TOME XH
,8 PHILELPHE.
pour les mêmes fins à peu près que cet ouvrage , et qui semblent avoir les apologues , ou que les fictions été exprimées sur son modèle : ma» d'Ésope : ?c veux dire afin d'inspirer qui que ce soit qui 1 ait compose , la crainte des dieux , et de censurer M. de Vigneul Marvdle lui appliqueles mauvaises mœurs. La raillerie y rait sans crainte celte leçon , Plus un
les mauvaises mœurs. La raillerie ,
entrait aussi quelquefois , et les écrivain a de ces particularités quel on mauvaises plaisanteries contre les trouve dans Brantôme , plus U s elefemmes On n'oublia point cet arti- ve au-dessus du commun et se rend cle dans l'historiette de Phéron. Mais utile au public. Ceux qui les débitent nos modernes la trouvant trop sim- doivent seulement prendty garde au elpie et habillée avec trop de négli- les soient vraies et bienjondeês: ïence, se sont mis en frais pour car il n est point permis a un écn- Penioliver. On la trouve dans le vain de forger des chimères pour or- Saint - Évremoniana parée de cette ner son histoire (10). façon : « Qu'un roi nommé Phéron Disons en passant que ce n'est pas » **tant devenu aveugle , et deman- )a première lois que les auteurs et les » dant à lWacle un remède pour Hbraires'ont supposé des ouvrages k » guérir, il lui ordonna de l'urine M. de Saint - Évremond. Cette ruse » d'une femme fidèle à son mari; commence d'être usée, et l'on ne » que la sienne et toutes les autres saurait songer à cela sans comparer » de son royaume manquant de cette cet illustre auteur a cet homme a qui » vertu, il avait été obligé de dépè- 8ept femmes devaient aller dire , » cher des ambassadeurs pour en nous mangerons notre pain, et nous » chercher dans les royaumes voi- vêtirons de nos habillemens : seule- » sins • qu'après des recherches in* ment que ton nom soii réclamé sur » finies le hasard lui en avait donné nous, 6ie notre opprobre (u). j> une qui le guérit ; qu'ayant com-
» mencé par faire brûler sa femme , (10) Vigneul Marvin*. Mélange. d'H.sto.re et :> H epouL celle qui lui avait rendu ^ *
» la vue ; qu'à la venté elle ne fut (n) 1>aïe chaj)t ïr » pas si chaste dans la suite , et que
» le roi lui demandant pourquoi elle PHILELPHE* . .
- avait été fidèle à son premier mari,
» elle lui répondit naïvement, que * " *. . * . — . : penclne ne lui avait jamais rien L'ouvrage qu .1 .nl.tula i Flù- >» demandé (8). » Que Boccace et rentinarum de Exilw Lommen-
Douville mettent n^ * LVtat dans lequel est cet article indique
tout ce qu'ils peuvent imaginer de * • ^ *ume ^ trouve dMan,
plus plaisant, on ne doit point s en Cbau£piéun Ug article sur Philelphe. Joly
formaliser. Ils travaillent sur un tonds qui avait ^,^5^ beaucoup de matériaux
qui est tout à eux . ils sont donc les our une vje de Plrilelphe, a renoncé à en
maîtres de la broderie; mais quand faire usage, en considérant qu'il ne pourrait
on rapporte une histoire consignée que répéter ce qui avait déjà été dit u, dans le1., meilleurs, livres oui nous
par le availié •
dans les ^ X8 Fhlstoire de ce savaot. Jolv renvoie toutefoi.
restent de antiquité , il n est plus Vl , X et XL1Î des Horaires de
permis de l'embellir d une nouvelle Niceron$oùpon trowve deux vies différentes
permis uc itm^"» ■ . Niceron, où I on trouve deux vies
parure par un supplément de cir- je philelphe. Joly ajoute qu'on a
constances inventées depuis deux â Florence, en 174a, in-8°. un 1™. tome
iours. C'est néanmoins ce que l'on a des lettre» de Philelplie, sous ce titre : Fran-
fait dans le Saint- Évremoniana. C'est cisci Philetphi Tolentinatis ne. Epistolm ,
un livre dont on assurequeM.de caterisqum hactenhs prodierunt aucliarcs d
C • l l \?ZZIa i «V«r nmnt Tauteur emendaUores . animadversiombus , prtffa- Saint-Evremond n est point 1 auteur, ^ f tetala §
et qu'il désavoue depuis le commen- & rf Nicolaï stanislai Menceii.
cernent jusques à la fin (9). Il T a ^fansi <jonne à cel te édition la daie de 1745;
pourtant de très-bonnes choses dans Cliaufepié dit 1743 : et c'est lui qui a raison-
^ M Mt* Cette date de 1743 se lit sur le frontispice du
■8)Sai»t-Evremon,ana,W i3a, i33, tdtu vojume> Tja préface est datée des KOlt. Fxa. ,
êeHoUande. ..y,. , mdccxlii. Mansidans son édition de la hibl
. AT^5rE.î£ medi" de Fabriciu$' ditaroir confé*
PHILÉTAS. i9
lalionum, pro Exulïbus Floren- que Properce, boa juge de ces tinis à Cosmo Medicœo , atque choses-là, se soit contenté de lui ejus factione ejectis , conscrip- donner le second rang (B). Or, tarum libri très, et qu'il dédia à comme l'élégie était principale-» Vitalien Borrhomée , n'est point ment employée dans des occa— dans le catalogue de ses œuvres , «sions de tristesse , et daus les qui accompagne sa vie. II y a de disgrâces des amans, on ne sau— l'apparence qu'on ne l'a point raitdisconvenirquePhilétas n'eût imprimé. L'auteur en fait men- un talent tout particulier pour tion dans une lettre à Antoine soutenir par sa mine et par tout Métallos , et dans une autre let- l'extérieur de sa personne , le tre à JeanOlzina (a). J'ai lu ceci caractère des poèmes où il ex* dans un ouvrage de don Nicolas cellait, et pour prévenir le dé-» Antonio (b)y à qui Martin Vas- faut des occasions qui fait que ques Sirvéla (c) avait prêté ce les muses s'engourdissent. Il manuscrit. était si petit et si menu, qu'il
... . . „ , fut obligé de mettre du plomb
cette édition récente avec celle de l5o2 , et , /% , r
aroir remarqué que dans l'édition de i5oa 3 ^ SOUlierS , anil que le Vent
iln>aoqueleslettres8à 17 du livre IV, et ne l'emportât pas (C). C'était le que dans l'édition moderne il manque la A* ~ * . 1
lettreUlbertZancharîus, commençait par moyeilde II encourir point le
lei mots : non te prmterit t et datée de tertio reproche qu On fait Si SOUVCnt
fTT"1 lft L-. volumcî?f1.17^ e»t, atlx prédicateurs decarème , lors*
an reste, le seul qui ait paru : 1 édition n a r r .
pat été continuée; c'est ce que m'apprend <JU avec Un teint Irais Ct vermeil
Maoai et ce que confirme une note manu* i|S gémissent de la Corruption
mte d Ansse de Villoison. j° 1 tj'i A 1 '
(«) Voyn le XVI'. livre des Épîtrea de du. m0I1,de > «l déplorent le me-
PWeiphe. pris qu on a pour les lois de la
J>)*™\. Amoniua de Exilio , Ub. /, mortification. Cela leur Convienne) wL*e//e*^^^ «*« ^ J «•«
maigres que notre Philetas. D'ail- PHILETAS, grammairien, leurs, on comprend sans peine critique et poëte , était de l'île qtje très-souvent il pouvait avoir de Cos, et vivait au temps d'A- raison de soupirer pour les cruaulexandre-le-Grand , et de Ptolo- tés de sa Battis (b); car un air mee, premier du nom , roi d'E- comme le sien , un corps telle- CTte,qui le donna pour pré- ment atténué et décharné, que le cepteur à son fils Ptolomée Phi- moindre coup de vent le pouvait ladelphe (a). Il publia plusieurs renverser par terre , n'était pas poésies dont il ne nous reste une fort bonne lettre de reconique des morceaux dans Athénée, mandation en fait d'amour. C'éet dans quelques autres anciens tait peut-être ce qui l'avait renauteurs qui l'avaient cité (A). Il du si habile dans l'élégie. Appâtait tellement réussi dans l'élé- remment il n'avait eu guère* de pe f que plusieurs lui donnèrent bonnes fortunes , il avait de perla seconde place en ce genre de pétuelles rébufTades à essuver. unification. Il n'est pas certain Quoiqu'il en soit, ce ne fut ni à
(«) Suidas. Voyet, aussi Strabon , Uv. (I») Nec tanUtm Cso Battit amatq. uirm. . F«r. 45a. Oyid. Triât, ^./.itn.wa
ao PHILÉTAS.
ses bonnes , ni à ses mauvaises car on ne sait pas certainement s'il
fortunes en matière d'amour , ,iro Coi plutôt que Cei, ou que
que l'on imputa cet anéantisse- Ch^ °"1u.e P™C\W' ,
* ,k. r . n \t*M. j Plusieurs lui donnèrent la sèment etique qui enfin l ota du j,/ace // n>est pas certain
monde ; ce fut à ses veilles et à que Properce se soit contenté
ses études qu'on l'imputa dans '/e. {ui donner le second rang.'] J'en
son épitaphe (D) : ce qui serait ^sJ»Se quiconque aura un peu con-
, 1 r i * ^ . sidéré ces trois passages de Proper-
beaucoup plus avantageux a sa ce *
mémoire qu'il ne l'est, s'il avait Tu . . ., ,
travaille pOUr des CnOSeS bien Et non infiaU somnia Callimachi (i).
;m«n^nniM . mûi< lo nonvrû Juter Callimachi sat erit placuisse libellos,
importantes; mais le pauvre Etcecinisscmodis,Coipoèta,tuisU).
homme USa SeS forces et Sa Santé Callimachi mânes et Coi sacra PhileUm
. • „.lw. U ,A»l„'s«/„, „«„ In vestrum quaso me sinite ire nemus (5).
a courir après les sopnisines cap- 7 v 1
tieux et entortillés des logiciens Je ne deRlande pas que Ton entende
, * 4 * * ^ ' i • ces passages comme Joseph Scaliecr
(c) , et nommément après celui les 'expliques car je crois qu'i^se
qu'on appelait le Menteur , qui trompe quand il pense que Properce
n'était qu'une subtilité puérile déconseille l'imitation du bouffi Cal-
(E). On croit qu'il donna à l'un lunacbus 5 et quand au lieu de Coe
Hp Wmes le titre de TéVe- poeta ' tms^\ ht P«™poëta , mis,
de ses poèmes le liire ae i eie- poar en conclure que Properce re-
phe , parce que son pere s appe- carde Philétas comme celui de tous
lait ainsi. C'est sous ce titre que &s poètes dont les vers étaient les
le scoliaste d'Apollonius en par- Plus doux. Je ne demande pas tout
i /jv •„ JS xr „ « i~ cela i je suis sûr que , sans dételles
le (d); mais, selon Vossius, a la macniJnes, on sentira que, tout bien
page 4o i de ses Historiens Grecs, compté , Properce ne place point
ce scoliaste parle 'd'un poëme Philétas au-dessous de Callimach us.
qui s'appelait Templum. ??. ne sa[s Pourquoi Élicn a mis Phi-
* rr * Jetas entre les poètes héroïques (6),
(c) Aihen. lib. IX , Suidas. «i pourquoi Lorenzo Crasso (7) fait
(d) In lib. ir , apud Andrœam Schottum dire à Callimachus que Philétas est in Procli Chrestomatbiam au second rang en fait d'élégie. C'est
(a) Tiré d'Apollonius , Argon. , lib. Il , Quintilien que l'on doit citer : j£/e-
lecite aux mots vI*mi et *x*oDc 11 est \2F ~ -\ 5 M 1 WUIU".» aans
cité trois ou quatrl fois dans le grand ^S^^J^?1^» *w
F.tymologicum. Stobée rapporte ^us nous a conserres (8)
quelque 'chose de ses pœgnia&u* U fut oblige de mettre du plomb
le discours qui contient le? matières * ses s°u iers ?"f .{« ^nt ne
deconsolation,^^»^*. Je suppose » m*ttait. des b*"<*
que le Philétas qu'ils 'citent est celui t^^^^ZiS^9 A noui „en
deCos; car je ne sache point que croyons ^thenee (9) ; ou des semelles
celui d'Éphèse, qui ne nous est con- (a) Voye% Bartljius, in Claud. epist. ad Pronuque par Suidas, ait fait des livres. bi": ' g^- 9^7- ^ rr t vvv Je Ai garde de dire.comme font plu- g r%%ïïXI>'-
Sieurs , que QaudlCn a Cite PblleUS (5) Idem, lib. Ill, eleg. I. Il y a un autre
dans Ce Vers , TassaKe\ eleg« VI« ^b. IV , oh il aVsigne ces
deux poètes, Pkilr'tas le premier. Stace, Silv.
Fors juvat audenles , Coi sententia vatis: II, lib. I, nomme Philétas avant Callimachus
(6) ^.lian., Var. Hist., lib. X, cap. VI.
(1) On a mal cité PnrtWnius , in Erat. , dans M Istor. de Poët. grec, pas. a3i.
Moréri, à l'article Philata». Il fallait in Erot. , (8) Pliotius , cap. CCXXX/X.
(9) Atï,en. , lib. XII, cap. XIU, pag. 55a.
PHILÉTAS. ai
«de plomb à ses souliers , si nous en nos conjectures , avec le texte .des -croyons les auteurs qu'Elien copie, anciens que nous citons (12). quoiqu'il n'ajoute point de foi à leur (E) Le Menteur n'était qu'une subconte(ïo). La raison de son incrédu- tilité puérile. ] Le sophisme que les lité est qu'un homme , qui n'aurait Grecs nommaient ¥«i/cfi/x*w , est pas eu la force de résister au vent, appelë mentiens par Ciceron au IIe. n'aurait pas été capable de porter une livre de Divinalione. C'est l'un des si pesante chaussure. plus renommés qu'Eubulide , sucecs-
(D) Ce fut à ses veilles et a ses seur d'Euclide , ait produits (i3). Il éludes qu'on attribua son anéantisse- consistait en certains termes qui semment dans son épitaphe.'] On doit à blent se^ détruire eux-mêmes, ou, Athe'née la conservation de ce fait comme dit le jurisconsulte Africanus particulier. Fous courez risque , dit- 04) > c'est UQe manière de raisonner il (il), en adressant la parole à un çud quicquid verum esse constituais, curieux qui ne touchait jamais à au- jalsum esse reperietur. En voici un cune viande sans s'informer depuis exemple (i5) : Si vous dites que vous quel temps elle avait le nom qu'on mentez, et si en le disant vous dites lui donnait , d'user votre vie h ces vérité, vous mentez : or vous dites sortes de recherches , comme Philé- aue uoust mentez , et en cela vous ditas usa la sienne a examiner un so- tes la vérité : donc vous mentez , en phisme; car cette étude lui atténua le disant la vérité. C'est un syllogisme corps de telle manière, qu'il en mou- ou par la raison même qu'un homme rut. Cette inscription de son tombeau dit la vérité, on lui prouve qu'il ne nous le témoigne, etc. Muret , dans la dit pas. On peut faire le même soses notes sur la lre. élégie du IIIe. phisme en supposant .qu'un homme
* se j la v
parji
ur que Philétas perdit la vie pour point, et il jure une fausseté, et par oir trop étudié, et pour s'être cha- conséquent il se parjure. On tirait iné de n'avoir pu découvrir la so- *es mêmes conséquences contradic-
teur avoir
griné de n'avoir pu découvrir la so- mêmes consëqi lution d'un sophisme. Athénée ne toires de ce que le poète Épiménidc , parle point de ce chagrin. Si Muret Candiot de nation , avait dit que tous en avait parlé par conjecture, on les Candiots étaient menteurs. Les n'aurait rien à lui dire $ mais il se stoïciens donnèrent tête baissée dans faut faire une religion de ne point ces fausses subtilités de la secte de imputer aux gens ce qu'ils n'ont point Mégare. Les logiciens d'aujourd'hui dit. Le lecteur a bien à faire de con- mettent quelquefois en jeu les profondre nos paraphrases , nos gloses , positions qu'ils appellent seipaas^fal-
(to) ^li.n., V.r. Bi,t., lib. IX, cap. XIV. sjficant™ ;,*eUc est celle-ci , semper Foje% aussi Lb. X, cap. ri, mentior , je ments toujours. Il est
(") Kiv^vi&ftc *Zv woti <r&Cr<tç c*air 1^ ne faut qu'un peu de bon
Em.*,x>rr« i^J KLyw * W^t- !£" 4 3 q,li Se.mo<Cl,e d^la ,?l.,1-
w lu titude de livres qui avaient été faits
, **} „u*fi, ttorr/fe l*ri,w. 8Ur Ce soPhisrae (l7) : me deti-
Est itaque periculum ne ob has curas aliquandb /,,\ /> /•> , , ,
ut Philetas Cous pervestigans rationwn vlentien- ,r\lV ST7*p' T i* *»»*">><*
tem dictam exolutus perlas ; mam corpore ob id ^ lt If'"*1/ P* » ce W »T-
studimm valde altenuato is obiU , quJd insculp. ! S ?,0g' .LacrV Ub'"' , , ^ ,
«~ ,W ,,<o déclarât. Hoc lpiSra,n,na T $ ^f^Z^^'
Horpcs, Phdetas swn,nendax et capùosa ratio (l(J) Ethic. Nicon.., lib. VU, cap. III. Voyr*,
Alton.., Ub, k%, pag.Aoï. ( , 7j Sc'neca , cfht. .XL V.
a2 PH1LYRA.
nés in eo quem tu ipse pseudomenon « «pose à une grêle d'injnre* , et
appelles f de qmo tantàm librorum a un tonnerre de criaillencs, au il ne compi vità ?
ad uerum .
ci-dessus la remarque (D) w., . , „ ,
Euclide 11 en ^ut donc P°,ot cause. Peut-être
se servit-il de cette ruse j>ar précau-
{t*)Chr7$ippeawi% faUons9U*wU*àwsu*. tion. Il craignait la vigilance de
Diog.Uërt., MqWVUA. Rhéa, et il chercha par avance à la
PHILYR A , fille de l'Océan , ^(fi^Philyra fut si confuse qu'elle
fut si sensible aux déclarations quitta le pays A On ne s'accorde point
d'amour qui lui furent faites «ur la scène de cet acte. Quelques-
. c,,^* i„ i • g». uns la mettent dans la Thrace (4) »
par Saturne , qu elle lui fit part dans u Xheg8alie (5) % d,au
de la dernière faveur. Rnea , fem- très dans une île du Pont-Euxin.
me de Saturne, y fut trompée Apollonius (6) est de ce dernier sen-
quelque temps; mais enfin se timent, et puisqu'il fait fuir Philyra
doutant de quelque chose elle f ?ques dans la Thessahe pgez s U , . 7 , . ^ . * , . .lui donne une honte médiocre,
éclaira de si près la conduite de -û ~ ,
ces deux amans, qu'elle les sur-
prit sur le fait. Saturne pour se vu,a,jç ♦,x*r.>> *h ofyi* ?r«-
cacher prit la forme d'un cheval ^ x*ff>»?
(A) > mais Philyra fut si confuse JîfL h sedibus mu
quelle quitta le pays (b), et Philjr* Oceani jUta in celsos PelasgOrum
qu'elle s'en alla errer par les Migra*™""'.
montagnes des Péîages , oh elle n y Cn a qui prétendent que Saturne
accoucha du centaure Chiron convertit en jument (8) , afin de
(a). Le regret qu'elle eut d'avoir lui épargner la honte de son forfait,
mis au monde un tel enfant Notez qu'il était alors en prospérité :
> j i . j r i il îouissait de son royaume (q), son
compose de la nature de cheval flUJJupiter était encore en nourrice ;
et de la nature humaine , 1 obh- mais 0Q prétend que même après
gea à prier les dieux de la chan- qu'il eut été détrôné, et qu'il se fut
cer en quelque autre chose (G), réfugié en Italie , il se plongea dans
?, *■ % *4 •» ; | la débauche des femmes.
Ils exaucèrent sa prière, et la
métamorphosèrent en arbre {b). Advena *'*n"U* "
, Intulit îlaliœ : Tuscis namque Me puellis
(a) Tiré a ApoIloDiaS , Argon., lib. II , Pritnus adhinnivit simulato numine macchus.
VS. I»35 , et seqq. Mox pâtre deterior silvosi hahitator Olympt
( h ) Celui que nous appelons tilleul. Juppiler, incestd spurcavit lobe Lacmnas (io).
yoyeila rem. (C). Cela est assez vraisemblable; car,
(A; Saturne..... prit la forme d'un comme on l'a remarqué ailleurs (i i),
cheval.] Virgile ajoute qu'il se sauva (3) Pherecydes apud Scholiwt. Apollonil , in
avec toute la vitesse de ses jambes , *** «37.
et qu'il Ût retentir de henuissemens ^IT^ <T lib III
li rw n- / » (5) Jr hilar2ynus , in Virgil. Ueorg. , uo.iiJ,
tout le Pehon (i). 01
Talis et ipte iubam eervice effundit equind $ Apollon. , J.&. // , m. i*36.
Conjugis adventa pernix Salurnus , et altum \V ldem ' ia4»;
PelloZa hinnitu figiens implevit acuto (7). W AdventanU uxore se in eq
entante' uxore se in equum , illam in
J ° , "F ; '* equam convertit, atque ita uternue efugerunt
Cela est vraisemblable. Un mari sur- PhiUr^yrins , in Virgil. Georg., lib. III, vs. 93. pri. eo fl.gr.nt délit p.r .. femme (9)^ . «* 7 „. ».
(1) Montagne delà Thessalie. (i i) Dans l'article Basiitk , fom. ///,
Ça) Virgil. , Georg. , /iS. ///, v^. 9*. »53, o« texte, après la citation (a).