TOME XII. l
i l„ fin .lu livre. En » et Mérula , qui sVtait scandalise de
ceci au long Ter s U fin du r j apparaissait dans le mot
voie. '^eme%^i^J"° Co. » de centurie, avait menaeé Politien
Fit cnncursns Est : m m. ™j!"s^ „ dc détacher contre elle des régi-
1»« . f-°rn" 5 f^m „« libeZ. » men. entiers d'autorités, et de pas-
<>.</ ""»&«? ca}umn'Z,Zrum lul- » sages, pour justifier le contraire
ridisses contmuo nonnulhnm £gtoul £e qu'tllc avançait; mais il
,us lugubre <l^'l"™?"ZnaUerit " n'eut le loisir que d'en ébaucher le
erubescentes T™^™Zc ïlïe » projet (,.). » On ne trouve dans
in prvstntmmm , non <*« BS£<'^e p,ol J0Tc «me le canevas de la derme, quod cjus ^ZTtuTprZï- n'ére parade ce récit (,,) : il faune, pnrntnque d^u?f"'' J^„s. Jra chercher où est le fond de la prewmquefast.gmm. Quod "l°c°"" „™re. Nntez- (,lie Politien écrivit des dem Vro re nalâ Jorte^ uUrque tracta m r ^oarcuscs à Mcrnk (,3),
ÏT~ Zs ioftZc: rtntr et qu'il parut souhaiter que Ludovic
»",, Wl2S5 h&c^qnet adTCmirC * P-
grand arron (68). Notez q"^1"16» feuUlant àaint-RomuaAd. AW/tf , sVst plaint d'avoir «to «poj€ • ^ £ mené sous le
pillcrie des plagiaires (6c, . d W» me di ^ ^
naee de les P00™1^ H?," °e deux choses , ou que Manille se donpoudlcr de leurs volenes . ^ ^ de MabiHus dans les vcrs
(N) Il eut entre autres «à"™'™ ,i{ fit contre lui , ou qu'il le donna Georse Mérula.] C était un proies- ? p0i;tien. j'ai parcouru «es poésies
*cnr L collège de Milan : il « ne par- mais je n>y ai rien
» donna pas même à Politien , quoi- ^ goug co ^s de pQ
» que Politien ejH acquis iassex de re- ^ me int à croire >• pntation pour se mettre hors ae
» pair. H lui montra qu encore que m>.w j.^^ , rauU.nr par quelqu'un
« U Tiltlire llli eut donné toutes les ^ de cette manière , était la cause que jusque» !» nature nu ç« . H » trouvai» privé dun ouvrage »
„ qualités requises pour devenu sa .i™ ie^ ^ cJaw, entre autre*, îi mut , elle n avait pu néanmoins 10 cliapitreil a0nt les titres «ont rapportés dam
î> faire naître » de trente fautes » lui étaient échappée
Is Me ego Angélus Politianus swtu
tKA Politian. , in fine HuceMan., apud Tho- Fovit hèHigno me tinu Flora, et iltic
-.-.ium de Plagio titteiario.pa^. a35. Infata cessi , Parthenopeos reges
, \ rfrrr thncliiu* «i prvfal. librorum Cihn gallica amui irrucrent minabnnda.
%^&cl,Z*m ^cat PoUtianun* , Tu ^ et hoc sis ,nen£ ,ne,nor n0str,
Lue in Panepisl**** »<»> tn^Ucg R«. ca.r.
Jtgessisse. Thomasius, {^ LU mêine , pag. iq3.
Fûfî- 334. n„i:,lPn sr nlaint sur ce <"«'» *« m^Itoû;» e/w c«.«ar««im cohortes el
Lcclcrc remarque que Polit.cn se plaint sm ce ^ «ftfVCTVnt ^ifii»«iritf
sujet a'onc manière fortmoilcntc et fort semec. ^ cap, XXXr/T, pag. «7.
(7o) Varillas , Anerdotes de Florenic , p. 19a. ^ ^ ^ ^ LeUrcs ^ Poi;licn.
(*) Dam une lettré île Pierre Crin.tn* a Alexan^ - ^ - ^ ^ ^ ap Maru]>a m trr
auele feuillant ait raison. J'y trouve nesse hormis la lubricité (77). Ce
des ëpigrammes sanglantes in Mabi- sont des vers qui contiennent à peu
lium novatum 1 nsubrem , qui ne con- près toutes les pensées de deux odes
tiennent aucune chose où je puisse d'Horace (78) , et qui les expriment
reconnaître Marulle *. Et le moyen avec un plus long détail. La saleté s'y
de le reconnaître sous i'épithète dV/t- rencontre avec profusion dans les
suber, lui qui e'tait de Constantino- derniers vers, et d'une manière d'au-
ple? Sans avoir lu les poésies de ce tant plus choquante, qu'inyne'diate-
Mabilius , je ne laisse pas de croire ment après on trouve deux hymnes
que Politien y était fort maltraite', pour la sainte Vierge remplies de dé-
Peu juge de la sorte par les injures votion. 11 ne faut point mettre sur le
horribles que Politien lui darde. En compte du poète ce mauvais arrange-
voici quelques-unes : ment. C'est la faute de ceux qui fi-
quelqi
Si jeun carmina nostra te , Mabili, ' Urgent ad laqueum miser crucemque , JVe, qumso , prupera mort, tuum ne fraudes carnificem suo lucello t Namque est percupidus tu(, ac libenter Is tantum tibi dempserit laboris.
rent imprimer ses OEuvres. Mais pour revenir à Mabilius, je dirai qu'on trouve son épitaphe parmi les vers de Politien.
Flecte viator iter,fetet nain putre Mabiti Hdcfoved corpus , conditur atque animus.
Si ce n'est pas une bonne preuve contre Pierre de Saint-Rom uald, il semble que c'est pour le moins une marque qu'il s'est trompé j car Marulle survécut de quelques années à Politien. Mais ne nous fions point à cette espèce de raisonnement. On peut dire des injures si atroces dans une épitaphe, et Ton trouve un terroir si avantageux en se tournant de ce côté-
là , que plusieurs poètes ont supposé
Les injures sont, encore plus entassées fan«wf>m#»nf U A* i„ 1 1 F •
d.m< f,.« „o™ ™ . faussement la mort de leur adversai-
Quid? nostin hommem ? negas : at idem est Jurera qui secuit tibi sinistratn (^5).
Mahilius plaisanta sur ce que le cou de Politien n'était point droit. Voyons ce qu'on lui répliqua.
Sed quid te cruciat rejîexa colla Si interditm gero ? nuin parùm t>L Si pronos statuts tuos cinotdos , Si pronom statuent, miser Mabili , M ox te carnificis tnanus , velut Pronum te statuant Mutoniati.
dans les vers qui suivent :
Hœrts relictus h parente sordido Ille impudicus , temulentus aleo , Spurcus, lutosus , pedecosus , hispidus , r annosus, une tus , horridus , caprùnulgus , Edax , ineptus , insolens Mabilius Uno expatravil patrimoniwn die , Guld helluante , cunnilingis osculis , borate culo $ et exfutuiamentuld.
re, afin de se ménager Jes commodités de ce lieu commun. Je ne dois pas dissimuler qu'un fort habile homme , qui a fait des notes sur les poésies de Sannazar (79) , croit que Marulle^ et le Mabilius de Politien sont le même personnage.
(P) M, f aiillas n'a pas em-
les
Vous voyez dans ces dernières paro- bon calcul chronologique. \
Politien « eut un si merver' )» nie , que Je monde n'en » vu de semblable depuis » Dès l'-lge de douze ans, il faisait de
une vilaine copie de la licence
Catulle et de Martial, gens qui abu- " me \ l{tie
I ' KJ 1
serenttrep d'une jnaximc des stoïques dans l'emploi des noms (76) , etc.
en avait pas Ovide *.
» si beaux vers, que l'on eût dit v qu'ils étaient du siècle d'Alexandre » ou de celui d'Auguste. Et lorsqu'il
• • • Apud quos
aomen adest rébus , notninibusque pudor. , , ,
Politien lâcha trop la bride à cette " Iui Prenait ^ de surprendre les mauvaise imitation dans quelques autres poésies , et surtout dans son Invective contre une vieille qui avait perdu toutes les marques de sa jeu-
4 Voyex la note sur le texte de l'article Ma- «clu , tom. X, pag. 346.
(-5) Polilianua, in Libro Epigrâmmatum.
(;6) O <roq>ôç tCbi/ll»uu>v içoo. Sapiens «né
nrcuil» -«•-.-."
(77) roici le commencement i H uc bue ïainbi arripite mi
Anura banc furenti Percitam libidine Tentiginoaam, catulieatem spnrcidam.
(78) La VIII*. de l'Epodon, in anum libiitino*aiu ; et la XII9. du m/me livré , adruulierem fœàam et anum.
(7f|) Vojn les Notes sur Sannazar, pag. 2-»;) , édition d Amsterdam , i6S().
• La Moimoie regarde tout ce passage île Varilla* tomme une pure fable île son invention.
m POLITIEN.
j> doctes, et de faire passer ses pro- re que Coliogne fit aux Florentins fut » duction » cre'on
étions pour des fragmens d'Ana- pleinement termine'e. Il n ■on , ou de Catulle , qu'il venait pas Tannée de ce mariage t
ne marque , ce qui est
» par hasard de trouver dans quel- ùn grand défaut dans" un écrivain » ques vieux manuscrits de la biblio- d'histoire ; mais on peut recueillir de » théque de Médicis, ceux qui s'y sa narration que ce fut l'an ifai. » connaissaient le mieux s'y lais- Laurent avait donc vingt-trois ans. » saient étromper (80). » M. Baillet Jugez si M. Varillas prenait la peine raconte plus amplement la même de consulter la chronologie. Il a mis chose dans son Histoire des Enfans tous les principaux exploits de cette célèbres (80? ou avec raison il a guerre de Coliogne après la mort d donné place à notre Politien ; car Pierre de Médicis , père d
lurent
quand même ce que M. Varillas dé- (85). N'avait-il pas vu dans Paul Jove bite ne serait pas vrai , nous savons nue la paix fut faite avant la mort de rs que Politien était fort jeu- Pierre de Médicis (86) ?
d'ailleurs qi
lorsqu'il composa ses ver
s crées
J'aurai quelque chose a dire qui au "jugement des critiques sont contre Moréri. ] I. Il n'y a point meilleurs que les vers latins qu'il d'exactitude dans ces paroles , Lau-
lille qui n'avait que ce fut là le premier bienfait que Poli-
proposa
» douze ans , -
fils aîné de Pierre, qui n en Or cela est faux: nous avons vu ci-
mariage de sa une , .
douze ans . avec Laurent de Medi- tien reçut de la maison de Médicis.
5) cis
» qui ne.
» faisait des vers dignes du siècle d'Auguste , fut le mieux reçu. Peu de jours après, le bruit de l'appro-
„ jours ,
v cbe de Coliogne enleva le jeune Laurent d'entre les bras de son
)> avait pas encore quinze Les dessus (87) qu'il étudia aux dépens
>» noces ne s'en firent pas avec beau- de Cosme, aïeul de Laurent*' IL II ne » coup de pompe , parce que la con- fallaiLpas dire que Laurent le Jit pré- » joncture n'y était pas propre. 11 y cepteur des enjansde Cosme de Mé-
1 •• -s enfans**
pteur (88).
rare qu'un
homme mît les enfans de son grandpère sous les soins d'un précepteur.
ÎII Jean de Médicis, qui fut depuis le pape Léon Xy était fils de ce Laurent, et non pas de Cosme. IV.
d épouse , et le fit monter à cheval Pour pouvoir dire que Politieu corn- » pour apprendre l'art militaire sous posa ses belles épitres grecques et la- » la discipline de son- beau -père tines dont les doctes parlent avec » (83). » Laurent vint au monde l'an tant d'éloges , il faudrait que le pu- , 448 Politien était donc plus «1gé que blic eût vu un certain nombre de lui de quatre ans *. Machiavel , un lettres grecques de cet auteur. Je peu plus croyable que Varillas, assu- 8Uis fort trompé si vous en trouve/ rc que les noces de Laurent de Médi- plus d'une dans le Recueil de ses cis et de Clarice des Ursins , furent célébrées avec une pompe très-magnifique, et qu'elles le furent après la paix (84), c*cst-à-dire lorsquela guer-
(80) Varillas , Anecdotes de Florence , p. tçfi. (80 Baillet , Enfan» célèbres , pag. 89 , f)o. (8a) Grœeis verb qua puerum se conscripsisse dicit œtatem mitùis prudenter apposuit suant. Tamenim bona sunt ut ne virum quidem latine tequ* benè scripsisse putem. Jul. Csesar Scaliger, Po*U , Itb. VI, pag. m. -;4o.
(83) Varillas , Anecdotes de Florence , p. 80. • Leclerc observe que Politien , né le >4 juillet avait six ans et demi de moins que Lau-
ÏUUf etti
,454 , «V.U «« ?ns et demi de moins que ^.u- ^ , rent , né le i*r. janvier 144* ; ma.s il ne voit dans
F erreur de Bayle qu'une faute d'attention. (88) Voyez la I
1res. Voici apparemment ce qui a fait égarer M. Moréri. Il avait lu dans Vossius (80) ce passsage de Volaterran : Mini solebat Epistolas tùm
(85) Voyet ton second livre des Anecdotes de Florence.
(86) Joviua , in Vit* Leonis X , lib. /, p. 14. (8-) Dans la remarque (B).
*' Voyez une note ajoutée sur la remarque (B). *' Leclerc dit que Politien ne fut précepteur que de Pierre , l'un des trois fils de Laurent , et que des lors Bayle a eu tort d'employer l'expres-
BayL
(84) Macbîav. , Histoire florentine , hb. VU , pag. m. 289.
eure du IV*. livre de Politien , folio m. 94.
(89) Vossius /de Histor* lat. , pag. 6a8.
P0LIT1EW. ai3
grâces tùm latinas scribere, sed ser- mourut pendant que Pierre de Médi" morte vernaculo plures quod frequen- cis était encore le maître dans sa pa~ 1er faciebat occupatus , ne nasus ali- trie, il est vrai qu'on croit qu'il se quis stilo offensas imprœmeditato , chagrina en prévoyant que ce seiprœjudicatœ jam deeo opinioni ojfice- gneurne se pourrait pas maintenir, vu rtt (90). Là-dessus, sans prendre gar- le train que les chôscsallaient prende à la chose , il s'imagina que Poli- dre: mais, quoi qu'il en soit, PaulJove tien écrivit des lettres grecques qui l'estime heureux d'être décédé avant ont été publiées. Notez en passant la la chute de cette maison (94). VI On
!)récaution de Politien. Il savait que n'a point dit qu'il se soit désespéré a politesse de son style était célèbre, pour n'avoir pas pu gagner le cœur et que, pour soutenir sa réputation , d'une dame. On lui a donné un objet il ne devait rien écrire qui ne fût plus criminel, comme je l'ai rapport bien travaillé. Mais comme ses occu- té ci-dessus (o5). Ne vous arrêtez pas pations ne souffraient pas qu'il don- au passage de Pierre de Saint-Ronit beaucoup de temps à composer muald. VII. On ne peut point dire une lettre , il prit le parti d'écrire que Paul Jove donne dans ces fables : souvent en italien ; car nous devons il ne fait <(ue les rapporter , il ne les croire qu'il en usait avec ses autres affirme point, et il se sert du molfeatnis comme avec Volaterran. Voilà runt. 11 est seulement blâmable de quelle 4lure servitude s'imposent ceux n'avoir pas ajoute que ce bruit n'était qui s'acquièrent la réputation d'écri- pas certain , car il savait sans doute re bien une lettre. Ils n'osent plus qu'il y avait du partage là-dessus , et écrire familièrement et négligem- cela suffit pour obliger un historien ment à leurs amis. Ils savent que à ne pas dire, il a couru une telle leurs lettres seront montrées , et qu'à médisance , sans ajouter , mais quelmoins d'être polies elles tomberont ques-uns l'ont traitée de calomnie. dans le mépris. Balzac soupirait sou- VIII. Louis Vives n'a point dit ce que vent sous ce rude joug, et j'ai lu Moréri lui impute (96). qu'un bel esprit portait envie au t tK m ■: ; '
bonheur de son procureur .,ui pou- ^Str^ vait commencer impunément par j ai ruinam ejffUgerit. Jov. , pag. 8«j.
reçu la vôtre, je VOUS J'aiS ces lignes ($5) Dans la remarque (F).
(gi). Les MaHUCeS, et les latinistes de (96) C'est la même chose que Voétius/aïC dire
sa VOlée, Se virent réduits à la fâ- ' MoruAi , dans ta remarque (\).
cheuse nécessite qu'une lettre leur p0UXIKN ( J^AN-ANGE ) , M-
coûtait des mois entiers (91). Je ne fi v T.. , -
m'étonne donc pas de ce que Vola- tif de la même ville que le pre-
terran vient de nous apprendre. No- cèdent , enseignait la logique
tez que cette servitude s'étend quel- dans Poitiers vers le commence-
rai à la disgrâce des Médicis, (a),
qui causa celle de tous les gens de troverse contre le cardinal Bel-
(ettres qui étaient h Florence} car il ,armin SQn compatriote (A;, Cela
(90) VoUterr., Ub. XXI , pag. 777. ine fait juger qu'il quitta la prb-
(91) Préface des Œuvres de Sarrasin, jm*. 46- fession du papisme pOUT Se faire
^i,rr.sdop^,a«su.oy.tt,rico,P^. prote5tant»
(o3) Vous trouverez dans le Ménagiana , pag. \%dela première édition de Hollande , au su- (<,) Voyet la Vie de M. Daillé , pag. ù\. jtt d'une conversation de quelques savons : Chacun s'efforça... de bien parler ; car tout au con- / A\ écrivit deux livres de COTltrOtraire d'aujourd'hui on prenait garde a parler . f ,h f> ,tt ■■ * ■
correctement, et à ne point faire de faute dans verse contre le cardinal Bellarminson
le» entretiens d'assemblées. Enfin tout le monde compatriote. ] L un a pour titre , Phi
• étant retiré, je restai seul avec Baltac. Alors, losophia Eucharistica de potentid et
me prenant par la main , il me dit : à présent QlunlaLe jT)c; ex ter</0 /,£ro Bellar-
que nous sommes seuU , parlons librement el sans K . .*V"X,^Y . J \
arainta da faire des solécisme*. HUM de LuchiiriStld , CXpoSlta et re-
a,4 POLITIEN. POLONDS.
Jntata, A Aroberg .604 m-4°.; et Tau- née, ou Tannée suivante. 11 fut
tre Phitosftphiœ seupotiùs Sophisticœ enterré dans le couvent de son
Knchari^ReUarmM pan altéra Jre en ,a même v;l)e Tj est
rtfutata , a Amberg ,6o4 m+. ^ chroniqne des pa
était à Padoue , Tan i6o4> corn- XXI, qui mourut Tan 1277 (A),
me il paraît par Tépître dédica- Qn y trouve l'histoire de la pa-
toire de la seconde édition de son pesse ; et cependant quelques
dialogue de Ih'su auquel il doctes personnages ne croient
joignit son traité de Cœlis eo- point que cet endroit-là soit de
rumque molibus , et son livre , lui (B). Quelques autres s'imagi-
deNaturd Logicœ. Sa mère était nent qu'il est le premier qui ait
issue de la famille de sainte écrit touchant cette fable (c). Il
Agnès (c). C'est une sainte pour a été blâmé comme un écrivain
laquelle les habitans de Monte crédule , et d'un fort petit juge—
Pulciano ont beaucoup' de dévo- nient (C). Il n'y a point de doute
tion (d). qu'il n'ait été surnommé Polo»
(.) va,,-. H,»* déduatoir, desondia- *» * ««* q«'i> était Polonais ,
hpie de Risu. ou a cause qu il passait pour
<b)ta première est de Francfort Je me p0lonajs fl)). "VoSsiuS devait aSSU-
rs de celle de Marpourg, 1606, M-»'». . : ' . ..
ici Ant. Lauicut. Poliiiann», de Hi.a, rer positivement que le Martin us
pag m.\3l{. Carsulanus dont Volaterran a
^ 89 parlé au commencement du livre
POLONDS ( Martin ) , péni- , ne diffère point de celai-
tencier du pape Nicolas 11! , et C\}EK Vous 1™ «
moine dominicain , a fleuri au chrornque est surnommée Mar-
XI II". siècle *. Quelques-uns timenne et qu elle a ete .mpn-
disent qu'il fut archevêque <** T" T^v' " ' T* "
n j» » vi i c é. j« additions de Verneron, cbanoi-
Cosenze, d autres qu il le fut de , T . , ■ ' , ,
Bénévent; mais ils n'en sauraient «f d^.ege, et aveccelles^ chrv
donner de bonnes preuves. Ce n^ur Casul,xMo, par
qu'il y a de certain est quïl fut A,uo,ne Verard
Î>romU à l'archevêché de Gnesne (b) Voyez /cpèreLabbe, de Scrip. ceci,
e 22 de juin 1278 (a), par le w 62, «xSurovob. , «.Élogib,
T. \ ' x ,., * . centum Polonomm , pag. ôo.
pape Nicolas III , et qu il en al- (<?) Voyez larMt9 (£r).
lait prendre possession lorsqu'il (d) Du Verdier, Biblioth. française , pag.
mourut à Boulogne la même an-
"Leclerc se contente de renvoyer à l'ou- (A) Il est auteur d'une Chronique...
vrage des pères Quétif et Ecliard, intitule' : qui s' étend depuis Jésus- Christ... jus-
Scriptores ordinis Pvadicatorum , qui , qu' uu pape Jean XXI , qui mourut
tom. hr.y pag. 36i , rectifie ou èdaircit di- \>an ,™# 1 Ceux qui ont cru qu'elle
vers points touchés par Bayle. s'étendait jusqu'à l'an i3ao ne savaient
(a) Uecirao kalendas luln, disent Vos- ■>•! ., i «a-r* *. j
stus de Uist. lat., pag*. 446, et le père p» qu il mourutsous le pontificat de
Labbe, de Script, ceci* tom. II, pag 62; Nicolas III, l'an 1*78 ou l'an 1279.
mais Sponde,«c/«/m. 1278, n. 18, se sert Volaterran ne le savait pas non plus ;
île la phrase decimo kalend . junii. car il l'a fait fleurir sous le pape Jean
POLONUS. 3ti5
XXJ1 (i). 11 fut trompe sans doute par tate Placentiâ sedit. . . Qucc autan
un exemplaire qui contenait un ap- deinceps sequuntur , n pendix continue jusqu'à Tan i3ao. manu adjecta sunt (4).
rnulto récent iori
qui
une pareille méprise que Coccius a s'étendait jusques au commencement débité que ce chroniqueur vivait l'an du pontificat de Grégoire X , et une i3so (i ). Il y a des manuscrits de autre qui s'étendait jusques au pape cette Chronique quine s'étendent que Jean XXI. Mais voici un embarras: jusqu'à Clément IV, dont le pontificat 1m manuscrit de la bibliothèque de commença l'an i*65 et finit Pan 127t. Vienne contient ceci: Usquc ad C'est sur un de ces manuscrits qu'a Quart tint Honorium panant deduxi été faite l'édition de Cologne (3). Ne inclusive ((5;. Honorius IV fut élu l'an nous imaginons pa* pourtant que la ia85 , et mourut l'an 1287. Comment continuation jusqu'en 1277 vienne accorder cela avec ceux qui mettent d'un autre que de Martinus Polonus ; la mort de Martin Polonus à l'an 1278 car il dit lui-même dans la préface , ou «279? Blondel n'eût-il point pu qu'il a conduit sa chronique jusqu'au trouver là une raison pour se déft.upape Jean XXI inclusivement. Ego dre contre celui (7) qui l'a censuré frater Martinus Polonus papœ pce- d'avoir fait vivre ce Martin jusques nilentiarius et capellanus ex dwersis environ l'an Ï290 (8) ? Le savant Conckronicis et gestis summorum pontiji - ringius assure qu'il est constant que cum et imperatorum pratsens opuscu- Martin Polonus a poussé son livre lum usquè ad Joannem XXI papam jusques à l'année 128$ (9}. deduxi inclusivè. Disons plutôt qu'il L abbé Ughelli (10) , ne niant point donna plus d'une édition» et que lu d'un côté que Martin Polonus, archepremière ne s'étendait que jusqu'à vêque de Gnesnc ne soit jacobin , lui Clément IV, et qu'il l'augmenta en- ôte de l'autre la Chronique , et la suite jusques au pontificat de Jean donue à un Martin, moine de l'ordre XXI , et <jue les manuscrits qui finis- deCiteaux, archevêque de Cosenze sent à Clément IV furent copiés sur et pénitentier d'Innocent IV ; mais la première édition. Il y a dans la cette prétention est insoutenable , vu bibliothèque de Vienne, un manuscrit que plusieurs manuscrits de cette où l'on trouve ce9 paroles , Usquè ad Chronique contiennent expressément Gregorium papam X deduxi indu- ces mots : Ego Jrater Martiaux ordi- «Vè; sur quoi Lambécius fait cette nis prtvdicatorum. Ils se trouvent aussi remarque : Quod autem Chronicon dans le prologue de la table alphabé- Martinianum hic dicitur pertinsei-e ... T , . ... „ ... ,. , .. . .
j s* • v • / > • (4) liânibcciuâ, lib. Il niblioth. v indohon. .
<td papam Gregorium X inclusive , af,$ Sandiun, , Noti* ia VoSSiuw de Hist. bt .
non est intelligendum de anno obilus pop. \-S , 176.
tJUS , qui fuit antlUS Christi 1276 , Sed (5) a Jans Vos«ns "»'« , ou par erreur de
<UinUioPon,iJica,d,,siveannoChri>li ^^j?^^
1*7| > 7«o is post papam Clementem méprise.
IV electus est. Hoc enim manifeste (<») L«mbeciu», lib. II Biblioih. Vindobon. ,
apparet ex ipso illo codice , utpotè «Pud > N<*'» i" Vo»iun» , de Hùt. bt. ,
ubi de GregorioXnihil aliud antiqud paf„) ^r(? Labbe , in Addcndis ad tom. II d«
manu scriptum cernitur t quàm hoc : Script, ccclesiast. ,pag. ^5a.
Gregorius natus Lombardus, de civi- W Bloml- ] <"u J»1*? fuf ta P"/*"* >
pag. m. o. Motet qu au Iraite Jranqais , pag.
. . ,r , , 17 , il dit que Martin Polonus ttc'ccda environ
(i) rojet i« paroles dans la remarque (E). i'an l2r.0#
MCocciut in catalo^o tcriplorum qnem suo (f.) Conringiu* , Animadv. iu Bujlam lunoccn-
Thetauro prtvmisit. Vossius, de Histor. lat., pag. tîi A , pa». m. 3af).
m,4*5. (IO) /„ italiâ sacra , in Cala logo An hiepivo-
(i) Curd Johannis Fabricii Ca>saris , canoniçi pum Coifeenlinor. V or et Sandius , in Vos*inm ,
Gludbathetuis. Idem , ibidem. de Histor. lalini* , pag. 174.
tique du Décret et des Décrétâtes, la- nem passumesse eruditi dudàm obserquelle on nornmeordinairementil/ûr-- variait. Ediium est Jioc Chronicon liniani , et dont Martin Polonus passe Basil. i55q. deindè ciim notis Pétri j»our l'auteur (n). Sujfridi , Antverp. «»-8°. De*
(B) On y trouve l'histoire de la nique è vetustissimo Mo. et ipsi scrip-
papesse ; et cependant quelques doctes tort , uliferunt , penè coœlaneo, sumpersonnaees ne croient point que cet md Jide et diligentid exjjressum , in endroit-la soit de lui. ~] C'est une dis- lucem emisit Jonannes h abricius Cœpute que Ton ne manque pas d'agiter sar , mon a chus Prcemonstratensis , quand on écrit pour ou contre 1 his- Colon. iô\6.fol. : in quâeditione bis toire de la papesse : mais il restera toria de Johannd Papissâ non comtoujours des difficultés pendant qu'on paret (ia). M. du Pin est de ceux qui ne pourra point produire l'original croient qiie le conte de la papesse même de Polonus. Les copies qui Jeanne a été ajouté à la Chronique de font mention de la papesse, et celle» Polonus (i3).
qui n'en parlent point , ne peuvent Une chose est bien certaine , c'est
Sas vider la question nettement et que les protcstans n'ont pas inséré émonstrativeraent; car si l'un ré- cette addition : elle se trouve dans pond que la papesse a été ôtée des des manuscrits qui ont été faits avant manuscrits où elle n'est pas , l'autre qu'on parlât de Luther; car Antonio répond qu'elle a été ajoutée aux ma- archevêque de Florence , et Platine , nu se rits où elle paraît. Chacune de qui ont vécu au XVe. siècle , ont rapces deux réponses a ses vraisemblan- porté, sous la citation de Martin, le ces et ses raisons. Les préjugés du conte de la papesse ; et il y a des aucœur sont plus capables de faire teurs du XIVe. siècle qui ont cité sur
{•rendre parti que les lumières de ce sujet le même Martin (i 3*). Ce fut 'esprit. Ii faut pourtant reconnaître donc par une insigne témérité, et par qu'il y a des catholiques romains qui une crasse ignorance , que Florimond attribuent à notre Martin cet endroit- de Rémond accusa Hérold d'avoir là , et que tous les protestans ne le lui ajouté ce conte à l'édition de Polonus attribuent pas. M. Cave, théologien (i4). Il entend l'édition de Mie proanglais,soutient que le conte delà pa- curée par Jean Héroldus, l'an 155*), et pesse Jeanne a été fourré par une main qui comprend la Chronique de Mariaétran gère dans la chronique de Polo- nus, et celle de notre Martin. Ces nus. Rapportons ce au'il a ditj on ver- deux chroniqueurs n'avaient été enra qu'il traite de fable ce quiconcerue core jamais imprimés. M. Maira bourg la papesse, et que certains manuscrits aurait commis la même bévue , si l'on du bon coin n'en fontaucune mention, en croyait M. Jurîeu. « Il est bon de JYihil illud ( Chronicon Martini Polo- y remarquer que le S. Maimbourg ni ) magis jamosum reddidit , quant » s'expose bien à se faire tourner en decanlalissima illa de Johannd papis- » ridicule , quand il nous accuse d'a- $d , seu fabula , seu narratiuncula. » voir inventé cette fable monstrueux Sanè fabulant este , et Martini Chro- a se, et de l'avoir insérée dans les nico inlrusam nullus dubito t prœser- i, Chroniques des moines Marianus tim cum in plerisque vetustis codici- j> Scotus , Sigebert et Martin le Pobus MSS» desideretur. In IV codici- » lonais {*). Rien n'a jamais été dit cibus MSS. Bibliothecœ Cœsareœ » de plus téméraire et de plusincondesideraii , in totidem etiam reperiri » sidéré. On voit encore des exemingenuè fatetur Cl. Lambecius (*). » plaires de ces auteurs , imprimés Deerat etiam in antiquissimo codice ,
quern bibliothecœ vaticanœ donavit Care, de Script, ecclesiast., tom. /, pag.
Vrbanus VIII eu jus meminit Léo T3?; ji°\frf,^TT' ,688^
Allatius Confut. fab. de Johan. Pap. ,3> D" P,n > %h\fx\ tom' * »»:
,. . a* * (i3 ) r oyez M. Spanheim. , rte Papa ftemina ,
nuro. n. ut altos taceam ; certe Mai - pagm l65. et M defiareu, in Examine de PaPS tini Chronicon non unam interpolatio- fueminâ , pag. aa.
,(i4) Florimond de Rémond , de l'Anti-Papette,
(i») Vojcs, Sandiua , in Vouinm , de Hittoiv chap. II, nwn. 5 , folio m. 367. Vojrex aussi U
)au , pag. i^4« pt™ Oudin, in Supplem. de Scriptor. ecclesiast.,
O CommenjU Biblioth. Vindob. , I. a t c. S , PH- 55o. p. 889. (*) Histoire du Schisme des Grecs, an. 88*.
» plus de ao ans devant qu'on par- il ne s'en voit rien dans les plus en- » lât de Luther , où cela se trouve, ciens manuscrits et exemplaires de ces v Tous les anciens manuscrits sont trois auteurs , si ne n'est peut-être » conformes : quand il serait vrai dans le premier. » que cela ne se trouve pas en deux Si Ton compare les paroles de cet » ou trois exemplaires, comme le dit écrivain avec celles de son critique , » le S. Maimbourg, il serait plus on verra que M. Jurieu ne s'est nulle- » vraisemblable que ce peu de ma- ment piqué des deux qualités essen- » nuscrits, où cette histoire ne se tielles à un bon censeur, l'équité et » trouve pas , auraient été corrigés l'exactitude. Ces deux qualités de- » par ceux à c{ui cette aventure fai- mandent que l'on n'attribue aux ter- » sait de la peine et paraissait odieu- mes mi on veut censurer que le sens » se (i 5). » Pour bien juger de cette qui leur convient nécessairement: censure , il faut savoir quels sont les or il n'est point nécessaire que ceux termes dont M. Maimbourg s'est servi, de M. Maimbourg signifient que les La fable de la papesse Jeanne , dit-il hérétiques ont inventé l'histoire de (16) , ne fut jamais dans la vérité la papesse , et l'ont insérée dans les qu'en la personne de ce pape Jean chroniques de Marianus , de Sigebert Ufj.Carpour avoir agi si faiblement, et de Martin le Polonais. Cet auteur et s'être ensuite si pitoyablement lais- venait de parler de deux sortes d'ésé tromper à un demi-homme (18) crivains , les uns catholiques , et les plus fin que lui, il fut appelé femme, autres hérétiques : il a donc pu enet papesse Jeanne , par une sanglan- tendre que les premiers ont inventé te raillerie , semblable a ces pasqui- et inséré cette historiette pourquoi nades , que l'insolente liberté des mé- donc l'a -t-on critiqué comme s'il n'adisances fait paraître assez souvent a vait entendu que les derniers? Ce Rome contre les papes, pour des eau- n'est pas la seule faute de M. Jurieu : ses beaucoup plus légères. Mais en- il prétend qu'il y a des exemplaires fin , quelque temps après , dans un de Marianus Scotus , de Sigebert et siècle extrêmement grossier et igno- de Martin le Polonais , imprimes plus rant , cette raillerie fut prise pour de ao ans devant qu'on parlât de Luune vérité ; et les simples s' imaginé- ther , où cela se trouve ; . c'est une rent qu'une femme déguisée en nom- ignorance. Marianus Scotus et Martin me avait été , par surprise, élevée sur Polonus ne furent mis sous la presse le trône de saint Pierre. On ne mar- qu'en i559 , et l'on ne marque aucuquapas néanmoins encoi^e ni le temps, ne édition de Sigebert plus ancienne ni les circonstances d'une si bizarre que celle de Paris i5i3. 11 n'est pas et si peu vraisemblable aventure , vrai que tous les anciens manuscrits jusques à ce que dans les derniers siè- soient conformes (19) , ni que Maimvles quelques écrivains plus témérai- bourg dise que cela ne se trouve point res , et ensuite les liérétiques , pour en deux eu trois exemplaires. On a insulter a l'église romaine après vu que sans limiter aucun nombre il avoir très-souvent varié sur ce sujet , a dit en général les plus anciens maceux-ci la mettant en un temps, ceux- nuscrits.
là dans un autre , se sont enfin accor- Si son critique avait eu une con-
dés pour la plupart a la placer entre naissance moins superficielle des li-
Léon y et Benoît III. Il y a même Tres qui ont été composés de part et
grande apparence qu'ils ont eux-mé- d'autre sur cette dispute , il h aurait
mes inventé cette fable monstrueuse, pas osé affirmer la prétendue confor-
ct qu'Us l'ont insérée dans les chroni- mité de tous les anciens manuscrits.
ques des moines Marianus Scotus , Rien n'est plus faux que cette confor-
vigebert et Martin le Polonais. Car mité : lisez seulement , à l'égard de
/evT . . . 1 i»'r Marianus et de Sigebert, les remar-
(15) Jurieu Apologie pour la Rcformation, /D. ,r. i„Dp„.- i D.
tom. //, f 39, édition in-4°. ques (B) et (C) de 1 article Papesse ,
(16) Maimbourg , Histoire du ScbUme des tom. XJ, pag. 36 1 et suiv. , et a 1 égard Onctjiv. Il, pag. 198 du /«. «orne, édition de de Polonus , ce que j'ai cité de M.
Hollande.
(17) C'est-à-dire Jean VIII. (19) la remarque (B) de l'article Pa-
(18) Cestrh dire Photius , patriarche de Cbn- , tom. XT, pag. 3bi. itantinople, qui était eunuque. (ao) Ci-dessus , citation (ia).
ai8 POLONUS.
Cave (ao), et ce que je Tais aiou- l'histoire de la papesse ne soit point ter : * J'osias Simbler (ai) , ministre couchée (26). Cependant, voici ce que
» fesse qu'il a lu quatre exemplaires Jeanne, ayant vudemes propres yeux, » de ce Martin us , lesquels se voient en Angleterre, un manuscrit de Jrfar- >» encore aujourd'hui dans la librai- tin Potonus7 qui est un des plus an- » rie deDrcssère (aa) , tous différons, ciens auteurs qu'on a accoutume' de » divers , plus amples les uns q^ue les cifer en cette matière , et lequel sentit autres. J'en ai un vieux qui ne se ble avoir été écrit peu de temps après » rapporte pas à celui que Sufl'ridus la mort de l'auteur , où cette histoire a Petrus Leovadiensis (2 3) Frisius a ne se trouve qu'en la marge et point » fait imprimer l'an 1 , lequel au texte , et encore est-elle (Vune au- » confesse avoir ramassé avec beau- tre main que celle qui a écrit le texte » coup de curiosité çà et là , les an- (28). Qui voudrait douter que ce maciens exemplaires, pour purger les nuscrit ne soit le même que celui
11 docteur Dristow ? M.
cite Jean Chiflet , qui ....... » vieux manuscrit où Martin
» auteur. Je ne me puis assez émer- Polonus ne fait aucune mention de la » veiller , dit-il , comment tant de papesse. Les manuscrits de ce chroj» choses ont pu couler chez ce Mar- niqueur dans la bibliothèque de Lei- » tinus, qu'on voit dans sa première de sont bien diflérens de celui- là (3o) : » édition , lesquelles ne se trouvent on y trouve, touchant la papesse, les » pas dans les manuscrits, sans qu'il mêmes choses qu'aux exemplaires im-
» y ait apparence que Martinus y ait primés (3 1). On les trouvaitaussi dans » seulement pensé , tant s'en faut un manuscrit qu'un moine qui se fit 1» qu'il les eût voulu laisser par écrit, de la religion montra à un professeur » Que si cela eût été battu de son de Groninguc. JYec diu est qubd mets » coin , il eût montré tout par tout oculis usurpavi vetustissimum Marli- » sa simplicité et ignorance ( ?4 ■)• .w ni codicern inchartâ pergamend scrip- Voici ce qu'on trouve dans un écri- tum , quam secum Colonid detulil It. vain anglais grand défenseur de l'his- y, J). Michaël Ruchertius , olim phitoire de la papesse : Le docteur Bris- losophiœ lector , inter recolleclos Cotow (*)... raconte qu' U y a quelques lonienses , nunc Dei gratiu f^etbi années qu'un certain prolestant (esti- divini ,fidelis dispensator in Oostf rime grand historien) fit voir ce même sid , in quo exlabat hœc eadem narlivre de Martinus , écrit à la main , ratio ( 3a ). Il est donc sûr que les d'une fort belle lettre , afin qu'on lui anciens manuscrits ne sont point montrât lii-dedans cette fable. Et voir conformes.
ci : elle n'était point au texte, mais en Réfléchissons un peu sur cette dila marge seulement, et d'une autre versité , et recherchons-en l'origine. main. Ce nu ayant vu, il dit: J'ap- Je commence par ces deux proposiperçois maintenant que cet auteur tions. I. Ce n'est pas une preuve que vous manque aussi (a5). L'écrivain Martin Polonus ait parlé de la papes anglais ne veut point croire que ce se Jeanne, que de faire voir le conte témoignage soit bon , et il soutient dans de fort vieux manuscrits de sa qu'on ne peut montrer aucun livre Chronique.il. Ce n'est pas une preuve de Polonus , écrit ou imprimé , où oiTU n'en ait parlé aucunement , que » r. r „ - c i Je montrer de fort anciens manus-
l„) Il falUu dir* S^r. . ^ histoire ne se trouve
(aa) Les paroles de î»mlcr sont . rjusaem # » •. « i j
{Martini Poloni) exemplaria quatuor copiosiora point. La Vente de CCS deux propoSlmnlto nuam expression exlant in biblioth. Dre»-
u...ltù quant «. ... — 7
-»eii. V\orimond ne les traduit pas Jidilement. (ab) La mejrne , pag. h i .
(a3) Il fallait dire Suffridiu» Pclri Lcovardien- (a-;) A prosent eveque de balubun.
9js * (1S) Burnet, VoyaRC>, pag. m. 3oo.
(ai) Floriraond .le Rémond , P Anti-Pape** , U9) Spanucim. de Papa («mina , pag. 60, 61 .
chap. Il, nurn. 6 , folio J67 yerso. (3«») Idem , ibulem , pag. 66 , 67.
(•) Ko sa Répliqué au docteui Fulkc, ihap. 10, (3i) Ilndem.
drtuaude 54 , paRC 3-3. (3*) $*m' Marcsm» , tn Exani. pag, 23, tau-
(25) Cooike , de la Papcîsc , pa». Oi , 62. Croru , i65S.
fions est fondée sur ce qu'il est trèspossible que l'on ait ajoute' ou ôté certaines pièces aux ouvrages d'un auteur peu après sa mort. Les additions et les soustractions sont deux moyens aussi fréquens l'un que l'autre de corrompre l'état naturel d'un manuscrit. Cent exemples le témoignent. Ainsi , pendant que l'on n'aura point l'original de Polonus , il ne sera point possible de découvrir certainement si c'est par la voie d'addition , ou par celle de soustraction , qu'on a introduit une si grande différence entre les copies de la Chronique.
11 n'y a point d'apparence , répondront les protestans , que l'histoire de la papesse aitété cousue au manuscrit de Polonus , et il y a beaucoup d'apparence qu'elle en a été retranchée; car c'est un fait scandaleux , et qui couvre d'ignominie le siège papâl. Comme donc ceux qui copient les manuscrits étaient jaloux de 1 honneur des,papes , ils ont dû se trouver intéressés à supprimer cette narration , et nullement à l'introduire.
Ce discours est assez probable ; mais il prouve trop , et rend malaisé a résoudre la question , d'où vient que l'histoire de la papesse est demeurée dans un très-grand nombre de manuscrits ? Où était le zèle des copistes ? Quelle est la raison de la disparate ? Autre difficulté. Vous prétendez qu'Anastase le bibliothécaire , que Marianus Scotus , que Sigebert , que Martin Polonus , etc. , ont publié cette histoire scandaleuse. Ils étaient pourtant de très-bons papistes, c'étaient des prêtres ou des moines dévoués aux intérêts de la communion de Rome. Pourquoi auraient-ils eu moins de zèle que leurs copistes ?
ou pourquoi est-ce que leurs copistes auraient été plus scrupuleux ? La
Flupart des écrivains qui ont narré aventure de la papesse n'ont-ils pas été fort attachés au catholicisme?
Peut-on y être plus attaché que saint Autonin, qui l'a insérée dans son ouvrage? Autre difficulté encore. Cette tradition s'était si bien établie que personne ne la combattait. Aven tin , contemporain de Luther , est le premier qui l'ait rejetée comme une fable. Le concile de Constance ne censura point Jean llus d'avoir allégué
-W Uo. 219
ce « fait (33) , marque évidente que les pères de ce concile ne révoquaient point en doute qu'il n'y eût eu une papesse. II résulte de la que les catholiques romains se firent une habitude de considérer cet accident comme une chose qui ne faisait aucun préjudice à leur religion. D'où seraient donc venus les scrupules qui auraient poussé quelques copistes a effacer aux manuscrits de Martin Polonus cet endroit-là ? Si l'on eût fatigué d'insultes et d'objections sur ce sujet l'église romaine , comme depuis la réformation , il serait beaucoup plus aisé de comprendre cjue les zélateurs du papisme auraient travaillé à supprimer les écrits qui faisaient mention de la papesse , et il eût fallu même en ce cas-là commencer par dire que le fait n'était pas vrai, ou qu'il était fort douteux.
Mais nous ne voyons point que les sectaires aient insisté sur cet article. Ockam, au XIVe. siècle (34) , et les hussites, au XVe. (35) , se servirent de ce fait comme d'une preuve que l'église peut errer. Énée Silvius répondit que le fait de la papesse n'est
f>as certain , et qu'il n'y aurait pas à-dedans une erreur de droit. Cette objection faisait peu de bruit en ce temps-là , et n'inspira à personne la résolution de prendre la négative, et de remonter aux sources pour saper les fondemens de l'histoire de la papesse. D'où serait donc venue la conspiration des copistes contre les pages où les chroniqueurs avaient écrit cette histoire ? Enfin , et c'est ma dernière difficulté , par quel esprit de vertige eussent-us fait grâce a tant d'autres narrations plus scandaleuses et plus ignominieuses , et déchargé tout leur zèle sur celle-là ?
N'ont ils pas laissé vivre dans les mêmes manuscrits , et dans une infinité d'autres , la mémoire des papes intrus , schismatiques , si m on laques , adultères, magiciens, etc. Je ne donne point ceci pour des raisons démonstratives, et je ne voudrais point nier qu'absolument il n'y a personne qui ait mutilé les manuscrits afin
(33) Voja M. de Latin oi , epiit. VIII , part. IV, paf>. nu 355.
(34) Vide Maresium , in Examine , pag. 22.
(35) Vide Launoiuœ , epist. VIII , lit. IV , pa%. 355.
22o POLONUS.
de cacher la honte de l'histoire de la Sigebert enrichi du conte de la papa pesse; je me contente d'opposer pro- pesse, qu'un Sigebert où il manquait; habilités à probabilités, et d'avertir et ainsi les copistes pouvaient s'assupar-là mes lecteurs qu'il ne faut pas rer qu'ils vendraient mieux un exemétresi décisif sur la cause (36) que tant plaire où ce conte aurait été inséré , de gens allèguent de ce que le coûte qu'un exemplaire où il n'aurait pas de la papesse ne se trouve point dans été mis, et qui à cause de cette omisplusieurs anciennes copies des chro- sion eût pu passer pour châtré. Et niqueurs. comme avant l'invention de l'impri-
Mais, dira-t-on, si Marianus , Sigi- merie il fallait beaucoup de temps bert , Martin Polonus, etc. n'avaient pour préparer des exemplaires , et point parlé de la papesse , comment que les livres étaient fort chers , on serait-il arrivé qu'on la trouve dans ménageait le temps des copistes et plusieurs manuscrits de leurs chro- la bourse des acheteurs autant que Ton niques? Y a-t-il aucune apparence pouvait : et ainsi, en faveur de pluque les moines , qui étaient en ces sieurs personnes , on faisait en sorte siècles-là les principaux dépositaires qu'une chronique tînt lieu de deux des manuscrits et ceux o;ui en co- et de trois ; et pour cette fin , au lieu piaient le plus d'exemplaires , aient d'en copier plusieurs , on ajoutait à voulu donner cours à un tel conte en Tune ce que les autres avaient de
coudre ? Ne trouvaient-ils pas assez, Sigebert , la prodigieuse aventure établie cette tradition ? Qui est-ce d'un prétendu pape accouchant au qui la niait , qui est-ce qui la com- milieu d'une procession. 11 est à croibattait ? Le premier de leurs antago- re outre cela qu'un curieux qui avait nistes ( 37 ) qui examina l'objection acheté un Sigebert ou un Martinus
Poloni conte marge
ni des bons papistes , ni des héréti- nique ; et cet exemplaire pouvait ques , il faut conclure que les ma- servir d'original quelques années nuscrits qui parlent de la papesse , après à un écrivain qui insérait dans sont en cela très-conformes à 1 origi- le texte ce qu'il trouvait à la marge nai, et que ceux qui n'en parlent (33). Oui oserait nier qu'en ce tempspas ont été tronqués de cette partie. ja il n*y eût quelques personnes plus Voilà une objection séduisante par la avides d'avoir un écrit, que pourprobabilité j mais elle ne contient vues des moyens de l'acheter? Que^ rien qui puisse convaincre ceux oui faisait-on en ces rencontres? On emdemandent de bonnes preuves. Elle pruntait une chronique , et on la cosupposc faussement qu'on n'aurait piait soi-même ; et si l'on n'y trouvait
λu insérer le conte de la papesse dans pas certains faits dont d'autres hises manuscrits de Sigibert et de Po- toriens faisaient mention , on les y lonus , etc. , sans avoir dessein de joignait chacun en sa place , et par nuire à la communion de Rome. Il y cette ruse on tirait d'un seul manua bien d'autres motifs qui ont pu por- 8crit les mêmes utilités que de pluter les copistes à fourrer cette addition sieurs. Ce manuscrit a pu passer du dans un eieraplaire. cabinet d'un particulier dans les
Le goût qui règne aujourd'hui de grandes bibliothèques des académies, préférer les éditions augmentées à ou des monastères, ou bien il a pu celles qui ne le sont pas, est de tous servir d'original aux copistes avant les temps. C'est pourquoi nous de- l'invention de l'imprimerie, vons croire qu'il v a eu toujours des Voilà quelques suppositions toutes personnes qui aimaient mieux un vraisemblables qui nous font con-
(36) Cette cause est qu'on a retranche ce conte
par %èle pour la -papauté. (38) Conftrti avec ceci ce aue j'ai dit dans la
<Î7) Énée Silviu». Voyex la remarque (E) de retnanfue'(h) de l'article Paume, font. XI,
l'article Pmiiii , com. XI, pag. 36g. 36i.
POLOiNUS. 32i
naître qu'encore que Sigcbert et Po- ceux qui copiaient la Chronique de lonus n'eussent point employé le Martin Polonus n'avaient pas dessein conte de la papesse , on le trouverait d'en vendre des exemplaires. On pou-
d'avoir eu un mauvais dessein con- peine que de dépenser de l'argent tre le saint siège. Rien de plus natu- pour le prix du livre. Rien n'emrel après cela que ce qu'on assure de pèche que cet homme ne s'attachât la diversité des vieux exemplaires, plus aux choses qu'aux expressions, Les uns ont été fidèlement copiés sur etqu'afin d'avoir plus tôt fait, il ne l'original ou immédiatement ou mé- sautât ce qui lui semblait inutile , et diatement : ceux-là ne contiennent qu'il n'abrégeât certaines phrases, et pas le conte de la papesse; les au- au'il ne substituât ses paroles a celles très ont été faits sur une copie qui de l'original. On écrit beaucoup plus avait été ornée de cette fable. vite quand on fournit soi-même les
Ce que nous avons rapporté (39) expressions,que quand on copie celles touchant les manuscrits d'Anastasê , d'un autre : car la peine de se déetee qu'Onnphre (4o), avec M. Bur- tourner pour jeter les yeux sur un net (40> témoignent, ne nous per- manuscrit fait perdre beaucoup de met pas de douter que l'on n'ait écrit temps , et l'on en gagne beaucoup si à la marge des exemplaires diverses l'on ne fait que copier ce que l'on choses que l'auteur n'avait point pense. Un copiste qui prend le sens dites. de toute une période, et qui l'exprime
On peut alléguer une observation selon son goût particulier, achèvera particulière sur la diversité des ma- dans un jour ce cjui en demanderait nuscrits de Martin Polonus. Nous deux si 1 on suivait mot à mot le maavonsvu ci-dessus qu'il donna plu- nuscrit. Supposons qu'une telle copie sieurs éditions de sa Chronique , et de Martin Polonus ait servi d'origisans doute il ne se contenta pas de nal, nous comprendrons que les joindre une continuation à chacune ; exemplaires de la Chronique seront il revit aussi et il retoucha son pre- différens les uns des autres sans qu'aumier ouvrage il y fit des change- eun mauvais dessein , ni aucune mens et des additions. Quelques ma- fraude, ait eu part à cette diversité, nuscrits de ces différentes éditions Ceux qui font beaucoup de recueils , s'étant conservés (4a) , il faut detou- et qui y mettent des pages entières te nécessité que les uns soient plus d'un livre, me passeront aisément ce amples que les autres , et que l'on que je suppose : ils se souviendront trouve par-ci par-là dans les uns ce qu'afîn d'avoir plus tôt fait, ils n'ont que les autres n'ont pas. Quelque pas copié de mot à mot : ils ont reexacts , quelque fidèles qi/eussent tranché , ils ont changé bien des paété les copistes , on verrait nécessai- rôles. Les auteurs mêmes qui citent rement cette différence dans les ma- de longs passages se donnent souvent nuscrits. 11 rie faut donc pas préten- cette liberté afin d'amoindrir la peine dre, généralement parlant, que ceux ennuyante de transcrire (43). Il se où l'on ne voit pas toutes les choses mêle quelquefois un peu de fraude contenues dans les autres aient été là-dedans , mais non pas toujours.
conjecture
. n . .... . , n des voisines commencent par un
(ic,) Dans la remarque (A) de l article P*pt*SK, 4 ^ , tl * ,
tom, xi, pag. 357. même mot r Ils relisent avec quel-
(4o) Voyez la remarqué (A) du mime article, que 80rte d'attention : mais ils s'é-
& A Ci-dessus citation (a8). parenent trop souvent la peine de
ruuqu ainourd hui bien des auteurs citent '7' i* i- 1 » .
/ premières éditions , sans savoir qu'il y en ait conterer ligne par ligne leur écrit et
i autres corrigées et augmentées . on pouvait en- . , ,»» » ,.
<ore mieux ignorer en ces siècles-là qu'il y eut . (4*)/«r« , dans la remarque (A) de l ar-
àe* éditions le Polonus plus amples que la pre- UcU VoiiiLio. tom. XIV , ce qui a eu
nuire , et ainsi les exemplaires de cclle-lk se remarque au sujet d une citation du livre de M.
l'original; et à moins que les omis- être, ù l'égard de ces factions, les passasions ne gâtent visiblement et gros- ges supprimés ou ajoutés. S'ils ne peusièremcnt la suite d'une pensée , ils vent ni servir ni nuire à aucun parti , s'imaginent que tout va bien. Or il l'on doit supposer qu'il n'y a point eu est sûr qu'il y a des périodes , ou de mauvaise foi dans l'addition , non des demi -périodes , qui, «tant ôtées plus que dans l'omission ; mais l'on d'un livre , n'empêchent pas qu'il peut supposer le contraire , quand n'y reste un sens passable. ils ont un rapport particulier à une
Concluons que la mauvaise foi n'est dispute qui a échauffé les esprits, pas toujours l'origine de la difleren- C'est pourquoi les copies de Martin ce des manuscrits: plusieurs causes Polon us seraient suspectes , ou d'une innocentes y peuvent contribuer ; mutilation, ou d'une augmentation mais j'avoue que la fraude y est frauduleuse , si elles avaient été faisouvent intervenue. Voici ce que M. tes depuis que les protestans et les Spanheim observe sur les manuscrits catholiques ont écrit sur la question
cipuè cum Us quibus usus est Au- qu' bertus Mirœus , Gemblucensi , Lip- rend , et qu'elles ont été faites lorssianOy etc., palet non pauca addita » que l'histoire de cette femme n'était mutata , detraeta , quœdam etiam contredite de personne, on ne voit passim in nostro desiderari ex eo ge- point que le faux zèle , la partialité , nere quœ Romœ invisa, et quœ Baro- l'esprit d'imposture, etc. , aient dû nius ex agitât in Sigeberto (44)* Vous déterminer les copistes à la supprivoyez qu'entre les choses en quoi il mer. 11 se pouvait bien faire que dit que les copies diffèrént , il y a quelqu'un l'eût retranchée parce des additions et des omissions, et qu'il la prenait pour un conte ridique quelques-unes de ces omissions cule. Voyez la note (45). regardent des faits qui ne plaisent L'esprit de parti est une étrange pas à la cour de Rome et qui sen- furie : il y a des lecteurs si passiontent un écrivain trop partial pour les nés qu'ils déchirent ou qu'ils otent empereurs qui ont eu des démêlés toutes les pages où ils rencontrent avec les papes. On a lieu de croire certaines diffamations de leur necte.
?[ue ces faits particuliers ont été omis Jugez par-là de ce qu'ils feraient si tels rauduleusemcnt par des copistes ou tels manuscrits passaient par leurs passionnés; mais on ne doit pas for- mains. On ne saurait décrire tous les merles mêmes soupçons à l'égard des ravages que cette passion a faits dans choses omises , ou ajoutées , ou chan- les anciennes bibliothèques (46). Et gées , qui n'ont nul rapport aux comment n'eût-on pas osé falsifier schismes ou aux disputes. Il en faut des manuscrits , puisqu'on ose bien juger à peu près comme des muti- présentement falsifier les secondes lations ou des corruptions des ma- éditions pendant mêm * que l'auteur nuscrits des auteurs païens. 11 y a est en vie (47) ? On m'a assuré que le tel manuscrit de Cicéron , et de Tite troisième volume des Révolutions Live, etc. qui contient certains raor- d'Angleterre (48), réimprimé en Holoeaux qu'on ne trouve point dans un lande, a été g.1té en plusieurs endroits, autre. Aucun intérêt, aucun préju- tantôt par des additions, et tantôt gé , aucune passion , n'ont été cause par des suppressions, que le copiste les ait supprimés. Sa Unusauinqut quœ ipte digna me,norid
Seule faute est d'avoir été paresseux, judicabat, addidit: erotique quœ sibi indigna OU ignorant, etc. ^eetu vulebanlur. Allatius, Symm. , pag. 4»7 •
D,?..- 1,; : „ • ■ . n en variant de la Chronique de Martin Polonus ,
Pour bien juger si un cop ste a re- & Sp..W , de P.pi rœmi.»» , pag. 68. tranche ou ajoute quelque chose par (46) yOJe% la „r;çace de L,urenl iww, ,„
intérêt de parti, il faut savoir quel- Décréta école». Galtic. Rivel le cite dans ses Reles étaient les factions d'état , OU de «•»*»«• Réponse an Mystère d'Iniquité ,
relkion, qui pouvaientle préoccuper; ™ * de /w<. p„
et de quelle conséquence peuvent uJfti f Xr, PaS. W; h la rem**," (D)
df l'articlr Axcillon , iom. ff, pa$. Cnj. (44) SpaoH. , de Papâ forain» , pag. x\t 55. (/,8) Par le pere d'Orléans , \isuif.
Je dc dois pas oublier qu'il y a laquelle ne contenait point le conte des gens qui croient que le conte de de la papesse. Il me paraît très-posla papesse a été joint à l'ouvrage dc sible que cet auteur ait montre' son Platine. C'est l'opinion dc Bernar- manuscrit , et qu'il l'ait laisse' copier tiusj car, dit-il (*),fai ouï dire h A.n- quelques anne'es avant qu'il le putonius Hetweld , homme dû bon re- bliAt. 11 est probable que depuis qu'il nom, et r/Êkistrat de Louvain, qu'un en eut laissé tirer des copies, il le appelé Engelbertus Boonius, homme revit , il le corrigea et l'augmenta , grave , et doyen d'une grande église et que l'histoire de la papesse fut en Allemagne , lui a maintefois dit l'une des additions. Et ainsi rien qu'il avait vu plusieurs anciens ma- n'empêche que l'on n'ait vu au Vatinuscrits de Platine , dans le Fati- can quelque* manuscrits de Platine can h Rome , et qu'il les avait exa- sans ce conti -là. Mais parce qu'Omiaés diligemment , et cependant nuphre , Bclfarmin et. Baronius , ne n'y avait jamais trouvé un seul mot doutaient point que l'édition où il touchant la papesse (4q). Alexandre se trouvait ne fût fidèle , ils n'au- Coocke fait de bonnes objections con- raient point voulu alléguer dc semtre cela. Ces anciens manuscrits , blables manuscrits. Cela n'eût servi dcmande-t-il (5o) , comment vinrent- de rien. On doit même convenir que ils h être en si grand nombre et le témoignage de Platine n'est pas si anciens au Vatican , vu que fort préjudiciable à la cause que ces timprimerie était déjà en usage , trois auteurs soutiennent j car il est et que Platine mourut Van 1 481 ? plus propre â persuader qu'il n'y a D'où vient que ni Onuphrius , ni point eu de papesse , qu'à persuader BcUarmin, ni Baronius, qui ont eu qu'il y en a eu. Coéffeteau n'oublia aussi libre accès que d'autres en la pas cet article. « Un Martin us Polobibliothéque du Vatican, n'ont jamais » nus est accusé de l'avoir le prepu trouver ces manuscrits ? D'où » mier exposée aux yeux de la chrévient que nul aepuis Bernartius ne » tien té ; et Platine , dont du Plessest avisé de cette exception contre » sis en emprunte le discours, con- Platiae ? La confession que font Onu- » fesse l'avoir prise de lui, ajoutant phrius , Bellarmin et Baronius , que «même ces paroles, qui au lieu cette histoire est dans Platine , me » d'affermir du Plessis le devaient fait croire que Bernartius calomniait » ébranler , et le faire douter , et h magistrat , ou que le magistrat » plutôt condamner toute sa narcalomniait le doyen , ou que le doyen » ration : Ce que j'en dis (*) est un prenait le magistrat pour dupe. Car » bruit commun , et les auteurs insans doute s'il y eût eu de tels manu- » certains , et de peu de nom , que setipts , quelques-uns de ceux-ci les » j'ai pensé de mettre brièvement , et eussent fait voir au monde avant ce » ndment , pour ne sembler avoir temps. M. Spanheim (5i) ne contes- » obstinément omis ce qui est affirmé te point le fait à Bernartius , il s'en » presque de tous (s'entend des auprevaut au contraire pour montrer » tcurs postérieurs), car même les sapar cet exemple qu'on était accou- » ges se plaisent aux folies. Errons tumé aux mutilations des manuscrits. » aussi avec le peuple , encore qu 'il Pour moi , je ne voudrais pas nier » soit évident que cette chose est du qu'il n'y ait eu au Vatican quelque » genre de celles que l'on croit se udèle copie de l'ouvrage de Platine , » ^oM^o/r/àire.Nevoilà-t-irpasdeglo-
» rieux fondemens d'une monstrucu-
0 Tmptidens aliquis nebtdo interpolavit scrip- » ge histoire? et quand on l'aurait
ta Platiné Audivit ex Antonh HeeiuelJio a,*- a estimée véritable , n'est-ce pas as-
pUssimo laudatissimoque viro , consulan Lova- *• nunsi, dixiuesibi s/epiits Engclbertus Boonius...
vidisse se Romte in Bibliothecd Vaticand , anti- ^ Voici Us paroles de Platine , in Johann*
quissima Platintv exemplaria manuscrivta. se- yjjj^ foiio „u QXL. 11 «c qu* dixi vulgi ferun-
didb examinasse-, et de Johanne fecmind ne lute- Ur . i'ncertia tamen et ob*curis auctoribu» : qu.r
ram imidem revêtisse. Bernartius f de U tibia te pmete breviter, et nudè institoi : n« obsli-
legendc Hist., lib. a, pag. 1 1 1 . n»tii nimiùm et pertinaciter omisiase vîdear : <juod
(49) Coocle , de la Papesse , pag. 46 , fc. fwà omact affirmant : erremu* etiam no» bâc
(50) Le même , là même , pag, 47 , tfi- rc cum vulgo : quamquâm apparcat ea que di&t
(51) Spanbcm. , de Papâ fœminà , pag. 64- « bi" «sc : <îuœ fieri Pos»e crednntnr.
» sez pour en faire perdre la créan- » de Conzensza (*), nous lui deuons » ce (5a). » » ^/u5 defoyet de respect, que nous S il y avait des exemples qu un » ne semblons luy en poiter : mais écrivain se fût attire' des affaires , et » comme nous honorons ses qualités, se fût rendu odieux , pour avoir nar- » aussi savons-nous bien qu elles né ré ce qui concerne la papesse , on » rendent pas toujours jm homme pourrait s'imaginer que Platine sup- » parfait annaliste, ou bfc chroniprima ce conte dans les exemplaires » queur. Ce qui est tout clair ès qu'il montra au pape et aux cardi- » écrits de celui-ci : vu qu'en les linaux ; mais en ce temps-là on n'in- » sant, il est aisé de juger que c'équiétait point les auteurs pour un » tait un bon homme qui recueillait tel sujet : chacun avait la liberté d'en » comme oracles les contes des peuparler impunément. D'où serait donc » pies, qu'il insérait sans jugement venue la précaution de Platine, d'à- » en ses œuvres. Et d'ailleurs luivoir deux sortes d'exemplaires , les » même , touchant ce fait , rend la uns pour la cour, les autres pour ses » chose douteuse , tant il en parle intimes amis ? On comprend pour- » froidement: Cettuy-cy, dit-il, parquoi M. Varillas n'a point publié tout » lant de ce monstre , comme on asce qu'il avait écrit, et que cent person- » seure, ut asseritur , a esté unefemnes avaient lu dans les copies de ses » nie, etc. » Naudé le traite encore histoires(53).Ilavaitpeurd'étremal- plus mal. Sans nous arrêter, dit-il traité. Quand on prouvera que Pla- (56) , h la diversité des exemplaires tine , qui a dit assez hardiment des et aux additions faites a ce Martichoses beaucoup plus odieuses que nus Polo nus y il est plus expédient ne l'était dans son siècle le conte de conclure que son autorité ne peut dont il s'agit, n'a pas osé le faire en aucune façon préjudicier à Sylparaître , il sera temps d'avouer que oestre, tant a cause de la raison préton livre ne fut imprimé que sur la cède n te , que parce qu'il nous a doncopie destinée aux confidens. ne' un 5t srand nombre de choses fa-
vain
(C) // a été blâmé comme un écri- bilieuses dans ses supputations , qu'il in crédule et d'un fort petit juge- faudrait être aussi léger de croran-
. , , -Jntes
» de cette honteuse narration a ete qu'il a tirés du livre de Infantiâ Sal- » un Martinus Polonus (55) Moine de vatoris, et ceux qu' il fait de l'histoire
voulurent Pierre et Syl-
. , . jours six
j> sur le bruit du vulgaire , sans en mille personnes ; d'un autre qui était » avoir autre connaissance. Du Pies- « gros , que huit paires de bœufs ne » sis, pour faire valoir son autorité , le pouvaient traîner au lieu où il de- » nous disait ci-dessus (*) , qu'ayant t> ait être brûlé ) d'Artus de Breta- » esté pénitencier du pape Nicolas gne ; du prophète Merlin ; de Jean- » troisième , et depuis Archeuesque ne la papesse ; des lettres d'or qui m nt . . . , pesaient cent livres chacune , lesquel-
(5s] liteau, Réponse au Mystère d Iniqmte, u& Charlemagne donna a vingt-trois
(53) Les endroit, supprimé dans son Histoire monastères qu il avait fondes, et d uàe François Ier., et de Charles IX, se trouvent ne infinité d autres semblables qui ne dans les éditions de Hollande. sont bons qu'à endormir les petits
(54) Coëffeteau, Réponse eu Mystère d'Iniqui- enfans pendant qu'on les berce.
l\ï^Le°vere M.billon, Musei lui., tom. I, Alexandre Coocke se fait faire cette
pag. in , dit aussi Mârtinum Polonam primam Objection : or Sachez que ( Comme
bains fabula: si non auctorem , saltem narra- • torem. Sérarios est du même avis au chapitre
XLII du Ier. livre de {Histoire de Mayence; (*) Cela ne peut être; car Nicolas III lé fit
r voje* la rémora ue (K.) de l'article Papesse, archevêque de Gnesne , et non pas de Cosenxe. tom. XI, pag. 385. (56) Naudé , Apologie des grands Homme* , p.
(•) Pag. i65 , k la fin. m. 55g , 56o.
v Bellarmin (*») et N. D. (*a) obser- « Simbler. On Toid aussi itne autre
M vent ) c'était un homme fort sim- » chronique d'un Martin us remplie
* pie ; et que , selon le jugement du » de mille asneries (60). » Rémond en
* docteur Uardlng C3) , ses écrits donne pour exemple les cinq bévues
* sont vains et impertinens , et sans dont Coocke a justifie' notre Polonus. M apparence aucune deve'rite'. Voire Vous remarquerez , s'il vous platt , M sachez encore qu'tï n'était bon en que du Plessis a fait mention d'un w rien qu'à faire des contes \ car c'est autre Martin de l'ordre des mineurs^
ure que lui donne (*4) Ber- et auteur d'une chronique intitulée (57). » On répond a cela Flores Temporum, où il est parle de
w la censure * nartius
qu'*7 était (**) savant ès*sainles écri- la papesse (61). Blondel le place vers
turesy et n'ignorait pas la doctrine la fin du XVe. siècle {61). séculière; et qu'tï était homme sur (D) // fut surnomme Polonus, à
lequel se reposait fort Platine (*6) en cause qu il était Polonais , ou a eau-
de Martinus Polonus , et soutient procura de la gloire par ses e'erits et
qu'on le calomnie. 11 dit que Ber- que ce fut la raison pourquoi on le
nartius et Florimond de Rémond lui surnomma Polonus. Quvd primus
imputent ces cinq bévues. Je n'ai tum ex Polonis , idque solus , scrip-
— . ~ . — — J — 7 r t — " / — »--~ j ««ut , Y'*'-"*-
<{nu ne les a point imputées à Mar- alium-è Scythid parem sibi ingenio
tin Polonus, mais à un autre Martin, non habuent (63). Il y a dans la bi-
Cela paraîtra e'videmment à tous ceux bliothéque de Vienne, un manuscrit
qui voudront lire ce passage. « Ayant de ce Martin où il se donne pour pa-
» recherché avec autant de curiosité trie la ville d'Oppaw en Bohême. //>-
» que le lieu où je suis me l'a peu se Martinus in prœfat. Codicis MS.
» permettre, tout ce qui se peut di- cujusdum bibl. fiennensis , seipsum
» re sur ceste matière : il mW tom- ait de regno Bohemiœ oriundum , pa-
» bé en main un vieux livre manu- trid Opimensem ; uel, ut in alio
» script, contenant la vie des papes et MS , ut et codice monasterii Gamin-
» empereurs , l'autheur se nomme gensis rectiùs legitur, Oppaviensem,
» Martinus, dans lequel j'ay roncon- observante Lambccio, lù>. j4 Bibl.
» tré ceste Jeanne mitréè. Je ne sçay Vindoh. (64). La Pologne était alors
» si pour la conformité des noms , plus connue en Italie que la Bohème
>' on a fait dire à Martinus Polonus et Ton ne s'amusait pas beaucoup
» ce que cest autre Martin a escrit, le- aux détails géographiques. Ainsi un
» cmel n'a jamais esté imprimé que homme passait aisément pour Polo-
» jesçache,etsijen'ay peu descouvTir nais quand il était né dans quelque
» autre chose de luy , si ce n'est qu'il pays voisin du royaume de Pologne.
» estoit Alemand. Cela a de l'appa- Ceux qui disent que notre Martin
» rence, attendu mesmement la di- était Polonais, et de la ville de Car-
» versité'des exemplaires cottez par sula ou Corsula (65), n'examinent
r/)Uft.3*««M.Po*i.,ea?.M. gUéPC ,CS chosesi car était de
(*') 3 eonvers. . part, a , l. 5 , n. aq, p. 3qq. «* > wi • . . ^ .
f1) Ripon« au Carte» de l'évêque Jéwcl. JRo) £lo™ond J« Remond , PAnti-Papcsse ,
(*4) Martinu. Polonus fabulis tantum celebri» , chfp\ ?if°<10 3fi7 ™rso.
;«tera obtenais homo , lib. a de Vtilitate Ugend. }JÎ,| ™ss,s . ™yrtire H'Iiiiqnité , pag. 161.
htst., pag. 11 3. ('«) Monde! , in Examine QuksU de PapA fœ-
(57)CoocVe,dela Pape^e, pag. 63. m\n" ' 8- , . . „
T») Trithem. de Script, ecclesiast. , verbo , F,£3) ^»<>n SUrovoUau, , ,n Centum Polonor.
Martin. * ' ' ^pf; » a9; .
#«6\ v:- — . j . • « • ("4) aand. Ammadv., iu Vossjum , de Hist.
PL, •mî5n" doctrine singalansque vitr. ui^ag.i^. '
riauna, m Viiâ Victor. 3. m\\ r » lt . t? .
(Vt\n 1. 7 . t> „, (65) ^ Labbe, de Script, ccclcs. , rom.
? ' dC U PapWS* ' ^* 64* /7' , de Script, eccl. , pag .
(5y) De Utiliute legendar HUlori». 739, sont de ceux-là. r r *
TOM F. XII l5
POMPONACE.
>phes de son siècle. Il enseigi pé. la philosophie à Padoue avec une
(E) Le Marùnus Carsulanus dont merveiUeuse réputation , ayant ïn:^ Z~e pourantagonistelecélèbre Achilpoint de celui-ci ] Volaterran s'expri- lini dont les objections ernbarme de cette façon : Pontificum Ho- passantes l'auraient souvent démanorum Mil têmporum eorum histo- mont(5 s>{\ n»eut eu l'adresse de
riam scripsére Vincenttus et MaV' . -, \ , j
tLs Carsulanus ordinis ambo ,,rœ- les éluder par quelque trait de dicatorum,Jo. XXI 1 tempore (6^). Il plaisanterie (A). Pendant la teravait dit ailleurs (68), en donnant la rihle guerre que les Vénitiens liste des illustres jacobins, Marùnus, soutinrent contre la ligue de
ST- ^ ^ Cambrai, il se retira à Bologne
nu vocant.
le même Martin , ec néanmoins vos- / * y - ...
sius en doute (6o). 11 fait une faute donna une dot de douze mille encore plus grande, puisqu'il s'ima- ducats (d). Je sais bien qu'il ne gine que Volaterran a parlé d'un mourut pas l'an 1 5 12 (e), comme Vincentiui Carsulanus au commence- M Moréri Je dit mais ignore ment du XXIIe. livre. 11 avoue qu'il ' 1 • J &
ne connaît point cet auteur-là (70). quand il mourut ; je sais seu- Comment le connaîtrait-il? c'est une lement qu'il parvint à une exchimère. Volaterran ne parle nue du trême vieillesse selon quelques-
^J^o^^w ™&>iir."*°? fid:autres
une dirhculte d uriner le ht mou- (66) Voiaterrao. lib. xxfvag. m. ^ dit ir a BoWne, dans sa soixante-
que Carsula s appelle aujourd nui Cascina ; et il m O
du, Ub. vi, pag. 199, que cette ville est dans troisième année * (g). Son corps
r (B? vouterran., lib. xxii, init., pag. ,83. transporté à Mantoue y fut en- (6à) idem , ub. xxi, pag. 759. terré honorablement par les soins
(6q) Vossius, de Histor. lat., Ub. Il, eap. LA, *
pas: 485, et cap. lxi v, pag. 5o-. du cardinal Hercule de lionza-
^o)De eonAil ultra occarriUdem , ibidem , ^ (> grand philosophe Se
* f^P'ag. 759.
POMPON ACE ( Pierre ) , en ^'C^Œ *— '«~ latin Pomponatius *, naquit à (c) id., md. Man loue le . 6 de septembre 0 m , WJ
l/6?. (a). H était d'une SI petite (/) Obiit senio confectus. L. Gauric. ,
taille , qu'il ne s'en fallait guère in fermât .t tract, iv folio 57 ^«o.
un > 1 D * La date de sa mort est marquée, dit ru-
• Niceron, quia donné dans le tome XXV ceron dans la Xe. lettre du Vl#. livre des
de ses Mémoires un article à Pomponace , ne épîtres familières latines de Pierre Bembo.
cite pour autorite's que Paul Jove consulte' On y voit qu'il était mort avant le i«r. avril
par Bayle , et Bayle lui-même à qui il repro- l520 , et par conséquent dans le mois de
cbe de n'avoir fait qu'un article superficiel mars pre'cédent. Il était alors dans sa soixan-
«t ne contenant guère que des raisonne- te-quatrième année , et non dans sa soixante-
mens. C'était ainsi que Bayle avait crudevoir troisième , comme le dit Paul Jove.
composer son article pour un Dictionnaire (.g) Sexagesimo tertio attatis anno stran-
critique. guriâ obortâ Bononi* fato functus est.
(a) Lucas Gauricus , in Schemat. tract. Jovius , in Elog. , cap. LXXXI, pag. m.iW-
IV \ fol. 57, verso. (ty W., ibid.
POMPONACE. ^7
fit des affaires avec les moines servir utilement de l'opinion parson livre de l'Immortalité de qu'il a combattue, et quoiqu'on l'Ame (B), et s'exposa à des soup- doive louer et encourager les phiçons d'impiété *. Les vacarmes losophes qui s'attachent à fortiqu'on fit contre lui , et les ou— fier les raisons humaines de l'imrrages qu'on publia contre son mortalité de l'âme (G) ; dès-là livre ne le firent point changer que ce ne sont que des preuves d'opinion. Il répliqua plus d'une philosophiques, chacun doit jouir fois ; et au lieu de reculer il alla de la liberté de les soumettre à la toujours plus avant; fixé néan- dispute , de les examiner , et d'en moins sans variation à son pre- dire ce qu'il lui en semble. Ce mier correctif (C) , savoir que que Pomponace a répondu à la l'autorité divine de l'Ecriture raison empruntée de ce que le était pour lui un fondement iné» dogme de la mortalité de l'âme branlable de sa persuasion que porterait les hommes à toutes notre âme est immortelle. Son sortes de crimes (H), est digne livre des Enchantemens passa aus- de considération. Je ne sais si si pour fort dangereux (D). Il l'on doit croire ce que disent n'a pas manqué d apologistes (i) ; quelques auteurs , cme cet ou— mais quelques-uns ne le sauvent vrage fut condamne au feu par qu'en supposant qu'il se conver- les Vénitiens , et qu'il fut desatit de l'athéisme (E). Si l'on n'a voué par son propre père (I). fondé les impiétés dont 'ont l'ac- On ne saurait excuser l'audace cuse que sur son livre de l'Im- et la prévention du jurisconmortalité de l'Ame, il n'y eut suite luthérien (K) qui a soutejamais d'accusation plusimperti- nu que ce philosophe faisait des nente que celle— là (F), ni qui leçons publiques contre l'immorsoit une marque plus expresse talité de l'âme, et que c'était de l'entêtement inique des per— un infâme magicien qui a débité secuteurs des philosophes. Car il des impiétés touchant la vertu n'a point révoqué en doute l'im- occulte des sortilèges et de l'imamortalitéde l'âme; il a soutenu gination. Au reste, il cherchait la au contraire que c'était un dog- solution des difficultés avec une me très-certain, et dont il était telle contention d'esprit, qu'il ne fermement persuadé. Il a soute*- songeait ni à dormir, ni à boire , nu seulement que les raisons na- ni à manger , ni à cracher. Il turelles que l'on en donne ne en devenait presque fou , et il se sont point solides et convaincan- rendait ridicule à tout le monde, tes. Or, quoique l'on puisse se C'est lui-même qui ledit (L). "Lederc pense que Bayle n'a faiti'apoio- Depuis la première édition de
pe de Pomponace que pa« ce qu'il faisait la SQn article j'ai yu rfanS l'ouvrage
"«une par la. « Mais au fond, dit-il, il est • rt*i * 1 •! m 1
• difficile de Se persuader que Pomponace que le pere lheophlle ft<iynaud
• fut fort lion chrétien lorsqu'on le voit a C1'te' (k) , qu'en effet Silvestre
• dire , dans la remarque (H) , que plu- t> • » • 1 i • j
• sieurs saints ne croyaient pas l'immortalité *rienas assure que le livre de ■ de l'âme, et nommer à la tête des gens Pomponace fut brûlé à Venise •qu'il canonise (en les appelant saints), *
• Simonide, Homère. - (k) Voyez la remarque 11), au commet (*> Voyez la remarque (E).
328 POMPONACE.
(/). Il ajoute que si la chose eût >^V«Uw«' m^nas^^L^cat
dépendu de lui , on aurait traite w(3).
partout ce pernicieux livre coin- J'ai connu un professeur en philoso-
me les Vénitiens le traitèrent. Il phie qui ne s'était rendu redoutable
>c x > i> • da„, que par cet endroit. 11 n avait point
avait réfute 1 ommon de Pom- ^ ^ . on rcût erabarrassé f fcile
ponace avant qu elle eut ete îm- ment dans \es disputes publiques ,
l'ouvrage cité par Théophile Ray- m0yCn . et il était si persuadé que naud. Il le publia Tan i5ai. Il cette manière de répondre était la
tre Jérôme Fornarius Bachala- railleurs ; ils s'en divertissent , et ne . A • • j laissent pas d adjuger 1 honneur du
nus. Ceci servira de supplément triomph£ h { {{ ;,t dû Palll Jove
'm), observe qu' Achillini le remportait
dans les disputes par la force insur- (Z)Silvest.Pricria8deStrigimagarum,D«- montaDlc de sa doctrine, quoique
ïrrZZlS Tb opb. 4«»r/C Pomponaee , son antagoniste , réjoaît utf. r ^ comme ^ **1rni. Ht.rp<\ ran *es assistans par ses bons mots, et vraeenest divise an en tt ois lift es ) , cap. t >
V las 10, édit. rom.y i575, in-lf. nsât de supercherie : jEmulum in co-
(m)Aux rem. (B) et (C). rond veteratoriè disputantem , et ri-
su m salsâ dicacitate sœpius excitantes robore su-
?,ir.f;/uf mui "c > ■ ' - , passant que
aul Jove qui m'apprend cela. In Pomponace se prévalut de son talent coronis, dit-il (1), consessuque doc- comme un fin matois , pour faire vetorum, quiim exercitatione perutili mr a lui les écoliers d Achilhni , ad prtetoriam porticum disputaretur, homme simple et incapable de Imita mirus evadebat , ut sœpè ancipiti , guer ■ (5).
et cornuto Achillini enthymemate (B) ./« affaires avec les
circumventus , superfuso faceïiarum moines par son livre de l'Immortalité sale adversarù impetum , ex i7/i* de tAme. J Voici les paroles de Paul syris et mœandris explicatus élude- Jove : Exorlo bello V eneto , post ret hien n'est plus commode dans la Achillini mortem Bononiœ professus dispute que ce talent de Pomponace : est ; ubi cucullatos sacerdotes contra n'ayez rien de bon à répondre à un se in caput, et nominis f amant vehea reu ment, sentez qu'il vous accable; mentissimè concitavit ; edito scilicet qiftl est insoluble , vous vous tirez volumîne, quo animas post corporis d'affaire pourvu que votre esprit mortem interituras; ex sententid vous fournisse quelque trait de rail- Aristotelis probare nitebatur; secutus lerie: vous mettrez par-là de telle Aphrodisa>i placita , oujus dogmate sorte les rieurs de votre côté, que ad corrumpendam juventulem , disions faites tomber sur votre adver- solvendamque christianœ vitœ discisaire la confusion qui vous était due. plinam, nihil pestilentius induci po- , , i-i- , x tuit Vous voyez là que Paul Jove
Solventur risu tabula , tu missui abibu (1). *
C'estalor, que l'on epronve la vérité ^^^iT^tpH-
de Cette maxime : (5) Ipso Pomponatio acri eemulo insidiosit am-
bitione , scholam ejus dcpopulante. Erat (1) Paulus Jotïos, in Elogior. , cap. LXXf, summd ingenii simplicitale ambiendit adulandivag. m. i64« 7U* promu imprritiu. Idem .ibidem,
(a) Hor»t. , Mt. I , Ub. II, vt. u/l (6) Jovius , in Elog. , cap. LXXIf pag. 164.