Von tes , et nous devons croire que ce ful était descendu dans les enfers, et que Tune des raisons qui obligèrent le» l'on y avait vu dans les tourmens les Crotoniates à envoyer leurs e'pouse» maris qui ne rendaient pas à leurs à son e'cole. Remarquez bien la conepouses le devoir du mariage. Cela tradiction de ce grand maître. 11 enterait dans une grande considération, seignait d'un côté la métempsycose » *n« cTi *Ie^»vi//xoc XAtTixôofTat eLÙrov sans se borner aux trois déménageuç &S*v <m /Ah €H<no<fot/ -luX,>ti «V«7» mens dont parle Pindarc (5a) : et de tffec won ^flt\x» (Ti^syi»» x*j <rpi£ot/sr*r l'autre il osait dire qu'il avait vu th /< *0//n'pot/ , xfifi&fxhiti ôvo AfvJ)>ov , dans les enfers l'âme d'Hornère, celle x<u o<p«ic rtpi avtîiv , â»ô' Sy uirtirtf) d'Hésiode, etc., bien tourmentées. Bfmr zoxaÇùfxifùvç fi **i <roùç p» ôi'xov- ta métempsycose détruisait l'en • tac eri/nîVeti jr&tç «tt/Vay yvi&iÇL xati <f» fer , comme il le déclare dans Ovide.
KfOTav». Hieronymus uero ait descertr q£j Sljga, nuidUnebr'L , et no.nina vàna
disse ad inferos atque Hesiodi qui- timetis,
de m animant columnœ œreœ vinéltlis Materiem vatum , falsUjue pericula nmndi ?
^stricUm.sUide.temguc Misse; Hc SE^^^T^ït^ mert autem, ex arbore pendentem^er- tù (53).
pentesque illam circumdantes , prop- »# • ;î -m ■> , . ,
ter ea quœ de diis finirai Es aima mieux s acquérir de 1 au-
item cruciari qui suis uxoribus con- tonte , et je rendre propre a extirper gndi noltent /ejusque rei gratid a ébauche en se contredisant , que Cmonialis konoratum (5o). Cette his- $e Smlte ««e méthode bien liée de toire est sans doute la même que âofW**?r 1™ ne fut Pas 81 u l,e« . celle qu'Hermippus a rapportée II a JaV d.lt TM1, ae se ^r.rnt point dit (5i) que ce philosophe éUnt ar- a1UI de^nagemfe?,s d?nt Pin7
rivé en Italie s'enferma dans un logis dare fait «*entl0n» ? 3 donnerai souterrain , après avoir prié sa mère "°ne .Preuve .™amfeste par les vers de tenir registre de ce qui se passe- d Ovlde que .e citerai cidessous(54). rait. Quand6 il se fut tenu là autant Foï™tu,«» /it donc ferment le de temps qu'il le jugea à propos , sa contraire. Co«toi, dit-il (55) , druimère, comme ils en étaient convenus, dumimitatorem Pylhagoram, desulloi fit tenir ses tablettes. Il y vit lel "Pf"* «»«™>'um nugnttgnem nondates et les autres circonstances des msi *ertia.m afsenusse. Ifam st peéVcnemens : ils sortit de .ce lieu-là nnm serie animas in aha .al(lue alla avec un visage plUe, et tout défait 5 "'PO™ transcnpstsset, quis , quœso il assembla Fe peuple , et il assura locJfffu^ Elysits campis , aut cœlt
qu u revenait des enfers: et, pour le -L y/- j i> • t « J
nortna/1«^ ;i • l>ï'M.e ribus faims admorfum insulsc aere-
persuaaer, il récita ce qui s était fait t , J r\ - • -, »• j
(h n« li il «:» i. i lictum. Ouicunque > inquit Pinda-
uans la ville. Jl ht cemir et plearer . N , . ' .-• ?•
toiifp r-ieeor^Kl^ « Vi** rus > ter in utrdque vita àuitus altem
yJMie î assemblée , tant ses auditeurs , . • . . T j ^.
Wni f«„^k«'- À~ ' •* -î fuerunt , viam sibi a Jove destinatam
lurent touches de ce récit : ils ne J » j„ j c < .j. «t: ù .
flnntAfoni- «î... ... « av» u adiére ad octturm urbem. EtSa/aa-
aouterent plus que ce ne fût un hom- '<-»«, /ft * /
». V.*. -i? i • j » . x • xetpav votroy Xîx«a.v<cTcC su/sa» ?ripT»*ou-
rae Umn, et ils lui donnèrent a m- - û j* , ~ ' ; /
»iruiie leur.s remmes. sans doute ce ,- t . '» -j
fut Pn m . i bealorum insulam oceamdes aurai
mi en cette occasion (ru il étonna les ^ ^ • t» i
maiivaic m,^;0 i„? circumslant , ef /&>nes anrei fulqent.
mauvais maris, en leur disant qu on r ; 7 u , \
n (G) Ze* c/io^e^ auxquelles a tra
(50) Diog. Uërtio,, ?7/J, „„,„. 7I
5o5. (5a) Olymp. , ode II.
(51) Apud EXogenem Lawtinm , ibidem , num. (53) °vid- > MeUm. , lib. XV , w. i H3. 4»i P<^-. 5îi , 5a3. or« aussi le tcoWute de (54) Dans la remarque (M) , pag. ifr. Sophocl*. Af. MAnâge/io hnne lorum Lairtu , (55) Forr.t. . de G.llor. Imprrio et Philoioru6- 37' . 373 , «te «, patvles. ph.4 , Z,A. /, p«s. m. 90.
vaillait avec un grand zèle ] Son af- Lycurgus . . . , . Zaleuci leges Chafection pour le bien public le de'ter- rondœque laudantur , hi non in foro, mina à porter ses instructions au pa- nec in consultorum atrio , sed in Pylai* des grands (56) : il n'eut pas de thagorœ tacito Mo sanctoque secessu peine à comprendre que s'il tournait didicerunt jura , quœ fiorenti tune du bon colé l'esprit des princes et Siciiiœ , et per Jtaliam Grœciœ podes premiers magistrats, il re'pandrait nerent (5g). Outre qu'il s'appliquait aisément et amplement sur les autres fortement y pacifier les guerres qui hommes les fruits de sa philosophie, s'élevaient dans l'Italie , etles factions Il eut le bonheur et la gloire d'avoir intestines qui troublaient les villes formé des disciplesqui furent d'excel- (60). Il ne faut faire la guerre, disaitlens législateurs, un Zaleucus, un Cha- il souvent , qu'à ces cinq choses, aux rondas et quelques autres (57). Qui maladies du corps , à l'ignorance de dit législateur, dit un homme qu'on l'esprit, aux passions du cœur, aux doit regarder comme le meilleur pré- séditions des villes et à la discorde sent qui puisse être fait aux sociétés, des familles. Voilà cinq monstres qu'il Ceux qui ont donné des lois sont plus faut combattre a toute outrance par dignes d'admiration, et d'une louan- le fer et par le feu. Sustulisse penige immortelle , que les plus grands tus omnes discordias , non à notis soconquérans.Iîéanrooinsleurraemoire liim et Jamiliaribus , eorumque posn'est point passée jusqu'à nous avec teris ad aliquot secula, sed ab orule même fracas que celle des Cyrus , nibus omnino Italiœ atque Siciiiœ et des Alexandre ; il s'en faut bien, civitatibus > tant intestinas quant ex- Ces t que notre esprit , étant peu ca- ternas , auctorest Porphyrius in ejus
Sable ac connaître la rentable gran- vitd ; qui addit , hoc apophthegma
eur , en attache faussement ridée crebrb ei in ore fuisse , Jugandum
aux actions qui font du bruit. Il ne omni conatu , et ieni atque Jerro , et
saurait discerner le grand d'avec l'é- quibuscumque de nique machinisprœ-
clatant (58) : et ainsi la vie d'un hom- cidendum ; à corpore quidem mor-
mé qui s'occupe à remédier aux maux bum ; ab animé, ignorantiam ; à
intérieurs de l'état, par de bonnes ventre, luxuriant ; a civitate seditio-
lois, est un objet qui ne frappe guè- nem ; a familid , discordiam (61). Il
penr des millions d hommes , si 1 on si excellent personnage, en réduit dix fois autant à l'aumône, Maxime qui le dit , pour faire voir on s'acquiert un nom tellement il- que l'autorité de Pythagoras était relustre , que la postérité la plus reçu- connue hors de son collège. Pythalée n'en parle qu'avec des transports gorœ tanta veneratio ab auditoribus d'admiration. Quoi qu'il en soit , ce tributa est , ut quœ ab eo acceperant , sera éternellement une grande gloire in disputationem deducere nefas exispour Pythagoras , auprès de ceux timarent , quinetiam interpellati ad qui savent juger des choses, que d'à- reddendam caussam ; hoc solitm resvoir fourni au monde quelques bons pondebant ; ipsum. dixisse s M as nus législateurs. Cest une gloire qui ré- honos , sed schola tenus. Illa urbium donde sur toute la philosophie, com- suffragiis tributa est. Enixo Crotome Sénèque l'a bien observé : Post- niatœ studio ab eo petierunt ut senaquam , surrepenlibus vitiis , in tyran- tum ipsorum , qui mille hominum nu» nidem régna versa sunt : opus esse mero constabat , consiliis suis utipacœpit legibns , quas et ipsas inter teretur (62). Le même auteur nous initia tulére sapientes. Solon , . . . . apprend que plusieurs villes d'Italie
(56) TlvQ&ytp&ç to7ç irpatTtvww 'l«r*- (5q) f XCi pag^ ra> 3^ yof et
XiâDTûfV. Ac Pjthagora principes Ttalorum les Miscellanex Observatiûne* de Pierre Petit,
Plutarchus, cum principibus viris philosopho pag. a65.
e*«e disputandum , pag. n«n , A. (60) Voyn la lettre qu'on pr/tend qu'il e'ertnt
{57) Vorcx Jambiicli. , in Vitâ Pythagorc, lib. à Anaximene , apud Laërt. , lib. VIII, n. 4g. I, cap. XXX. {tii) Meoagius in Laërt. , lib. Vïll t n. So.
(58) Vorn Pline le jeone , epùt. XVI , lib. (61) Valer. Mivatu , lib, VIII , eap. XV,
III t oit il fait voir alia r»#e elariora , alia major*. n«m. 1 , in Exlemis.
PYTH AGORAS. i35
M ressentirent du bon effet des étu- Ex hdc ipsd tamen gentilium notitid
des de ce philosophe (63). inscite h quibusdam colligi ait , Py- (H) Les interprètes y ont trovvé thagorœorum tetractynt quarn tam
une ample matière de conjectures.] reuerenter liabuerunt, et per quant
Voyez , par exemple , ce qu'ils ont jurare eliam soliti Icgunlur , esse
dit sur ce pre'cepte pythagorique , unum idemque cum nomine tctra-
ne t'assieds pas sur le chénix , chae- grammato , quod h Judœis ipsi acce-
nici ne insideas ; voyez-le, dis je, perint.... Aliam proindè uiamdemon-
dans la docte dissertation que j'ai strat autortetractyn istamexplicandi
indiquée en un autre endroit (64). desumptamputa amethodo Pythago-
M. du Rondel en est l'auteur. Cette rœorum mystied , qud dogmata sua
méthode symbolique d'enseigner a Jerè per numéros certos indicare et
«te' fort en usage dans l'Orient et explanare fuerint soliti. Mais n'ou-
. 1 ... 1 M : £ r» i i 1 • . 1 . il- ' ? ! • - g p. . :
Ut
de l'érudition de tous les pays qu'il tiés , l'autre pour les étrangers et a rait vus. On prétend surtout qu'il fit pour les profanes. La première e'tait
que la-dessus le chapitre sa tetractis soit la même chose que le Jean Schefférus, professeur à Upsale , nom tetragrammaton , nom ineffable de Naturd et Constitution» Philosoet tout rempli de mystères , à ce que phiœ Ualicœ. Ce livre fut imprime' à disent les rabbins. Consultez le savant Upsale l'an 1664 » *«-8». M. Huet. Adde, dit-il- (65) , et veri (I) L'ordre qu'il donnait de ne ma npenimilem conjectumm Seldeni <, et ger point de Jèt>es.~\ Ceux qui expli- Wendelini^qud mirificam illam Py- quent cette défense littéralement , thtgorœTt'rp&x'ruiipsumessesuspican- allèguent, entre autres raisons, que tur Dei nomen wrfctypi/Af***** flW Pytbagoras fut instruit par les Egypatque ejus notitiam a Daniele jam tiens, et que même il se laissa circonsene Pythagoram tcùm in Babylonid cire, afin d'être admis à leurs myslètlegcrci y accepisse. Daniel i adjungi res les plus secrets. Ai* wç xeù tti^ i#poterat et Ezechiel , ut os tendant in- «ri/taro, W /» xeù tic T**dVr« x*t«xÔ*», frit. D'autres veulent que cette tétra- t»v fxuç-ixh Traf Alyurtloiv •k<u«Ôoi $1 ctys, ce grand objet de vénération et &oro$/«tv. Propter quos { prophetas de serine n s , ne fût autre chose qu'une A&yptios) etiamfuit circumcisus , ut manière mystérieuse de dogmatiser adyta ingrediens jEgyptiorum mystipar les nombres (66). Considérez ces cam disceret philosophiam (67)". Or paroles du Journal de Leipsic, à la les Égyptiens s'abstenaient des fèves :
âge 304 de l'an i685 , dans l'extrait ils n'en semaient point , et s'ils en
'un livre anglais de Jean Turnérus. trouvaient qui fussent crues sans avoir
«... D/ . . et« semées, ils n'y touchaient pas
£Z^t£^£x£% ,Leu" p-*™ p,°™t pi»
H/, num. a, in Exurnis. loin la superstition , ils n osaient pas
(64) Dans l'article Épicdrk, tom. VI , pag. même jeter les yeux sur ce légume :
«84, remarque (L). j|s ]e tenaient pour immonde , ils
(C5) nueu, D«nonsir. Erangel. , propos. IV eu8gent plutôt mangé la chair de leurs
^««u/«Ma«.h«mfd^k.CanoD.a^Tpli.*c., Veres' ©*™>*
t*c. XI, pag. m. 277 , 377. 6f<to% twï TratTtfat» £ xVdL/Abve. Dicunt
(66) Aiq xeti <^ô«y^ofTo m nfâcfyo^ucoi, *e parentdm capita ciliùs. esutvs
•c /u«y*Vcv opxou ovtoç aïe TiTf«t^oç, Ou quam fabas (69). Il faut donc croire,
uà. «roi ApirtfA 4yA:* ^«fetcTovr* Tt- conclut-on, que Pythagoras, le disci-
y^««TVT, ITflt^otV «tlfetOW ^<T|»C fêÇ»/A&*r
«^ot/ff-at». Itaque NmctiMimum jasjarandam Pj- (67) Clemen» Alexandrinu» , Strom. , lib. T
^•«orei quatrrnario mat conplexi , qnam tetrar- f"^' „' , . ..
»7* vocant. Per <«ii nortw anima* vra+entam te- (^) H«-oaotn» , lib. Iï , . XXXVtT. juro nalurat fontrmaue et Jirmamenta pt-
. PlpUrch., de Plant. , lib. 1 1 cap. lit ,
(6p) Sentu* Kmpirirus, Pyrrhonir. flvpo»yp. , Itb. il/, pap. i Vî. V om auiti wint <'lirr»o*to
fH • «77 , A. me, Homil. H in Johann.
i36 PYTHAGORAS.
Îtle de ces gens -là, interdisait littéra- tato causant erroris fuisse ,quia in Emement cette espèce de légume. Plu- pedocli carminé quo disciplinas Pythasieurs auteurs graves parmi les anciens gorœ secutus est, versus hic invenitur : entendent ainsi cette interdiction. » \ » * . / , » ~ Quelque, - uns ont dit qu'il aima """'j' ^ ' mieux se laisser tuer par ceux qui le
poursuivaient, que de se sauver à tra- opinati enim sunt plerique xvctp.ov levers un champ de fèves (70) , tant il gumentum uulgb dici. Sed qui dilirespectait , ou abhorrait cette plante ! gentiùs anquisitiusque canninci I'.rn— Il n'y a , je crois , qu'Aristoxéne pedocli arbitrati sunt , xuafAwç hoc in qui ait dit que Pythagoras en man- 2oco testiculos significare dicunt ; eos~ geait souvent. Aristoxenus, musicus que more Pythagorœ opertè atque yir lilterarum veterum diligenlissi- symbolicè xuipouç apjyellalos , quia mus y Aristotelis philosophi auditor , sintùç «ri xt/«7v d\i»oi x*J «û'tio. tow in libro, quern de Pythagorâ reliquit , xt/w ; et geniturœ humanœ virn prœnullo sœpiùs leguniento Pjrthagoram béant, hiccircoque inEmpedocli versu dicit usum qu'am fabis : quoniam is isto non à fabulo edenao , sed a rei cibus et subduceret sensim aluum et uenereœ proluuio voluisse homines de» lœvigareU Verba ista Aristoxeni ducere (73). Le Mauro , dans un poësubscripsi : TluQtLyôpAç <ft t»v o<rirften me où , sous le nom délia Faua, il fti\tç& tov xt/*/uov f Joxi/uAoV xictv xim- désigne quelque chose de lascif (74) > tixov ti yàp «îfeti, xat# j.«tao/>iiT.xoi • d*.o joint ensemble l'opinion d'Aristoxé-
qu il s est trompe 5 ils regardent et que néanmoins il n y avait point
comme Un fait certain cette abstinen- d'aliment qui lui fût plus ordinaire
ce pythagorique , et ils en recher- que celui-là : il défendait aux autres
chent les causes. Aristote en a donné ce qu'il pratiquait lui-même ; et cette
quatre ou cinq. 11 pre'tend que ce conduite , si nous en croyons le Mau-
philosophe défendit de manger des ro , est fort commune,
fèves , ou parce qu'elles ressemblent ~ ...
' ' . * ,^ Non fe natura mai cosa si ghtoUa .
aux parties <JU on ne nomme pas, Ch\> sema quati romperla co i denti OU parce qu elles ressemblent aux Pare, ck'ogni personase la inghîotla.
portes de l'Enfer, ou parce qu'elles Fu^ncertifjosofiprudenti, excitent à la luxure ou parée qu'el- ' ^'7^.
les SOnt semblables à la nature de Eran ribaldi , * ladri da capeslro. l'univers, OU parce qu'elles étaient Che ingannavan con arte gli ignorant
employées dans l'élection des magis- ^ZX^S^Z^ST'
tratS (72). Ceux qui Veulent que cette c£e ognipersona sepelhcon viva,
défense Soit un précepte moral, et Chiamando Amore , Venere i furfanti.
que Pythaeoras ne l'ait entendue Biprendono in altrui la vita attira
n, J ■ r » Ft e*n <>Rn hor dt vespro , e di malUno
qu'en un sens allégorique , se figurent Hanno l attiua/e ^pastiva,
qu'il a défendu par-là a ses disciples Cosl Maometto gïa per torre il vino , de Se mêler du gouvernement. Cela Sejme persuader provincie , e regni
est fondé sur ee qu'en certaine, vUles G%1^, XV^li?^ ^J^i on donnait avec des levés son sutfra- Diquel lia uore , e cosl se'mpre al monda Ce qnand on procédait à l'élection Sovra la fana son stati gl' ingegni.
Ses magistrats. D'autres veulent qu'il P^7;£^^^^* ait défendu le plaisir vénérien. Voici 0gni gran savio sfaparersecoi
Un passage d'Aulll-Gelle : il est t iré E de le Fave nemico parea,
du chapitre où l'auteur rapporte et Ma i« ne conforma il gusto , e'i tatto,
approuve le témoignage d' Aristoxè- d altra cota non v»e* W>
ne. Videtur autem de x.v&pt» non esi- (73) Aulns GelUns , lib. IV , cap. XI, pag.
(■jo) Voyez la remarque (F) , citation (128). (-4) Voy e% l'article Mon a, tom. X, pag. 474,
(71) Ku\m Gellius, lib. IV, cap. XI , pag. remarque (D).
m. i3i. (<;5) Maaro, Capitolo in Iode dell» Fav«, folio
{ji) Aristoteles, in libre de Fabis, apud Diog. r6 verso, dans un recueil de Rime piacceroli , taèrt., in Pytbagora , lib. VIII , num. 34. imprime à Vicente, i6o3.
Ciceron insinue que l'interdiction des nération. Il ajoute que Pythagoras fèves était fondée sur ce qu'elles em- considérant cette vie comme une eapêchent de faire des songes divina- pèce de mort , ou d'exil , faisait en toires ; car eJlej échauffent trop, et sorte qu'on n'engendrât.pas , et qu'on par cette irritation des esprits , elles s'efforçât de retourner aux lieux cène permettent pas à l'âme de possé- lestes.J(8o) Atque in to porta; inf mi der la quiétude qui est nécessaire similis est faba , SïÀ to *>ovato» mai, pour la recherche de la vérité. Ex quod genuum expers sit , ut loquitur eâdem item opinione M. Cicero , in Aristoteles (81), vel <TïÀ to Si oxou Tthbro Je Diuinatione primo , hœc verba TfS<rÔ**, iuti p.* iyxvrnffêànt t«uç /u*postal : Jubet igitur Plato sic ad t<^v iâi >o»at«» tfxfyâjjttm , id est , sumnum proficisci corporibus affec- proptereà quod penitùs.perforetur, Us , ut nihil sit quod errorem animis nec articulorum sive geniculorum perturbationeraque afferat. Ex quo obicibus intercipiatur : perindè ac etiam Pythagoreis interdictum pu- porta inferni nunquùm oppessulata tatur, ne fabâ vesecrentur ; quod animabus tic yin<rtv katioÙtaiç in gehabet inflationem magnam is cibus nerationero descendentibus perpétue* tranquilhtatera mentis quairentibus patet. Pythagoras ergo fabas vetancontrariam (76). Hœc quidem M. Ci- do, cavit à generatione continué ac cero (77). Le docte Windet approfon- perpetuâ ; insinuons suis , satiùsfuisdit plus doctement que personne les Se pollutum corruptibilis hujusce reraisons decette abstinence: il s'attache gionis hospitium nunquam intrdsse, principalement aux portes d'enfer, sed quandb id integrum jam non Nous avons vu qu'une des1 raisons de fuerit , saltem ut admissi quam pri- Pvthagoras était tirée de la ressem- mùm generationem sis tant, atque ad blance entre les fèves et ces portes-là. superiora redire nilantur. 11 réfute Windet rejette ceux qui ont dit que ceux qui croient que les fèves furent par xt/a^uoe, Pythagoras avait enten- interdites aux disciples de Pythagoras du la gorge des femmes , ou les tes- comme un aliment immonde : ce fut , ticules (78). Il se fixe au sens littéral $ dit-il, pour des raisons saintes et mais il avoue que les fèves furent mystérieuses , et qu'ils ne disaient à interdites par un principe de chaste- personne (82). Quelques-uns d'eux té. 11 débite une érudition exquise : aimaient mieux mourir que de révéil montre qu'au sentiment de Pytha- 1er un si grand secret. Une pythagogoras , descendre dans les enfers si- r ici en ce se coupa la langue , pour gniftait être engendré , et ne voulait n'avoir nul sujet de craindre que la dire autre chose que le changement rigueur des tourmens ne la fît parler que souffre une âme qui sort des ré- (83). Ipsum autem Pythagoram fe-
Eions supérieures , pour s'unir sur mm se Uud potius spoliandum per- 1 terre à un corps organisé. Ciim sequentibus ultro stilissef quam per autem *<toç (localiter) sit regio na- fabetum fugâ sibi considère voluisse. tune corruptibilis, hinc pythagoricis Jamblicus decem , Suidas quinquaanimœ cœleste solum uertentes atque ginta pythagoreis itidemfactum me- ViWir dicuntur etiam xatix- m0rat. Myllias Crotoniata mori ma- 6m i*f et<fbt/ (79). 11 montre que les
fèves , n'ayant point de nœuds dans (80) Idem, pag. no, m.
leur tige , ressemblent aux portes de (81) Apud Diogeoem Laërtium, Ub. VIII, n.
l'enfer par où les âmes ont toujours 34. "H oti a£qo crt/X*iç , Àydiettoy y&p
l'entrée libre , quand il s'agit de gé- ftôvof. Sive quod inferni j*nw6(similessintfabm)
t sol» enim geniculatc non sunt.
(/P> llj a dant Cicéron ; inflationem magnam (ga) Nimis autem populariter dictum est.
m cibus tranquillitati mentis querenti vera con- jEgvplj0f e% PheneaUs ipsumque Pythagoram
trariam. Il faut ^u'Aulu-Gelle ait cité de me- hhls ulpote iœmunaM adspernatos : atm rêvera
™ire. rpjex Phjlippi Caroli Anima dversionea non ob immunditiem sed ob sacras ratiooes absti-
in A. Gehium,pag. m. aoo, «07. nuerint. Windet, de "Vitâ functorum Statu ,
(77) Aulus Gellius, Ub. IV, cap. XI , p. i3i. pag. 81.
(78) Est qui nixus parumfirmo tibicine de pa- (83) Conféret, ce que fit la courtisane Léiena pillis muliebribus intellexit; alii testes opertk Hanj Athènes. Pline, Ub. XXXIV , cap. VIII, significari volunt : alii , alia qum parùmper at- pag. m. iai ; Athénée, /**. XIII, pag. 5o6 ; tinet dispieere. Ja. Windet, de vitâ functorum Pausanins, Ub. I , pag. l\i ; Polyenus , Ub. Statn, pag. 79, edit. Londin., 1677. VIII , en parlent. Voyez, le pire. Bouhours ,
(-9) Idem, ibidem, pag. 106. Entretien du Secret , pag. m. 197 , 198.
i38 PYTHAGORAS.
luit, quam Dionysio causas exporte" ques nuits à la lune, jusques a ee
re propter quas pythagorei fabis que par un grand ressort de magie
obstinèrent. Perindè etiam est auod elles vinssent a se convertir en sang,
de ipso Pythagorâ refert Suidas. Myl- qui lui servait peut-être pour faire
lue uxor Timycha , in similem quces- cet autre prestige duquel fait mention
tionem veniens , suam sibi linguam Ocelius Rodtginus (*) après Suidas
prœmordit ,'ne tormentis victa, coge- et l'interprète d 'Aristophane* en la
retur t«v iXipuQou/uiioùv <rt âi&kaku- comédie des JYues , qui disent que ce
4*» arcanorum quidpiam detegere , philosophe écrivait avec du sang sur
referente Jamblicho.(84). M. Ménage un miroir ventru ce que bon luisem-
cite un passade tire' de la Vie de saint Liait, et qu'opposant ces lettres à la
Artémius , qu Ton trouve que Théa- face de la lune quand elle était pleine,
no,e'colière et femme de Pythagoras, U voyait dans le rond de cet astre
ne voulant point dire la raison qui tout ce qu'il avait écrit dans la glace
les faisait s'abstenir des fèves , fut de son miroir» A quoi Von peut encore
mise à mort ; mais elle eut la langue ajouter qu'il parut avec une cuisse
coupée avant qu'on la fît mourir ($5). a* or aux jeux olympiques ; qu'il se fit
Je remarquerai en passant que Té- saluer par le . fleuve IVessus ; qu'il
cole de Salerne , dans l'édition de arrêta le vol d'un aigle , apprivoisa
Réné Moreau, défend de manger des une ourse, fit mourir un serpent, et
fèves j chassa un bœuf qui gâtait un champ
Manducarefabamcaveas^facitillapodagram. de fèves, par la seule vertu de cer-
Les savans et amples recueils que ce taines paroles. Et de plus qu'il se fit
médecin a publiés sur ce précepte voir en même jour et en même heure
méritent d'être consultés. On y trou- en la ville de Crotone et en celle de
vera bien des remarques qui con- Métapont ; et qu'il prédisait les cho-
cernent Pythagoras. ses futures avec telle assurance , que
(K) Il passe... pourun insigne ma- beaucoup tiennent quil fut nommé
gicien.-] Citons l'apologie des grands Pfthagore, parce quil donnait des
hommes accusés de magie. // a été ré- réponses non moins certaines et ven-
nu té sorcier et enchanteur , parce que ^bles celle *^PolJl°n
premièrement il avait long-temps de- Ces Parroles 80nt ™*ai\?f> a.u c.haÇl~
meuré en Égypte , et s'était exercé tre XV, page ai5 , de l'Apologie des
en la lecturZfc livres de Zoroastre, g™ds Hommes. Il nous avertit a la
ou il avait appris, comme il *st h page a iA, qu on peut recueillir cela
conjecturer, la propriété de certaines de Jambhque, de Pline , de lertul-
herbes qu'il nommait Coracésia , Cal- 'jf » » d Origenes , de saint Augustin,
licia, Ménaïs, Corinthas , et Apro- d'Ammien Marcellin , du jesuiU
xis, desquelles les deux premières Delno, et de Boissardus.
faisaient glacer Veau quand elles y „ (L) steur Naude l en justifie.]
étaient mises , les deux suivantes Consulte* son Apologie des grands
étaient fort singulières contre la mor- Hommes : je n en tirerai que ce qui
sure des serpens, et la dernière s'en- *""t. «Les preuves qui sont fondées
flammait soudainement de si loin » *™ défense que ce philosophe
quelle voyait le feu. Comme aussi » faisait de manger des fèves, et le
en l'un de ses symboles il défendait » moyen qu d tenait pour convertir
expressément l'usage de fèves , les- » le«r suc cn 8a?g» se peuvent aussi
quelles, suivant la même superstition, » facilement réfuter que les préce-
il faisait brouiller et les exposait quel- » dentés puisque Reuchlin se mo-
u que a bon droit de toutes les mep-
(84) Uem Windet , de Viiâ funçtorum Sutn , » ties que beaucoup de cervelles
pa**8/|* t M * » creuses et disloquées ont forgées sur
(R5)0««f»xA, * focroy y*f*vr* **i }) cette défense, tcUes que pouvait
putMrpiAj p» Bixwra <w *iti*t x*<ru- u élre celJe Je flerraippus dans Dio-
**ï » * *? ™v j*»***0» ™* ™ „ fiênes, qui croyait que Pythagore
>x*tt*v mpmtur* *t>r*po* , *** )) Svait mîeux aimé se faire tuer sur
"P?**™*™* .te. Vite «meti Artemii m „ j bor<J chara flves f|UC
Cn,hcf MS. Bibhotheca CoLbertm*, numéro 8a, 1 1
j>tif>. 48, apud M.nagium . Noti» in Pioj«»n. I.rvl. . tih. VJIt, „um. 5a , pas. ^9. (*) f it'- 9> ,nV-
PYTHAGORAS. i39
» dépasser au travers pour se met- » Ponomantie; ou que s'il l'a jamais tre a couvert de ses annemis. Et si » mis en pratique , cW infaillible- Un t est qu il les ait défendues, ce „ ment , j ti ^ na été pour autre raison que la » tilite- .\t ^0ur conclure aVec Sui-
prera.ere des cinq qu en donne » das w fov ^ Xat^ (88)
M. Moreau (*') au heu que nous » U ny a'urait aus$i Jcune >
r^T1^! dRe,8°nC0^men taire,fUr » rence' d'insister plus long-temps
1 Ecole de Salerne (86).,..... L'on „ sur ce pvthagore fit mourir en
peut d.re pareillement qu il n y >, prononçant certains mots , un ser-
avait nen d extraordinaire en cette » pent ) faisait beaucoup de dom-
con version qu il faisait des fèves » mage\n Italie , parce que Bossar-
^SS^^^'J^^ * d«^q«i^«^onneA;istotepour
tre tres-claircment en son dit corn- » garant de cctte histoir ne* it
menlaire, que suivant les prmci- » point le Hvre d>QU -{ ,,a ' rise
pes des chimistes qui mettent la » que si r<m veut en ^chercher la
similitude et ressemblance pour » venté de plus près , Ton trouvera
causes de 1 action , c est une chose n >elle est totalement fausse , n'ë-
qm se peut mire et expliquer par , ?ant fonde que sur Ignorance de
raisons naturelles : sans toutefois » ceui { ch1an„ent Socrate en Py-
que 1 on doive persuader que Py- » thagoîe, et qui prennent pour ar-
thagore se servit de cet éhxir de » gent comptant la fable qui est réci-
feves, ou du sang humain, pour w ^c du preniier dan8 UJ livre des
quelque autre liqueur, Campanella „ Mai3 cette inadvertance de Bois- ( ) prouve par des raisons très- „ 8ardus pourrait étre faciienient
• Quint Ion savait a Paris la nuit » thagore fit retirer d'un champ » tou ce qui s était passe le jour au „ de fêve8 a èg lui avoir chuchot£ » château de Milan, le premier ne „ quelque cî,ose à Poreille. Il eût » le disait que pour se vanter et „ mie|£ fait de confe8ser M1 Pavait » mettre en vogue , ce que nous „ traduite de Cœlius Rodiginus qui » montrerons plus amplement dans , cite véritablement Plutarque au «son chapitre j et la relation du „ comme„cei„ent de son chapitre, » dernier est une pure fable et bour- „ mais 8ur un autre .t /celu[
* de controuvee par ceux qui ont „ de cette fab,c dc la<{ueife
on ne
ceimroir de Pyt hagorelui est aussi remarque quefo^U sc0liaste k A-
> faussement attribue* que 1 arithme- ristopiane\urla coméJie des Nuées
» tique superstitieuse et la roue de etS^i(fas surces mots e,^^,
c d une merveille de magie sur le sujet
C*\r-L t j e a enses de Ma^ie , «a*, aao , a«7.
W T u 4 7 t ' £K" \ c <") Dùeuuion. peripat. , tom. i , iifr. a.
T*) Lid. i <fc occifZc Philosoph. , cap. 6. LU,. ,9i ca^.
3, cap. 17, Mjtholog. (89) Naudé, rn/m<>, pag. a37-
(fy) Toytt l'article Ftinçou !«». , tor«. Tf, (90) Méziriac , «>ur le» F.pitre» d'Ovidf , pfl/ç.
571, rrrruin/u/- (K). 607 , 608.
i4o PYT H AGORAS.
de la lune, foici les propres mots cette manière , François /•*. faisant du scoliaste. 'Eç-i (Tixati Tlt/ôeLybjiov irai- la guerre h Cfiarles-Quint pour le ^»io» J*«l tou KtLToiFTpùu rMoi/<ro. wxw^o- duché de Milan, on le savait la nuit ovxiiou t*t «xm'vuc o£<mç, tï tic ««jwrpov suivante a Paris (9!). Si Ton rap- ÎTri^flu^iiiv «ti/**™ 0V4 /SowxtTAi , xati portait de telles choses pour s'en o-fotCTav îts/)», ç*ec/n xatott»» Ai/rot/ , moquer , on éviterait la censure. Aixvt/c 7rpoç t»v <rth»f*v tà. ypeL/ut/utetTet , C'est ainsi que Jean Léon a rapporté xÀxûvof ÀTtTi<rti«v 0 irh»<ri(H ùç roi tj»ç une fable qui se débitait en Egypte. <r«Ai»»uç xwxxoy, «va^voim ttaita ta t» Entre les Ptolomées, dit-il (çfi) , il y t£ xeLTQTTTpct ytypctfjtfjttiA , oiç fwi ti»c en eut jadis un, roi d'Alexandrie , <r«x>i'»>iç ytypct/u/uiva.. 11 y a un jeu de qui pour rendre la cité assurée , inex» l'invention de Pythagoras , qui se pugnable, et qui pût sans danger éviter fait avec un miroir en cette sorte, les durs efforts de ses ennemis ,fit éri- La lune étant au plein, quelqu'un ger cette colonne : et à la sommité écrit dans un miroir tout ce qu'il d'icelle il fil poser un grand miroir veut, avec du sang, et ayant averti d'acier, ayant telle vertu en soi, que un autre, il se tient derrière lui , et tous les vaisseaux des ennemis qui tourne vers la lune les lettres écrites passaient devant celte* colonne ( étant dans le miroir j alors cet autre là fi- le miroir découvert) miraculeusement chant son regard attentivement dans commençaient a s'embraser; et pour le globe de la lune, y lit tout ce qui ce seul effet, l'avait fait ainsi dresser est écrit dans le miroir, comme s'il sur la bouche du port. Mais on dit était écrit dans la lune. En ce pas- que les mahométans, a leur arrivée , sage j'ai corrigé deux fautes , met» gâtèrent le miroir : au moyen de quoi tant, Trxnpoo-txnvou au lieu TrpoovxiâiQu , il vint à perdre cette vertu non moins suivant l'opinion du docte Àleursius, admirable qu'inusitée : puis firent en son livre des jeux des Grecs, qui emporter la colonne. Chose certes tire cette correction de Suidas ; et li» ridicule , et digne d'être proposée santaussieLrivio-ittvaulieude ÀTtvïreu. aux enfans , et non a ceux qui ont Quant à Suidas , il semble qu'il n'a quelque jugement. Joignez à ceci ce fait que transcrire ce passage mot à que j'ai dit dans la remarque (L) mot,; mais dans tous les livres impri» de ï'artice Hchcclf. , tome VIIL, niés de cet auteur il y a plusieurs et ces paroles de Guillaume Boufautes. Vous trouverez dans Mézi- chet. Ilfalloit que le mirouè'r de cette riac la correction de ces fautes. Con- femme fustfaciné et garni de magie sultez les remarques sur le Berger diabolique de Tolède : veu que ceux de extravagant (91). La chimère de Noël Rhodes pouvoient voir les navires qui le Comte (9a) a passé dans plusieurs alloient en Syrie ou en Egypte en un livres, tant il est vrai qu'on fait du mirvuër, lequel estoit pendu au cou tort au public en imprimant un ouï- du soleil sur leur colosse (96). dire! il ne se trouve que trop d'au- La fable des miroirs de Nostradateurs qui l'adoptent de main en main, mus ne vaut pas mieux que les pré- Parcetjuele feuillant Saint-Romuald cédentes. On veut qu'il ait vu dans inséra ce Conte dans son Trésor Chro- des miroirs talismaniques l'avenir nologique , le père l'Enfant l'a insé- que l'on prétend qu'il a si heureuseré dans son Histoire générale de tous ment révélé. Fuit, qui narravit , speles Siècles de la nouvelle Loi. La culis quibusdam aslrologicis JVostramanière , dit-il (93) , de savoir les damum ad has prœdicliones usum. choses absentes, sans magie : il les JVam , qui arcaniora physica et as» faut écrire en grosses lettres sur un trologica cognita habent , aiunt è me» miroir, et le présenter h la lune, la- tallis, tanquam planetis terrestribus , quelle les fait connaître dans un eddem configuratione , qud planetœ autre miroir ou on la regarde. De inthematibus natalitiis ponuntur , sub
certis constellationibus spécula fieri
(91) Sur le VII'». livre , pag. m. 3». ^ y0Yet Ci^SS0lu [a remarque (Q).
(<]?) V*y«* *a Mythologie , liv. III , chap. (§5) Jeiu Léon, Description d'Afrique , folio
XVII, pag. m. »53. 358 , édition d'Anvers , i556 .je me sers de la
(g3) David l'Enfant , dominicain. Histoire gé- traduction française de Jean Temporal,
aérale de tons les Siècles . au »i de juin , pag. (96) Guillaume Bonchet , Sérée XIX , pag. m.