PYTHIAS
dont Pythéas soutenait la cause (3a). (B) Le fils qu'elle eut de Métro- Plutarque rapporte dans ses Pré- dore porta le nom d! Aristote."] Pline ceptes touchant le Gouvernement,une s'est brouillé dans cette généalogie ; prompte répartie de ce personnage, car il a cru que la fille d'Aristote Et Pytheas l'orateur, dit-il (33), eut un fils qui fut le médecin Erasislorsqù'il contredisait aux honneurs trate. Uorum placita , dit-il (a) , qu'on decernoit h Alexandre, corn- Chrysippus ingenti garrulitate mume quelqu'un lui dise, Comment oses- tarit , plurimumaue et ex Chrysippo tu bien parler de si grandes choses , discipulus ejus Erasistratus Aristotoi qui es si jeune ? Et quoi , dit-il , telis filia genitus. Considérons les pa- Alexandre , que vous faites un Dieu rôles grecques de Sextus Empiricus. par vos décrets, est encore plus jeune 1>it» £« M»T/>o<fc»p» <*if* , Xpw<nWow que moi. *w KnJfou /uatô>»T» , Epa.nç'p&'rw /•
(3,) Plot., in Démet. , pag. 858. ? ^^it^ZdLT'
(33) Plut., d« gerendS Republ., pag. 804 : /• Tertio autem Metrodoro medico ,
me sers de la version d'Amyol. Voye% aussi Plu- ( Pythias flha AriStotellS mipSlt )
urque, in Apopkth. , pag. 187. Chrysippi quidem Cnidii discipulo ,
PYTHIAS , fille d'Aristote, prœceptori autem Erasistrati , cui <. . , A . 7 c . ^ -, ' natus est phus Aristoteles (3). 11
fut mariée trois fois ; première- n,egt ^isé de s'y tromper : on
méat à Nicanor , selon le testa- connaît , avec un peu d'attention ,
ment de son père (A) , ensuite qu'elles signifient que cet Aristote
à Proclus, issu deDémarate , roi* 'ulnfil8 *e ^trodore le médecin et 1 i »j ' * c ' Tif ' de Pythias : mais on peut conjectu-
de Lacedemone, et enhn a Me- wp (j^ue tous les auteurs aQ{ parlé-
trodore le médecin, disciple de rent des mariages de la fille d'Aris- Chrysippe de Cnide , et maître tote n'arrangèrent pas bien leurs d'Érasistrate. Les deux fils (a) termes, et que, de la manière qu'Us , „ A -, 1 • s'exprimèrent, un lecteur qui né-
quelle eut de son second maria- taitrpa8 a8sez attentif pouvait pré-
ge étudièrent en philosophie tendre qu'ils voulaient dire qu'Érasous Théophraste. Celui qu'elle sistratc naquit des noces de Métro-
sous Théophraste. Celui qu eut de Mé d'Aristote
îtrodore porta le nom dore et de Pythia^ Supposons qu'ils ■(à) (B). 11 parait, par Xf)Vtri7nrou To£; ^e*™ .J'e^-
de son pere une bonne eauca- ^ ^ ^ 'Eras('triïus
tion. Notez que Pythias était le discipulus (4), natus est filius Aris-
nom de sa mère. toteles% Nous comprenons facilement
qu'un lecteur un peu distrait aura
(a) Vun s'appelait Proclès , et Poutre pU croire qu'Érasistrate était fils de
Démarate. Pythias. Savons-nous si Pline n'a pas
{b) Tiré de Sextus Empiricus, adversus un auteur qui avait rangé ainsi
M^them., cap. XII, pag. Si. ^ paroles ^ ou de quelque autre
(A) Elle fut mariée a Nica- manière plus trompeuse ? Prenez-
nor, selon le testament de son père. 2 garde à la traduction latine de Sex-
NOUS ne Voyons pas cette CÎrCOn- . Tin? d'Ammoma» , in VUS Aristotelis, init.
8tance dans Sextus EmpiricUS ; mais Voyez aussi le Testament d'Aristote, dans Diog.
DOUSy trouvons qu'Aristote, après la Lailrce, lib. V, num. ia,*t*aNote<feCasaubon,
mort de son père et de sa mère , fut (») PHnius , Ub. XXIX, cap. I, pag. m. 663.
élevé chez Proxène , natif d'Atarne , g) Sextus Empir. «dv. Maih.rn.Ucoj > p. 5«.
* » t 1 (4) Ce mot se sous-entend tres-touvent quand
et que pour reconnaître ce bon ser- les Grecf paruni de la succession des philos
vice il éleva Nicanor, fils de Proxène phes.
PYTHOM. ,53*
tnifeiriCU8 îi'T î?PP?rtée ; roi de certains peuples qui avaient elle fait penser d'abord qu'Érasistrate „ u« > «t. ^"r^M"1 ™'
était père d'Aristote. Quoi qu'il en sub)ugue 1 EfOTte > a 1 aggrandir
«oit , j'aimerais mieux m'arréter à et à la fortifier. II y entretenait
ces conjectures qu'à celle du père une garnison de deux cent qua-
.^ttïï$ÏS^ rante mill.e homnT Ce fut ,à
Galba, l'empereur, fut adopté par sa ^ue Ces meines peuples se retranmarâtre. II doit donc supposer qu'É- chèrent après avoir perdu tout rasistrate était fds de Métrodore , le reste de l'Ésypte. Us s'yv démais Sextus Empiricus n'en fait nue fanA:~~~*i~ 7 • J c le disciple. q fendirent long-temps , mais enfin
(C) Par quelques sentences qui lui iIs capitulèrent; et ils obtinrent sont attribuées. ,]EJle disait, entre au- la liberté de s'en aller où ils vou-
treschoses, que la plus belle couleur draient. Us se retirèrent en Svque Ion puisse voir sur le visage d'un ^ *j i t j'
homme est celle de la pudeur* Cell "f '** e\^)rent danS !* Judee brantur quidem multa dicta Pythia- Un volt "ien Par ce discours
dosfiliœ Aristotelis grauissima , ut de Manéthon , qu'il a prétendu
appareat eandem ipsam non thm in parler des Israélites. Il ajoute
^iï^ZSÏjïïïïJZ (/) qu'Aménophis qui au Veut mine prœstantior, uel festivitate et «environ cinq siècles régna sur lepore politior, vel suàvitate condi- les Égyptiens, souhaita de voir tior. Ex iUis autem id etiam accepi- les dieux, et qu'un grand promue , nuLLum essepulcrius coloris se- ^uk* i • c*. » nusinfaciehominisingenuiquam id Phete Iui fit espérer Cet avanquod ob verecundiam superveniret lage » pourvu qu On purgeât 1 E- (6). Vovez Érasme , au livre VIII des gypte de toutes sortes de gens apophtbegmes (7). infectés de ladrerie , ou de telles
^(5) H.rduin., in PUnium, lib. xxix, cap, autres infirmités. On ramassa ces
Alcyoniu, , in Medicc Legato poste- S0I"teS. de ©eDS 9 0n en trOUVa qua-
riow folio h i. tre-vinet mille, et on les occu-
(7) Pag. m. 621. .O \
pa a tirer et a tailler des pierres PITHOM, ville d'Egypte. Ce le long du Nil. Après qu'ils eurut l'une des deux villes que rent supporté cette pénible fati- Pharao fit bâtir parles descen- gue quelques années , ils supplièdans de Jacob (a). Elle ne diffère rent le roi de leur assigner une point de celle appelée Pélusiu m, ville pour leur sûreté et pour * ni de celle que Manéthon nom- leur repos. Il leur accorda Abame Abaris , si Ton s'en rapporte ris , qui était alors déserte , à Marsham (b). Cette ville d'Aba- et qui avait appartenu aux pasris se nommait ainsi selon l'an- teurs {g) , et qui se nommait cienne théologie (c). Elle était la ville de Typhon , selon l'andans le nome de Sais , à l'orient cienne théologie. Us n'y furent du fleuve Bubaste (d). La beauté pas plustôt entrés , qu'ils songède sa situation obligea Saltis , rent à se prévaloir de ce lieu-là
(a) Exode , chap. I , vers. 8. f«) Ex eodem apud eumd., pag. io$o.
(b) Marsh., Chron. Can. ^gyp., Sœculo {/) Idem, apud eumd. , ibidem., pag. rill, pag. m. 107. Io52>
(c) Manéthon , apud Josephura , libro /, (g-) C'est-à-dire aux Israélites qui au dire contra Apion. , pag. \o\o. de Manéthon avaient subjugué VÈgypte, et
(d) Idem . apud eumd. , ibidem. , pag. dont le roi Saltis avait agrandi et fortifié »o39. r la ville d'Jbaris.
i54 PITISCUS.
pour se révolter : ils le fortifie*- jours à ce Typhon le nom deSeth(8) :
rent soigneusement ; ils élurent î*e !* ™l3u\l8 nommèrent Sethron 1 u c Ai jjti'i- la ville de I yphon. Le nome betbroite
pour leur chef un prêtred Helio- fut ainsi nom*ë à cause de la ville de polis qui changea son nom d 0- Séthron. Il n'est donc pas vrai , comsarsiphus en celui de Moïse; ils me on le lit dans Josèphe , que la
furent secourus par les habitans vi,le f^baris ai*/lt ^ ,dans îe
i rt i j , i *A nome Saitc : car elle était située sur Je
de Jérusalem , dont les ancêtres coté oriental du fleuve Bubaste , et
avaient possède Abans, etc. Leurs Ce nome-là était situé dans la partie
ays {h). Vous trouverez dans phis , et bâtirent une ville dans le osèphe la réfutation de ces con- nome Séthroïte. Concluons que la ville
tes , et dans ma remarque quel- f <ibaris ' Ciilleidenftphon ' c.-,le de
9 j. • , ,» *, . » . Sethron , celle de Pithom mentionnée
ques éruditions de Marsham (A). dan8 rExode f sont la méme quc les
(A)Manethoii,^urf JosepUum, libre I , Grecs nomment Pélusium. Voilà les
contra App.onem. conclusions de Marsham.
(A) Vous trouverez dans ma remarque quelques éruditions de Mar- (8) Plat., de Iside, pag. 357 , D. sham. ] Il dit (l) que la ville des pas- (9) Rectiiu ex Manethone Africanus. Marsh. ,
leurs , nommée Abaris par Manéthon, Çhron. Can. %pt., ^/. VIII, pag. 108. Il
. ' n 'i • cite àmceitus , va^.oi , a.
est nommée Pelusium par un autre J * r^ *
et maléfi- dicateur de 1 électeur palatin , esere- naquit le 24 d'août i56l , à tirèrent à Pélusium et s'y joignirent Schlauna , village de Silésie , prouvée trois cent quatre - vingt raille , j ^ . ° T . • ' hommes qu'Améiîophis 7 avait lais- c,he de Grunbqrg. La pauvreté ses. Notez que Josèphe ( 3 ) s'est gré- de sa famille fut cause que le valu de la différence qui se trouve ministre du lieu le recommanda entre Manethon et Chérémon, quant au seigneur de ce village comme au lieu ou ces estropies et ces la- c * dres furent envoyés. Marsham aj ou- un enfant 9U1 eîait P^P™ *u* te que Ptolomée Mendésius (4) a fait études, et qui mentait qu on lui mention de la ville d'Abaris (5) , et fournît les moyens de se pousser, que les fables touchant Typhon ap- Ce gentilhorame s'engagea à cetpartiennent a cette ville-la. Le lac P, ^ „ D ° ,, . Serbonide, continue-t-il , où Typhon *e dépense et 1 envoya au collège avait été caché (6) , et la ville d'Héro- de Grunberg. L'écolier surpassa polis, où il avait été foudroyé , n'é- bientôt tous ses camarades. Il taient pas loin de ces Quartiers (7). fut e é k Breslau à l'âge de J,c nom wsnai ou îtiOmu donne a 1 une ,. . . J ., S des villes bAties par les enfans d'Is- dix-huit ans , et il entra precepraël , faisait allusion à celui de Ty- teur chez un honnête homme ph on. Les Égyptiens donnaient tou- qUi aVait une très-belle biblio-
(OM.rsii. CbroD. Cau. iEgypt., sec. vin, théque. Il s'y enfermait souvent prt/';"7" t \ i i *L r avec AnAandus Polanus, ce qui
(?) Nommé Chuemnon. Josèphe, lib. I, contra r ,f , ... , ,
Appionem , pag. 10^ , rapporte ses paroles. IUt d UUO grande utilité a 1 Utt
{^p3fiTiïiZÎ^E-*„,F^ et à l'autre. Ayant perdu son t»rai. i.vaûgehcK , hb. x, cap. xii, p. ^ a. Mécène lorsqu'il était temps d'al~
<*ïïlXriîlT< v ler voir les académies, il eut le
(b)Hcrodotiu,it6. ///, cap. V. .
(;)SiepH.By»anUnus,i« n^ bonheur d être secouru par les
P1TISCUS. ,55
libéralités d'une dame de la re— dans cet ouvrage six livres de Problè -,
' ligioti ( a ) qui faisait étudier eu me8 astronomiques : un livre Proble-
théologie à ses dépens un certain T1"" Gf.oàa!licoruT\ de °g™
* J • V y. t piano metiendo ac dividende* ; Pro-
nombre de jeunes hommes. Il blemata Geographica ; un livre Pro-
CûOlSlt 1 académie de Serveste , at- blemalum Gnomonicorum acArchitec-
vaute au Palatinat , et après y mathématiques , et souhaita que le avoir donné beaucoup de tfreu- nomDre des prédicateurs mathémativesdesonmérile, il y fut choisi S?î2» Ç'"s J^l ^JL™1' S"!
rs
ves de son mérile , il y fut choisi ^" ,1 5 6 ; • 11 . T
,ts a4 i, / * ceJa leur donnerait un luffcment plui
(b) pour être 1 un des precep- solide, et ferait évanouir plusieurs
teurs du prince Fndéric I V (c). disputes. Voici ses paroles : Doctissi-
11 s'acquitta si heureusement de ^^^^artholomœiPitiscidetrian-
cet emploi, que le prince Casi- fff*#*£l"m et comPendio'um
ri • , 1 , ~ , . lubens accent : roeoque ut dit ex
mir, administrateur du Palati- me gratias agas. Opiarem , plures
liât , le destina à la charge de ejusmodi concionatores reperiri : qui
second prédicateur de son pupil- geometrica gnaviter callerent : forte
le, qui. étant devenu majeur. esset ln iis circumsPecti f '
c ].\ ' . J . . i » judicu, nxarum manium et logoma-
lutteiieinentsatistaitdessermons chiarum minus. Si is mihi aliquandb
de son précepteur, qu'il le fit scripserit y et de iis studiismecumeon-
premier prédicateur aulique Pi- tulerit> inveniet responsorem non in-
tiscus exerça glorieusement cet *tum (l),U 80uh,a.itd.e T5ho B?b/' , . . * o ; 51 v . que vous voyez la suivi d une trèsemploi jusques a sa mort , qui bonne raison , a ses inconvéniens. arriva le 17 de juillet 16 r 3 (d). L'éloquence armée de pompe , et de Il ne faut pas oublier qu'il se fi8t,res > est nécessaire aux prédica-
rendit très-habile dans les ma- ÎT8 : ™ raisonnement sec et précis
la mathématicienne ne leur con-
»the>natiques (3).
Très de controverse les uns con- (B) Que les protestons cessassent de tre les autres (B). 11 le fit d'offi- faire des livres de controverse les uns ce, je veux dire qu'il y eut une c°ntr*les autres.-] L'an 1608 on déli- 'n x v. , , nera dans le sénat ecclésiastique de
consultation sur ce sujet , après rélecteur palatin sur le remède qui laquelle on le chargea de ce tra— se pourrait apporter aux combats tuvail. Il publia quelques autres nestes des théologiens nrotestans (4). livres (C). Scultet , prédicateur de son altesse
électorale, et quelques autres, opi-
(a) La femme de Joachim de Berge.
{h) Ce fui Van i5S8. Scultetus , in Narr. J.x> f^" VoMiu' » de Scient- m*lW » W«
Apolog vae il alibi.
(c) lif,d depuis électeur. ^Hi^V.' ad
W) Tiré di Melchior Adam , /n Vitis ^«^Mdcluor. Ad.m««, m V,t» Th«rt.,
Theolog. German., pag. 833 et Seq. (3) / ILml verb mirandum, quodhomo theologus,
f\\ ri »•. . i j » •/ t i in malhematuin studiis , nullo , nisi se maeislro,
(A) // .se re/w/i* tres-hnbde dans les eà ^ Frogressus est\ ut edt'tis scripU~J jiscil
Mathématiques . "] Il publia en latin, plinœ illius gloritun magnis matheseos professa-
Cinq livres SUr la Trigonométrie, Tan ribus prœripuerit. Melchior. Adam., ibidem.
iSoo, qui furent réimprimes aveedes u^^Znt^Z^^rr^'
augmentations 1 an 1612. L'on trouve Scultet. , Narrât, «pologet. , pag. 45;
i56 PLACE.
nèrent qu'il était de l'avantage de giens de Saxe et ceux de Tabinge l'église qu'à l'avenir les réformés ne coururent aux armes de toutes parts , fissent plus ni apologies , ni antilo- et soutinrent avec une ardeur extrêcies , ni semblables pièces de procès me que les luthériens ne pouvaient de religion ; cru'on ne pouvait ni rien faire de paix avec ceux qui nient la dire ni rien écrire qui n'eût été dit manducation orale. Perax et hiefuit, et écrit depuis long-temps ; que les quod proverbii locum obtinuit , sapienconfessions de foi avec leurs explica- tis effaium; Saepè optimè cogitata pestions suffisaient à toute personne qui sime cadunt. Vix enim lucem publicherchait sincèrement la vérité; qu'on cam aspexerat pia exhortatio Ma, ne voyait aucun exemple de cet achar- ciim , Quasi classicum cecinissent nosnement à la dispute parmi les pro- tri , aa arma undiquè concurritur in phètes et les apôtres $ que cette sorte Saxonid et Sueuid , magnoque studio de livres multipliaient les différends et labore orbi christiano demonstraau lieu de les terminer, et que l'ai- tur: oralis manducationis in Euchagreur satirique que les auteurs y rc- rislid patrones non posse pacem colepandaient faisait rire les profanes et re cum reformatis (8). Scultet avait triompher les papistes , et inspirait fort à cœur la réunion des luthériens l'irréligion à beaucoup de gens. Le et des réformés. Il y exhorta et de vilatin qui suit exprime cela avec plus ve voix et par lettres les théologiens de force , et avec plus d'étendue, de Wirtemberg ; il leur représenta 2Vec componi, sed multiplicari con- les malheurs que la discorde faisait trouersias istis contentionibus : paucos naître , l'athéisme des auditeurs, le verilatis inquirendœ , gloriolœ vanœ mépris des ministres , la joie des paaucupandœ sratid , multos in arenam pistes (o). Cela ne servit de rien. On dispulandi aescendere. Diabolum hoc lui répondit que pour l'amitié politiagere , ut totus spiritus theologicus , que elle n'avait jamais été refusée aux et quidquid ferè Dei providentia do- réformés , et ne le serait point à l'anorumhuic seculo contultt, conten- venir , mais i crue l'amitié théologique tionibus impendatur: utfratres stylo ne leur serait jamais accordée. Frussatyrico se mutub exagitent et dejbr- tra omnia : /tesponsum enim : se in ment , utque adeo per istiusmodi sert- amicitiam politicam nos semper reccptiones boni à vocationis suœ qjficiis pisse , recepturosque deinceps ; in avocentur, mali in capitali , quo ab theologicam, hoc est , j rater nitatem antagonistes dissident, odio Jirmen- christianam nunquam (10). tur; denique mutuis istis conduits , (Ç) // publia quelques autres lîquibus libri inter se liligantium sca- vres.] La plupart en allemand $ mais tent , creari profanis risum , ponlifi- celui qu'il fit contre un jésuite de ciis jubilum , et magnœ audiiorum Mayence , et qui a pour titre : Anti-
£arti omnis religionis contemtum (5). Rosarium , est en latin. Voyez les a conclusion fut que notre Pitiscus Anti de M. Baillet (11). représenterait ces choses pathétiquement et gravement dans un ouvrage !8! {rm "V.
f\ , r~ " , (o) Expoutu malis, qum ex muluu evangeli-
publlC. 11 S en acquitta treS-bien ^6) : corum digladialionibus orirentur , aiheismo au-
il exhorta les protestaUS à Se réunir ditorum, contempla ministrorum verbi , jubila
contre l'ennemi commun , et à laisser P«P"tarum- , ih\àemt p. 7a, ad ann. 1616.
là toutes les disputes de persond l1*) Tjem' ib^vr^
. , , , r* . t'y'*"'1"- (ii) Au nwn. CCMX.
Chnsti et de cœnd Domim; il leur
montra que rien n'empêchait qu'ils PLACE ( PlERRE DE LA ) , en la-
ne vécussent dans une parfaite con- tin pialeanus ou a plateâ ^
corde , bien qu ils dinerassent sur le . r , À . ' ,
sens de quelques passages de l'Écritu- tlj du VaJs a Angoumots (a),
re (7). 'Cet écrit lit plus de mal que fut des sa jeunesse si bien in-
de bien ; car, comme s'il eût été un struitûwjr bonnes lettres, que lui
nouveau signal de guerre , les théolo- seu[ entre tQUS ,e5y^,w se réso
(5) Scoltet, Narrât, apologrt., pag. 45. (a) La Croix du Maine, Biblioth. frao-
(6) Son livre fut écrit en allemand. çaisr , pag. 408 , le fait natif d Angou- (:) 5«ultet , Narrât, apologet. , pag. 46. lême.
PLACE. i57
lut de suivre V étude des lois , épargné ni biens , ni en/ans , ni
esquelles il profita en telle sorte, même sa propre personne, tant
que n'ayant pas encore atteint il s'était dédié à son service. Les
l'âge de vingt et deux ans il tumultes qui recommencèrent
composa une paraphrase sur les cinq ans après furent cause qu'il
actions (b) , et environ ce temps- se retira derechef de Paris au
là commença à fréquenter et château da Vé en Valois (e) , ou
suivre le barreau du parlement il souffrit de grandes persécu-
de Paris , où il acquit le témoi- tions (B). L'église réformée ayant
gnage d'homme de bon esprit , eu quelque relâche , il retourna
bien disant , et surtout de bonne en sa maison , et quelque résis-
conscience (c). Cela fut cause que tance que lui fît quelqu'un qui
François Ier. le choisit pour son durant la guerre avait été pourvu
avocat en sa cour des aides à Pa- de sa dépouille (C) , il rentra en
ris. Il s'acquitta de cette charge son état de président , et l'exerça
avec une extrême probité , et sans aucun reproche , honoré de
de là vint que Henri II Vélut tous gens de bien et craint des
lui-même (d) entre plusieurs méchans , jusqu'à la journée de
pour être son premier président , Sainl-Barthélemi , où il fut tué
en la même cour des aides, de la manière que l'on verra ci-
Il embrassa intérieurement , dessous ( f ) (D). Il composa
dès l'an i554 > la foi des égli- quelques livres qui ont été im-
ses réformées (A), et il en fit primés (E).
(e) Appartenant à ses neveux à cause de
de FranÇOIS II; maiS les trOU- dame Badegonde Lui Hier, sa femme, des*
bleS qui S'élevèrent peu après le ouels pour tors il était tuteur. P. de Farna-
*. . , * . r ce, Vie de P. de la Place, pag . i5.
Contraignirent de Se retirer pour (f) Tiré de P. de Farnace, au BrierRe»
la sûreté de sa personne, en une cueil principaux Points de la Vie d»
• * » rj • niessire Pierre de la Place , au devant du
Sienne maison au pays de PlCar- Traitë je i Excellence de l Homme chrétien r
die* Le calme étant revenu en pag. ib\
1562, il alla trouver le roi pour (A) Harassa intérieurement, dès
Se justifier de plusieurs calom- l'an i55$y la foi des églises réformées.]
nies que quelques malveillans On voit dans le discours de sa vie que
lui avaient imposées , et après Dieu l'appella h sa connaissance en
. r. A M ce temps-la par une façon tort etranse.
que sa majesté eut reçu çonjen- u Étan*t e^Uer , fciti£n y envi?on
tement de ses défenses , il fit la » vin^t ans auparavant , Dieu lui
révérence au prince de Condé, qui » avait fait voir feu maître Jean
dès celte heure là lui commit la » £alvjn> Iors Pa1ssa^1ParfesUe!1 ave?
, , „ • j r >» 1 archevêque du Tillet (i), lequel
charge et surintendance des af- „ personnag!e U ouït volontiers par-
faires de toute sa maison, la~ » ]ant magnifiquement de la connais-
quelle il prit dès lors en telle » sance de Dieu en général : mats
affection, qu'en toutes choses qui » <luand il fut de parler du
~t , » pur service de Dieu, il s'arrêta
ont concerné sa grandeur yilna „ £out court > comme etant grand zé-
(b) Voyez la dernière remarque. U) Ce du Tillet ne fut jamais ni Mque ni ar-
(c) Voyez les Opuscules de Loisel, pag. c^qu^
mais seulement chanoine et archidiacre 5l t , 5a5. d'Angoulême. Vo/et ce que le frère de Paftre
{d) Van 1553. Voyez les mimes OpUSCU- Masson a joint a la Vie Je Calvin , à lajm du » VH* 5l I. Paprru Massonis Elogia varia.
.58 PLi
» lateur de la religion en laquelle il » avait été soigneusement nourri.
î> Si est-ce que des lors il lui demeu- » ra quelque scrupule en saconscien- » ce, qu'il pourrait bien avoir été » trompé , à quoi il pensait souvent , » comme il a depuis témoigne' : ce » qui était comme un prcparatif pour » nourrir cette petite semence, jus- » qu'à ce qu'elle vînt à germer et » sourdre en la saison ordonnée de » Dieu. Cela avint un jour, qu'étant » devant son logis, (incertain étran- » ger, par une admirable providence » divine , sans avoir aucune connais- » sance de lui , mais le voyant boin » me de qualité, et ayant besoin d'être » secouru en son extrême pauvreté , » s'a dressant à lui fort humblement, » lui fit un long discours en fort bon » latin, de la cause de sa misère. Le- » quel luy ayant semblé bien suffisant » nomme, il le fit entrer jusque dc- » dans son étude , pour le sonder » un peu mieux à loisir. Adonc ce » pauvre homme, comme envoyé di- » vineraent, commença à librement » déchiffrer tous les abus de l'église » papale , et déclarer le vrai et seul » moyen de servir Dieu. Ce qu'ayant » entendu assez paisiblement , il » l'honora de quelques présens , et » le pria fort cependant de ne re- » tourner le voir , pour la crainte n qu'il avait des feux qui étaient » préparés contre ceux qui étaient >» tant soit peu suspects de la doctrine » évangélique , comme de fait ce d pauvre étranger peu de temps » après fut éprouve dans la fournaise » à Paria. Or depuis cela , Pierre de » la Place ne cessa de feuilleter tant » les saints livres , que tous les an- » ciens docteurs , jusques aux sco- » lastiques , afin d avoir moyen de » pouvoir ôter ce scrupule, qui jour » et nuit lui tourmentait fort l'esprit. » Par ce moyen en peu de temps » Dieu lui toucha le cœur , et lui » ouvrit les yeux pour pouvoir con- » templer la lumière de l'évangile , » tellement que le roi François II » venant à mourir , il se déclara » ouvertement du nombre de ceux » qui faisaient profession de la reli- » gion réformée (a). » Le frère de
'(a) P. de Farnace , Brief Recueil de» princ*»
Çtax Points de la Vie de metsire Pierre de la 'lace , pag. 1 1 et sut*: