PHEDRE
partus iste recens ac supposititius es- ipse ; propterea quod tmtione foret set , qui tanto intervalle) appareret , Hispanus , patrid Cordubensis. At tamque delituisset diu : veruntamen non exemit Quintilianus , qui quo libro perlecto toto , neminem dubitds- loco de phdosophis egit latinis , his se, quin cetatem redoleret Augusti , illum potissimum annumeravit : cum ac summam illam facilitatem stili et inter ovalores , et poê'tas , et altos discripturœ , et beatam copiant reprœ- versi generis scriptores potuisset resentaret ; tuneque vixisset auctor , ferre. Citiiis dixerim Senecam vel cum laus benè loquendi temporum pariim hic attendisse , quid scriberet : potiùs, quant hominum fuit ; ibique vel istud , ut alia , obtitum prorsus , etiam apud Cœsarem servisset, uhi memoriœ vitio pecedsse.... (14) Illud sedem ac domicilium eruditio collo- verisimilius , iniquissimis Tiberii , cdsse videretur ; qudin domo filiœ et Caligulœ , Claudii , JVeronis temponeptes , intimi et familiares , servi et ribus, cum scripta edictis abolerentur liberti lit te ras egregiè didicissent (la), et senatusconsultis , si cuipoëtœ aut Ces paroles sont d'un jésuite,qui tout historico verbum excidisset opportuaussitôt fait des réflexions sur ce pas- num detationi et calumniœ ; cum ne sage de Sénèque , /Esopeos logos in- liberœ quidem relictœ cogitationes ; tentatum Bornants ingénus opus. Il et opinio tacila de principe, sicundè prétend que Sénèque ne se fonde vel ex vultu argui posset , majestatis point sur ce que Phèdre n'était pas de reajieret : libellum fabularem , cujus Rome , mais de la Thrace ; il réfute in apologis plerisque mera illius sœsolidement ceux qui recourent à une culi tyranms notaretur , suppressum telle explication ^ et il Croit, ou que fuisse continué , ac e va musse tandem Sénèque fut mal servi de sa mémoire, et ignoratum a Senecâ, et reliquœ ou que les successeurs de Tibère fi- posteritatis oculis subductum. N ourent promptement exterminer le livre Dlions pas qne Gabriel Faè'rne, si l'on de Phèdre , parce qu'ils y voyaient en croit M. de Thou , n'en usa pas représentée leur tyrannie; et qu'ainsi honnêtement ( i5). Il avait le raanu- Senèque ne connaissait point cet ou- scrit de Phèdre , et il se garda bien vrage. Ce dernier parti ne me plairait de s'en vanter , ou de le communipoint; car si cet ouvrage avait été quer au public. La raison de cela fut supprimé par cette raison , Sénéque qu'il aurait diminué le prix des fables «'en serait souvenu plus facilement, qu'il avait faites en vers latins sur Laissons parler le jésuite (i3) : Miror l'original d'Ésope, s'il avait appris an vehementer , cur affirmant Seneca , monde qu'un pareil ouvrage de Phé- £sopios logos esse intentatum Romar dre , affranchi d'Auguste , subsistait nis ingemis opus : cum Phœdrum encore. N'oublions point non plus la hune haberet , quem opponere posset remarque de M. Perrault sur cet enfou* Grœcias. lyam quod , clarissima droit ae M. de Thou. On la trouve lumina superioris sœculi duo, Petrus dans la préface qu'il a mise au devant Pitkceus et Jus tus Lipsius prodide- d'une traduction en vers français , runt , verh id a Seneca dictum ; quia qu'il a faite des fables de ce Faè'rne , Pkœdrus non génère aut ortu Roma- et publiée à Paris l'an 1699. Voici ses nus,sed Jltrax , sicut ipse testatum paroles: « La beauté du style dont reliquit , esset : minus ea probabilis » Faè'rne a écrit ces fables l'a fait videtur expositio Senecœ. Quasi verb » nommer le second Phèdre , quoi- Romanis ingeniis opus intentatum , » qu'il n'en ait jamais vu les ouvratit quidquam aliud , quam latinis lit- » ges , qui ne sont venus à notre teris nondhm illustratum nec elabo- » connaissance que plus de trente ratumopus : aut comeedia fuerit car- » ans après sa mort ; car ce fut M. men intactum Romanis , quamvis id » Pithou qui , l'ayant trouvé manusolus natione A fer Terentius tractas-
rMt „ . • *f (i4) Franciscu* > avassor , de Iudicra Dictione ,
set : aut si percenseret oeneca, qui „ na
philosophiam scriptores latinè expli- (i5) Thuanus, lib. XXVIII y subfinem, pag.
cassent ; de e0 se numéro eximeret m. 5^8 , ad ann. i56i . Duryer a mal traduit cet
paroles de M, de Thou ; Si Phaedri cujus sive
(la) Francisco! Vavaasor, de lodicrs Dictione* imiutione, sire aemulatione luxerat, nomen non r*g. 106, aor. dissimulâaset, par s'il n'eût point caché le
(iî) Idem , ibidem, pag. 107. de Phèdre, sur lequel il s'etnit joue.
i4 PHÈDRE.
» scrit dans la poussière d'une ancien- pour le Cicéron de son temps
>, nebibliothéque,ledoûnaauPublic (A) j, fut chanoine de Latran ,
w au commencement de ce siècle. M. V' -, , , , TT '
» de Thou,qui fait dans son histoire e.1 Sarde de la bibliothèque Va-
» une mention fort honorable de ticane (a). Il fut redevable du
» notre auteur , prétend que Phèdre commencement de sa fortune à
» ne jui a Pas été inconnu , et même k représentation de l'Hippolyte
» il le blâme de ravoir supprime , CÇ . , .. . r"*^ J
» pour cacher les larcins qu'il lui a de Seneque , ou il joua le per-
j> faits ; mais ce qu'il avance n'a au- sonnage de Phèdre (b). De là
m cun fondement , et ne peut lui vint aussi qu'on l'appela Phèdre.
» avoir été suggéré Re parla forte La cause de sa mort t des sin » persuasion ou sont tous les ama- . . . n
» teurs outrés de l'antiquité , qu'un gulantes (b). Allant un jour par
» auteur moderne ne peut pas faire la ville monté sur sa mule , il
» rien d'excellent, s'il n'a un auteur rencontra des bœufs sauvages
» ancien Vo^moù^e.^^tU- • traînaient un chariot. Sa mu-
» bles que raerne a mises en vers / , . .
» latins , il n'y en a que cinq <jue *e s effaroucha et le renversa par
» Phèdre ait traitées , et de ces cinq terre. Il fut si heureux que le
» il n'y en a qu'une ou deux où la chariot passa sur lui sans le bles- » manière de les traiter soit un peu . -i i„,1„. c;f' i»-
» semblable ; ce qui n'est arrivé que *Cr ' }} *J lr0Uva Sltu? ? ans 1 in~
» par l'impossibilité qu'il y a que terval le des roues; mais la frayeur
» deux hommes qui travaillent sur et la chute lui gâtèrent telle-
» un même sujet ne se rencontrent ment ]a masse du sanff Qa>ft
» pas quelquefois dans les mêmes i j. i° ,
» LpreLions. » La dernière partie de contracta une maladie dont il ne
ce passage est une justification de guent jamais. £> il eût vécu da-
Faè'rne aussi pleine qu'il aurait pu va otage , il eût publié apparent-
souhaiter. ment quelques livres (C) qui
(E) M **Fè»re de Saumur y a confirmeraient peut-être ce que
trouvé bien des fautes.] Il publia de „ r >.
très-bonnes notes sur Phèdre , l'an 1 on a dlt» <ïue sa langue valait
1657, et il était déjà fort célèbre par mieux que sa plume (c). Parrha-
son Phèdre par une lettre qu'il reçut si ce fut Phèdre qui fit le sermon
de Gronovius (16). Mihi sanè , dit-il qu'Érasme a si justement criti- (I7) adeo ad diem illum Faber fuit > (D)> Vossius a cru que ce
ignoratus yUtULus nihil antè 9 ac ne ^ CK ' . ./
notas quidem in scriptorem nostrum professeur romain est 1 auteur
nisiserby utprœdia-i, viderimvel le- des Antiquités de l'Étrurie (E)
gerim. J'observe cela afin qu'on voie qui ont paru sous le faux nom
crue les plus savans personnages sont de prosper> inconnus quelquefois les uns aux au- 1
très , quoiqu'ils fleurissent en même (a) Pa^asius , de quasitis P«r Epistolara,
temps. pag. 34.
(16) Scheffer. , yrœfaU in secundS édition* (*) ^oyez \a rtmmrqm (A). Pfavdri. (c) V oyez la rem. (A). ^
(17) Idem, ibidem. (</) Voyez la remarq. (B) de l'article , Pakrhasius , tom, XI , pag. àok.
PHÈDRE (Thomas) , professeur en éloquence dans Rome , <A) !}£**** &ur u *on 1 p, j vue •« i * temps. Citons Erasme , qui nous apvers la fin du XV . siècle, et, au prenarJa des choses assez curieuses commencement du XVIe., passa touchant ce Phèdre. Romœ..,
PHÈDRE. j5
et amavi Petrum (i) Phaedrum , Un- tudims incommoda perpessus9 in ejus~ gué venus quant calamo celebrcm : modi œrumnd vitdfunctus est (4). mira erat in dicenâo tùm copia , tum (C) // eût publié apparemment autorités. Magna felicitatW pars est Quelques livres.] On aéra bien aise KomsB innotuisse , Me primiim inno- d'en savoir les titres, que Parrhasitis tuit ex Senecae Tragœdiâ , cui titulus nous a conservés ; c'est pourquoi ie * Hippolytus, in quâ reprœsentavit per- m'en vais copier ce que Von va lire. sonam Phaedne , in ared , quœ est C'est un grand éloge de Phèdre antè Palalium cardinalis Raphaelis mais souvenons-nous que celui qui Georgiani.&c ex ipso cardinale didici, parle est un orateur qui avait reçu nndè et Phaedro cognomen additum. de lui plusieurs bienfaits. Quis est h obiit minor annis, nifallor , quin- in hoc orbis terrarum domicUio ( eu- Quaginta, dictas sui seeuh Cicero (2). jus antiquum scenœ decus instaura- Voici le témoignage que Piérius Valé- vit ), quis in hâc excultissimd acaderiaous a rendu a 1 éloquence de notre mid ( quœ Phœdro rhetore cœlum Phèdre : JVeque diu felix fuit Thomas verlice contingebat ), quis adeb barba- Phœdrus affluentissimum eloquentiœ rus h Musis abest et Gratiis, qui ad flumen, auo non alius eo tempore extincti Phœdri nomen uberiim non orando ciarior , neque vehementior fleal ? O detestandam fati importunât , Romanœ ipse quoque cathedra* nitatem ! Silet, heu , T. Phœdre decus , etornamentum{5). Joignez à vox Ma tua jucundè sonora Ma ar*celacequeje cite de Parrhasius, dans eutœ linguœ suadela , quœ mentes la remarque (C) , et le témoignage de hominum in omnes affectus impelle- Pierre Bembus : c'était un bon juge batt quœ Romanam jacundiama Goen matière de bien dire : il loue thicis usquè temporibus amissam rebeaucoup l'éloquence de notre Tho- stituit. Ûbi nunc est Me gestus cum mas \ c'est dans la IIIe. lettre du IVe. sententiis congrue ns ? Ubi Ma incor- Hvre, datée de Venise le 1 3 de janvier rupti latini sermonis integritas ? Quis >5o5. Tirons-en une particularité. On ultimam manum tôt inchoatis operiloi avait écrit que Phèdre devenait bus imponet ? quœ ( non secus ac gros : tant mieux , dit -il , nous Apellis Ma decantatissima p^enus) pouvons donc le traiter à la manière interrupta pendent : luculenlissimœ des anciens héros , illum cerlè pos- scilicet orationes , Apologia Cicesumus heroum more »t?v <n piy&v «rt ronis in obtrectatores , quam mihi «îicere. paucis antè dtebus quant cœpisset
bien
Piérius Valérian us. Qi
serabiliter, quamque inopino mortis cam "igilantissima comment aria : in
génère surreptus interi.it> dum scili- Plauti comœdias scrupulosissimœ
cetmulamedl" - 7 1 -- — • - <: ......
foetus olviam toagnitudinis
consternata siquidem mula , buba- cIae Volaterran , après avoir indiqué
lisque identidem perterrefactis simul 'a suite des anciennes guerres, s'ex-
ab ed calcitrosa excussus est tam prime ainsi : Bellorum igitur hujus-
mgnœ corporaturœ vir, quantum mo^i excursum T. Phedri nostri ex
hominem nostrist simul h plaustro su- magna parte dUigentid collectum ,
peratusy quamvis in rotarum médium non aD refuerit simul ordine repetiis-
Wervallum incidens elisionem evitd- *• (6).
rit , corrupto tamen prœ timoré , (D) Le sermon qu'Erasme a si jus-
et grari casu intra viscera sanguine , bernent critiqué (y).] Ce sermon fut mUa indè lonS<* > et occultœ vale- (4) pjerîw v.kriaim,, de Litterat. Infelidt.
lib. /, pag. a 5.
M P«rrKa»ius H Piérius V.léri«niu le nomr (S) JânuS Parrhasios , ,„ Oral, ant* Prrlectiô-
, \ 't>om*s- ncm epist. Ciceron. ad Altirnm . vas. îiS r/.G 1 Jr.».™, «pbtott V, lib. XXTII, p. ia«o. (6)^olat«rr.nu» , Comment A?.ban ' lib
0)P«ri«Valerianui,deLUterat.Inf«îic.,W. XXXVIII, pag. m. ,45g. '
' paffl ^ (7) r°J** *on Cicironiann» , pag. m. 3g et seq.
prononcé devant le pape Jules II , le dans la même page, que Thoi vendredi saint. Erasme l'ouït, et n'en Phèdre est le vrai auteur d'un livre fut point édifié; le prédicateur ne que Curtius Inghiraraius a compose'. se piqua que de paraître cicéronien. Au reste Vossius a été cause, par sa Érasme ne le nomme jaoint(8) , mais mauvaise orthographe, que Konig(ia) on peut croire qu'il désigne l'un des a multiplié un auteur en deux : il
Srofesseurs en éloquence dont il avait nous donne Thomas Fœdrus pour it ceci : Florebant id temporis Ro- un auteur différent de Thomas Phaemœ prœter cœteros dicendi laude drus, et nous renvoie à Hallervord. Petrus Phœdrus et Camillus hoc
œtate minor , sed eloauendi viribus (") *« Bibliotbec* vêtu* et nova , pag. major, nisi quod Me jam hujus lau- 3|° tft6a8*
%™r"™«(9^ Phèdre „, PHÉRON , roi d%pte fi!* l'auteur des Antiquités de VÉtrurie.] et successeur de Sesostris , n en- Voici ses paroles : Fuére quifœtum treprit aucune guerre , et devint crederent Gulielmi Postelli.Sed ve- aveugle en punition de l'audace rus auctor est Thomas ïœdrus , qui . r 2 1 ~ â~-ji
uixitanno cId ccccxc(io). On aYait qui avait eue delancer un dard beaucoup de tort à Vossius dans le sur les eaux du Nil. Elles étaient traité de Placcius , de Scriptis Ano- hautes de plus de dix—huit cou— nymis ; car après avoir cite les paro- àées sm les campagnes, et le les que le viens de rapporter , et cel- . . j * ° j
les qui les précèdent, on ajoute cel- vent y excitait de grosses ondes,
les-ci, Cujus Thomas ulteriorem nul- Le roi voyant cela, fit 1 action
lam nec apud ipsum , nec apud que je viens de rapporter, et
Gesnenim,aliost>eilliusgenerisauc- perdit la vue tout aussi-tôt. Il fut
tores inveniomentwnem.Kevumerum K. . . .
verb non opus est ut de eo multàm <»* &™ en cet état, et puis il Sut
hicsolliciti simus, cùm non illum, par un oracle que le temps de
sed ipsum Curtiom Ikghiramium , son malheur allait expirer, et qui fragmenta illaprimus ac si Scor- ^ recouvrerait la vue , pour-
nelli prope Vulterram ea sub terra ^ t . ' r, ,
ini>enisset>>Florentiœpublicaviitpa- vu <jue ses yeux fussent laves de
rentem hujusce supposititii Jigmenti l'urine d'une femme qui n'eût
fuisse prolixè docuerit Léo Allatius jamais eu affaire qu'avec son in suis ad iïctas antiauitates annota- £ jj commença par se servir
t tombas . Pansus 1640, et liennio , , . , * r
post Romœ iterUm excusis (1 1). Tout ae l urme de son épouse , et n en
ce latin est imprimé en italique de tira aucun avantage. Il employa
la même manière que les paroles que ensuite celle des autres femmes , l'on a copiées de Vûs«ius , et rien ne fi {{ recouvra k yue> R fit
marque qu'il faille faire quelque dis- . . ...
tinction entre la première partie du conduire dans une certaine ville
passage et la dernière : il ny a donc les femmes dont il avait employé
point de lecteurs qui n'aient droit de peau inutilement , et les fit brû-
8'imaginer que Vossius dit tout cela ; , , m { .
on peut donc croire qu'il ignorait 4C1 . , . ' F .
tout ce que Parrhasius , Erasme et quoi il épousa celle a qui il était
Piérius Valérianus rapportent de redevable de sa guérison , et con-
Phèdre. Le pis est qu'on peut juger sacra jans jes temples plusieurs
qu'il a été assez étourdi pour dire, monumens de sa gratitude envers
k^^l^f^^Z^J^ les dieux, et nommément deux
Erara. , m ciceroniano , pag. 39. obélisques dans le temple du So-
(9) Idem, ibidem, pag. 38. ,.. ( a* VianU d#» rPnt mudées
(,o)yoMin.,deHirtor.i*t.,/,A./,c«F./x, le" ( V ) nauts ce ceni couaees ,
in f ne, pag. ^x. et larges de huit. Un homme de
*ii;^l",de^,WoTmU, ,n^n" Memphis, que les Grecs nomme-
PHÊRON. i7
rent Protee régna après lui (a), que point que l'obélisque qui fut
Cet article se trouvant dans le apporté à Rome sous Caligula fût
. . -■-»*-'••» • 1 un des deux obélisques du lus de
Dictionnaire de Moreri , j avais Sésostris.
résolu de le passer sous silence ; (B) J'ai mis une exposition Ji-
mais j'ai changé d'avis après dèle de ce vieux conte , afin qu'on la
avoir VU la liberté qu'on se don- comparât avec la fausse copie que
i r i jp • t • Ie3 écrivains modernes osent en don-
ne de falsifier ce fait. La cri- ntr -, Ce n>est 4V, Chevreau
tique que j ai voulu faire de j'en veux 5 car d n'a point falsifie la
cette licence a demandé que je narration d'Hérodote (5). Il est vrai
misse sous les yeux de mes lec- qu'il «joute une circonstance 5 £J! que la femme qui rendit la t
écrivainsmodernescentendon-
lier (d;. ne cite pas a donné à cette femme
(a) Tiré rf'Herodote , M. //, cap. CXI, *a .qualité de jardinière. La réflexion
CI//, paj^. rnT 129 . i3o. Voyez aussi Dio- qui accompagne le narré dans le
dore de Sicile , A6. f, c<y. ZJX. Chevraeana n'est point blâmable.
/ix », > j , ... Il est permis à un auteur qui rap-
(A) ht nommément deux obclw * . vi „ 1 « • • j V
ïl. Marsham (1) croit qu'ils sont à ^"M^" 1 »Dt q" '*
Rome tous deux , et que l'un est ce- Lfnïpn nlin, li p! "î
lui que Sixte V fit élever devant l'é- Z ^l P M Ji u T™"*
glise4de Saint-Pierre. Il croit aussi ft** ' ^ tl1' » ^
L Caligula fit porter a Rome l'un }a1"t "„ ,n i.îL^ !f " "C D°U8
de ces leux obélisques. 11 se fonde lai88C Pas en 8U8Pens i nous c?mpre:
j 7 d r • n0lIS sans aucune peine que c est lui
sur des passages de Pline qui ne a¥ „nn ua-^a***. t..,: ir* vi
»:^.:r- * • * ~i \t e* non Hérodote qui dit, « s il se
1 • » 1 «I1 M ron : que le remède dont il euent
douin, ou la mauvaise leçon que „ fA. u «.^^ h •
m m 1 • • • » »» lut en usage, et la même peine
M. Marsham a suivie est corrigée. „ renouvelée,5 beaucoup de femmes
^«(obehscus) Romœ in £an- )> pourraient ne pas craindre de
cano Lan cl iV eroms pnncipum Circo. „ i-^„ • ja r„^:4 /\ -ir -i<
., r . . -v,. , ' » mourir de Iroid (7).» Voila une
ex omnibus un us omnino Inclus est „\-BA „ • a m
••„,.• . j> J c\ close qui convient au texte : car il ne
«mm» auemfeceratSesos- ?aut poiat douter que celle histoire
et alias ceatam cubuoram, inventio„ satirique contre les f
omea/» tfo/, wr«,a « Vous allez les avertisse , .-. qu'il n'y "
voir de quelle manière M. Marsham ^oint eu j,orac|e ». ait ^ K cite ce passage. Plinio appellatur nva„„\A Aar..A0 Ai- ? H
Suacoreus Sesostridis filiui Sfa. qui ZVa." 'fe^3 ™J£ T C^Se™'
centum cubitorum pist °«1 „™J M'.?J I?£q i
e«itaten.(vi,u reddito ex oraeulo) '^ue ailtmai^enH,f ï? v n"
o 1: . . fi : ciiaste ait ïamais rendu la vue. On
Sob sacravit. Eiusdem remanet : et est donc ^ persiiade- armi ,
abus Bom« ( in Vaticano Un et Ne- chrëtiens ltout ce ^Hérodote
rouis pnncipum Circo ) ex omnibus nous dëbi'teHen cet endro?t-là est une
ne (3). Et notez que Pline (4) ne mar- forgeait daas ,es siècles ^ignorance,
(1) Martb. Cliroii. Can. , seculo XV, vas. m. ,r , . ,
(») Pliniu» , Ub. XXXVI, cap. XI, p. m. 299. édition de Hollande.
(î)Marsh.Chron. Can., pae. Ai A. (6) Diodore de Sicile, au chapitre LIX du
i.k) PUai«, hh. XXX Vt, cap. IX, pag. <><fi, /•'. fi.'rr. ^
7' (7) Chevrwana , / /'. part. , pag, 3g6.