‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 65 sur 142 · I.pag · texte numérisé non relu

I.pag

(h) Intitulé, Relation des Troubles arrives (0 Tire de la même relation,

dans la cour de Portugal en l'année 1667 et {k) Tiré du Mercure Galant du mois d'oc-

tobre i633.

PORTUGAL a93

37 de décembre i683 (/) dans sa l'on a cru crue la cour de France

trente— huitième année. Sa fille avait influe beaucoup dans cette

unique, infante de Portugal, affaire. Les raisonneurs n'ont pas

était née le 6 de juin 1669, et manqué de discourir là-dessus,

avait été mariée en 1679 avec le et d'alléguer plusieurs motifs

duc de Savoie. Ce mariage fut avec autant d'assurance que s'ils

publié au conseil d'état de Porlu- avaient eu quelque part aux se-

gal, le 5 de septembre; les états crets du cabinet. Je n'examine»

du royaume furent convoqués rai point leurs narrations , j'in-

afin de le ratifier, et de déroger diquerai seulement* un livre oii

à une loi qui exclut de la cou- l'un de leurs mensonges a été

ronne les princesses de la maison réfuté (q).

royale qui se marient à des rJrin- T. tre . , , *>, ^

J , * r (7) Le Ve. tome de la Réponse aux Qucs-

CeS étrangers (TO) (L). lOUt cela tions d'un Provincial , chap. VI.

n'empêcha pas que ce mariage {h) Il faisait mille violences et, mile

ne se rompît avant que le duc excès dans les lieux- de prostitution.] de Savoie eût vu l'infante. Elle La relation (1) qui me fournit cet

mourut fille le 21 d'octobre. 600. *£iclc m'aPPrî?d «P™ coura* , avec ces gens-la par les rues: cru il

La reine sa mere avait pris un entrait dans des lieux scandaleux où très— grand soin de l'élever: Elle ils faisaient mille violences aux fem-

avait écrit de sa propre main mes » <Iu'il ne sortait jamais la nuit

» „ „ •/„ • avec eux, que le lendemain on ne ra-

des conseils pour cette in tante } * • . • . • ,

contât cent histoires tragiques; qu en-

que Ion a trouvés après sa mort fin il e'tait redouté partout comme (n) , et qui sont très-beaux. On un bête féroce; que bien qu'il vît des les trouve tout du long dans le finies prostituées chez elles, on ne

»,r „ s^i . 1 ja m» laissait pas de lui en amener dans son

Mercure Galant du mois de mai paUis. ^ 8e vanUit môme de faire

♦lbo4 (o). Le roi don Pedro épousa avec elles de tels excès , que comme en 1687 une fille de l'électeur ils étaient beaucoup au delà de la vraipalatin qiïi est morte l'an 160Q semblance, on nen croyait rien.

1 i»a ~ jL ♦ ♦ „ ♦ ✓ *\ Apres la retraite de la reine-raére, il

à 1 âge de trente-trois ans (»). fitl deux troupe8> rune à piedj Pau'tre

On trouve dans les Mémoires de à cheval, qu\l appelait basse et /taule M. Frémont d'AblanCOUrt , iin- patrouille , qu'il composait des plut primés l'an inoi , plusieurs cho- •eélérats du royaume (3). Il sortait 1 f. y 4 u » 1 ' toutes tes nuits avec ces troupes, et

ses particulières touchant le re--atuquait indifféremment tout ceux gne , le demariage , la deposi- qu'il trouvait. Ceux qui l'accompatîon , etc., de don Alfonse. gnaienl portaient d'ordinaire leurs

Puisque î'ai parlé du mariage 'P™ sans fourreaux , pour être plus " y t • iv r prestes a exécuter ses ordres; et pour

du duc de àavoie avec l intante mieux surprendre le monde : ils les de Portugal, il ne sera pas hors noircissaient de peur que l'éclat dufer de propos que j'ajoute ici que ne découvrit leur intention. Ceux qui v 1 * ' * rapportaient les leurs sanglantes re-

. , . co. celaient de grandes louanges du roi.

(/) Mercure Gzlzni de février 1684, W- « Ses débauches allaient de même

1 / ' n ^ ■ j j t n ». v n * Pas que ses emportemens : ou il

(m) Tiré de la Gazette de Pans. l„ , , e r ,

; '„ n . , . . . . » allait chez les femmes de mauvaise (« Mercure Galant du mois de mai looï,

pag» 20«2C|. (t) J'en donne le ùtre. h la note du corps </*r

(o) Pag. 25 e< <miV. cet article , citation (h),

(p) Voyez /'Esprit des Coui» Je l'Europe , (*) Pag. u).

mois de sept 1699 , pag. 48a. (3) Là menu , pag. 91 , tji.

» vie, ou on lui en menait dans une C'est la destinée de la plupart des » maison de campagne auprès d'Al- souverains , et ce n'est point la plus » cantara, et ses favoris l'entrete- petite misère qui accompagne leur » naient dans cette inclination , pour condition. Il n'y a point de personnes » tâchera dissiper le bruitqui courait à qui les enrans soient si nécessaires, » de son impuissance (4). » ni qui en reçoivent plus de déplai-

(B) Trois ou auatre grands sei- sirs. Quand ils n'ont point d'enfans ,

gneurs travaillèrent a la disgrâce ils sont témoins ou des brigues qui

de la reine.'] Ils n'avaient pas tort de se forment pour leur succession , ou croire qu'elle travaillait à faire tom- des honneurs excessifs que l'on rend ber la couronne sur la tête de son se- hors de leur famille : quand ils en cond fils ; car dans les raisons de la ont , quelles jalousies ne sentent-ils nullité du mariage, impriméesàla fin pas à (a vue des adorations du soleil de la Relation , on n'a pas oublié de levant? Trop heureux encore si l'on dire que vu l'incapacité et l'impuis- a j>ien Ja patience de les laisser donnée du roi Aljonse, la reine sa minèr jusqu'à leur mort naturelle; mère, qui en était bien persuadée, en c'est sur eux principalement qu'on a ayant fait faire une consulte secrète dû j^re ]e

entre ses médecins... avait résolu pen-

dant sa régence , de faire tomber le Fllim antè dum Patnos •» ûnnoj fa)-

prenait plaisir qu' on parlai tle toutes me parle l'auteur qi

les actions de la reine devant lui avec ginal . « II avait si peu de respect

peu de respect. Quelques personnes » pour la religion , que sans aucun

s'assemblaient la nuit souslesjfenôtres » sujet il faisait dire la messe aux

de la reine, aux heures qu'elle s' enfer- » jours ordinaires dans sa chambre mait pour faire ses prières , pour lui casser ses vitres et lui dire des injures si atroces , 70c la plume ne les peut

écrire (5). Un jour de la Conception » <lîné, ce qui faisait que la messe ne

de la Vierge , le roi , en présence de » s'achevait dans la chapelle qu'à

toute sa cour, passa devant la reine » l'heure que vêpres se disaient dans

qui était placée dans sa tribune, sans j, le3 autres églises. Comme il ne pou-

lui faire la civilité ordinaire (6). Le » Vait absolument se dispenser d'en-

jour qu'elle se retira, le roi parut „ tendre la prédication , 11 ordonna

tout-à-fait content; et l'ayant accom- » aux prédicateurs d'abréger leurs

pagnée dans la maison de campagne » sermons ; ce qui fut cause que les

qu'elle avait choisie, il la quitta a la » uns furent exilés pour n'avoir pas

Ïorte de la première chambre sans „ ODe'i à cet ordre , et les autres s'abs-

ui rendre aucune civilité. // s'en re- » tinrent de prêcher. Il y en eut

tourna la nuit àchevalavec beaucoup ^ néanmoins quelques-uns qui eurent

de gaieté, s' approchant des litières et » ]a hardiesse de crier contre ces dé-

des carrosses qu il rencontraitpourdi- >, sordres ; mais ce fut sans effet,

re aux dames des paroles deshonnétes » parCe qu'il y en avait d'autres

et licencieuses (7). Peu avant qu'elle ^ qUi f par des flatteries dont ils en-

moûrut , ell fit savoir son état à ses „ tremélaient leurs sermons, ren-

deux fils : l'infant en pleura; mais le „ daient ce zèle inutile (10). »

roi, bien loin d'en être touché, railla (D) $et favoris mêmes n'étaient pas

son frère de sa tendresse, et s'opposa capables de le gouverner.'] Us avaient

au dessein qu'il avait de partir sur-le- 8ans doute assez d'esprit pour con-

ckamp (8j. Il est certain que cette naître que d'un côté il n'y avait rien

reine eut une infinité de chagrins à qUj exposât sa couronne à plus de

dévorer à cause de son fils Alfonse. dangers que le mépris des saintes ce-

f .\ „ . , ». . • 1. 4.„«i3 rn„r rémonies, et de l'autre que rien n'é-

(4) Relation de» Troubles arrives dans la cour , » t i •» n • j • •

de Portugal en r.nnée 1667 et 1668 , pag. 95. tait plus capable de couvrir ses dere^

(5) Là même , pag. 85. glemens qu'un extérieur de dévote) Là mêm», pag, 96.

(7) Là mime , pag. 90. (9) Ovid. , MeUm., lib. 1.

(8) La mfmt, pag. 1 10, (10) Relation , pag. 97,

Uoa. Il était donc de leur intérêt de mations de cette prétendue conjura-

lui inspirer cette politique .-puis donc tion Cette enquête dura long-

qu'ils ne le rendirent pas assidu aux temps , soit qu'on voulût faire voir exercices publics de la dévotion , et qu'on n'y apportait pas de passion , qu'ils ne le dressèrent pas à un air ou pour augmenter la terreur des ao dévot pour ces heures-là ; ce qui en- cusés en exagérant ce qu'on feignait core plus que la charité couvre mul- de découvrir chaque joun.... Quoitilude de péchés, il faut croire qu'ils que les informations ne chargeassent ne le purent. De quelle stupidité ne point les accusés, quelqiCun voulut pourrait-on pas les soupçonner, s'ils persuader qu'ils n'étaient pas pour avaient permis à un jeune prince cela in noce ns ; mais l'intégrité des flexible a leurs volontés de s'attirer juges fut inébranlable , et presque la haine des prédicateurs, par un or- tous conclurent en faveur de l'innodre aussi desagréable et aussi morti- cence. Les accusés demandèrent assez fiant que l'est celui d'être court? qu'on leur fît voir de quoi on les accu» N'était-ce point les blesser à l'endroit sait , mais on ne voulut jamais déli»le plus sensible? Il s'en trouva qui vrer de copie de charges. Et cette i/iaimèrent mieux se faire exiler, ou ne formation oui devait être annulée, prêcher point du tout, que d'obéir à parce qu'elle ne contenait point de cet ordre (11). Autre chose en quoi ce preuves contre les accusés , fut conprince ne ménageait aucunement les servée par le crédit des favoris, comme prédicateurs. Il se moquait des comè- une main armée prèle à décharger tes, et cela de la manière du monde son coup dans une autre occasion sur la plus extravagante. Voici ce que la tête des accusés (12). Cette politiporte la Relation. « Il paraissait dans que était fine.

» ce temps-là une comète; le roi (F) Un procès d'impuissance intenté » ayant ouï dire qu'elle présageait, a don Alphonse.} Il y avait déjà quel- » ou la mort des rois , ou le change- ques mois que le confesseur de la » ment de leurs états, lui dit de des* reine avait commencé une intrigue » sus sa terrasse mille injures, lui avec M. de Schomberg, et qu'il lui » donna mille noms infâmes, et lui avait avoué les embarras où cette » tira un coup de pistolet. » 11 était princesse se trouvait réduite. Le point facile de lui faire heureusement de l'impuissance fut des premiers son horoscope, vu les gens qu'il irri- que l'on révéla, m La reine ne poutait, et les folies qu'il faisait. » vaut plus vivre dans la dure con-

(E)Xe comte de Castelmélhor... eut » trainte où la réduisait la brutalité l'adresse de s'affermir en mettant sur » du roi et l'inhumanité de son fale tapis la découverte d'une horrible » vori, découvrit au père de Ville, conspiration.'] C'est un artifice que » son confesseur, l'extrême envie l'on est souvent contraint de mettre » qu'elle avait de faire confidence en usage ou pour prévenir les conspi- » de tous ses maux au comte de rations, ou pour se défaire des gens » Schomberg , et les justes appréhensuspects ; c'est , dis-jc , une ruse sou- » sions qu'elle avait de Quelque chose vent nécessaire que de publier qu'on » de pis; que le duc de Beaufort et a découvert un furieux complot. » l'évêque de Laon , ne lui avaient N'importe qu'au bout du compte on » rien tant recommandé que de prenne puisse convaincre personne , on a » dre une entière confiance en lui ; jeté des allarmes , et l'on a pris des » si bien qu'elle était persuadée que mesures pour tenir les gens en res- » lui seul était capable d'adoucir ses pect. Le comte de Castelmélhor fît • disgrâces , et de lui donner les croire au roi qu'on voulait lui âter sa » moyens de sortir glorieusement de couronne , et en même temps courir le » l'abîme où elle était plongée. Ce bruit qu'il avait découvert cette conju- » religieux de la compagnie de Jésus, ration par une révélation divine. Il » qui a été très-fidèle à sa maîtresse, accusait la reine , le duc de Cadaval, » et qui s'est gouverné avec heauet plusieurs autres disgraciés. Il fut » coup d'esprit et de prudence, à donc résolu que l'on ferait des infor- » travers tous les écueils de cette

(11) V ojrn la remarque précédent*. (19) Relation , pag. 100.

zçfi PORTUGAL.

* mer et de ces tempêtes , approuva humain au' avant son mariage , ilcon-

» ie dessein de la reine et le conunu- tinuait dans ses mauvaises nabitudes,

» niqua au comte de Schombergj et et donnait tous les jours de nouveaux

» comme ils avaient déjà l'un pour dégoûts a la reine , jusque-la qu'il

9 l'autre une estime réciproque, il témoigna d*étre amoureux de lapre-

» lui fit un détail des disgrâces de mière de ses femmes de chambre

» cette princesse, suivant l'ordre Le comte de Castelmélhor , son fa-

» qu'il en avait, et sa propre incli- vori , ayant gagné F une des femmes

» nation : il lui confirma même que de la reine en qui elle se confiait le

» les bruits de l'impuissance du roi plus, il n'eut plus pour cette princesse

» n'étaient que trop véritables, et que des égards apparens , si bien que

» qu'il était a craindre que les suites te roi et son favori ,6tez quelque bien-

j» n'en fussent très-fâcheuses ; qu'on séance qu'ils avaient encore pour elle

» avait fait depuis peu une porte se- devant le monde, témoignaient s'en

» crête dans la chambre de la reine , soucier fort peu en particulier. Une

» et que l'on avait tourné le lit de si bizarre conduite de ceux qui étaient

» sorte qu'on y pouvait entrer au dans le tort, donna sujet insensible-

» sortir de cette porte , sans êtré a- ment à la reine d'entrer dans de

» perçu de ceux qui étaient dans la grandes défiances, et de les soupçon-

» chambre ; qu'il était à craindre ner de machiner entre eux de perni-

» qu'on ne fît entrer quelqu'un par deux desseins contre elle; mais plus

» là pour couvrir la honte et la fai- Us lui donnaient sujet de se plaindre*

9 blesse du roi (i3). » Voilà ce qu'on plus elle était circonspecte a en témoi-

trouve dans les Mémoires de M. Fré- gner ses ressentimens , ne sachant

montd'Ablancourt(i4), qui connais- pas trop à qui se fier.... La France

sait bien les affaires de la cour de quelle venait de quitter la remplissait

Portugal. Ce confesseur de la reine , encore, et l'envie qu'elle avait de sa-

et celui (i5) de l'infant don Pédro, tisfaire à ce qu'on attendait d'elle

contribuèrent beaucoup aux révolu- l occupait toute entière: ainsi elle son-

tions de ce pays-là (16). geait bien moins a trouver des remè-

On ne saurait s'empêcher de dire d** a ses maux <?u'a les dissimuler.

qu'il y a bien peu de personnes dont °r quoiqu'elle eût assez de disgrâces

la condition ait été plus déplorable P°,ur nat/°ir Pas ^soin de chercher

Alphonse on s'aperçut que les les rencontres, au elU prenait

choses ne se passaient pas si aeréa- ^uJours a ^he de le remettre dans blement entre des personnes de leur U* bonnes grdces du roi Quelle cornue , qu'il y avait lieude l'espérer et P }catlon de malheurs î être mariée et

^ ' i> , y i 1 1 ! 1 1' t ( ni t-;i- 1 :i Iuk ■ ;ivnir un M):in » m -

aperçu j ( de fort près leurs personnes; „t.,t

sensiblement cela s'étendit plus loin , dre > ,se dehcr de .lout le monde5 Toir

et çommenca à jeter les fondemens Persécute un jjnnce pour qui 1 on

d'une troisièmecabale dans celte cour, avait de 1 amitlc et de 1 esUme ' et de

plus forte, en triomphée ,

fin (18). Le roi n'était point plus Portugal avait des raisons parUculie-

res detre civil et complaisant pour

(.3) Mémoire» de M. Frémont d'Abl.ncourt , 80n ëPouse : iJ fallait <ïu'il f îfc comme

pag. 3ig, 3ao. / x r - a

(i4) Ils ont été imprimés l'an i7oi. La me,n* ' ^ ' 307«

<i5) C'était aussi un jésuite. <ao> T{ infant considérait que si le projet

<.fï\ irnv„. iuti , rone-mere eût été exécute , il serait maint*

de U nU nant

(16) Voje* les mé,nes Mémoires , pag. 3« et dun hien -BÏ/ estimait plus que la suivante. ' , ., , ' » *» < i - • j

WmJ, lu., couronne, et qu il n aurait pas le déplaisir de

(17) r remont d Ablaneourt , Mémoires , pag. voir une si belle princesse (\* reine, mariée à don

Alfonse) si indignement traitée. Mémoire» de

(18) La même, pag, jg5. Frémont d'AbUncourt, pag. %çl

un débiteur insolvable, qui par son » biens suivant la forme de leur humilité , et par de beaux compli- » contrat (aa). » mens, adoucit le mieux qu'il peut la (H) Je ne me rends point garant Je mauvaise humeur de ses créanciers , ce qu'il contient.] Qui n'entend qu'une qui nummos non gestat in bursd, mel partie n'entend rien ; je serais ravi de saltem habeat in buccd. Il devait pour lire quelque réponse du comte de

"e la Relation.

ue peine : si bnse étaient

nir qu'il ne pouvait point réparer telles que cet auteur les représente ,

par de bons effets 1'onense verbale, elles ne pouvaient pas être inconnues

La plupart des autres maris en pa- aux ambassadeurs , ou aux envoyés

reils cas sont humbles et comptai- du roi très-chrétien ; et s'ils les con-

sans j ils tâchent de faire mentir le naissaient, ils ne pouvaient pas igno-

proverbe, qu'un mal ne vient jamais rer que ce prince était dans l'état où

seul. C'est ce que font aussi ordinai- l'on ne permet pas aux particuliers

rement les femmes galantes; elles de disposer de leur patrimoine. On

font en sorte par leurs flatteries et enferme les gens qui ont de telles fo-

par leurs soumissions, qne leurs ma- lies , ou pour le moins on les dépose

ris digèrent le dur morceau de la sous la tutelle de la parenté. D'où

corne. vient donc que les ministres de Fran-

(G) Le chapitre avait prononcé sen- ce n'avertirent point le roi leur maî-

tence sur la nullité de mariage le 28 tre quand on traitait du mariage de

mars précédent.'] Cette sentence té- don Alfonse , que c'était un fou qu'il

moigne que les deux parties avaient faudrait lier au premier jour, ou

fait chacune de son côté tout de leur garder à vue , et qui d'ailleurs était

mieux pour la consommation du ma- estimé impuissant? Quelqu'un a dit

riage, sans y avoir pu réussir, de que les princesses sont des victimes

quoi toute la faute devait être attri- que l'on immole à des intérêts d'é-

buée au mâle. Voici un peu au long tat- Jamais cela ne fut plus vrai qu'à

les termes dont on se servit. « Uap- l'égard de mademoiselle d'Aumale.

» paraît que pendant ce temps-là Les favoris de don Alfonse suborné -

» (qi) n'ayant pu y parvenir, quoi- rcnt une femme, pour lui faire dire

» qu'ils y aient apporté le soin et la que le roi lui avait fait un enfant (a3).

» de dune mnrmite qu „

» son enfance, et qui est présente- te femme; mais cest à tort : on doit

» ment tout-à-fait incurable, ce qui compter pour rien ce qu'elle dit j car

» se justifie plus que suffisamment puisqu elle fut capable de mentir à la » par les moyens approuvés par

je sollicitation d'un favori, elle pouvait

» droit , de sorte que l'empêchement D|en mentir contre un prince prison-

» est tenu du moins pour morale- nier et prêt à être déposé. En bonne

» ment assuré; après quoi il n'est justice on ne devrait point faire valoir

» point besoin dWspection ni de ces sortes de rétractations pour un té-

» preuve plus grande , comme celle moignage ; quiconque se laisse subor-

» de trois années, ou d'un autre ?er pour dire , se peut également

» temps arbitraire. Tout cela ayant laisser suborner pour se dédire (ib).

» été examiné avec le surplus des ac- (1) La **i/ie allégua de grands mo-

» tes, conformément aux lois, on ju- lifs de conscience, pour se faire dé-

» ge le mariage entre lesdits sérénis- marier.'] Ceci a besoin de commen-

» simes prince et princesse contracté taire i car sans cela, on croirait que la

» de fait, et non de droit, et on le reine se défiant des irruptions du

» déclare nul, et que lesdits prince tempérament, et ne se sentant pas

» et princesse pourront disposer de (m) ReUUoil f pag. al8.

» leurs personnes comme bon leur Là même , pag. cfi.

» semblera , et faire une division des (a4) Pag. 348.

(a5) Conférez. , loin. I V , pag. 5fc , dans l ar-

l*l)C tttra-dire l'espace de seize mois. Ucle Ctcviif , remarque (T).

assez forte contre les inclinations de conscience engageaient cette prin la nature , aurait voulu recourir au cesse à se tirer d'entre les mains d'un remède établi de Dieu, qu'elle n'avait tel mari.

point trouvé en la personne de don Ces trois faits ont besoin de preuve. Alfonse. En un mot, on se persuade- Voici donc ce que les raisons de la rait qu'elle n'avait point le don de nullité (q6) nous apprennent, continence, et que pour faire son de- §ur \e premier point, nous y livoir devant Dieu , par rapport à la song Ce qui suit. « La conscience chasteté , elle avait besoin d'un ma- „ qUi sans cesse invitait iutérieureri. Mais ce serait mal interpréter les „ ment ga majesté, et lui persuadait motifs de conscience qu'elle allégua, yj qu'après une expérience de 16 M est donc nécessaire pour prévenir „ mois, assez longue et assez enles faux jugemens du lecteur, d'ex- ,, DUyeuse, elle se devait séparer du iquer ici ce que c'est. » roi, sans en vouloir faire une plus

n Ier lieu don Alfonse, nonobstant „ grande, vu même qu'ayant > * impuissance réelle, ne laissait » reconnu par celle-là son in. pas d'être extrêmement débordé , u gance irrémédiable , et en ay lascif, et impudique : il péchait donc v diverses fois consulté avec son w~ nécessairement de ce côté-là, et fai- „ fesseur, pour traiter avec plus de sait pécher la reine ; car les casuistes „ 8Ureté une affaire de si grande imles plus relâchés conviennent que w portance, le même confesseur, après sans certaines conditions qui ne se „ y avoir mûrement songé et étudié rencontraient pas dans les vains amu- w ce qXl\\ avait à résoudre pour sasemens et dans les inutiles efforts d'Al- M ti s faire à son devoir, déclara defonse, c'est un crime d'impudicité a „ yant Dieu qu'il ne croyait plus un mari de s'approcher de sa femme , n que sa majesté , voyant ce qui se et à une femme de souffrir les appro- M passait, dût davantage violenter sa ches de son mari. Le papier même

son

impulsant à con-

picmge iafwi«i«v » .---7

il n'y a point d'apparence qu a moins Ce . guit le troisième

d'une extrême nécessite , une per- int>\a reine voyait son honneur , sonne de son rang, dont les demar- r . ^. ^ éU infiniment pius

ches sont exposées a la vue de toute ^ [a couronne et que sa prola terre, eût voulu s'engager dans un Jie {in) , « exposé à de grands procès où il fallait remuer cent cho- r dangers avec de grands et légitises qui faisaient tant de violence a la fc mes° fondemens , desquels, quelpudeur. , „ que nécessité qu'il y ait d'en par- En II< heu, la reine savait que le ^ j» l'honnêteté et la pudeur ne roi et son favori ne consentiraient m permcUent pas de dire ici que ce jamais que don Pédro se mariât : puis ^ ,on nc t absolument pasdonc que le roi était incapable d a- n ger gQus giience pour en pouvoir voir des enfans, elle ne pouvait plus ^ . Vun est je roi sachant dissimuler, sans exposer le royaume 9 ^ ne pouvait ;amais avoir de Portugal à des révolutions funes- ,(

a A -1 „.n..l *.ot> Anfr enn 1 fît» r»

» dant n avoir

tes. A quoi non-seulement son aflectiou pour ce royaume , mais aussi sa conscience répugnaient beaucoup.

Fn IIIe lieu, le roi avait de coutume , quand il se voulait divertir avec quelque fille , d'employer un précurseur : c'était quelqu'un de ses favoris

qui rompait la glace; après quoi le ^ mentait plus que l'impuissance prince faisait tout ce qu'il pouvait

afin d'entrer par la brèche, pendant Reuti<m , pag. »5i.

qu'elle était fraîche faite. Or il avait

es enfans, il témoignait cepenune extrême passion d'en .. t pour se rétablir (28) sur le » trône par le moyen de cette opi- » nion, et anéantir la contraire que » l'on avait communément, et qu'il » savait que tout le monde avait de » son impuissance ; ce qui le tour-

eu dessein de se servir de cette ruse jagj & mot est fort impropre ;car le roi envers la reine : ainsi l'honneur et la fonte n wt pas été encore détrôné.

(a~) Là même , pag. a53.

m même : cToù Tient que plus il se » sons , non pas celle qui lui don- » sentait impuissant, et plus il s'cm- » naît le plus d'appréhension dans » pressait de témoigner te contraire, » l'intérieur (3o), car elle aurait au- » s'abandonnant â toute sorte de » trement encore sacrifié cette nou- » femmes, et croyant par ce moyen » relie peine à la volonté du roi , » de se maintenir la couronne sur la » par un effet de la soumission que » tête , et faire mourir de douleur m cette princesse a toujours eue pour » le prince son frère qu'il haïssait » elle , mais bien l'appréhension et » plus que la mort, parce qu'il di- » la pudeur qui sont capables d'em- » sait et savait pour certain que sa » pécher toutes femmes d'honneur, » majesté n'aurait jamais d'enfans, i> et plus encore une princesse et » à cause de son impuissance. L'au- » une reine, comme eue, de faire » tre est que la reine n'ignorait pas j> sans aucune nécessité un change- » ce qui était alors caché, et que les » ment si extraordinaire, qui aurait » juges ont su depuis par la propre » sans doute fait parler de sa répu- » déclaration des personnes intéres- » tation, et de celle de sa majesté, » sées ; c'est que lorsque le roi vou- » le roi se mit dans une telle colère , » lait jouir de quelque fille, ne pou- » qu'il voulut avec violence, la nuit » vant pas en venir à bout à cause de » du même jour , la faire sortir du lit » son impuissance, il la faisait cou- » pour le suivre dans son appartc- » cher dans sa chambre et en sa » ment ; mais après beaucoup de me- » propre présence avec quelqu'un de » naces et plusieurs paroles assez ru- » ses favoris, pour se faciliter ensuite » des,tenantla main au poignard,il lui » le contentement qu'il y pouvait » dit qu'elle eût â s'y résoudre en 24 » prendre; quoique effectivement il » heures, passé lesquelles, si elle ne » n'y fit rien après non plus que de- » faisait la nuit d'après ce qu'il vou- » vant, comme appert de la déposi- » lait, il jurait qu'il la tirerait par for- » tion qu'en ont faite des personues » ce, ou la ferait traîner par qiiatre de » à qui cela est arrivé, et qui l'ont » ses valets, ce qui causa à la reine » juré sur les saints évangiles. Et ce » toute sorte de douleurs les plus » qui donna plus d'appréhension à » sensibles ; c'est pourquoi elle en fit » la reine , que le roi , cjui n'avait » faire le lendemain ses justes plain- » pour règle que le dérèglement » tes au comte, par la bouche de son » même, et la vaine estime de sa » confesseur, pour le prier d'y re- » puissance simulée, sans avoir égard » médier, lui protestant de mourir » ni à son honneur ni à sa conscience, » plutôt que de faire ce que le roi » eut quelque semblable dessein sur » voulait, ou autre chose qui fût in- 1» elle, ce fut les continuelles sol 1 ici- » digne d'elle. Cela, joint à la crainte » lations qu'il lui fit faire sur la fin » qui resta fortement imprimée dans » du mois d'avril de l'année 1667, » Fesprit de la reine, a été cause » par ses plus intimes favoris Enrigo » que depuis elle ne s'est jamais » Enriguez de Miranda, et le comte » crue en sûreté, et n'a pas jugé d'y » de Castelmélhor, avec la marquise >• pouvoir être, tant qu'elle demeu- » sa mère, dame d'honneur de sa » rerait exposée, comme elle léserait » majesté, de passer la nuit, de son » bien plus à l'avenir, a un danger » appartement où le roi n'avait fait » d'où elle aurait eu de la peine à st< *> jusque-là aucune difficulté de la » tirer une autre fois aussi heuren- » venir trouver, en celui de sa ma- » sèment qu'elle avait fait celle-là ; » jesté pour coucher avec lui (aq), » vu même que celle à qui sa majesté » contre les formes anciennes , et les » se devait plus fier en de pareilles » coutumes ordinaires du palais , et » occasions , savoir sa dame d'hon- » sans aucune nécessité qui eût tant » neur, était la même de qui elle » soit peu d'apparence : et parce » avait plus de sujet de se méfier, à » que la reine s'en excusa à diverses » cause du conseil dont il a été par- » fois , et le plus doucement qu'il lui » le , parce qu'elle était mère du » fut possible, alléguant pour rai-

(3o) Je mets ici un Nota bedb , parer que l'an- (aq) Confère* avec ceci la remarque (F) , vert teur s'exprime d'une façon si embarrassée, qu'on la Jin , ou l'on trouve une autre invention qui ne peut comprendre' ce qu'il veut dire à moins donnait de l'inquiétude à la reine* qu'on ne soit bien attentif.

3oo POZZUOLO.

» comte favori du roi, et qu'elle te'- (L) Et de déroger h une loL^qni

» moiçnait ouvertément être fort exclut de la couronne les princes-

» passionnée de voir des enfans à la ses gui se marient h des prin-

» reine, de quelque manière que ce ces étrangers."] On l'appelle la loi de

>» pût être, pour établir par ce moyen Lamégo. Elle fut faite par don Al-

» sa fortune et celle de son dis, phonse Henriquez, premier roi de

» ayant dit expressément au confes- Portugal, aux États-Généraux qu'il

m seur , dans la conférence qu'ils convoqua à Lamégo après la victoire

» avaient eue ensemble sur cette ma- qu'il remporta sur cinq rois Maures,

» tière-là,pour tâcher de l'induire, de à la bataille d'Ourique , l'an 1139.

» la part du roi et de la sienne , à Cette loi déclare tjue les princesses

» faire consentir la reine à ce chan- du sang roval qui épousent des étran-

» gement de lit et d'appartement, gers sont incapables de succéder à la

» que ce ne serait que pour cinq ou couronne. C'est en vertu de cette loi

» six nuits , passé lesquelles elle lui que les ducs de Parme ont été exclus

» promettait de faire retourner le de la couronne de Portugal, quot-

» roi vers la reine , de même qu'il qu'ils descendent de la princesse Ma-

» faisait auparavant. » rie , sœur aînée de Catherine , aïeule

(K) La mélancolie profonde qui du roi don Pédro (33).

parut sur son t'isaee.] Si l'on me de- Histoire a été réimprime k Amsterdam, et que

mande comment je sais que la reine X^Lt'^/w TVSSrT "

tut mélancolique , je donnerai tout (33) J'ai tiré ceci d'une Gazette de Paris de

aussitôt mon témoin. Je le trouve l'an >679*

dans les raisons de la nullité. Lisez POZZUOLO, en latin Puteoli,

bien ce qui suit. « La première fois ville du royauniede Naples , n'a

» que le roi coucha avec la reine, ce , iJ 1 * 1

>> princesse, nonobstant son innocen- Ja 64e. olympiade , qui était le

» ce, et quoiqu'elle ignorât ce que , ^ *1 *r * j* •« j

» c'était que des choses de cette na- deux cent trente- deuxième de

» ture, que son confesseur, qui la Rome (a). On la nomma Di-

» vit extraordinairement mélancoli- cœarchia(b). Elle appartint queî-

l ?,UevSrîi qt C?T^v aVGC -?ison que temps à ceux de Gumes, qui

» la vente de ce que Ton avait an- * ~ f , , , x T 7 ^

» préhendé, ayant pris la liberté de en firent ,eur Port (c)« Les Ro'

» lui demander hors de confession, mains la subjuguèrent pendant

» avec toute la modestie, l'honnêteté la seconde guerre punique , Tau

» et la confiance que sa charge pou- 53g je Rome et mirent une

» vait lui permettre , si ce que l'on , . ' * V. \\, . T

»» avait dit avait quelque fondement bonne garnison (</). Ils lerige-

» ou apparence de vérité, ou bien si rent en colonie vingt ans après ,

» elle pouvait espérer de voir bien- et lui changèrent son nom en

fôSn/^-î8^ Zn !?ariaSe> e,!c celui de Putéoli (e) (A). Ce fut

lui répondit, comme I on peut voir „ , «n . >i

dans les pièces, mais d'une ma- 1 un des meilleurs ports qu ils

» nière qui lui fit bien connaître ce eussent sur cette mer-là (B). Elle

» qu'elle jugeait déjà de l'état de son devint très-considérable par la

: rï^^^sar.,d: h^é des édifices pub,ics ^

iron.

J'ai envie de voir un livre qui vient de (*) Euseb. , »n Chi

paraître (3a). (P) ^ Par contraction Dicarchia. Les poètes latins se sont servis Je ce mot pour la dé-

(3 .) Relation , paë. 35o. siëner< lo!'s mfme £"V//* Appelait Putcolx

(3s) 0„ vient de m'avertir que / Histoire de

cette reine, composée par le pire i/'Orlcaiu ;>'- W l>ivius, Uo. -Wl r .

suite , paraît à Paris depuis le mois <L> mai (c) Livius i XXXII et XXXIV Voyez

ifiyti. C'est ainsi que je parlais dans la première aussi l'inscription rapportée purXaà. Scliot

édition. Je dois ajouter présentement que cette in Itiucrario Italiac , part. III.

POZZUOLO. 3oi

l'on y bâtit (f)<> je veux dire server une méprise de son abré-

par ses temples , par ses cirques , viateur (E). Je parle aussi de la

par ses théâtres et par ses am- bévue de Benjamin de Tudèlc

phithéatres. Les maisons de cam- (F). Il y a dans le Dictionnaire

pagne que les plus riches bour- de Moréri un renvoi qu'il eût

geois de Rome , et Cicéron entre fallu corriger (m).

autres , firent bâtir aux environs (m)Puzzole, cherchez Puztole. il/allait

de cette ville , contribuèrent en- dire> cherchez P°uzol ou Pozzuolo. *

coreplus à la rendre illustre te). (A) fnj celuL /u]e'oli J. Ou à

~ ,r ,. v°' cause de la multitude des puits, ou

Quelques-uns disentque sa pour- à causc de la mauvaise odeur des

pre était préférée à celle de Tyr eaux chaudes (i).

(C). Je ne dis rien de ses bains; (fi) Os fut Pun des meilleurs ports

chacun sait qu'ils furent très- Que %'™™eussen' 5ur cftte ' /Tk? -î i •. mer-la.] L était la que les navires renommes (D) : ils le sont en- marchands d'Alexandrie avaient leur core. Auguste (h) et Néron (£) y étape. Voyez ces paroles de Sénèque, envoyèrent de nouvelles colonies. Subito hodiè nabis Alexandrinœ na- Elle fut réduite en cendres par «PP«rueruia, quœ prœmitti so- |f , , „, , 1 , lent et nunciare secuturœ classis ad- Alanc, 1 an /| io de 1ère chre- uentum . tabellarias vocant. Gratus tienne , et par Genseric, l'an 4^5 illorum Campaniœ adspectus est ; (k). Quatre-vingt-dix ans après omnis in pilis puteolorum turba conçu environ,elle fut prisepar To- ; • \: ln h?c °»tnium discursu . , ' ,,r . properanlium ad httus , magnam ex tila, qui la ht démanteler et pigritidmeâ sensi voluptatem{i). saccager si furieusement, qu'elle (C) Quelques-uns disent que sa demeura inhabitée pendant seize pourpre était proférée h celle de arm^e. Les f.recs l'ayant rebâtie, ^KaS"^ elle se rétablit peu a peu , de moin8 que Pline ne parle pas de la sorte qu'elle était une bonne pla- pourpre, mais d'une espèce de verrail-

ce lorsque Romuald deuxième du îon. ?tu il entrait de la pourpre.

J j D ' ' ». * ~ Voici les paroles de Mazzella. Fit da

nom , duc de lienevent , s en ren- ». . JM„. - , * ,

, A r ' ij' A" anticni tenuta in gran stima la

dit le maître t an 715, et la de- purpura, che si facetta in Pozzuolo,

sola par le fer et par le feu. Elle che per la bonth et eccellenza sua

fut pillée par les Hongres au Xe. ^anzaua Quelle di Tirio de Getu-

1 » *« 1 0 1 ^ uco , e del Laconico, cherano nui'-

siècle. Apres plusieurs change- purc\ prctiosissime. hi che Plin. nel

mens de maîtres elle tomba enfin 35. lib. al 6. capotdclla purpura par-

au pouvoir d'Alfonse d'Aragon, lando, cosi scr/Ve.quarcPuteolanum

roi de Naples, dans le XVe. siècle, potiù» kudatur, quâm Tyrium aut

t «.ti 1 * c •» Oetuhcum, unde pretiosissimae pur-

Les tremblemensde terre ont fait purae (3) n devaitl considërer qJ,e Ie

d'étranges ravages dans cette ville mot Puteolanum se rapporte à pur-

en divers temps, et surtout l'an purissum è cretdargentarid, dont Pli-

i538(Z). L'endroit ou Gassendi ne venait de faire mention. Les fem-

v j ,. j, , mes s en servaient pour se farder (i).

en a parle me donnera heu d ob- . ,c. , ... v r ^'

ï (i)Strabo, ho. V.

(f) Voyez les Antiquités Ac Pot zuolo. , (*)Seneca, epist. LXXVII, iniu Con fe'rtt ce

c • • m \\~ oue "u S u clone , mAuiîusto cap. XC VI II.

composées par -Scipion Mazzella. ? 3) Sc- ionc di P<ntuolo

{jt)Id., ibid. pag.Get-], edi t. Napùl. , 1606 , in-8<>.

Froolinus , de Colon. ,q OiH«fltte ««a.» Amcc<w t«m bellè purpurit-

(1) Tacit., Aanal , lib. XIV. wx salas habes.

(')Scip. Mazzella, Anliquilcs de Poz- Plautus , in Trucol. , act. H, sc. H,vs. 35.

muolo. VorevU ainsi in Mostcll. , act. /, sc. III,

(J) Tire du mâm Scipioa Mazzella. vu 10t.

• 3o2 POZZUOLO.

(D) Ses bains furent très- surprenant , dit-il (7) , c'est de voir

renommés. Voyez le traité du méde- naître en une nuit des montagnes de

cin Jean Élisius, de Balneis Puteola- pierres ponces et de cendres dans le

nis , corrigé et augmenté par Scipion milieu d'un continent , comme rap-

Mazzella : il est imprimé à la fin des porte Puteolanus. Cela me fait sou^

antiquités de Pozzuolo. On y trouve venir de l'Hexaméron rustique, où

quelques vers latins composés par Ton remarque que du Pinet a

Alcadinus à la louange de ces bains- fait deux gentilshommes romains de

là. Cet Alcadinus était né à Syracuse, deux espèces de marbre (8) , et que

et fut envoyé à Salerne par son père Coëfteteau (g) a mis le capitaine Cor-

pour y étudier. Il y fit tant de pro- finius, au lieu de la ville de Corfi-

grés en philosophie et en médecine , nium.

qu'on le vit passer bientôt de la con- (F) Je parle de la bévue de

dit ion d'écolier à celle de professeur Benjamin de Tudèle. ] Il dit non-

de ces deux sciences. La réputation seulement que la ville Putéoli s'ap-

qu'il s'acquit dans la médecine le fit pelait Surrentum anciennement, mais

souhaiter à la cour de plusieurs prin- aussi qu'elle fut bâtie par Tsintsan

ces. 11 guérit l'empereur Henri VI, Hadar-Ézer, qui, redoutant le roi

qui était tombé dangeusement mala- David, avait pris la fuite. Ulteruis

de dans le royaume de Naples, et profectus fui Puteolos quondamSu-

depuis ce temps-là il fut fort aimé de rentum dictant, urbem magnam,quam

cet empereur , qui le combla de pré- olim condidit Tsintsan Hadar-Ézer ,

sens. Après la mort de Henri il s'at- quùm metu Davidis régis (in pace

tacha au service de l'empereur Fri- quiescentis) aufugisset (10). Ces deux

déric II, et composa â sa prière les faussetés ont été notées par Mazzella

vers dont je parle. Il flonssait l'an (u) , et par Constantin l'Empereur

1191 , et il vécut cinquante-deux ans ( 1 a), et depuis encore par Pinédo(i 3),

(5). Thomas Bartolinl'a oublié dans sa qui remarque qu'il est fait mention

Liste des médecins poètes. ae ce Tsintsan Hadar au verset III du

(E) Une méprise de son abréuia- chapitre VIII du IK livre de Samuel, teur.~\ Gassendi rapporte que les trem- €},^e}e fau* Josèphe, fils de Gorion, blemens de terre produisent quelque- débite la même fable au chapitre III du fois des montagnes dans les conti- Ilvre- On voit là l'esprit de la nanens, et des îles dans la mer. A l'é- tion judaïque, et même de toutes les eard des montagnes,il allègue ce qui autres. Chaque peuple s'imagine que arriva au près de Pozzuolo, l'an i538. grands hommes ont été cause Mirabilius uideri potest, dit-il (6), d une înGnite d événemens dans les enasci ex opposito non modo in con- Pavs «» Plus éloignés. David, dont le tinentibus montes, sedetiam in medio nom Jut inconnu en Italie jusqu'à ce mariinsulas. Nam de montibus qui- <lue *€s Romains lurent Josèphe , et dem facit fidem Puteolanus Me, qui précéda d'environ trois siècles la quem Simon Portius (*) ita describit, fondation de Rome , fit tant de peur ut fueiit unâ nocte ad plusquam a Romulus, si 1 on en croit Benjamin, M passuum altitudinem, ex pumi- <l"e ce fondateur de Rome creusa un cibus , cineribusque congestus ; id chemin de quinze milles sous les nempè sub finem septembris , anni montagnes, auprès de Putéoli , pour m. d. xxxvni. Quoique M. Dernier .

fût un habile homme , il ne laîssa Jj B'™> ™ RC àe ae £f

, , n. j ' , sendi, tonu V, pag. i%n , édition de Lr on, 1684.

pas de méconnaître dans ces paroles (8) yorety dant ee lolunut^ pag.^t uTi-

HOC chose qui y est toute Visible. Il Uition (aè) de l'article Pihkt.

ne songea pas que Puteolanus se (9) Auehap. XVIII du III*. livre d* latra-

doit rapporter à terrœ motus, il en àuction d* Fioru.

fit un auteur. Ce qui n'est pas moins B^]^m' Itiner* ' Lu*d'

(u) Manella , Anticbiti dl Pouuolo, pag.

(5) Tire de Scipione ManelU , de Balneis Pu- 4 ««

teolani», pag. a6o. (") L'Empereur, Notis in Benjaœ. Itiner. ,

(6) Ga*sendu», Pnywc«, secU III, tnembr. I, P*g- l59;

tib. I, cap. VI, pag. 5o Oper. , tonu II. Pinedo, in Stepbauum Bytautinum , voc*

(*) Epist. de conjl. agri Pus. Atxetictf^t'A , pag. a36.

PRÀDILLHON. PRjEPOSITUS. 3o3

se cacher. Hinc per milliaria quin- » septembre 1701 {b\. » Je di-

decim sub monlibus iter conficitur. • ^1 / „^ 1

Operis autorest Romulus , fui Ro- ™i quel-ue chose des ouvrages

mam condidit, atque hœc omniafecit fIu » a donnes au public (A).

cum sibi a Davide, Israelitarum rege x A

et Joabo exercilds duce metueret. A lia M Là meme > Va*- a63«

etiam cum supra , tùm infra montes * » » T ». . . . ,

urbis Neapolis extruxitf Voici <A) /c *"e/7"? chose de<°u;

la note de Constantin l'Empereur : vr*8J* 1*d a don.nes a"/"^ 1

elle contient nne exclamation qui « H,lialS.?nS droites et familières

n'estpas trop forte, ru l'impertinence » J"'1 avait eueJ a Romf le doc"

de ce rabbin. Quis ad tantum stupo- » te Fagnanus lorsquM était procu-

rem non obstupescat? coœtaneos ficit " reu/ Senéral en cette cour , nous

ZWem e< Romulum^uum trècen- ont Procurë ug hJre de Droit ca"

tiscirciterannispostDavidem régna- M non1 m,8*n Pro1?que » Hue non"

re car/>ertf. (>i*orf in rfuWum vocari " seulement les rehgieux, mais encore

non po^5l , ie<* ex <*<V«ms ^/oncù M ,es ecclésiastiques consultent sou-

constat, etpasslm h chronologis ob- M ™nt Pâ leur décision de disci-

servatum , tfuomi» *er*a repecere ne- " £luïe- 11 n est Pas aisë de amasser

cesse non est in tantâ luce. Huic pa- » aan"1un S.ros vo'.u,me u.n aus\l 6rand

rallelum est9«uàm Romulumtatpa- w nombfrc fd^m5tlere/,,mP0'ka"tes /„„„;..;.;.„. » avec tant d'ordre et de netteté qu<

0«w <uf hujusmodi non stomachetur? w 8ecretes et Vjesque incroyables de >£ no*i<à aberraremus, quam superbe » leurs premières mères. Le public a

noto 7W*i insultarent * » g°*le re!a J™8 (0 • » "/St '5"

te ur du livre intitule /a Conduite de (14) Benjam. hiner. , jn^. i5. jefln je \a Barrière , premier

^!îl5ûE^lpereU^, N°ti9 iD Benj*œ' ' ' abhéd<s FeuiUans , rf«r«nf fei troupe* 1 9* ^^es ^c ia HgUe et Son attachement

PRADILLHON ( Jean-Baptis- au service du roi Henri III. Cet ou-

te) , né dans le Limousin , « se vrage fut imprimé l'an 1699 :1e jour-

£v„. ■ „riû A~nc u arA'i nal des Savans,du 1 3 septembre 1700, » relira roi t îeuue dans la sou— a 1 , nr n

en a donné Tanalyse. Dom Pradillhon

n tude de Feuillans , abbaye et avait fait plusieurs voyages pour le » chef d'ordre dans le diocèse bien de sa congrégation, qui lui don- » de Rieux Le cloître reconnut nèrent accès dans les plus célèbres

» bientô, ,o„ mérite : dès l'âge ^fcZË^JZZZ de vingt-cinq ans il eut part ment pour les anciennes écritures y et au gouvernement, et à 1 âge une probité a V épreuve de tout inté- » de quarante ans il en de- rét, les savons s'en rapportaient a ses

• * i*~ u-# ~ ^ 1 i„ç r«iiA seuls extraits; le témoignage de l'il-

» vint 1 arbitre et lécher. Letle * #„ j> t jn ft n ^ , ,,/.,,. lustre Irl. Baluze, dans ses Papes

n élection a ete réitérée jusqu a d'Avignon, lui tient lieu d'un éloge

» quatre fois ; et si les lois entier. La noblesse surtout lui con-

m de son état nV eussent pas fi?** volontiers l'examen^deses titres;

... . • *|/ . A 1 A. il en avait fait son étude de récréa-

» ete contraires , 1 estime et tion Sa ^odestie n>a jamais ^u[u

n 1 inclination de ses religieux consentir qu'on donnât au public ses » l'auraient perpétué dans cet manuscrits sur cette matière (a). >» emploi (a) Il est mort à , n . .

r ^ ' «il i1) Mercure Galant du mots a octobre 1701 ,

» Paris, dans son monastère de la pag. 355,256.

» rue Saint-Honoré , le i5 de .GaUnt du "»u v;** ,

(a) Mercure Galant du mois d'octobre 1 701, nn mnciTrc / v \ '*

pag. a53. PRiEPOb 1TUS (Nicolas) , était

3o4 PRAT-

médecin à Tours et composa un <juel il a nus son nom et surnom. Mais

Dispensaire qui est tout plein de d aélé si ^Ucieux quil n'a nus que

17 ispc usan t* tjt* i SQn nQm seui a ia tgte je cnaqUe Com-

voleries , si nous en croyons I au- posltlon f p0ur faire accroire qu'il en

teur que je vais citer (A). Le est l'auteur, quoiqu'on sache bien le

sieur Koniff (a) le qualifie mé- contraire. Ceci pourra servir aux e'cri-

drcin de Salerne. C'est une er- vains qui voudront continuer la liste aecm uc uaici u.c. ^ pjagiaireg commencée par Tho-

reur. t masius.

(«) In Bibliotheo, vet. et novi, *w ^L'auteur du Lindenius renovatus

w r ^ assure en citant la Chronologie

u . . des Médecin s,composée par Wolfgang

(A) Ilcomposa un Dispensaire qui justus ^ que Nicolas Prœpositus sem-

est tout plein de soieries, si nous en ble 6tre Je même quç flicoias Myrep-

croyons l auteur que te ™» nu» . j 8U8>surnomm<< Alexandrinus, et qu'on Cet auteur se nomme Jean de Kenou : dit ^ a été m^ecin a Lyon vers j'ai fait son article. Il nous apprend pan j5 . Qr ce Wolfgang Justus (i), qu'il y a eu quatre médecins avait dit qiie JYicolaus Myrepnommés Nicolas qui ont fait chacun sus Alexandrinus , Prœpositus alihs ensaire , et qu entre ceux-la a yëc(J entre les Grec9 moder-

que vant

» letravail des autres trois, en trans- ,Q) j un :e vous prie? 8»J y

» crivant mot a mot et s attribuant regartjait de près. On trouve dans

» l'Antidotaire d'un certain ancien Lindetlius ren0valus (7) que le Dis-

» pharmacographe , nomme Jacques pensatorium JYicolaï Prœpositi ad

» des Parties (a), qui avait eteaupa- aromatarios, sive Introductiones <n

» maiicieusciiit"»' i^ " ~ —

» Nicolas pour mieux cacher le lar- (3) Pagé 84,.

» cin manifeste qu'il a fait dans leurs ^ Apud Lindenium renovatum, pag. 840.

écrits, et s'est contenté de mettre \s) Ibidem, pag. 8ag.

à la tête des compositions qu'il leur (G) ApuJ Lindenium renoratum, pag. 865.

a volées, ledit seul nom de Nicolas , (:) Pag. 84a.

j> sans spécifier le surnom de Nicolas

>, Alexandrin, de Nicolas Florentin, PRAT (ANTOINE DU), chance-

» ou de Nicolas de Salerne, desquels lier de France, et puis cardinal

* il a tiré (et ceux-ci du susdit Jac- SQUS |e rfe de François

:ïZ&£ÏÏ2^$:2Z- était d'Issoire en Auvergne On

pé hien des gens, car le commun des convient que C était un tort na-

apotJùcaires le regarde comme le vrai bile homme , mais non pas que

et légitime auteur de toutes les corn- QQ ^ UQ bomme <je bien *. Enpositions barbares et grossières qui

sont dans un certain vulgaire et tri- # ^ cnt sur tout int

vial Dispensaire , au frontispice du- ladéfcnse de duPrat : ils reprochant à Bayle

M Jean de Renou, au livre VI de l'Àntido- àc l'accuser sans prenre, ou de n'apporter

JS'Tap ^ r/T4 74t, "«on de Lyon, que des témoignages récusables. Çuaot au

dotaii-e , a/ifc» passlm. \c concordat au rang des choses sur lesquelles

(a) L'auteur du Lindenius renovatus dit , pa$. on disputera toujours si elles sont plus avao-

400 , que Jacobu* de P«tilm» , iiaiif* rournai, Ugcuscs quc nuisibles, et sur lesquelles on

Jut^cin * CA,ar^ ^""^t pourra tenir indifféremment le pour elle

Af Philiime duc de Bourgogne, ctqu il nuturut tr *

in„OT ^«rnm^ ^rî« T*. Î^Î5. far« contre ; ,1s ne manquent pas de remarquer

/ -«S Pa«T., tomSxi, 4'7- que Baylc, daus sa remarque (B),convicnt que

PRAT. 3o5

tre autres choses ou le blâme du l'épi Uphe que Théodore de Bèze

concordat qui fut passé entre lui fit (jb), Léon X et François Ier., l'an

ID IO. Un pretena qUU intrO- rum t inter obesos obesissimo. Amplissimus

duisit par-là dans le royaume un «> hicjacet. Beza , Poçmat. , pag. édu.

usage pernicieux (A) , qui trans- teHt<8'

férait à la cour le choix des évê- (A) On prétend qu'il introduisit ques , ce qui était le moyen de* Par *e concordat un usage pernifaire tomber les mitres sur des ^^Smoi-na^suî têtes beaucoup plus remplies de jTco^mencT^irccs '^ofa'Xn l'esprit du monde que de la janséniste (i) : « Le chancelier Anscience et de la vertu que doivent n toine du Prat, cardinal , arche vé-

avoir les pasteurs des âmes. Mais " Su? *L Sens eVêque d'Alby de

. r» , i 4 » Valence , de Die et de Gap, et abbé

on peut repondre que du temps „ de Fleury , assembla (a) dans le

des élections l'église était aussi » couvent des Grands- A ug us tin s, à

mal servie, qu'elle le fut sous le * Paris, les évéques de sa province

concordat (B). J'ai bien de la " qful e£ie,nt *A de îa cour>

. ; K.J , *. , » et y fit lire des ordonnances cm'il

peine a croire le dialogue rap- » avait faites pour l'explication de la

porté par quelques historiens. Il » foi , et pour la discipline ecclésias-

concerne la confidence que l'on M tHue » c??*?e. Ies erreurs de Lu-

veut que le cardinal du Prat ait " ^Zt ïnVFnr^

r •» j i» • j»** ,r>\ brml en 1 *«urope.... (3) Ce prélat

faite de 1 envie detre pape (C). n'a jamais résidé dans aucun de

Quelques auteurs disent qu'il » ses diocèses , ni jamais fait autre

feignit une rétention d'urine " fonction d'évâcjue , ^F^c cette seule

. • j, ' •! / n \ w ordonnance contre Martin Luther

pour se tirer dun péril (D) M Philippe Mélanchthon, oSolampa!

Il n y a point d apparence qu il » de, Zuingle j car on ne parlait pas

ait ignoré la langue latine au » encore de Calvin et de Bêze. C'est ce

point que Jonston l'assure (E). » bon P™1?* auque* °* attribue d'a-

s\ ' h • •* » voir oté la pragmatique sanction

On a remarque qu.l aimait , c.esWi-dire1a PVrc «LrvaUon d«

beaucoup la chair dânon (r), » anciens canons en Péglise de France,

et qu'il fut cause que d'autres » et d'avoir fait le concordat du roi

l'aimèrent. » François I**. avec Léon X, qui a rui-

T1 * . , r . » né en France toute la discipline

Il fut grand persécuteur des M apostolique , a aboli les élections

réformés : quelques-uns d'eux di- » canoniques, et a soumis Péglise de

sent qu'en punition de cela il » France à une déplorable servitu-

mourut désesnéré (G) Un fa- " **e" * \ archevêque d'Ambrun prit

mourut aesespere <ur;. u n ra le parti de ce cbancelier et t1ch{ de

meux historiographe suppose que rendre odieux à la cour les jansénis-

les remords de la conscience le tes , comme si en condamnant le

tourmentèrent cruellement , à concordat ils enviaient à sa majesté

vi •* j» • les avantages qu'elle en retire lit

cause qu il se souvenait d avoir «v/»».™,8 au ïi r/.\ J>", IC"re. us

• i j • t- • s Vjorcent, dit-il (4), d oter un avan-

mtroduit des innovations qui tage signalé a sa couronne : ils dé* foulaient le peuple (a). Je donne

(0 Dialogue entre deux paroissiens de Saint-

les élections avaient des abus. Joly transcrit "ilaire-du-Mont , sar les ordonnances contre la

ensuite un poème latin sur le concordat, en tr»durtion àc Mon», pag. 37 du /«. tome des

trois actes, composé dans le temps, et que concernant cette traducUon.

Joly a publié pour la première fois. gj faË? „.

(?) Me"r£« ***** chron » W m- 584 . m (4) Revête présentée au roi par ParcbefW

4 t ann. iMi. d ànbrnn , pag. a7o du susdit volume.

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