remarque (fy
PORCIUS. a7i
nîère rigueur, el ce fut l'un des que clans un procès qu'on lui inmotifs qui obligèrent les patri- tenta , il offrit de se soumettre ciens à le traverser dans la de- au jugement de l'un de ses enneraande de cette charge ; mais cet- mis (G). Il fut contraire aux méte même raison engagea le peu- decins et aux études qui étaient pie à le préférer à tous ses com- le plus en vogue parmi les Grecs pétiteurs. Cette circonstance a (H) : il ne laissa pas d'étudier la été admirablement représentée langue grecque , mais il ne le lit, avec son éloge par le meilleur des dit-on, qu'étant fort âgé (I). Il historiens latins (C). L'inscrip- vécut beaucoup (n) , et conserva tiou de la statue qu'on lui érigea jusques à la fin de sa vie une rendait un témoignage bien glo- grande force de corps et d'esprit, rieux à sa vertu reformatrice (D). Son tempérament robuste fit qu'il Il témoignait une grande indif- eut besoin de femmes dans sa férence à l'égard des érectionsde vieillesse; et parce que son constatue (E), et en général à l'é- cubinage ne put demeurer caché eard des louanges (g) ; mais il ne autant qi#ll voulait, il se remaria laissait pas de se louer magnifi- (K). Ce fut avec une fille qui n'équement lui-même (h) ; et il tait point de sa condition. Nous voulut bien qu'on vît dans ses verrons (o) ce qu'il opposa sur ce livres les grands éloges qu'il se sujet à la plainte de son fils. On donnait. Il harangua très-sou- prétend qu'il ne trouva point vent , et il inséra dans son His- dans cette mésalliance les avantoire Romaine quelques-unes de tages qu'il en avait espérés (L). ses harangues (F). Cette Histoi- H fut bon mari et bon père ( p) , re n'est point parvenue jusqu'à et aussi exact à entretenir une nous : il faut dire la même chose bonne discipline dans sa maison de l'ouvrage qu'il composa sur qu'à réformer les désordres de la l'Art militaire (/). Il fit des livres ville. Il y a de fort grands homd'agriculture et se piqua mes d'état qui ne sauraient venir
d'un détail fort particulier dans à bout de mettre un bon ordre cet art-là (/). Il composa aussi à leurs affaires domestiques , et quelque chose sur la rhétorique , à qui le3 soins du gouverneet apparemmentil fut lepremier ment réussissent mieux et coûtent Komain qui écrivit sur cette moins que ceux de leur propre lomatière (m). Il fut accusé plu- gis. Caton ne leur ressemblait pas; sieurs fois , et se défendit tou- il était aussi propre à l'économijours avec une extrême force; et que qu'à la politique: il mit sur il étaitsi assuré de son innocence, un si bon pied la conduite de ses
Cf) Pluurch., in Vit* CatoaU major» , valets que leur langue se contint j>a*. 347. dans les règles les plus sévères
(A) /cf., ibid,^ etpag. 334, s. .(M). Il semble qu'on pourrait
cafvm™' to*****- Vegétius, lib. z. b]âmer ia permission qu'il leur
(A) tu se sont conservés. donnait de coucher avec ses ser-
(f) PluUrch. , in Vitâ CatOutf majoris ,
pag. 35i. (n) v°ytz la rgm-
[m) Vovez QuintUiea, Iost. Oral, , Wr. (p) Dans la rem. (K).
Ul , cap. I. (p) Voyet la rem. (N) , vers la fin.
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vantes , moyennant une certaine que la punition qu'il infligea h somme d'argent à quoi il les un sénateur romain pour avoir taxait pour cela {(f) ; mais il avait donné un baiser à son épouse en ses raisons. Il était plus digne de présence de sa fille {f). Il l'efcensure par un autre endroit, faça du catalogue des sénateurs je veux dire par l'attachement à pour ce seul fait. On lui attribue faire valoir son bien , et à faire une pensée très-digne de son croître ses revenus ; car il don- bon sens , lorsqu'on suppose qu'il nait dans l'usure la plus odieuse n'eut pas voulu rajeunir (R). Ce (N). J'ai parlé ailleurs (r) de la qu'il dit à un homme noble qu'il harangue qu'il fit pour le main- voyait sortir d'un logis de prostitien de la loi qui défendait aux tution, est d'une morale relâchée, femmes de se parer. J'ai indiqué mais qu'il aurait pu excuser sur aussi dans le même lieu, une ha- l'axiome, que de deux maux Ton rangue qui montre qu'il savait doit éviter le pire (S). On a tort égayer la majesté et la eravité de de le donner pour l'auteur de la ses discours. On se formerait de coutume qu'avaient les Romains lui une fausse idée, si l'on pré- de baiser leurs parentes, afin de tendait que l'austérité toute seule connaître si elles avaient bu du se faisait sentir dans ses haran- vin (T). Au reste, il fut tout gues et dans ses conversations; ensemble et grand orateur et proil savait y mêler les agrémens et fond jurisconsulte (U) , deux les railleries ; il était homme à qualités qui ne vont guère de bons mots (0) : les jeunes gens compagnie, non plus que celle mêmes se pouvaient plaire a sa d'éloquent prédicateur et celle de conversation ; il s'humanisait à savant théologien ( * ). On verra table avec ses amis, et ily faisait dans l'une de nos remarques {v) entrer des entretiens enjoués. Il en quel degré Caton d'U tique était bien aise que l'on y parlât descendait de lui. J'ai observé souvent du mérite des hommes plusieurs fautes dans les dictionillustres; mais il ne souffrait pas naires historiques , et dans quelqu'on y dît ni bien ni mal des ques autres écrivains. Jelesmarméchans. Il ne faut pas oublier querai dans mon supplément à le jugement qu'il faisait des rois , l'endroit où je donnerai l'aret l'infériorité de mérite qu'il ticle des autres Catons illustres, leur adjugeait en comparaison fa ^ ^
des grands hommes qui avaient (,} Fojez la remarçue{V), fleuri dans un état répubhcain(P). (?) Dans la rem. (K) , à lafn. N'oublions pas non plus le juge- (A) R u Van de Ronuî 5îQ ^ ment qu'il faisait des femmes En voici la preuve, Anno post conqui commettaient adultère : il sul primhm fuerat ( Q. Maximus ) crovait qu'elles étaient toutes des Ç""'» <>go natus sum (i). C'est ainsi J . ^ ,nx r<>\~ A**;* que Caton parle dans un livre de Ci-
orapoisonneuses (g), Uîia était ^ron 0r les fagtes con8Uiaires met
bien rigide, mais non pas tant tent à Tan 5ao de Rome, le premier
consulat de Fabius Maximus. Toutes
(47) Voyez la rem. (M), les dates spécifiées dans le môme li-
{r)Dans la rem. (B) de Varticle Prétextât ci-dessous. (») Cifer0 > Je S«oect. , cap. I V, pag. m. 3ç*
vre concourent à faire voir qu'il faut de la mort de Caton est trop vague ; lire ainsi le latin que j'ai cité. Voyez Circa captas , dit-il (9), Carthagi-
V édition de M. Graevius , vous y trou- nem et Corinthum supremum
terez une note de Vincent Contarin 2 is diem obiit. Ces deux villes furent et une autre de Charles Langius , qui conquises Pan 608. Je ne trouve point éclaircissent cela. Inférons de la po- 5U " àise dans son livre XIX , comme sition de cette année natale , que Tite Glandorp Ta débité (10) , que Caton Live et Plutartfue se sont trompés mourut a l'âge de quatre-vingt-cinq quand ils ont dit que Caton plaida ans : je n'y trouve que ceci, c'est sa cause à l'âge de quatre-vingt-six qu'il mourut un an après avoir fait ans, et qu'if accusa Sergius Galba conclure qu'on commencerait la troiquatre ans après (a). Il mourut à siéme guerre punique (11). Il eût 1 âge de quatre-vingt-cinq ans , car fallu citer le XaIX*. livre : on y lit ce fut l'an 6o4 de Rome , sous le con- ces paroles : hic Cato DCV anno sulat de Lucius Marcius et de Ma- urbis nostrœ obiit , LXXX suo (1a). nius Manilius , qui précéda de qua- Paterculus s'accorde à cela , quant à tre-vingt-six ans le consulat de Cicé- l'an de Rome , puisqu'il marque que ron , comme Cicéron l'observe (3). Caton mourut trois ans avant Fa des- Corradus se brouille un peu sur ce truction de Carthage (i3). Ne cenpawage. Caton naquit selon lui (4) surons point M. Moréri d'avoir mis sept ans après le consulat de Clau- la mort de Caton à l'an 606 de Rome j dius Centon et de Sempronius Tu- mais trouvons un peu étrange qu'on ditanus, qui concourt avec l'an de n'ait pas encore (14) corrigé la bévue Borne 5i3, et il courait sa trentième qu'il a faite en disant que ce fut duannée sous le consulat de Cornélius rant la seconde guerre punique.
Céthégus , et de Sempronius Tudita- (B) // fit paraître un grand
nus , c'est-à-dire l'an de Rome 549. mépiis des voluptés , et des
Le calcul n'est point juste : chacun commodités de la vie."} Je serais trop voit qu'il n'y a que vingt-neuf ans long si je voulais rapporter tout ce depuis l'an de Rome 5ao , jusques à que les livres nous fournissent sur l'an 549. Corradus un peu après (5) ce sujet. Je me contente d'un passage observe que Caton naquit l'an 5a 1 , de Sénèque , qui nous apprend que et qu'étant mort l'an 6o4 , il vécut Caton se contentait d'un cheval tant pour le moins quatre-vingt-cinq ans. pour lui que pour son bagage, et Mauvaise supputation. Quelques pa- qu'il le pansait lui-même. M. Cato ses après (6) il dit que Caton mourut censorius (quem tam reip. hercule pro- Tan 6o5 , âgé de quatre-vingt-cinq fuit nasci quam Scipionem : aller ans, étant ne l'an 5a 1. Cela ne rajusfo enim cum hostibus nostris bellum , point les comptes. Disons pourtant' alter cum moribus gessit ) canterio qu'il vécut cet âge -là ; Cicéron l'as- vehebatur, et hippoperis quidem intime en termes formels. A.nnos quin- positis , Ut secum utilia portaret
yue et LXXX natus excessit è vitâ , O quantum erat sœculi decus , imcùm quidem eo ipso anno contra S er. peralorem triumphalem, censorium Galbam ad populum summd con-' ( et quod super omniahœc est) Cato tentionedixisset, quam etiam oratio- nem , uno caballo esse contentum , et nem scriptam reliquit (7). Non-seu- ne toto quidem! Partem enim sarcilement Caton écrivit ce plaidoyer nœ , ab utroque latere dépendantes , contre Galba , mais aussi il l'inséra occupabant. lia non omnibus obesis dans son livre des Origines (8). La mannis9et asturconibus , et tollutamanière dont Pline marque le temps riis prœf erres unicum illum equum , ... ... ..... « ab ipso Catone defrictum(i5)? Il ne
(a) Titus Livitu , hb. XXXI X, pag. m. 76a; r J v .>
Plut. , in Catone majore , pag. 344 7 3^5. manquait pas d'esclaves qui eussent
(3) Cîcero, in Bruto . pag. m. 109. . > ni. ... vrtr rv. .
,t\r> -, . n ' /■<• 3 (Q) Plm. , Ub. XIV. cap. IV, pag. m.
(4 Corradus, in Bru tu m Cicer., pag. 109. » r. . /
.1 -, . , 0 9 (10) Glandorp, in Onomast. , pag. 714.
(5) Ibidem, pag.-\lO* ) ' * ' rrr Yirrrr j. . , T' 0 „c (11) Phn. , Ub. XIX, cap. XV III, pag. 197.
(6) Ibidem, pag. i5o. ' ' ... v ' ?
/ \ • » . / Idem, hb. XXIX, cap. I, pag,
(-)CiCfro, in Bruto , pag . i4o- \ 'n i i l » vrrr
/o\ i-k ' (i3^ Patercul., Ub. I, cap. XIII.
(8) Quam orationem in Onuinrx suas retultt \ ' n , . . ' r
paucii anteaukm mortuus est an diebut an men- 04) On éentceci en mars 1701.
'ibus. Idem , ibidem t pag. i63. (i5) Seneca , epist. LXXXVH, pag. m. 353.