‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 45 sur 142 · I .PUM11 II · texte numérisé non relu

I .PUM11 II

pat

nomm

ceait l'an 686. ment du dommage q

.<«D*.9^*.^-^^7^^ teurs apostoliques venaient de souf-

piana e dirilta ove si trova rjaacna (mon eatuon 1 1

qui est de Vicenta , iGaa , porte Piancda ) patria fnr.

di Bariolomeo Platina. (D) On le laissa. . . expose a mille

« Leclerc prétend que le point est de s assurer pe{nes i Ç^r OU le laissa SaUS fdl au

que la réponse n a pas été altérée par Plaune, J u" ltll5:>* aaua ACU

qui était en colère contre Paul II.

(7) In Paulo II ,/o/i'o m. 35o verso. (8) Ibidem.

cœur Je l'hiver dans une tour exposée malice ? Hogatus cur nom in a adoles-

à toutes sortes de vents (y), centibus immutaret , ut homo liber

(E) On aurait eu honte de recon- erat , quid ad vos , inquit , et Pau ■

naître que sur des soupçons mal fon- lum , si rnihi fœniculi nomen indo ,

tléSy on avait traité si cruellement des modo id sinè dolo ac fraude fiât

point celui qui tait commettre dam calcana quœ nostram jwentu-

Je plus de crimes. Combien de gens y tem œmulatione ad virtutem incila-

a-t-il qui commencent une injustice rent (l'i). Outre cela on accusait ces

avec une pleine persuasion qu'ils prisonniers d'avoir embrasse la secte

agissent justement? Ils connaissent de Platon, de mettre en dispute l'im-

bientôt qu'ils se sont trompes , mais mortalité' de l'âme et l'existence de

leur orgueil ne permettant pas qu'ils Dieu , et de faire trop de cas d

propos. Chacun aime neremusque optnwnem

mieux sauver sa re'putation que celle induinumy inquit Paulus, disputando

de son prochain : et de là viennent Deum rocabatis. . . . Prœterea vero

les chicanes infinies des délateurs» Paulus crimini nobis dabat , quod

qui sentent qu'ils ont calomnie , et nimium gentilitatis amatores essemus

qui craignent d'en être convaincus. (i3). Ils répondirent , i°- que s'ils

Voici un pape qui , pour un faux aimaient Platon ils ne faisaient qu'i-

point d'honneur, s'obstina à persécu- miter le grand Augustin ; auc

terceuxqui, contre ses premiers soup- tous les théologiens et les philosophes

çons, s'étaient trouvés innocens (10). de ce temps disputaient sur ces ine-

Voyez l'article Exi>ériens , tom. VI. , mes vérités, et les révoquaient en

remarques (A) et (B). doute dans la vue d'en trouver la

(F) On passa a l'accusation d'hêré- certitude ; car c'est la loi de la dis-

ne.\ C'est Platine qui le dit : Neqite pute de ne point tenir pour certain

hoc quidem contentus Paulus quos ce de quoi il est question , mais d'en

paulà antè conjurationis et majestatis supposer pour un temps l'incertitude,

accersierat , eosdem matatd sententid afin de chercher sans préjugé les rai-

eu usait de îa sorte, afin de les exciter de ses actions ; qu'il n'avait jamais davantage à l'honneur et à la vertu ; oublié de se confesser et de communiais il se contenta de répondre: Que nier une fois Pan, et qu'il n'était vous importe à vous et au pape, s'il jamais sorti de sa bouche aucun terme plaît de me donner le nom de fe- me contre le symbole des apôtres , nouil, pourvu que je le fasse sans ou qui sentît l'hérésie. JYullum rnihi

facin'is impingi potest , non furtum ,

Revinctus comvedibus et quidem gravissimis ' nQn latrocinium . non sacklesium ,

mrdid hieme'sinè foco , celsd m turri ac venin . . 1 . «. *

omnibus expositdT coerceor mensibus quatuor, non dcpecillatlis , non paiVlCldtum ,

— —, in P»ulo II, folio 35i.

Jio) Christophorus Veronensis Pauli medicus («) PlaUna , m Paulo II, folio 358 verso, me venïens t bono innuit animo te esse jubet (i3) tdem , ibidem , folio Paulus : ac de se benè sperare brevique liberum (|^) Jn dubium, inquit Paulus, disputando futurum : sciscitor quando id fore sperare t: res- J)eum vocabatis. Quod quidem omnibus yhilosopondet homo liber audicntibus omnibus qui titm ihû et tlieologis nostrorum temporum objici pondérant : non ita citb fieri posse ne levitatis et test qui et animas et Deum et omnes inlelligen- MPvitice argueretitr pontifex, quod illosquos tan- fl<u separatas dispulandi ac veri invenimdi cau- Uf tumultu concitato cœpisset ac torsisset, staùm sd in didtium p 1er umque vocant. lhMrm. Vojei •Wuti innoxios dimitterct. Ibidem , folio 358. l'article Maldonat , tom. X, paç. îGG , temar- (n) Ibidem. que {h).

t66 PLATINE.

non rapina , non simonia. fixi ut Quand un auteur a fait lui-même chrîstianum decebat : confessionem et rhistoire de ses malheurs, il faut communionem in anno semel prœser- s'en fier à lui . et ne pas proire tim intermisi nunquam, NU ex ore qu'il ait besoin de nos amplifications. meo excidit quod contra symbolum Trithème se devait régler à cette esset, aut hceresim saperet. il remar- maxime , et consulter la Vie de Paul

3ue que personne ne témoignait plus II, compose'e par celui dont il a donné 'attachement aux. antiquités païen-

nes <juc le pape, qui ramassait toutes

- Telo^e : il y eût appris la véritable s durée de sa prison , et ne Peût pas

cade'micicn , et qu'il ne de'clarât he'- mensesque quatuor ipsos detentus

re'tiques tous ceux qui parleraient est , donec a successore Sixto IV U-

désormais d'académie, ou tout de bon beratus ( 1 8) .

ou en raillant. V stères academicos (H) Je donnerai le catalogue de ses

sequebamur , novos contemnentes qui écrits.'] Le principal est l'Histoire des

in rébus ipsis nil certi ponebant. Pau- Papes , depuis saint Pierre jusques à

lus tamen hœreticos eos pwnunciavit Sixte IV auquel il la dédia. On en

qui nomen academiœ vel serib vel joco parle diversement : les protestans y

einceps commemorarent. Juncta est trouvent assez leur compte , et ont

lu ...... . . ■

tuealur droit, r

citer aucun , que ce pape fut si en- ques catholiques romains l'accusent

nemi des sciences, qu'il défendit de de peu de sincérité et de diligence,

prononcer le mot de collège ou d'à- Néanmoins Panvinius n'a pas fait

cadémie. Ceux qui ont parlé ainsi se scrupule de publier cette histoire

sont lourdement abusés. Paul II ne avec des notes de sa façon , et d'y

condamna pas ceux qui parleraient ajouter la Vie des Papes depuis Sixte

d'académie dans la signification de IV jusques à Pie IV. Cicarelia, pour-

collége , et de maison où l'on ensei- suivant ce même projet , y a joint la

fne les sciences : il ne condamna que Vie des Papes depuis Pie V jusqu'à

esprit sceptique et pyrrhonien des Clément VJI1. Cet ouvrage de Platine

beaux esprits de son temps , qui sous fut imprime la première fois à Venise,

prétexte de philosopher à la manière l'an 1 470» in-folio. Oléarius (20) s'est

de Platon, le fondateur de l'ancienne donc trompé , qui a cru que l'édition

académie , réduisaient tout en pro- de Nuremberg, 1^81, est la première,

blême , et se faisaient craindre par Vous trouverez cette remarque dans

rapport aux Arméniens de l'Evangile, la dissertation du sieur Mollérus

liberté vainc c

qui a dit que notre Platine ne fut 8°. On y trouve ces paroles à la tin :

délivré de prison que par Sixte IV , Excellentisùmi historici Platinœ in

après la mort de Paul II. Multas a Vilas summorum Pontificum usquè

Paulo papdJI calamitates sustinuit, ad Julium II. Pontif. Max. prœcla-

adeb ut bonis omnibus et dignilate rum opus féliciter explicit. Lugdun.

spoliatus post equulei suspensionem impressum a Gilbertode Milliers Bor-

in carceremerudelissimè detrusus, us- bonnio : impensis honestissinii virido-

que ad mortem ipsius Pauli detentus mini Vincenlii de Prothonariis et

sit,quiaSixto mox liberatus,etc.(i']). (18) Bo»î as, de comparanctâ Pradentia rivili ,

à la page 377 du IIe. tome des traites de Ratio-

(15) Cum nemo eo hujus rei studiosior esset, ne Studiornm , recueillis et commentés par le quippi quiet statuas vetermn undiquè ex totd ur- doete M. Crénius , a 1er de, 1696.

he conquisitas in suas illas «des quas sub Càpi~ (ig) V orex Simon Goulart , in Catalogo Tes-

lo/io extruebat congerereL Ibidem. tium Veritatîs, col. ipo^.

(16) Ibidem, folio 35g verso, et folio 36o. (ao) In Abaro Patrolog., pat. 68.

(17) Trithem." de Scriptor. ecclés., pag. 356. (ai) // aurait pu dire que le père Labbe , de ftoisaard dit la même choie , apud Pope Blount , Script, eccles., tom. I, pag. 174, dans la Certê. Aulhor. , pag. 33g. même erreur ^u'Oiéarins.

Constantin* Fradin. Anno Domini tegritas desùtuunt. Et quôd magis

mdlesimo quingentesimo duodecimo. miremur nunquam lapsus est graviùs

Die uerb xxn. mensis februarii. Le quant in Eugenii uitd , subcujus tem-

comtnencement de ce discours est fort poribus fioruit.

trompeur: il porte à croire que la vie Voici le titre des autres livres d&

de Platine s'est étendue jusque^ au Platine. De Naturis Rerum , Episto-

pontificat de Jules II , et néanmoins lœ ad diversos ; de ho nés ta Voluptale

il paraît par des vers latins, impri- et Valetudine; defalsoet vero Bono;

mes la même année et dans la même contra Amores ; de verd JYobilitate ;

imprimerie , que Platine de'ce'da sous de optimo Ciue ; Panegyricus in lau»

Sixte IV. Bartkélemi Aristophilus , dent Bessarionis; Oratio ad Paulum

auteur d'un poème latin inséré // , de Pace Italiœ componendâ et

dans le Recueil des Vers funèbres Bello Turcico indicendo ; de Floscu-

publiés en l'honneur de Platine , dit lis linguœ Latinœ. On imprima à

dans son petit préambule , qu'ayant Lyon, chez G ry phi us , Tan i54i succédé par le choix de Sixte à la , à la suite de Cœlii Apicii d*

charge de bibliothécaire que Platine lie culinarid libri deeem , cet autre

renaît de laisser vacante , et se trou- livre , P. (^4) Platinœ Cremonensis

vant logé dans la même chambre que Piri undecunquè doctissimi de tuendd

Platine avait occupée , il avait senti , V aletudine , natura Rerum et pop in a:

etc. Le sieur Mollérus n'a pas oublié Scientia , ad amplissimum /), D. B.

la liste de quelques versions alleman- Rouerellam S. C/emenlis Presbyte^

Ingénia et mores vitasque obitusque notdsse Pontificum , argutw lex fuit historiée.

Tu tarnen hinc lautat tractas pulmenta culinm; Hoc,Platinay estipsos pascere ponlifices (*).

L'édition de Lyon i5«$i avait été

(a4) On a mis un P. au lieu d'un B. Le sieur Mollérus, pag. -, remarque qu'on a mal mis dans le Catalogne àr la Bibliothèque de

d'une autre version plus moderne , faite par le sieur Coulon , et publiée à Pans in-quarto , l'an i65i. Quant au passage d'Illyricus que j'ai promis , il contient ces termes : Etsi Platina turpiter et impudenler papis adulatus sit y lamen nimid ipsorum turpiludine ac malilid coactus aliquando , etiam subindicat Babyloniœ meretricis nefanda s ce leva. In Marcellino queritur paparum scelera eo excre visse , ut vix apud Deum misericordiœ locum reliqiierint : avaritiam, superbiam, negleo tum doctrina;, et religionis simulatio-

nem , mores etiam in propnaniS de- je l'espèce du Cuisinier français , comme Bayle testandos , propalhm esse , Ut indc paraît Tavoir cru. L'ouvrage , publié après les

laudem quœrere videantur. In ponti- Yies ^./^«s »™t été composé auparavant.

bliotheqne de M. de Tbou, \ Joh. , Bapt. Platiné 5 et pat Pétri Platine Ce n'est vas

119, part.

part. II , rein rminr, %^e n est p& faute de ceux qui ont fait le Catalogue , c'est celle de ceux qui ont imprimé les ouvrâtes de Platine. 8

• Leclerc trouve injuste l'expression de Bayle. L'ouvrage de Platine De tuendd Valetudine est un traite physique des abattus , et non un livre

pains

rtee f»).. Je souscrirai, sans beau- %32&^^t^X«.~

COlip de peine au jugement que KO- 69 et 70. Du reste , le» dernières éditions de PU-

bert Chreyghton a porté de cet ouvrage de Platine. Platinam , dit-il (a3) , auctorem siccum et strigosum scepè uerba , satpè sensus , multoties rerum experientia , nonnunquam in-

liue ne sont pas les plus fidèles. Dans la Vie du pape Clétus , par exemple , au feuillet i3 de l'édition de Jean Petit , i53o , ui-8°. , on lit : Uxorem habuit in Bithynid , à quoi au»si est conforme une ancienne traduction italienne que j'ai vue lieu que par une dépravation grossière , 1rs

au

éditions suivantes ont : Uxorem non habeas in Bilhynid. RtM. ciut. [J'ai vu de l'ouvrage de Platine les éditions de i5oa , in-8°. , 1664 . in-"; celle de »485 ; celles de Venise , i5o4 et i~n 1; de Cologne , i55i , i56a , i568 et : les sept dernières in-folio. Il n'y a que rellrs de i568 et t

(ai) Illyricus , lib. X/XCatal. Testinm Verhatb , apud Pope Blonnt , Censura celebr. Autor. , pag. m. 339.

(a3) Robertus Chreyghton , Noti» ad Sylvestrt mères in-folio. Il n'y a que rellrs de i568 et t5-4

Sguropuli Historiam concili FloTr.ntini , >ecf. V , ttm portent le uxorem non habens : on lit dan»

•Ap. 11. toutes les autres : Uxorem habuit.]

no- ,e X donne cet

Opéra, doue si traitait diverse Vi- ouvrage est divisé en VI livres , et vande etc.,con le figure, in-^. Venet\ non pas en VII, comme Possevin 1 as - 1570 , n'est point une traduction des sure (3o) , ou en III , comme Vossi us dix livres de Platine, de mendd Va- Ta cru (3i) ; et que Lambécius, qui letudine et popinœ Scientid. Ce livre soutient contre Trithème, Angélus italien est cité d'une autre manière Rocca , Raphaël Volaterran , Boispar Lanzius : Extat , dit-il (*5) , me- sard et Vossius, que Platine se nommorabilis liber artis Apicianœ de Cu- mait Baptiste , et non pas Barthélemi , liuâ et architriclini Officio, di M. Bar- est combattu par un bref du pape qui tholomeo Scappi, cuoqo secreto di se trouve dans Ja bibliothèque du Papa Pio V , qui nunc pra?fectus est Vatican. C'est le bref où Platine fut ( ait C) ilfe ) nostris intimis coquis , déclaré garde de cette bibliothéaue : non sinécjusdem privilegio et appro- il y est nommé Barthélemi. Cette batione inquisitorum haereticœ pravi- preuve n'était pas connue à Vossius. tatis , Venetiis editus , anno M. D. M. Wharton ( 3a ) a observé que Ri- LXXI , Sed et antè hune Bartholo- chard Flémyngus , qui connaissait mœum extant Platinœ^Suetonii Pon- bien Platine et qui l'a loué pompeutificii de popinœ Scientid libri x. ad sèment (33), le nomme Barthélemi (*). Cardinalem Rovarellam. Il paraîtque (I) Barthius trouve un mystère fort Lanzius a été persuadé que son Bar- criminel en ce que Platine n'a parlé thélemi Scappi , nomme par d'autres ni de la résurrection , ni de l'ascen- Barlhélemi Scacchi , est différent de sion de Jésus-Christ. ] Voici les paro- Platine. 11 a raison ; car l'ouvrage de les de Mollérus. Improbitatis alicujus B. Scappi contient une relation des Platinam accusaturi ad Casp. Barth. * '"'uil. Briton. lib. 6.

provocare soient ,

quarto divisé en six livres , ou quippe uvi veroa reperire liceat se-

'on traite de toutes les manières quentia Augusti hoc dictum ( nempè

d*accommoder les viandes et les pois- melius est Herodis porcum esse quàm,

sons , etc. Les figures n'y ont pas été filium , de quo vid. Macrob. in jocis

épargnées (26). Augusti lib. 1. cap. 4.) illustrant re-

Quant à l'Histoire de Mantoue , nascentibus litteris B. Platina in pri-

cocuposée par Platine , le sieur Mollé- mo suorum pontificum nempe Domi-

rus (in) assure que Lambécius la pu- no et Deo nostro Jesu Christo. Qui

blia en l'année 1674. Il avoue néan- improbè tamen hoc et projane, quod

moins qu'il n'en a pu recouvrer aucun seruatons obituque utcunque com-

exemplaire, quelque soin qu'il se memoralis, glonosissimam resurrec-

asccnsionem m

soit donné pour cela , et que Martin ttonem e mortuis et

Difenbachius (18) soutient que cet cœlum, ne uno qiudem verbo attigit.

ouvrage n'a jamais paru. L'original Caussa facile a sagacibus homimbus

de cette Histoire de Mantoue fut laissé odoranda (34). Molh rus ne demeure

par l'auteur même à Gaudentius Mé- P<»ntd accord que Platine ait suppri-

rula, qui l'envoya à Oporin, libraire me la résurrection et 1 ascension de

de Bâle, afin qu'il fût imprimé. Opo- Jésus-Christ , Sed tamen Platinam , rin mourut avant que de l'imprimer, > mortis et resurrectionis Christi

et le laissa au fils aîné de son bon ami (30) /„ Apparatu «cro. Théodore Zwinger (29) . Il est certain (30 De Histor. lat. , pag. 53g.

(3a) In Appead. ad Cave Hirt. litterar. Script.

(a5) Orat. contra Italiam , pag. m. 845, 846. eccles. , pag. i53.

(*) M. Freher. Comm., ad Constant. DortaL (33) Tn libro I Lucubrationum Tiburtioarum.

(*6) Cet éclaircissement m'est venu de la Bi- ^ £t de même Benoît le Court, dans son

bliotkéquc Mazarine. Commentaire sur le» Arrêts d'Amour ; et Boisîanl,

(17) De Platinà , pag. a6. dans le titre d'une épigramrae qu'il a faite pour

(a8) De Henrico VII Imperat., pag. 4;. ïui» et qui se trouve tom. I du Delitia? Poètarum

(*)) Difcnbacliius , ibidem, apud Mollerum , Galliœ. Rsa. carr. pag. 37. (34) Mollérus , du Platinà , pag. 39.

mcminisse ex principio statim uitœ S. tre dédicatoire , où Platine dit deux

Petriinspecto apparebit ubi verba oc fois qu'il a c'crit l'Histoire des Pa-

currunt ista : post Christi mortem et pes par ordre de Sixte IV. Tu ita-

resurrectionem completis jam diebus que theologorum ac philosophorum

Pentecostes Spiritum S. accepêre dis- prineeps, maxime pontifexy fuie homi-

cipuli. Vous voyez comment il prouve num utililate motus simulquedignitati

que Platine a parle' de ces deux mys- ecclesiasticœ consulens , non frustra

Uns; mais il ne laisse pas de témoi- m and asti ut res gestas Pontijicum

euer qu'il soupçonne quelque fraude scriberem si quid emolumenti ex

dans la conduite de cet auteur , sous hdc scriptione nostrd perceperint , tibi

Ïiretexte que le chapitre destine' à soli, Pontifex optime, grattas agant t

e'sus-Christ ne contientrien touchant cujus sanctissimo imperio libenter ou-

la résurrection et l'ascension du Mes- temperavi. IV. Il n'est pas vrai que

sie. 11 rapporte sans le réfuter le Paul II l'ait fait son secrétaire :

soupçon que l'on a eu , que Platine ce fut Pie II qui lui conféra cette

avait en vue d'augmenter la gloire des charge, et Paul II qui la lui ôta. papes. Certum autem est in vitœ

utaliquisuspicati sunt, quant, ut non- du commun des philosophes , et

nulbrumexopinione. insigniorinsc dang , j 0Q remarquait de5

Îuentes pontifices glonamaneret (35). . , , , .

'avoue quetout ce que je comprends lc*ees d une grande singularité,

là-dedans , est qu'il y a bien des per- Il avait honte d'être loge dans un

tonnes qui se rendent ridicules à COrps ; c'est pourquoi il ne preorced'aflècter beaucoup de pénétra- £ j plaisirldire ni 5>oil tion. On cherche des vues de pohti- , . r .

que dans les choses les plus simples 11 était {a), ni de quelle tamille

de telles finesses si peu dignes de son daient. Je pense que par le même

pa£8" .„ /. . , principe il refusa de se servir de (K) M. rarillas a fait quelques r. • , • . fauL (36). 1 La I- consiste en ce Prieurs choses qui passaient qu'il assure aue Platine naquit à Cré- pour tort utiles a la santé (B); raone *. II. Il n'est pas vrai que le mais ce fut une autre raison qui le cardinal Bessarion aitfait écrire à Pla- porta a rejeler l'usaee des laveune la Vie des Papes. III. Ni que cet r » 1 • -n •* nmm. •» »»/ », 1 ^ »«r mens, qu 011 lui conseillait comourrage ait ete écrit avant le pontili- » ~1 * ^ ~*

cat de Paul II. Ces deux faussetés me un bon remède aux douleurs

sont clairement réfutées par Pépî- de la colique ; il ne crut pas

,in„„. . ni . . qu'il fût de la bienséance, ni

(35) Mollerus , de FlaUna , pag. 29. A . ■ ' j> * 1-1

(36) Viuules Anecdote* de Florence, p. 171. «e la gravite d UD VieUX ptlllO-

• Lederc, pour contredire Bayle , prétend que SOphe d'employer Un tel remède ' Uboe est appelé Cremonensu , parce que Fia- *■ * ■»

déna , sa patrie , est dans le territoire de Crémone.

Od appelle , il est vrai , Lyonnais celui qni est né , . , . , , ,

dans étendue du Lyonnais; mais on ne peut (?) °" nc laisse pas Je savoir au d cUut

due qu ,U sont n/f à Zron , qu'autant qu'ils sont nc * Lycopolis , ii//c d'Egypte. Luuaptus ,

ocs dans celte ville. ia Plotino.

i7o ' PLOTIN.

(b). II commença de fort bonne l'armée romaine, et s'en repenheure à paraître très -singulier tit sans doule ; car il eut de la dans son goût et dans ses manie- peine à sauver sa vie par la fuite, res ; car à l'âge de huit ans , lors- après que l'empereur eut été tué. qu'il al lait dé] à à l'école , il ne lais- Il avait alors trente— neuf ans. sait pas d'aller trouver sa nourrice, L'année suivante il fit un voyage et de lui découvrir les mamelles à Rome , et y fit des leçons de afin de tetter , ce qu'il faisait philosophie. À la vérité , il y avidement. Il cessa d'en user débitait ce qu'il avait ouï de son ainsi avec elle , lorsqu'on l'eût maître Àmmonius ; mais il n'i— grondé comme un enfant impor- mita point l'exemple d'Érennius tun. A l'âgé de vingt-huit ans il et d'Ori gène, ses condisciples, qui, eut un désir extrême d'étudier s'étant engagés avec lui de ne en philosophie : on le recom— point communiquer au public manda aux plus célèbres profes- les plus belles choses qu'Ammoseurs d'Alexandrie; mais il n'en nius leur avait apprises, avaient fut point content; il revenait mal observé cette convention, de leurs leçons tout mélancoli- Pour lui , il fut dix ans à Borne que. Un de ses amis , ayant su la sans composer aucun livre ; et cause de ce dégoût , n'y trouva lorsqu'il en eut composé une point de meilleur remède que vingtaine, il ne les communiqua de le mener aux leçons d'Ammo- qu'à des gens dont il connaissait nius. Il ne conjectura point mal ; l'esprit judicieux.il était dans car dès que Plotin eut ouï ce phi- sa cinquantième année lorsque losophe, il confessa à son ami Porphyre devint son disciple, que c'était l'homme qu'il cher- Un. disciple de cette force ne chait. Il passa onze ans de suite pouvait manquer de lui donner auprès de cet excellent maître, de l'occupation. Porphyre ne s'aret devint un grand philosophe, rétait pointa des réponses super- Mais les belles connaissances qu'il ficielles; il voulait qu'on lui ex— avait acquises ne servirent qu'à pliquât à fond les difficultés : il lui inspirer un désir ardent d'en fallut donc que Plotin, pour trai— acquérir de nouvelles, et de sa- ter plus exactement les choses, voir ce que disaient les philoso- composât des livres (C). Il en phes persans et les philosophes composa vingt-quatre pendant indiens. Il ne perdit point l'oc- les six ans que Porphyre fut aucasion qui lui fut fournie par la près de lui , et ces vingt-quatre guerre que l'empereur Gordien joints aux vingt et un qu'il avait alla faire aux Perses (c). Il suivit faits avant l'arrivée de Porphyre , /fv „ „ . , et aux neuf qu'il composa depuis

iroo^iw oSt* xxvç-ïpcç i«^.To,oJ* que ce disciple fut sorti de Rome, t7vau Trpoç ToS irfttrfiwrtpou \iye»v Ôro/utt- font en tout cinquante-quatre Taie «roiAWTfltç ôipATtistc Preindècnm livres. Ils sont divisés en six en-

s<ruèealicovtxareturmorbo,semper clrst*- j„ ~* «.«...h 4. „„„ 1 , wnm

ras rennit negans decere senem curationes n.fadeS >.et roulent Sur des ma-

ejusmodi. Porphyr. in viià piotini , paç. •. tières bien abstraites (D). On y

Mi lieu de coWco, le traducteur eût dû dire peut yoir trois sortes d'âges de

{c)En*\3. l'esprit de leur auteur (K). Ses

manières en composant tenaient des comptes des tuteurs. Il était beaucoup de la singularité qui l'arbitre de mille procès ; et cela lui était propre (F) , et faisaient avec tant d'équité et d'honnêqu'un fidèle ami lui était très- teté , qu'il ne se fit aucun ennenécessaire pour la revision de ses mi pendant les vingt-six ans qu'il écrits. Il choisit Porphyre pour fut à Rome. Il ne trouva pas la cette fonction , préférablement à même justice parmi toutes les Gentilien Amélius, qui avait été personnesdesa profession; carun vingt-quatre ans son disciple, et philosophe d'Alexandrie (#),qui qu'il estimait beaucoup, comme affectait le premier rang, n'oublia on l'a pu voir en un autre lieu rien pour le faire mépriser ; etil (d). La considération que les Ro- se servit même de l'art magique mains eurent pour Plotin est in- pour le perdre. Je dirai, dans les croyable. Il se fit des disciples remarques, comment on a prejusques au milieu du sénat ; et il tendu que les sortilèges de cet y eut des sénateurs qui , non homme furent repoussés (G) ; et conte ris d'être assidus à son au- par occasion ]e toucherai quelditoire, sortirent de, la magis- que chose de l'esprit familier, et trature pour mener une vie de de la sagacité surprenante qu'on philosophe. Il inspira à des per- attribue à Plotin (H). L'empereur sonnes de l'autre sexe une forte Gallien et l'impératrice Saloniinclination pour l'étude de la ne eurent pour lui une extrême philosophie. II y eut une dame considération ; et sans les traverse) qui voulut qu'il logeât chez ses de quelques courtisans jaloux elle, et qui avec sa fille prenait et malins, il eût obtenu ce qu'il un grand plaisir à l'entendre. Il demandait, savoir qu'on fit repassait pour un homme si habile bâtir une ville de Campanie {h) , et si vertueux tout ensemble , et qu'on la lui cédât avec tout que plusieurs personnes de l'un son territoire II avait dessein et de l'autre sexe, à la veille de d'y établir une colonie de philoleur mort , lui confiaient et leurs sophes , et d'y faire pratiquer les biens et leurs enfans, fils et fil- lois idéales de la republique de les, comme à une espèce d'ange Platon. Quelques envieux l'ac— gardien (/*). Il ne refusait point cusèrent de s'être enrichi des cet embarras. Il avait souvent la pensées de Niménius : mais Amépatience d'assister à la reddition lius prit la plume pour repousser

(d) Dans l'article Amélius., tome I. cette accusation. Longin , qui

(e) Elle et sajille se nommaient Gémina. s'était laissé prévenir Contre ce

(/) iïoxaoi a **i *tcT)«c **i yuiAutiç granj philosophe , fit ensuite ÀrMrw ^xxarj.çw .fyiirÀr», |eauC0Up de cas de ses écrits ,

eprô m> e»x«/*ç, Util» «-«fiMfcm quoiquil avoue quil y trouvait far* tiç eZx*.»c otWetç , t£ç îtjo» tivi ka) de grandes obscurités ( I ). Il

Su'» qù\a.xt. Multi quinetiam viri multœ et ^criyii contre SOn Traité des mulieres gencris nobililate vollentes citm ,,, ^ -r>

monijam propinquarent, /lios suas tkm Idées , et contre ce que Porphyre

fer minas unà cum omni eorum substantiâ avait répondu pour SOU tenir Ce

Plotino tanquàm sacro cuidam divinoqtte *

tustodi tradebant atque commendabant. (*) H s'appelait Olympius

PorpHyr, in ritî Plot i ni. (fl) Elle devait être appelée Platonopolu.

17a PLOTIN.

Traité. Plot in eut diverses incom- la nature nous a enfermas ; croyez-

raodités la dernière année de sa vous .en?or* ?u,il faiU.e trausmetti c

, , . aux siècles futurs une image de cette

vie : un mal de gorge qui 1 en- imagc y corame un 8pectacFe digne de

roua jusqu'à l'empêcher de par- leur attention (i)? Qu'il y a de gran-

ler ; des ulcères aux mains et aux deur dans cette pensée ! il n'y a que

pieds; une grande faiblesse de de petites âmes mii le puissent con-

ii -n i m tester. Madame Deshouheres a lait

vue. 11 quitta Rome quand il se des vers admirables sur la vanité qui

vit en cet état , et se fit porter porte les hommes à se faire peindre

dans la Campanie chez les héri- (*)• L'élévation et la profondeur de sa

tiers d'un de ses amis , qui lui mo.rale est incomparable Une dame

c • • î • t ^"1 pense si noblement devait parai-

tourmrent tout ce qui lui fut tre dans le siècle de Plotin ; le nôtre

nécessaire. Il eut aussi la conso- n'en était point digne : on rampe trop

lation de connaître que Castri- aujourd'hui ; on fait trop de cas du

cius (/) , qui avait ses terres dans corPs des biens de la Fortune On

w » i ..^ iwiw uau» ne voit plus de Plotins. Madame Des-

le voisinage , ne le laissait man- houlières elle-même a succombé à

quer de rien. Il fit la plus belle l'envie d'être peinte (3) : elle a senti

mort qu'un philosophe païen du plaisir en se voyant rajeunie par

puisse faire ; car il mourut en lef Pinceau de «ademoiselfc Chéron ,

* ' et en songeant qu elle ne serait pas

prononçant ces paroles : Je fais inc0nnue par cet endroit-là, lors-

mon dernier ejfort pour ramener qu'elle ne serait plus. Voici ce qu'elle

ce qu'il y a de divin en moi, à dit de la demoiselle qui Va peinte.

Ce (jUll JT a de divin dans tOUt Elle me rend enfin mes premières couleurs ;

7' , • / r\ Ti . « i»\ Par son art la race future

l Univers (k). Il mourut a 1 âge Connaîtra lespresensquemefit la nature :

de soixante-six ans , la troisième ic vuis qu'avec un tel secours,

t j |, - fï Tandis que ferrerai sur les sombres rivages ,

année de 1 empereur LIaude 11 , Je pourrai faire encor quelque honneur à nos C'est-à-dire l'an 27O de l'ère Oui^efuZm'enJlaUer : plaire et durer tou-

chretienne. On apprit des nou- ^ ^ j<w* ^ velles tout-à-fait avantageuses . stetesUn tesouvraêes-

du bon état de son âme (K). Réunir en peinture et en effigie, c'est

peu de chose , me dira-t-on \ avoir le s'imaginer que les siècles ignoreront pas qu'on a été

d'Apollon, fut celui qui les reçut, jeune et bel,e > c>est se contenter d'un

et qui les distribua aux bons ]lonueur bicn chimérique , me dira-

, t-on encore. Mais qui le sait mieux

amis (/). (jUe ja Jayne dont je parle ; et n'est-

. . . . -. lieu lie uiiuat; , me

Amelius , qui avait eu la cuno- ae la joie de s'imaginer que les siècles site de s'en informer à l'oracle à venir n'ignoreroi

ce pas de là qu'elle tire le lin de sa ^flexion? Voici les derniers vers de

(i) C'était f«» de ses disciples. rc:

(*) $mV<xç TrttpâWQett to ty i/utït fleîbv sou poè'me.

AVetyUV TTfdÇ TO JV T» irOiVTt Qttov ....

to o-yiqua. Equidem jam annilor , (i) où ydo àpitt? qipui o « $t/<riç tWi»~

riuod innobisdivinumestaddiv'ummipsum Xov ^ tf-«piTÉ0ti*ev , *\U x*i %\Mkw

quod viget in universo redigert t t spiritum- tï<r^ûy <ruyXo?t7v ctOroi iÇmt mxv-

vZinl CmiSU' 9 m Xr>»y? « m**™ , -C Ai t. t»v

/; rr> 1 è tr- 1 «1 . aîr*0Ô«ûtTû>» 86*Vû>V. Quasi vero non salis hanc

Vor h1"" ' C°mP0SCe ^ ^«ei'M.firrtlt auam natura nobis ab initia

* J ' circumdedit : etiam censés imaginis hujus imagi-

nem diutumiorem insuper posteris ut opus, spee- ( A) // ne voulut jamais Se laisser taculo dignum relinquendum ? Porphyr. m vil»

peindre. ] Son disciple Amelius l'en Plouni , i>««.

pria inutilement : N'est-ce nas assez , <*) r,ls so"1 ?am le Mercure G*bni du fnois de

f - j.. 1 . 1 / novembre îunj.

lui repondit-on , de tra.ner partout (3) QuaJ jVcri,ats ceci elîe fW< cncore ,H

avec UOUS Cette image tlauS laquelle vie. Elle est morte le 17 de février 1694.

»/\ comment pourrais-je prendre „ traits? Quoniam multiplicatœ SUUt De aurrtr les mortels de cette vieille erreur. • • v. > • t-, r

Qu'ils aiment jusqu'à la fureur, » tniquitates ejus , dit agréablement

Si moi qui la condamne ai peine à m'en dé- » mademoiselle le Hajr (7) *, j>

findre? (B) // refusa de se seruir de plu-

Ce portrait dont A pelle aurait ete jaloux , ^7,««.l.. - • * /.

. M? remplit malgj moi de la flatteuse atlente 5ie",S f*«» 7"/ Posaient pour fort

Que je ne saurais i-oir dans autrui sans cour- Utiles a la Santé. J 11 ne Se Servit ja-

r. S?"*: „t . mais ni de préservatifs , ni de bains,

rJ raison quel kom,ne vante ! et ne mangea pas raé d j fa ^

foi/a flut-Z 7e fonds au on peut faire sur j • * . °. , 1 /0. . ^««*«

^ ^ ^ des betes privées (8). Il mangeait peu,

Toujours vains, toujours faux, toujours pleins et il Se privait ROUVent du pain j CC

d'injustices quj avec ]a forte méditation de son

ISous crions dans tous nos discours £ r. . ■, .

antre les passions , les faiblesses , /« r«c« âme» etait cai,Se q" » dormait guè-

Ou nous succombons tous les jours. Te (Q).

(C) Il fallut que Plotin, pour trai-

peini

peintre regarda Plotin aul voulut , et le peignit d'après

qu'il s'en était faite dans son cerveau" : f '°"n. ZZZ*A^C°™ V < ■

le portraitfut très-ressemblant ; Ame- i^fl™^ <* m*truire a fond un

lias avait pris la peine de faire cor- ™™PlV mais il trouvait aussi fort

rlfier tous tes traits qui avaient besoin î^îîr^S tT1-??! Ia main

d'être retouchés (4). Autre triomphe ^t?/,^

de Plotin. Il ne voulut jamais dire ni # *at*1 l* ^r dans conférences,

le jour ni le mois de sa naissance (5). C e.S* Ce, 1U U "F***? a un h?™™

Cest qu'il ne souhaitait point qu'on ^.Ç1"' V* freq!,enDtes lntei"

la cèlent avec des festins, et des sa- r3^Tlft P^T PorPhy^

criûces. Il ne manquait pas de celé- ^CJtT.l interro8ante Por~

brer de cette manière celWeSocratc dlssol^Jn^ ? comme ntartora-

et celle de Platon (6). N'était-ce pas P*T ,?T*ÎÏ"? W llbm™

« détacher des fumées d'uu renom ^^Sïînrli J ,18PUU n™

immortel "> J^UlS <Je.8Ulte sur )es doutes que Por-

Incertain si je trouverai une occa- ^l^^\^AT' ,a raa-

sion plus naturelle d'employer une ™t™ d°nt °°tre âme est anie »«

.... % ». v-» corps,

remarque quej ai lue dans le /Wie- s A . ^.

rifl«a , je la mets ici a bon compte. c« «x

« On reconnaît aisément les femmes ( } FnrctIériaaa /ditim dc Holl

» Coquettes a la manière de s'habll- * Leclcrc dit que Bayle aurait <\à remarquer

» 1er, au monde qu'elles reçoivent 1UI! ,a personne dont il est question dans le luire-

« Chez elles, à leurs domestiques , à ,e J»« ** mademoiselle le Hav ,

! - j , . I * n est autre que mademoiselle Chéron , auteur de*

» leur laÇOn dc parler ; maiS On lCS rers cités dans cette remarque (A). Mademoiselle

» reconnaît aussi au nombre des CO- Chéron, à l'âge de soixante ans, avait épousé

» pies qu'elles font faire de leurs por- M: le ?ay» «lu roi, et à peu pr& du

! •» tt i e i £ même ace qu elle.

» traits. Une de ces femmes s étant ,a\ * - \ & » » *

» fait peindre un jour par mademoi- , (? °ur% Tf ç **P**J« frntonvt xafiw

> selle le Hav , elle Ct faire cinq co- /« »ww K»<** tJc

» Pies de son portrait. EhîmonDieu, ™?*™W*C ^«•^«.xi>.f>

* dit un cavalier, pourquoi cette N^ *^**»-

« r««~^ r il r • ». i. J unaiMm accepit , cwn nec ex animalium

» iemme iait-CJie taire tant dC por- quoaue mansuetorurn corporibus capere escam

se dicerct. Abslinebat et balneis. Porpbvr. , in

(4) Idem Porphyr. , m Vità PloUni , pag. 2, C. vilâ Plotiui , pag. i.

(5) Voyez. Porphyre , dans la Vie de Plotin. (9) Idem , pag. 6, subjin.

(6) Foret la mente Vie. (»o) Porpbyr. , in Vitâ Plotini , pag. G.

division et le titre des ouvrages de similem ipsi déclarant. Primi namque Plotin. Ils regardent presque tous la unus atque viginti , si cum proximè métaphysique la plus guindée , et il sequentibus conferantur , Xeviorem semble qu'en certains points ce phi- vimhabere videntur, nondiim satis losophe ne s'éloignait pas beaucoup constans robur habentem. Qui uero du spinosisme. Il n'y a presque point medio tempore composiii sunt , uirtude siècle où le sentiment de Sçinosa tis florem prœferunt ad summum usn'ait été enseigné. Cet impie n a que que figentem. Talesque sunt quatuor le malheureux avantage d'être le pre- et uiginti ( exceptis buibusdam paumier qui Tait réduit en système selon cis ) perfectissimi. Uilimi de nique nolà méthode géométrique. Que voulait vem remiss ioremjam référant faculdire Plotin quand il fit deux livres tatem ; idque postremi quatuor magis pour prouver, Unum et idem ubique Quam antécédentes quinque déclarant, totum simul adesse (\\) ? N'était-ce Cette traduction est de Marsile Ficin. pas enseigner que l'Être qui est par- Ce docte personnage n'eut pas plus tôt tout est une seule et même chose ? achevé de traduire Platon , qu'il sut Spinosa n'en demande pas davantage, de Jean Pic , comte de la Mirandole , Plotin examine dans un autre livre que Cosme de Médicis souhaitait la s'il y a plusieurs âmes, ou s'il n'y en traduction de Plotin. Marsile ignorait a qu'une seule : Utramomnes animœ cela, parce que Cosme n'avait pas una sint. Il s'appliquait beaucoup à voulu lui demander tout à la fois la l'étude des idées ; il fit un livre pour version de ces deux auteurs , et qu'il examiner s'il y a des idées des choses avait trouvé plus raisonnable de lui singulières, et un autre où il prouvait faire connaître son désir touchant que les objets intellectuels ne sont Plotin, après que la traduction de Planas hors de l'entendement, ot< où* ton aurait été achevée. Marsile entre- %%où rots toc/ teL »oht«., quod intelligi- prit ce nouveau travail , et en vint à bilia non sint extra intellectum. bout. Il a non-seulement traduit Plo-

(E) On y remarque trois sortes tin , mais il a fait aussi des sommai-

d'dges de l'esprit de leur auteur."] Les res et des analyses sur chaque livre premiers et les derniers livres qu'il (i3). C'est ce qu'on nomme les Comcomposa sont fort au-dessous des au- mentaires de Marsile Ficin. Ce mot très. On voit dans les premiers une est trompeur en cette rencontre ; car force qui n'a pas encore toute sa crue, on s'attend à voir des notes critiques et dans les derniers une force qui n'a sur le texte grec, et des explications

S lus toute sa crue. C'est dans les écrits sur les passages difficiles et sur les u milieu qu'on voit une force mon- pensées enveloppées de l'auteur * voilà tée au plus haut degré. Voilà donc ce que l'on entend par commentaire, trois ordres de livres : il y en a vingt- Ici la signification de ce motest toute un dans le premier , vingt-quatre dans autre. J'ai cru ne devoir pas laisser le second , neuf dans le dernier. De mon lecteur dans les ténèbres de cette ces neuf, les cinq premiers étaient équivoque, comme M. Moréri l'y a moins faibles que les quatre autres j laissé.

tant il est vrai, généralement parlant, (F) Ses manières en composant tcque l'esprit passe par les mêmes vicis- naient beaucoup de la singularité qui situdes que le corps : on connaît l'âge lui était propre. ] U ne relisait jamais d'un auteur aux traits de sa plume , ce qu'il avait composé ; il formait mal

Sresque aussi facilement qu'aux traits les lettres , et ne distinguait point les u visage (ia). Voici les paroles de syllabes; il n'avait nulle exactitude Porphyre, selon la traduction latine, pour l'orthographe ; tonte son atten- Quemadmodùm vero \conscripti sunt tion était sur les choses, et sur les , „ ^ , v „ pensées : il persévéra toute sa vie dans

(II) TO OT 9T*»T*^ «JV«I If X«J ce tram# Mais yoici une chosc bien

Tttvro. Porpnyr., pag. 4, C.

(11) M. Baillet , au J". tome des Jogemens (i3) On réimprima sans le grec sa Version la-

it» Savans , pag. 38i et suiv. rapporte beau- Une et ses Commentaires , h Bdle , l'an i55g , de choses curieuses sur ceci. in-folio.

PLOTIN. i75

admirable. Sa méditation était si for* un simple démon f que tout aussitôt te, qu'il rangeait dans sa tête tout un il félicita Plotin de cette excellente oayrage depuis jtisquà la fin ment ce qu' changeait

dit que l'original intérieur de son ou- spectacle , étouffa les oiseaux qu'on irrage était la règle de sa plume , avec lui avait donnés à garder. Plotin, la même ponctualité qu'un original sachant que son esprit familier était écrit est la règle d'un copiste. 11 ne d'un ordre si éminent , portait avec

{>erdait point de vue sa méditation plus d'application vers lui la vue de orsqu'on venait l'interrompre pour son entendement. 11 composa même quelque affaire- il transportait son un livre touchant les esprits famiesprit sur cette affaire , il la traitait , Hers , dans lequel il rechercha soiil la terminait sans se détacher des gneusement la cause de leurs difféide'es de son ouvrage ; de sorte qu'a- rences. Je remarque toutes ces choses près le départ de ceux qui l'avaient pour deux raisons : la première , afin interrompu , il n'avait point besoin que l'on voie ici un petit échantillon de lire les dernières lignes de son de la doctrine platonique touchant écrit , afin de savoir par où il fallait les génies : la seconde , afin que l'on reprendre le fil. Les idées avaient sache que le dogme de l'ange gardien toujours continué d'être présentes: il dont on parle tant dans la commucontinuait donc d'écrire sans cher- nion de Rome , et qui est un dogme cher sur le papier où il en était de- de pratique , et accompagné de tout meure; et il faisait les liaisons tout l'attirail du culte de religion, est comme s'il ne fût point sorti de sa beaucoup plus ancien que la religion place (i4). chrétienne. Il n'v a point de système

(G) Je dirai comment on a plus propre à faire faire fortune à la

prétendu que les sortilèges de cet doctrine des platoniciens bien et dûhomme furent repousses,"] Il éprouva ment rectifiée , que celui des causes que ses maléfices retombaient sur occasionnelles. Je ne sais ce qui en lui-même , ce qui l'obligea d'avouer arrivera ; mais il me semble que tôt â ses amis que Plotin avait une âme ou tard on sera contraint d'abandon* douée d'une extrême force , puis- ner les principes mécaniques , si qu'elle faisait réfléchir sur ses enne- on ne leur associe les volontés de mis les traits qu'ils lui décochaient, quelques intelligences ; et franche-*- Ce qu'il y a de plus admirable , est ment il n'y a point d'hypothèse plus ([ne Plotin s'aperçut des machina- capable de donner raison des évétions magiques que l'on tramait con- nemens , que celle qui admet une tre lui , et de l'effet qu'elles pro- telle association. Je parle surtout des duisirent sur leur propre auteur, événemens qu'on appelle casuels , Dans ce moment, disait-il à ses amis , fortune, bonheur , malheur $ toutes le corps dyOlympius est plissé comme choses qui ont sans doute leurs causes une bourse ; ses membres se froissent réglées et déterminées par des lois les uns sur les autres. Porphyre , qui générales que nous ne connaissons donne cela pour un fait constant , pas , mais qui assez vraisemblabletâche de le persuader par cette sup- ment ne sont que des causes occasionposition : il dit que Plotin était sous nelles, semblables à celles qui font la protection d'un génie supérieur à agir notre âme sur notre corps. Voyez celui des autres hommes, et que ce la savante dissertation de M. Dodwel, génie n'était point de ceux que l'on sur le génie , ou sur la fortune des appelait démons, mais de ceux qu'on empereurs (16). Pour revenir à Plouppelait dieux. 11 conte qu'un prêtre d'Égypte évoaua dans le temple (*5) M*x*^ioç «7 9«»v ïx»v *h fau/uota., d'Isis , à nome , l'esprit familier de xcù où n-oZ ÙQup.*vou ytvwç <rcv o-uw**.. Plotin en présence de Plotin même , ** » * p!°£nÇ > iui pro dmmone

«1 . n • de uni ncque ex inferion génère sis ducem sorti-

et cm il reconnut que 1 esprit qui se tus raJiarem, f/0 h f iWA

présenta éUit un dieu , et non pas (l6) Fntlect. n , ad s ^ H.driaouni

(»4) Voyet Porpkyra , in Vit4 Pfotinî. pug. 174 et seq.

tin t il faut dire que la supériorité' de scilicct non multa admodum Plotinl son ge'nie tute'laire le remplit d'une librorum argumenta capei^e •• ipsam extrême confiance. Amelius le priant verb scribendi formam intelligentiad'assister à ses dévotions, je veux rumque frequentiam et quœstionum dire aux sacrifices qu'il offrait dans dispositionem admodum philosophides jours de solennite's : (Test a eux, cam me amare supra modum atque répondit Plotin, a venir a moi, et venerari (ai). A cet ongle On connaît non pas a moi (Palier à eux, Person- le lion. Ce seul trait témoigne le disne ne comprit la raison d'une si fière cerriement exquis , la péne'tration juréponse, et n'osa la lui demander dicieuse de Longin. On ne peut nier ( 17 ). Vit-on jamais une théologie que la plupart des matières que ce plus cavalière ? philosophe examine ne soient incom-

(H) Je toucherai quelque chose préhensibles : cependant on découle la sagacité surprenante qu'on at- vre dans ses ouvrages un génie fort tribue a Plotin.] Une veuve (18) fort élevé, fécond, vaste , et une méthohotmête femme , qui demeurait chez de serrée de raisonnemens. Si Longin lui avec ses enfans, avait perdu un avait été un faux critique, s'il n'acollier. Plotin fit venir tous les do- vait point eu l'esprit grand et beau , mestiques , et les ayant bien consi- il se fût moins aperçu des ténèbres dérés , voila le voleur du collier , de Plolin. Ceci n'est nullement un dit-il, en montrant l'un d'eux. Celui- paradoxe. Il n'y a point de gens qui ci nia nonobstant les coups de fouet se plaignent moins de l'obscurité d'un qu'il eut à souffrir ; mais enfin il con- livre , que ceux qui ont l'esprit confessa, et rendit le vol. Il prédisait fus et embarrassé, et une pénétration admirablement la destinée de ses bornée.

écoliers : il jugea que Polémon serait (K) On apprit des nouvelles tout-hd'un tempe'rament amoureux , et ne fait avantageuses du bon état de son vivrait pas long-temps. On vit arri- dme.~\ Apollon se trouva la verve si ver ces deux choses. Porphyre avait échauffée quand Amelius le consulta formé le dessein de se tuer ; Plotin sur le sort de son défunt maître , le devina , et le fut trouver tout à qu'il lui fit une réponse qui contient l'heure , et le détourna de cette pen- une cinquantaine de vers. Voici le sée (19). Au reste , quoique Plotiu précis de l'exposition que Porphyre eût fort étudié l'astrologie, il ne s'ar- en donne. Apollon déclare que Plotin rêta point à ses prédictions (30) : il avait été pacifique, débonnaire , vîen connut la vanité, et il réfuta sou- gilant ; qu'il avait continuellement vent les astrologues. élevé son Ame pure vers Dieu \ qu'il

(I) Longin avoue qu'il y trouvait avait aimé Dieu de tout son cœur ; de grandes obscurités.'] Il cherchait qu'il s'était détaché de cette miséraavec empressement tous les livres de ble vie autant qu'il lui avait été pos- Plotin , et pour les avoir bien cor- sible ; et que s'élevant avec toutes rects , il pria Porphyre de lui corn- les forces de son Ame , et par tous les muniquer son exemplaire 5 mais en degrés que Platon enseigne , vers même temps il lui écrivit ce que l'on cette divinité suprême qui surpassc va lire. Hoc equïdem tibi thm prœ- tout entendement, il en avait été senti , tiim procul absenli , tum habi- éclairé ; il avait joui de la vision de tanti Tyrum semper signijicavi , me cet être souverain sans l'entremise

des idées , mais en lui-même , et se- (*7) 'Ex«iWc ifiÎTrjsoç iyui ff^«^«ti, ot/* Ion cette nature qui est au-dessus de «/<• irpoc «jtcjvot/c. Tot/To <Ti îjc ?To/atç rfict- toute intelligence. 'E<$atvH «jum; 0 jUm't* vo/*ç evretç i/utyA\ïiy<>f>*(rti eut' &ùrot juupqh /xnri tiva î<fê<tv , vrrtp <T« cruvuicLi iUùnpttBa, ou* &ùvoy tpicrBttt y0t/v Kttt tt«v to vo»tov Ifpujuiroç. Insi ITbXpUfiO-dLfJltl. àecet ad me, non me ad »m*i7nV$ coruscavit Deus Me nCC JOr~

illos accéder*. Qud verb ment* tam excelsd de m ideam aliquam habens , sed

se loquerelur neque inlelligere tpsi potuirnus , . ' * •

neqJausi su mu s interrogée. Porphyr. in vi xi super intellectum umversumquc l/l- Plotini. telligibile in se ipso consistens (as).

(18) EU* s'appelait Chione.

(19) Porphyr. , pag. 8. (ai) Idem, Porphyr. , in Vita Plotini , p. 10. (ao) Idem, pag. 10. (aa) Porphyr., in VU* Plotini.

de soixante-huit ans, que le but au- les, qu il y avait plus de gravité

quel Plotin dirigeait toutes ses pen- que d'agrémens dans son air (n\ .

sees était de s'unir au grand feieu ÏL;* plUavaif kï î W*

<jui remplit tout l'unWers : et qu'il T"8 ?Vait beau«>Up de pru-

eUit parvenu quatre fois à cette fin, denÇe et beaucoup de modestie.

non é»n nnîecanr>n cnulam §■ l\. I raian l'qnoît

vM,»t »cnu «^ucttre iois a cette un , ~ — . ««uuwu|i vie wiuucsiie.

non en puissance seulement , mais Trajan l'avait épousée avant que

par une efficace ineffable , pendant d'avoir été adopté par Nerva ?A)

les six ans que lui Porphyre l'avait C* nn9*U~ j /i F V<*

fréquenté (à). Ne voilà-t-il pas la Le,<ïuelIe &t la première fois

Toie unitive dojit les mystiques nous ^u el,e entra dans le palais impé-

uuuuc uumi ic» mystiques nous *. — *c jjaiait» impe«

parlent tant ? Ne peut-on pas les ac- rial est très-digne de remarque,

caser détre plagiaires des ylatoni- En montant l'escalier, elle se

«eus ? Ne voit-on pas aussi dans cet tmirna l« i

endroit les semences du quiétisme ? ,Fn,a VerS ,e P^pîe, et dit

Mais rétournons à l'oracle. Plotin auye££e entrait là toute telle

avait eu cet avantage , que lorsqu'il qu'elle désirait d'en sortir(b)Œ)

sortait du droit chemin ,1es dieux IV Sa conduite fut telle pendant tout

reconduisaient en le remplissant de ]p t(>mnc „ ... " "u<mt*o«t leur lumière j si bien qu'on avait pu , te™PS 1U eIlei r.eSna > qu'on

dire qu'il avait composé ses ouvrages n en nt aucune plainte (c). Elle

à la lueur des rayons célestes qui refusa le titre d'auguste, tout

éclairaient son esprit. Voilà pour ce autant de temps que son mari

qui regarde cette vie. Après sa mort „*r„e„ M\ • j r" 4 5 , ri

J était allé à l'assembtèe des bien- ™fuîa Celui de Pere d* Ja patrie

heureux, où reçue la charité, la joie \d)' Les conseils qu'elle donna à

et l'amour d'union de Dieu ; il avait Trajan furent d'une merveilleuse

!^heZJ-8 *JTOîf. J"«~ de l'autre utilité aux provinces, puis ou'ils

monde, Minos , Rhadamaothe , Ea- ..„,;• nl . /• ' puisqu us

eus , non pas pour y rendre compte se™rent a faire cesser une mfini-

de ses actions , mais pour converser te " exactions et de violences (c).

avec eux, et avec les autres divinités L'union que l'on vit entre elle

qui les vont voir : en un mot il jouis- et Marciana , sœur de Traian

g* de ,1a vie bienheureuse, /e ne nW nSM ' no^ Z.tïT^

fais

prolixit

pose

r«,uUUU scia uicu aise ue voir ras- tar oruiaairement il n y a que

L?nf len UQ mème Hie" ' non-seulr des querelles et des factions enment ce qui concerne la personne de * ^i \ c .1 *"v"vus

Wotin , mais aussi ce qui concerne tre. les fem,nes et les sœurs des

ses dogmes, autant qu'une idée gé- princes (C). Elle était avec Tra-

nerale le demande. jan lorsqu'il mourut à Sélinunte,

mwxwJ » ~ * » * » ville de Cilicie, l'an un de Tp-

«•«îicti xtt» ntxS.<r<ti t£ *7r) TrZn 9i». sus-L.hnst, et ce fut elle qui por-

fi wrp&xH irou , ot« <ruv»/uLti <lù- ta à Rome les cendres de son ma-

y r™™, iupytU ri, accompagnée de Tatien , et de

*** OU fuiAfxu. Finis namque Plotino si- Mati/li/» «SL.* j rr. • ' , "

gnumque trot quo aciem mentis intenderot pro- «latldie , nièce de irajan {/), fnnquare conjungùjue ipii Deo omnibus ubique

prejtnti: quaUr auUm dum cum ipso versanr {a) Tristan , Comment. Histor. tom I

finem est assecutus , non potentid dun- pag. 428 ' '

Sr^ïT^/ ^ ineJjrabtU C°"" «>) XiPhil«. '« Traj«ao.

(c) /r/., ibid.

PLOTINE ( POMPÉIA ) , femme (d) Pl«n»us , m Panegyr.

Je l'empereur Trajan , a été or- w A"rcl Victor" Ep»t<>m. in Juliano.

uéede grands éloges par quel- m » Ad"-» ^

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