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Papyre Masson assure (3) que Pierre de la Place et Bertrand de la Place frères , et Jean du Tillet suivirent à Lyon Jean Calvin qui les avait infectes de ses hérésies a Angouléme. Cela n'a noint d'apparence à l'égard de celui dont je donne ici l'article ; car s'il eût suivi Calvin jusques à Lyon , l'auteur de sa vie l'eût su , et n'eût point dit une chose très-différente de cellelà.
(B) Il souffrit de grandes persécution.] « Ni la privation de son état , » ni la vente de tous ses biens meu- » bles , ni la saisie des immeubles , » ne lui donnèrent tant d'occasion » d'ennui et fâcherie, que firent les » indignités qu'il reçut de ceux des- » quels humainement il devait espé- » rer secours , comme étant proches
» parens Un certain cousctller en
» la cour ...... ayant fait profession
» de la religion , voire même après » les premiers troubles , connaissant » que Dieu allait rudement éprouver » les siens, se révolta incontinent, » et se voyant en quelque danger » pour les menaces qu'on faisait à » ceux qui avaient été de la religion. » pour ôter tout soupçon qu'il lui » fût demeuré quelque regret de sai » révolte, ou quelque désir de re- » tourner en la troupe des gens de » bien , il se proposa de commettre » auelque acte bien insigne*, qui fut » de poursuivre par toutes sortes de » calomnies et injures, Pierre de la » Place, qui était tuteur de ses ne- » veux , enfans de la femme de ce » conseiller : et qui s'était aussi reti- » ré a un chdteau appartenant a ses » neveux. Ce conseiller , sur cela , » par infinies requêtes diffamatoires, » ne cessa de controuver et donner a « entendre mille méchancetés et ca- » lomnies a la cour : tant qu'il fît » non-seulement priver ignominieu- » sèment de sa tutelle ledit de la » Place y absent et ignotant ces choit ses, mais aussi obtint commission » pour se saisir tant dudit château » que de la personne dudit de la » Plate. Et de fait cela eût été exé- » cuté en un temps si malheureux et » turbulent , vu la diligence qu'il fit » faire a Tanchou et à ses archers , » comme s'il eût été question de la » capture de quelque voleur , n'eût
(3) r«y« Ut Éloges de Papyre Masson , Vie de Calvin.
PLACE. ' l5g
» été que Dieu suscita quelque ami , mi , où il fut tué de la manière que » qui, la nuit de devant, arriva pour l'on verra ci-dessous. ] Le capitaine
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» avant jour de se sauver dans la fo- quebuse sur son épaule , et (Tune pis-
» rêt de Rez assez prochaine de ce toZe en sa ceinture , et portait , pour
» château, la ou depuis il trouva un signal qu'il était des massacreurs
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» m/e, *e saisit du château , cWa ra/ <tf plusieurs autres seigneurs huit te* en/arc* t/u</i* Je ta P/ûce, ptZ/a guenots ; et d'autant que tout Ifi reste » le bien qu'il y avait laisse ; et outre des huguenots, de quelque qualité » tout cela envoya Tanchou avec ses qu'Us fussent, étaient destinés h la » archers a la poursuite d icelui , le- mort, qu'il était venu au logis dudit » quel, oour cette cause, fut contraint seigneur de la Place pour l'exempter » être dans les bois l'espace de quel- de cette calamité. Alais qu'il voulait » ques jours vagabond, jusques à ce qu'on lui montrât l'or et l'argent qui » Qu'enfin le sieur de Bouchavane était dans le logis M. La réponse du » lui fi ce plaisir de le retirer fort seigneur delà Place fit blasphémer » secrètement en une petite cham- ce capitaine , et l'obligea à lui dire » bre du château de Coussi (4). » qu'il lui enjoignait de venir parler
(C) Quelque résistance que lui fît au roi. La Place se doutant alors (f^lqu unqui...avaitétépourvudesa qu'il y edt quelque grande sédition dépouille^ Ce quelqu un n est autre par la ville, s'écoula par l'huis de qu Etienne de Neuilly. On voit dans derrière de son logis, en délibération le Dialogue des Avocats du parlement de se retirer en la maison de quelque de Pans qu'il se fit premier président uoisin. Cependant la plupart de tons en la cour des aides , lorsque le sieur ses serviteurs s'évanouit , et ce cadela Place fut tué a la Saint-Bartlié- pUaine ayant reçu environ mille écus, lemi(5).Voyons la note marginale qui comme il se retirait, fut priédemadeaete faite sur cet endroit-la du Dia- moiselle des Marets, fille dudit seilogue. « Miraumont, Ut. de la cour gneur , de le conduire avec M. des «des aides , dit que le sieur de Marets, son mari, chez quelque » Neuilly fut pourvu de cet état de ami catholique, ce qu'il accorda , et «premier président le n janvier l'accomplit aussi. Après cela , ledit » 156g, au il exerça depuis par 1 ab- seigneur de la Place ayant été rc- » sence de M. Pierre de la i Place ; et fusé en trois divers logis, fut con- » toutefois Pasquier , au XVI* livre traintde rentrer dans le sien, oh il » de ses Lettres, écrivant a M Théo- tFOuua sa femme fort désolée (8). Il » dore Pasquier son fils aîné , page l'exhorta à la patience , .« puis commis, dit qu il fut fait premier pre- )> manda que les serviteurs et scr- « sident par M. de Mayenne , c'est- à- » vantes qui e'taient fo reste en sa » dire pendant la ligue. » La diffi- „ mai80n ; fussent appelés lesquels eu te proposée dans cette note margi- w étgLXit veIlus en gachambre, suivant nale est nulle ; car Pasquier (6) ne w ce qu>ii avait accoutumé tous les parle que de la charge de président M dimanches de faire une forme j mortier , conférée par le duc de » d'exhortation â sa famille, il se mit Mayenne a Etienne de Neuilly, qui „ à prier Dieu puis COmraenca à
était dftia nv/'imrr nrrsiiirnl en la „ î: i :t j. t v i<
-<-««3 * «n.wC "u*** » » et discourut un peu sur la instice
(D) La journée de Saint-Barthele- w et miséricorde de Dieu , lequel ,
(4) P. de Firnac» , Vie du Prés, de la Place , p*$. i5 etnùv.
(5) Opuscules de Loiael, pag. A87. \V p« de "rnaee, Vie du Près, de la Place,
(6) Papier, l*«re. , X>1 , pag. & du W '9; .