‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 7 sur 142 · PH1L0MÈLE · texte numérisé non relu

PH1L0MÈLE

constante à le favoriser qu'à le maltraiter (/). Elle eut de lui un fils (m) et la fameuse Stratonice (n) , qui fut femme de Séleucus , et q^ue Séleucus céda à son fils Antiochus (o). Une nièce de la défunte occupa bientôt sa place (B).

(J) Miot»W*w. «m vù%nt ttvrou ySiCauo-

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ôoiç , moua-a. $at^u«txo» etTiôatri. Fortunam ejus execrala qu» in adversitatibus esset quàm secundis rébus stabilior , ntywe Aou5fo veneno extincta est. Plut, im Demetrio , pag. 91 1.

(m) Plut, in Demetrio , pag . 906 , E. Il se nommait Anligonus. Idem , ibid. , pag.

(/») /Jem. , ibid. , /'«g'. 9o3.

(0) Idem , ibid. , 907.

(A) Elle fut bien la principale des épouses de Démétrius. J 11 en eut plusieurs en même temps : notre Philla j Eurydice , issue de Miltiades et veuve d'Opheltes, roi de Cyrène (0 ; Déidamie , fille diacide , roi d'Epire , et sœur de Pyrrhus (1). La plus estimée et la plus autorisée de toutes était Philla : je voudrais que celui qui m'apprend cela eût imputé cette distinction au grand mérite de cette dame, mais il ne l'impute au'à la gloire d'An tipa ter et à celle de Cratérus.

rioXXatîç AfJLtL a-urnv yuyeuÇU , a>v etçîcejuct. fsîytç'ov uX* xati vifAHi <bi\\<ty Si *Ay- TiVatTpo» toi Tarif,* , x.eti <T»À to irpiT/yttxiwtveu K/xtT«fâi. Mullas uno tempore conjuges habebat ( Démétrius ) quorum erat maxima in dignatione et honore Philla , tùm propter palrem Antipatrum, tùm quod etiam matiimonio juncla fuisset Cratero (3). Je ne doute point qu'Antigonus , considérant que ces deux raisons rendaient Philla un bon parti , n'ait été poussé

1>ar ces motifs à la choisir pour sa >ru. La disproportion de l'âge rebuta furieusement Démétrius ; mais son pèreluidità l'oreille un passage d'Euripide où il changea quelque chose.

Le sens était qu'en dépit de la nature il faut épouser une femme qui nous apporte du bien. ,A7rpoô(//u»c cf 'faojT»,

XI^ITA» WfOC TO OVÇ Et/fiTlVtlOV tlVt»V ,

(1) Plut. , in Demetrio , pag. Rt)4 . E. (ïj Idem , ibidem , pag. 900 , È.

(3) Idem, ibidem, pag. 894, *t£.

Ovrw to Ktpfbç , irttpci <çù<rn yaLU»r»ov , o^uoiôwr<»T&f ti r£ JbvXot/Tiov iu&upptuAov»Vatc Abhorrenti verb dicitur in aurem hoc Euripideum insusurrdsse ,

Ubi luerum ra*det , reluctetur licet Natura , duca* conjugem.

Ubi ducas conjugem , pro seruias , scitè subjecit (4)- H y a beaucoup d'apparence que Démétrius estimait Philla , et qu'il ne la laissait point manquer des témoignages extérieurs de sa considération ; mais qu'il ne la gardait pas pour ses plaisirs. Notez qu'il la députa à Cassander pour justifier la conduite qu'il avait tenue envers Plistarque qui s'en plaignait extrêmement (5). C'est un signe qu'il jugeait sa femme propre à Ta négo-" ciation. Notez aussi qu'il se mit fort en colère de ce que lesRhodiens donnèrent au roi d'Egypte un vaisseau qu'ils avaient pris , où étaient la lettre que Philla lui écrivait et les belles hardes qu'elle lui envoyait (6).

(B) Une nièce de la défunte occupa bientôt sa place.} Elle était fille de Plolomée et d'Euridice , sœur de Philla , et se nommait Ptolémaïs (7), On l'avait accordée à Démétrius du vivant de Philla (8). Il en eut nn fils qui eut nom Démétrius , et qui fut roi de Cyrène (9). C'est sans doute celui dont j'ai fait mention dans l'article d'AasiKoÉ.

(4) Plut. , in Demetrio , pag. 895.

(5) Idem , ibidem , pag. qo4 ? ^.

(6) Idem , ibidem , pas. 808. Diodorcde Sicile. lib. XX, cap. XCIV.

(-) Idem, ibidem , pag. 911, F.

(8) Idem , ibidem, pag. 904.

(9) Idem , ibidem , pag. 915.

PHILOMÈLE, général des Phocéens au commencement de la guerre qu'on nomma sacrée , ne trouva point de meilleur expédient pour résister aux ennemis de sa patrie (A) , que de s'emparer du temple de Delphes.

Il fit un voyage à Lacédémone pour communiquer ce dessein à Archidamus (a) , qui lui répondit qu'il ne pouvait pas le seconder ouvertement dans cette entreprise , mais qu'il lui fourni-

'«1) Il était roi de Lacédémone.

PHILOMËLE. 3f

rait secrètement de l'argent et lui , il leva facilement beaucoup des soldats. Avec ce secours Phi- de troupes , encore que ceux qui loruèle s'empara du temple , et avaient de la conscience refusasfit main basse sur ceux qui lui sent de le servir (D). Il entra résistèrent. Il fut attaqué peu dans le pays ennemi , et fut heuaprès par les Locriens , et les reux dans les premières renconbattit. Cette victoire lui enfla de très ; mais peu après il y eut une telle sorte le courage , qu'il ôta occasion où il fallut qu'il se batdu temple de Delphes les ordon- tît en retraite par des chemins nances des Amphictyons. Il con- si peu favorables , que ne voutraignit la prêtresse à lui four- lant point être pris, et ne voyant nir un oracle. La réponse qu'il pas qu'il pût l'éviter qu'en se reçut ne pouvait manquer de lui tuant , il se précipita d'un roplaire; car elle portait que tou- cher. Onomarque, son frère , lui tes les choses qui lui seraient succéda. Phayllus , son autrefrèagréables lui étaient permises, re , succéda à Onomarque. Ceux- II se fit donner un acte de cette ci achevèrent d'enlever les trérévélation, et la fit lire publi- sors du temple. On garda d'àque m eut, afin qu'on sût qu'il bord quelques mesures , mais enagirait désormais sous l'autorité fin on le pilla entièrement, sans et avec l'approbation de Dieu , que les Athéniens ni les Lacédéquelque chose qu'il entreprît. II moniens se départissent de l'alenvoya des ambassadeurs à tous liance (b). Ces choses arrivèrent les peuples de ht Grèce. Les du temps de Philippe de Macé- Atbéniens et les Lacédémoniens doitie , père d'Alexandre -les'allièrent avec lui (B) ; mais les Grand. L'historien qui les racon* Thébains et quelques autres se te n'oublie pas la fin tragique liguèrent contre. De là naquit la de ceux qui commirent ces saguerre sacrée. Philomèle ne tou- criléges (E). cha point aux trésors du temple ; Il a même remarqué que la il se contenta d'imposer de gros- justice divine poursuivit sévèreses taxes aux habitans de Del- ment les femmes qui osèrent phes , gras des dépouilles de dé- séparer des ornemens que leurs

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Si cette victoire servit d'un côté ïadine à qui un présent de cetà lui enfler le courage, et à l'ô- te nature fut très-fatal (F). Justeraux vaincus, elle lui attira tin observe qu'encore que l'acde l'autre un plus grand nombre tion des Phocéens parût exécrad'ennemis. Se voyant donc obli- ble à tout le monde, on conçut gé à leur opposer plus de forces , pourtant moins d'indignation il renonça au ménagement qu'il

avait eu pour le temple (C) , et m <*> ™*dre ™odore d?Sifi,« . xn ,

An Afo «f..«.\»,^c A^«f cap XXIII et seq ad Mympmdem io(i.

eo Ota plusieurs trésors. Ayant (c) Voyet la rem. (A.) , de l'article Cal-

promis une crosse solde aux LIRHoK' tom r^ » p*g- 32a , à ujin , et i„ étranger» qui l'enrôleraient sous ^.%" IWw* H*lfcra' """

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