I.; J* lo (5>) Du P,n, Bibliothèque de» Auteurs ecclé
uo eleneni , et la pelitio pnncipu , vu .Ustiq»*» » «°m. UI% pag. S. »
,r % v rr ea v .• i (S*) Au feuillet \*5.
(52) fore», tom. XI, pag. ,58, l arUcU (5g) L«bb« , de Script. eccle««t. , tom. II,
Origine , remarque (E) , num. Ir • pag. 161.
(58) Est vêtus atque probus centum qui perficit (&>) // ir nomme Pulmaninu* Cranenburgius.
annos , etc. M. du Pin le nomme Pulman Graffcmbourg. Ce
HoraU , eput. I , lib. II, vs. 3n. sont deux fautes ; car outre qu'il eût fallu dire
Voyes. tout ce passage, tom. V, pag. 177 , cita- Cranenbourg( c'est une petite ville du pays de
lion (9 1) de l'article Chetiippi. Clèves , la patrie de Théodore Pulman), il tut fal-
(54) ^ov* , tom. f, pag. i»t5 , la remarque lait pas s'exprimer d'une manière qui persuade
(O) de l'article C«>tiipi>i. que c'est le nom de famille de cet auteur.
356 PSAMMïTICHXJS.
vrai. Je n'ai que l'édition de Tan 1G67 rasme sur les deux dernières hymnes t/1-12. , chez Daniel Elzevier. La vie du Catèrémnon.
Wcitzuis , elle est de Francfort ou après Walafride.
d'Uanau, 161 3 , et non pas d'Hanover attw ft*? ^tittc • j»^
comme l'assure M. du Pin. PSAMMITICHUS , roi d'E-
On ne sera pas fâché de trouver gypte,64° ans avant la naissance
ici le jugement que le père Chamil- de Jésus-Christ , était fils de Nélard donne de ceux qui ont travaille niinçA1M1. w^nS^;™,»
sur cet auteur. Giselinus sectatus est cus > <lue Sabacus , roi d Ethiopie ,
tantiim en quœ omnium crant facilli- avait fait mourir lorqu il S eni—
ma et minime scitu necessaria f lapsus para de l'Egypte. Le fils aurait
in muUis etiam et Jmllucinatus. Ne- eu ]e m *me SQrt ne se fut
brissensis hœret in Prudentio ma gis , ' c • n 1 1
sed est brevior et singula delibare sauve fn Syr*- On le rappela
salis habetyquœ ad fabufam, histo- après la retraite de Sabacus, et
riam, et penitiorem scriptoris cogni- i| fut l'un des douze grands sei-
tionem requiruntur omittit. Quid fineurs qui gouvernèrent l'ÏWpquod Apotheosim , Hamartt^eniam , , » /. 0 . ?.J *
ïuos contra Symmadtum libros qui le \a); Chacun avait sa portion ;
sunt prœ cœteris tamen dignissimi mais ils agissaient de concert , et
qui legantur non attigit Hein- plutôt Comme des associés OU des
sii varia! lectiones in IWenhum ^11^5, que comme des prin adspersis interdum lectissimis notulis 0 • • / / v r»
perquam eruditœ siuit et accuratœ ces voisins (0). Psammitichus
ut ab Heinsio prof ectas facile noris.... s'attira l'envie des onze autres ,
JVeitziusqui ciun éditas hactenùs in soit parce que les richesses qu'il Pnulentium notas collegisset, addi- u a ises ]e d
dit etiam suas , easque minime con- , >i 1 • 1
temnendas y hoc uno cœteris superior droits qu il levait sur les mar-
qubd veterum autorum locos indicet , chandiscs (c) , l'avaient fortifié
scriptam omnis hora : ejus enim in la réunion de la couronne sur
illum notœ non solum sunt propter une seule tête (A). Ils le reléffuènimiamprolixitatemmolestœ^erum d d d marais , OÙ
etiam minutis quibusdam ac pene .. . A , «*«iow,
puerilibus nugis ab ipsâ grammaticâ !• serait peut-être demeure toute
repetitis refertœ. Milto etiam Ada- sa vie , s'il n'eût été averti que
mum Siberum, Georgium Remum, des étrangers qui avaient fait
Adamum 1 heodorum à iberum , An- i . * -ft . .,
dream JVUkium : quorum alii verba Une descente en Egypte, pil-
sex interdum aut septem protulerunt, laient tout le plat pays. C étaient
in kymnos très aut quatuor totos , des Ioniens et des Cariens. Com-
aliiin unum duntaxat? ut meritb ab me on Jui ymt dire c'étaient
mterpretum Prudent u numéro stnt j r j» • * /n\ -i
expungendi. Aliter sentiendum de des hommes d airain (B) , il con-
scholiislsonisquœquamvisadmodum çut de grandes espérances , à
hrevia sint quidquid est tamen gra- cause d'un oracle qui lui avait été
Moris modisolvunt !(6a). 11 loue beau- rendu U alla { c'était, coup les notes de ïabricius sur cinq * *
hymnes de Prudence , et celles d'É- <a) Herodot., lib. U , cap. CLII.
(61) Composte par Aide Manncc. (b) tbid, cap. CXLFJI.
(G?) Stcphanus Chamillard 0 Societatu ^ Jesu, (ç) Diodorus. Siculus , libro / , •cppite Pr»faL ad Prudent. , in usum Delpbini. LXVI. .
PSAMM1TICHUS. 357
et ayant engagé ces étrangers à personnes qui les entendirent, et demeurer avec lui, il s'en servit qui leur interprétèrent les choutilement pour se rendre mai- ses. Nous examinons ailleurs (?) tre de toute l'Égypte. Il eut si la ville de Naucratis fut bâtie beaucoup de reconnaissance pour sous le règne de Psammitichus eux , et il leur donna des terres par ceux de Milet. Ce prince réauprës du Nil au-dessous de la gna cinquante-quatre aus (B), ville de Bubaste (d). Depuis ce et mourut l'an 3 de la4o*. olymtemps-là, il eut toujours des piade(Àj, laissant son royaume étrangers à sa solde, et il leur à son fils Nécus (/). 11 fut endonna même le pas sur les sol- terré à Sais, sa patrie, la capidats de sa nation dans la guerre taie de la Basse-Egypte ; il y rut , qu'il fitven Syrie (e). Les Égyp- dis-je, enterré dans le temple tiens en furent si indignés , qu'il de Minerve (m), et c'est là aussi y en eut deux cent mille qui le que les Saitains enterrèrent tous quittèrent. Ils furent s'établir leurs rois (n). 11 fut le premier en Ethiopie (Cj, et répondirent roi d'Egypte qui but du vin (o) : foi *t cavalièrement aux raisons il fit chercher les sources du qu'il leur fit entendre pour les Nil («), et pour découvrir quel obliger à revenir (D). 11 n'oublia était le plus ancien peuple du rien pour réparer ce dommage, monde, il fit élever deux enfans et il s'appliqua principalement à de telle sorte qu'ils n'entendirent faire fleurir le commerce : il ca— parler personne; et parce qu'à ressa les étrangers , et il leur l'âge de deux ans ils prononcèdonna toute sorte de protection , rent un mot qui signifiait le pain faisant cesser la barbarie qui avait dans la langue de Phrygie , il été exercée contre eux sous les fallut que les Egyptiens cessasrègnes précédens. Il fit alliance sent de s'attribuer la première avec les Athéniens et avec quel- antiquité, et la cédassent aux ques autres nations grecques, et Phrygiens (q). Jamais siège ne voulut que ses enfans apprissent fut plus long que celui que leurs disciplines (/*)• Il donna Psammitichus mit devant la ville aussi plusieurs enfans à instruire d'Azote (r) ; car il ne la prit qu'an aux Cariens et aux. Ioniens qu'il bout de vingt-neuf ans. Une tira avait placés sur les bords du Nil, pas tant de gloire de cette prise y et ce fut la première fois que que de l'adresse avec laquelle il des gens d'une autre langue s'é- arrêta un furieux torrent qui altablirent en Égypte (g). Par ce lait inonder tout son royaume, moyen, comme le remarque Hérodote (h) , les curieux , qui dans « Dans VarlicU Nadcrat,s> la suite des temps voyagèrent en ^ Calvisius, Helvicus, etc. ce pays-là, y trouvèrent des (/) Hcrod., ub.it, cap. clviii.
(m) Slrata, US. XVII. pag. 55i .
(rf) Herod,, lib. //, cap. CUV. (n) Ucvoà., lib. II, cap. CLX1X.
(e) Diodorus Siculus , fibre /, capile (a) V\at.t de Isidc , pag. 353.
idem, ibid. <D «*• W ^ 30.
{g) Hcrod., lib. Il , cap. CUV. ('/) H«rud., lib. tt , cap. II.
{h) Idem , ibidem. (' ) Idem , ibid. , cap* CIVIL
358 PSAMMITJCHUS.
Les Scythes ayant battu les Mè- tasse <l'airain , pendant quelcs autres
j j • • »j „ , A • les lirent avec des tasses d argent (a),
des , dominaien t dans toute I Asie Lisez le chapitre CLI du n.. iiv&re d'Hé-
et s'en allaient tout droit en rodote, et vous verrez qu' Athénée rap-
Égypte. Psammitichus les joi- porte ce fait le plus infidèlement du
jçuit dans la Palestine, et fit tant monde. Son traducteur le traite à neu
^ , près avec la même infidélité : voici le
par ses presens et par ses prières, £reCj ^^Tl^ov ^ vtfliT„0v htm.
qu'ils rebroussèrent chemin , et ^Hi «exx«v B*<nx««» «ra-"--
ce fut alors que quelques-uns o-*» , t»* *xxo»» Àpyôpmç «■srtvdVr»» ; et
d'eux pillèrent à Ascalon le tem- ▼ou» le /to?Mé ^7.^"^
, j Sr r f t • / \ tut tlt reeibus postenorem libdsse ar-
pie de Venus Uranie (s). M. Mo- gented°hiaid,superioresautemœned.
ré ri ni ses continuateurs ne se (B) Ç ne c'étaient des hommes d 'ai-
sont guère souciés de ce mo- rain J Psammitichus , réduit à un
narque , puisqu'au lieu de mettre Pied P,ar la jalousie cks autres
" ^ , p ^? , , , . rois, consulta un oracle de Latone
dans son article les choses qui . ^ dans la vine de Butis , et
lui appartiennent , et qui comme qui passait pour le meilleur de toute
rlgypte. Il lui fut répondu que la
on vient de voir ne sont ni en
petit nombre, ni peu curieuses, vengeance lui viendrait par mer
ru *-M r ? lorsqu'on apercevrait des hommes
ils n y ont mis que des faits qui d'airain. Les corsaires qui avaient
regardent ses successeurs. débarqué en Égypte étaient armés
de toutes pièces : on n'avait jamais
(j) Herod., lib. J, cap, CV, yu ^eg nommes ainsi armés : on
(A) Un TcU gui proncUait la fâ£^pj^f$£ù£
réunion de la couronne sur une seule 1 °u en poru* i«t u™.. ;
téteA L'oracle leur avait dit que ce- <*us- P*8 1)lors îl eut fort bonne opi-
rait seul tout le royaume, il arriva -& JT» 1 „i •. -f
que le dernier jour d'une fête solen- °nt tant d'agrémens n ait point
nclle, comme ils étaient tous dans V€CU dans un autre siècle , ou n ait
point de tasse ? il ôta son casque , et l} faut. de ]a ,"«nPhcite <* du. nalurel s'en servit pour les libations. Les dans les évençmens qu un historien autres rois se souvinrent de l'oracle , apporte : un lecteur de Bbn goût a
droit de croire , s'il n'y trouve point
ue l'auteur l'en a ôté pour qu'il n avait aucune — r^jce à ses fictions et à ses mapart â la méprise du prêtre (1). Je ne du merveilleux. Je m etonne
sais point Se moyen de disculper ?u 'Hérodote ait laisse a g an er après Athénée ; il fuit dire à Hérodote que lul- " " * P°in*/U Enn les prêtres égyptiens buvaient dans Par Polyénus (A). Le dieu Hammon des coupes laïram, et que l'on ne avertlt lf rot Témenthes de se dontronve pas que les rois mêmes, quand ner garde des coqs. Un homme de ils sacrifiaient en public, seVervis- Carie avertit Psammi sent d'une coupe î'argent : de sorte peuple avant les Cariens n avait mis que Psammitichus qu? était le plus des crêtes sur les casques. Il n en faljeunedes rois, fitses libations avec une (a)Athen. , lib. VI, pa^. a3i.
(3) Herod., lib. II, cap. CLII.
(i) Herod., lib. II, cap. CLI. (4) Polyxaus, StriUg», lib. VII, "im. 3.
PTOLOMÉE. 359 lut pas davantage pour obliger Psam- nié Auleles , à cause de son in- Ariens"8 a n clination excessive à jouer de la
(C) Ils furent s'établir en ÉUùo- flule 11 succéda à son père (a) pie.] Strabon(5) dit qu'ils obéis- vers le commencement de la 175e. soient à une reine à laquelle Me olympiade, et l'an de Rome iin3 de Meroe appartenait, et qu'ils oc- //,, j\ -i.-.--, riS- 4 1 ' cupaicnt, proche de cette île, la pro- {.0)' J1 Cua/gea 1 Egypte de gros vince de Ténésis et une île au-dessus lmP°*s , afin de payer les somde celle de Méroé. Pline ( 6), citant mes immenses qui lui étaient Aristocre'on parle de ces mêmes fu- nécessaires pour acquérir et pour £iLiis et dune ville nommée Esar 1» •»• » » r 1
où ils avaient habite pendant trois conserver l amitie du peuple siècles. La position qu'il lui donne tt°main. Cela le rendit odieux; ne s'accorde pas avec Ptolomée, ni et comme d'ailleurs il encourut avec ce que Strabon vient de nous le mépris de ses sujets par la
'(D) Et répondirent fort caua- faibless« avec laquelle il permit
lièrement aux raisons qu'il leur fit *Iue *es Romains suhjugassent l'îentendre pour les obliger h revenir."} le de Cypre , il fut chassé du Psammitichus les fit d'abord exhor- royaume. Il se retira à Rome , e t ter par leurs capitaines, et puis il fut ,, a~^~~A~ # 1 en personne les catéchiser ; il les * de.mandf long-temps la proexhorta à songer qu'ils abandon- tection et les assistances de la ré-
lt.
en espé-
verons assez de patries , pendant que ran* plus rien.» » sortit de Rome
nous pourrons manier ces armes; et et s'en alla à Éphèse. Il y obtint
nous ne manquerons jamais ni de des lettres qui ordonnaient à
femmes ni d enj ans , tandis que nous r« l,- • „ J- 1* >. 11 • j
pourrons nous senir de ces autres ^abimus d^ le rétablir dans son
pièces-ci. Ils avaient impudemment royaume. Cet ordre fut exécuté
découvert leur nudité, quand ils heureusement par Gabinius (c).
achevèrent cette réponse. Preeibus J'ai dit ailleurs (d) ce que devint
ad sente ntiœ mutationem eos sollici- u ' ' ■ /mi* * • /
tans,templa,patriam,uxorestlibe- «eremce» fille ainee de ce mo-
ros , recordart jubet. Tùm universi narque; et je dirai iciqu'Arsinoé,
hastas clxpeosque puisantes , conten- sa fille cadette , régna quelque
td.voce respondentj quoad arma in temps (A) : mais à proprement
potestate habeant , facilè sibi p atrium ,r v Jc "\ c F^prciuent
reperturos ; reductis quoque tunicis Par,er ce **" la tameuse Cleopa-
genitalia os tentant , nunquam sibi tre, son autre fille, qui recueil-
uxores aut liberos defore, quamdiu lit Ja succession.
h"(£V%lr"Cti' dictittant6S (,7)* 1 Ceux <lui souhaiteront un plus
(t») Il régna cinquante-quatre ans.] j , r* ., . . I .
Hérodote (8) le témoigne : Eusèbe ne 6rand «etailsur la vie, et sur les
fait durer ce règne que quarante- mœurs , et sur la fortune de ce
quatre ans: M. Moréri le fait durer roi , n'auront qu'à lire son his-
cinquante-nuit ans. loire> pubHée ^ i ^
(5) Lib. xvr, pag. 5îo, Ub. xni, ?. 541. par M. Baudelot de Dairval .
(6) Lib. VT, cap. XXX.
(7) Diodor. Sicul. , lib. /, cap. LXVll , pag. (f ) 11 s'appelait Ptolomée Lathurus.
W Voyez Galvisius ad hune annum
(8) Herod. , lib. II , cap. CL VU. («) Vojrcz l'article Bérénice , fille de Plo-
, , lumée, tom. fil. pag 3A3.
PTOLOMÉE, roi d'Égypte, (d) Là même. F* 1 onzième du nom , fut surnom- (A) Arsinoé sa fille... régna
36o PUCCIUS.
quelque temps."] C'est ici que ie m'ac- prit des protestans ; mais on se quitte de la promesse que j ai faite tromperait fort si l'on ea jugeait (,) de réparer la trop grande briève- . . n ayait deg opmions poUr té de M. Moren. Je dis donc qu Ar- , JU, , \
sinoé se déroba du palais, pendant lesquelles MM. de Baie le chasqu'on préparait toutes choses pour sèrent. Il s'en retourna a Lonattaquer Jules César , <jui avait en sa jres ? ou on le mit en prison à puissance le jeune rpi (a). Elle s'en de§ dogmes qu'il débitait,
alla à l'armée des Egyptiens, et y © ?-i -i a
exerça le commandement avec Achil- Des qu il fut en liberté, il se las : et comme il s'éleva bientôt une transporta au Pays-Bas, et il forte mésintelligence entre elle et provoqua Socin à une dispute AchUlas chacun voulant commander * h{ T, disputerent plusieurs
seul, elle le fit tuer par l'eunuque \ . " , r» Y «
Ganymède(3). Mais César ayant mis fois dans la Pologne, en présence
en liberté le îeune prince, il fallut de l'église de Cracovie, et nepu-
qu'Arsinoé cédât la place à son frère. ren^ Raccorder. C'est pourquoi
Après la victoire de César, et la mort puccius rompant avec les sec-
du îeune Ptolomée , César trouva r ,
bon , pour la sûreté >s Cléopâtre , ta ires de ce pays-la, se mit a la
app prél chez
rnez mi comme reiue , peu » eu - r • •
fallut qu'il ne fût puni de mort à sa première protession ; je veux
cause de ce bon office , lorsque Marc dire qu'il rentra dans la coni-
qu'il avait fait'à cette brûlé à ilome (B).
princesse. Cléopâtre le relâcha à la cune science , et il donnait dans
prière des Éphésiens. ]e fanatisme (G). Mais la princi-
(0 Datu l'article A»imoi, tom. n, p. 444. pale doctrine dont il s'enteta,
L^^tHSL6*- Ui-I"''ui-Jla-1 futque les honnêtes gens seraient
(3)Hirt.,deBeiioAieMnar., cirek init,, pag. sauvés , même dans le paganis-
VSw-. * b* Ai— fa. ...«., °Le (!>)■ M. Baillet parie de lui
pag. nu 3g6. ( E ).
(5) Appian. , de Bello civin , lib. F.
PUCCIUS (FRANÇOIS), né à <«) ïWtfHoarubeck, Apparat, ad cont.
Florence dans une illustre famil- *»" *
le , quitta l'église romaine dès (A) Qui étudiait la magie."] L'au-
qu'il eut examiné les disputes de tour que j'ai cité se sert de ces termes:
* , • • • » m < t? In comitatum se dédit aliquorum ma-
religion qui s élevèrent en * ran- . studiosorum quibuscum Pragam
ce au temps de Calvin. Il était k pervertit (1). 11 vaut mieux consulter
Lyon lorsqu'il se porta à cechan- Socin , cjuia parlé de cette retraite
gement de croyance. Il s'en alla de Puccius un peu plus au long (a).
° . , . J . /. Il dit que cet homme ayant ete con-
en Angleterre , ou il étudia en darauël par les arbitres de la dispute
théologie à Oxford , et puis à qu'il avait eue avec lui dans Cra-
Londres. Après quoi il alla en covic.nese tint nas pour vaincu :
Suisse ou il eut unedispute avec .mais «tf™ ne ^S^ttSï^i
Socin sur l'état du premier nom- le synode des unitaires ne daigna pas
me. Cela porte à Croire qu'il (i)Hoornbeck, Apparat, ad Contro*ers. Soci-
passait pour orthodoxe dans l'es- ^dwmui*. icurc à Mathieu ludéciu».
PUCCIUS. 36 1
lire son nouvel écrit. Socin ajoute mox hùc ad amicos et prœsertim ad qu'il reçut de lui un livre italien me , ad quem hdc de re benè longas touchant le sceau apposé à l'Écriture litteras dédit , de suo , ut ipse loqui-
de ces deux hommes dont il est parlé Mis Dei angelis , qui sot au chapitre onzième de l'Apocalyse ; responsa dore soient , ad
sociis Mis suis se nomina-
qu'ils expliqueraient tous les mystè- tlm loquentis , monitum alque impulres de la Bible; mais qu'avant cela sumid fecissefdiuturnumqueerrorem il ne fallait pas se servir de cette ré- suum tandem agnouisse (5). La lettre cle pour vider les différends delà re- de Socin où se trouvent ces paroles ligion. Il croyait que ces deux hora- fut écrite au commencement de l'anmes paraîtraient bientôt, parce qu'il née i586 ; il n'y avait pas long-temps comptait les 1260 jours du règne de que Puccius était retourné dans le la béte pour autant d'années , et qu'il papisme. Au reste , il exerçait la marfaisait commencer ce règne au con- chandise dans Lyon quand il comcile de Nicée. Il se promettait un mença de goûter les dogmes des progrand emploi sous le ministère , ou testans : sa noblesse lui permettait sous la mission de ces deux hommes cette profession sans dérogeance , se- (4) ; et pendant cju'il se flattait de Ion les principes des Italiens ; je dis ces espérances , il fit connaissance sa noblesse , car on assnre qu'il était avec deux Anglais de la suite du Pa- véritablement de la famille des Puelatin Laski , qui revenait de l'ambas- ci , d'où étaient sortis trois cardisade d'Angleterre. L'un d'eux était naux. Scias eum antè jplures annos , médecin , l'autre avait été magicien, cum Lugduni, quamvis ex nobili adtous deux étaient catholiques, mais modum famillâ , quœ etiam très car- Us promettaient une prompte et gé- dinales habuit, natus t ut patriœ ipnérale réformation que Dieu ferait sius adebque totius noslrae Etruriœ dans le christianisme par leur entre- mos fert , mercaturam exerceret , mise. Ils se vantaient d'un commerce exoiientibus Mis de religione in Galfamilier avec les anges. Le médecin Ud dissidiis ,quœnecdumsopitaswnt, ne voyait ni n'entendait rien , mais statuit, mercaturd relictd , se tolum il écrivait exactement tout ce que studio sacrarum litterarum tradere , son compagnon se vantait de voir et ut quid sentiendum in nostrâ religiod'ouïr. socin et plusieurs autres per- ne esset dilucidè cognoscere posset (6). sonnes exhortèrent Puccius à ne point (B) Cela n'empêche pas qu'on ne suivre ces deux personnages ; on ne dise qu'il fut brillé a Home.] L'archegagna rien sur lui j il fut à Prague véque de Saltzbourg, dit-on (7) , le fit avec eux , et se réunit à la profession prendre , et l'envoya à Rome. Ce perromaine , sur quoi il écrivit une Ion- sonnage méritait quelque support des gue lettre à Socin , où il assura qu'un inquisiteurs', à cause du beau prétexdes anges qui se faisaient voir à l'un de te qu'il leur fournissait de déclamer ces deux messieurs s'était adressé à lui, contre le principe des protestans. Puccius, nommément, et l'avait pous- Puccius rentrant dans le giron du sé à abjurer ses erreurs. Slatim au- catholicisme , après avoir cherché temjerèut Pragam pervenit , factus maître dans tous les nartis qui s'en est papista, et ministros pontiûcios étaient séparés , et après avoir sondé adiens , suœ ab ecclesid romand olim le gué en France , en Suisse , en Andefectionis ueniam , conueniente sa- gleterre , en Pologne , est une preutisjactione ezhibitd, impetravit. Ac ve parlante , peuvent dire les contro-
versistes , que dès que l'on abandonne (l)Librwn... cui titulumfecit deBiblu$ occiu- le principe de l'a utorité pour se je-
sis , deaue Elid //ni ea aperturus est. Socin . , r
rpist. III, pag. 38o, vol. I. Biblioth. Ira tram ,„.-,. ... ,0 , mir~.i.
Polonorum. (*) Soc.a. , ep»st. III, pag.&o, 90I. JBibUolh.
(4) D'um Puccius in hdc venturi Eli* expecta- fralrum Polonornm.
tione totus est, diumjue teipsum participent hu- (°) idem, ibidem, pag.
jus divinœ legationis fore sperat , quemadnuHÛun (7)^* archiepiscopo Salisburgensi capots
eîtu ipse Ubcllus non obscure indicat. Sociu. , tandem , et Romam missus. in rogo pcnit. Mi-
ibtfem. creliu* , SyuUgm. , Hist. Ecclcs. , pag' ^
36a PUCCIUS.
dans la voie de l'examen , on ne turaliur hanc facultatem, ut pçssint peut donner fond nulle part. On vol- et velint salvifieri,etiam absquè scrutige de part et d'autre , et enfin si Ton tinio quœstionum theologicarum ; ut veut trouver quelque assiette ferme , Osiander (*'), et posl hune Johannes l'on fait comme la colombe de Noé , Ludovicus Hartmannus(**),testantur Ion rentre dans l'Arche. Beaux lieux (ia).
communs que deux modernes (8) ont (E) M. Baillet parle de lui (i3). ] fait valoir depuis peu (9), en rentrant II nous apprend que Luc Osiander dans la communion romaine: mais publia un livre, l'an 1693 , contre un au fond ce n'est qu'un feu de pail- François Puccius , et que ce livre le; car la voie de l'autorité' conduit pourrait bien être le même que celui nécessairement les particuliers à être qui a pour titre : Anti- Puccius.^ II mahométans en Turquie , païens dans ajoute ces paroles : « François Puccius la Chine , et toujours de la religion » ne me paraît autre que l'auteur du nationale. » » puccianisme , c'est-à-dire d'une
(C) // n'avait aucune science , et il » nouvelle secte qui a dure' trois donnait dans le fanatisme. ] Voici le » jours , et qui est demeurée ensevebeau témoignage que Voè'tius lui a » lie sous les pierres dont elle fut aç • rendu. Fr. Puccius natione I talus » câblée par les calvinistes , les lu- Filidinus (10) , instar cothurni om- » thériens et les catholiques. En nium aut nullius religionis , nullius » remontant un peu plus haut , je eruditionis litterariœ, philosophicce , » trouve que ce Puccius pourrait^bien scripturariœ , molitus est libellum Goudas in Hollandid , anno 1 5gi , editum, et Clementi j^III dedicatum , quo asserit uniuersalem restitw trônent, etûdem naturalem in Deum, per quant omnes salvari possint. Fanatico illi errori (jactat enim revela-
tioneSyTïi. iao., pag. 94.) mox public a » conséquent de l'homme par la creascripta opposuerunt , ex rejormatis » tion. Mais je n'assurerai pas que ce Fra/iciscus Junius , ex lulheranis Lu- » Florentin soit le même (i4) que ce cas Osiander , ex pontiûciis Nicolaùs » Francise us Puccius Filidinus , dont Serrarius. De hommis istius universali » il est parlé dans la première classe <t7ra.i<JW<n« ex scriptis , de ingenio et » de l'Index des auteurs et des livres moribus ex espistolis Socini judicare » condamnés sous le nom du concile poteris , epist. 3., quœ est ad Matth. » de Trente, où l'on a remarqué que Radecum secret. Gedanens. Puccius » c'est faussement que cet homme a prior Socinum satis sarcasticè per- » pris le nom de Pucci. » Notez que strinxerat in collatione de mortalita- Ton cite un Anti - Puccius composé te , quœ postea typis édita fuit in 4°. par Fauste Socin , mais ce n'est pas (11). le titre du livre ; on cite ainsi pour
(1)) Les honnêtes gens seraient sau- abréger. Cet ouvrage est composé de ués, même dans le paganisme. ~]Tob\e quatre pièces: il contient, i°. un Pfannérus, sur la foi de deux person- petit discours de Puccius touchant nés qu'il cite, lui attribue ce senti- l'immortalité de toutes les créatures ment. Franciscus Puccius Felidinus , avant le péché : ce sont dix thèses , Romœ quidem postea nescio qud de contenant chacune l'un des dix argucausâ combustus , ignorationem et in- mens sur quoi il établissait son para^ credulitatem Euangelii , uel defectum doxe \ i°. la réponse de Socin à ces baptismi ad salutem nulli obesse (sta- dix thèses ; 3°. la réplique de Puccius tuit ) modo sludeat viiœ inculpâtes ,
(*') Osiand., cent. XVI , lib. IV, cap. 46, cit. ib.
(*a) /. L. Hartmann. , Hist. Concil., tom. IV, period. 6, peric. 16, exerc. 67 (pag. 701).
(13) Tob.Pfaemerus, Systemale Tbcolog. Genlilis , pag. 4g3.
(13) Dans set Anti, nwn. 33. Vojrei aussi nwn. 6q.
(14) 7/ est certain que c'est le
» être le même que Francesco Pucci » de Florence , qui s'était retiré àBà- » le , et qui eut quelque contestation » avec l'hérésiarque Socin , sur l'état » du premier homme avant sa chute, » l'an 1577 , et qui tenait l'immorta- » lité de toutes les créatures , et par
quoad externos mores , nec prœfractè quicquam neget : inesse omnibus na-
(8) Les sieurs Papin et de Versé.
(9) On écrit ceci l'an 1696.
(10) Vojret ci-dessous, citation (12).
(11) Gisb. Vo«tiu* , Disputât, theol., tom. II , pag. a34 , »35.
PUTÊANUS. 363
ll1tte, ?fP°?fe' 4°. la ^pHque de ,e loue beaucoup et d'eux et Sociu (i 5) : clic est fort longue et fort j» n j i .t*
trayaillee. Tout cela se trouve?sous d «He dans ses lettres (Bj. Il se ce titre général : De statu primi homi- transporta à Louvain , l'art 1 606 , nis antè lapsum Disputatio , dans le pour y succéder à la chaire de
fre'relpolona^ feibliothe<luc des professeur que Juste Lipse avait
occupée avec tant de gloire. II
(tS) Intitulée : ad Defensioaem Francisa Pue- filt fort Considéré dans le PayS-
eaponaio. ^ ^ posséda le titre d'histo-
PDTÉANUS (Érycius), au- du roi d'Espagne, et
teur d'une infinité de livres (A), ce,UI de conseilïer de l'archiduc naquit à Venlo en Gueldres le ^kert. M ^ut même gouverneur 4 de novembre i5y4. Il fit ses <*u château <*e Louvain (d). Il premières études à Dordrecht mou/rut l'an *646(C), et fut end'où il passa à Cologne pour y terr* daûs une c,napelle où per-
fairesa rhétorique et son cours sonne n'avait été encore 1 ! -~» ' ■ terré. C'est — n- 5 - L
aux icyuus ae jusie JLipse, qui j • ; — . v*'/* «»":v,iaii
conçut pour lui une estime et répandre dans ses productions une amitié particulière. II passa ce cmon appelle traits d'esprit, en Italie , l'an 1597 , et s'arrêta m* réussissait quelquefois;
quelque temps chez Jean Fer- mais er} ^iea des rencontres il nand de Vélascos , gouverneur c00*^^!* naturel, et tombait du Milanais ; puis il s'en alla à dans an le.u de mots un Peu for~ Padoue, et logea chez le célèbre Sf* 11 PUD,ia un ouvrage intitulé : Pinelli(a). On l'en tira l'an 1601, *£atera Belli et Paris, qui fit pour le faire professeur en élo^ DeaucouP de bruit, et qui pensa quence à Milan. Il s'acquit beau- Ie ruiner (E). Néanmoins c'est coup de gloire dans cet emploi ; un.ouvrage °iui , Joigne qu'il de sorte qu'on l'honora de la eta** Pms *c'airé sur les véritacharge d'historiographe de sa ^Jes intérêts de sa majesté cathomajesté catholique; et qu'en ll(*.ue ^ue ceux <lui ne s'occui6o3, la ville de Rome l'aggré- Paient. des affaires d'état, gea, lui et sa postérité, au nom- 0a ïui attribua faussement une ure de ses bourgeois et de ses pa- Satire conlre le roi Jacques (F;, triciens. Il prit le degré de doc- Qq assure <lu'il rendit un très* teur en droit à Milan , more /y- Srand service au roi de Pologne toque majorum (b). Il y prit ^* Ceux *ïui voudront voir les
eUn eût tmme ® 'a?™, '6°4,î Vf?'-»*" "°«<
ei en eut beaucoup d'enfans. Il Tined* la Tour, Turriana. ta) Mnr„- • ~ W> Tiré * VaIère André , Bibliot . Belgic
(/) rojes, la rem. (Hj.
364 PDTÉANUS.
louanges que divers savans lui » chant à Erycius Putéanus , succès* ont données , et les honneurs n \ear de Ljj)SC > «l»'? «wfcisait que lui ont faits quelques prin- " ^ Petits ivres , celui-cilui reponl 9 »juv.i|uvj n dit que Flutarque et plusieurs au-
ces, n'auront qu'à lire la Censure » très* auteurs ^de î'antiauité eu de Pope Blount (G), et I'Acadé— » avaientaussi bien faitque lui. Alors
mie de Bullart (H) (ff). L'un des M Morct lu! rdPlilP>a \ Croyez-vous
• . „ • » i . » Tkg'i » que vos livres , que je ne puis de-
principaux amis qu il eut a Milan „ ^itcr 8oient au;si4bons que ceux de
était secrétaire du conseil , et » Plutarque ? Ce qui mit Puteanus
s'appelait Jean-Baptiste Saccus. » «n colère, et le ut sortir de la bou-
Je rapporterai quel que chose tou- " %ue de Moret (4). «Voyez M.
i i i V1 . n . r Baillet, au I'r. tome des Juiicmens des
chant la manière dont Puteanus Savans; ch x 8ection de %petitesse
éleva une jeune fille (I) à la- des livres. Lisez aussi ces paroles du
quelle cet ami prenait intérêt. IIe- tome (5), il est vrai que ce Putéa-
Comme elle était Italienne, il nus Passait P°»r un babillard, et
„^ ,/r 9 n *. pour un çrand faiseur de petits livres ^
ne souffrait pas qu elle prit part ^ ubétaitJ d'ailleurs fort habile à des coutumes flamandes qu'il homme.
n'aurait pas crues dangereuses, si (B) Use loue beaucoup de sa femme elle était née à Louvain. et de ses enfans. ] Il n'y a rien dé plus
agréable qu'une bonne femme , écrite) Voyez aussi M. Baillct, Jug. sur le» vait-il à un ami ; j'en parle par expé- Criiîqucs Gram., num. 5o3. rience : la mienne me paraît toujours
,.v „ , jeune et belle ; car quoiqu'elle ait
{K) Auteur duneinfimu d^livres.^ SOUvent accouché , elle conserve les
^jfloj'em , et fo. .
le sieur YVitte (i). Ce sont presque ties jam puerpera serval. Imo Ma
tous petits ouvrages, et jamais hom- mUù bona est , et qualem ex Apiculd
me ne parut plus persuade que lui de nasci S imo rude s voluit. Opportune hic
la maxime d un poète grec, qu un igUur illud Theognidis usurpem : grand volume est toujours un grand
mal (*). Il est facile de multiplier le Oiîefcv Kùpi Ày&Q»t y\OKtpei<rtpin Içi
nombre de ses productions publiques, ^t/ vaixoç.
lorsque l'on fait mettre sous la presse Mâfruc iym , cv & fjtou ytyvou «x»-
tout ce qu'on écrit. Notre Puteanus Boavmç.
était frappé d'une telle maladie : il ^ , etlatinè dicam?
n'est pas jusqu'au recueil des témoi- r ^ u*cum.
gnagCS qu*il donnait à Ses écoliers, qui ^il uxore bonâ , Cyroe , est jucuodias : hnjiu
n'ait vu le jour (3). M. Colomiés a nu- Cum tibi »m te8li8 ' ttt mibi te*Us erb (6)*
blié une chose qui ne saurait être Voilà ce qu'il écrivait l'an 1 6a6. Cela
mieux placée qu en cet endroit-ci. ne remplissait point le vœu d'un poé-
« M. Vossius m a dit que Moret , fa- te romain: la femme de Putéanus Pa-
» meux imprimeur d'Anvers , repro- raissait cncore jeune ct belle à son
/ i w . v • ». -, . mari, c'est parce qu'elle l'était enco-
(1) Witte . Memona: Philo»ophorum , pae, -t »• / «. ï 1» »»
Ofyetscq. re« L importance est de le paraître
(2) Vojet M. le Fèvre, dans la Vie des Poètes lors même qu'on ne l'est plus. Voici grers , pag. , 14a. // attribue cette pensée au \c souhait du poète :
poète (.altimachus. Voici les paroles de Callima-
chus , rapportées par Athénée au commencement Candida perpétua réside , concordia\ lecto ,
du III*. livre : To fAtycL /2»yôXlOV 1V0V ïhtytl TanvfUc pari semper sil Venus œqua jugo. tiret ta p,tyâ\a KAKtû. Magnum librum po-
rcin esse dicebat rnagno malo
(\) Colomiés , Opuscules , pa$. ii\ , n5 , e'JU. d'I/trecht, i(jG.j.
(5) Articl. 229 des Critiques historiques. (G) Eryc. Puteanus, F.pistolar. sel ce ta ru tu l'an 1G18. paratu, eput. X centuriat I V, pag. m. 10.
(3) V ojez U livre qui a pour titre : Erycii P11tcani Mailyremata at-ademica , sive Dot tr'ma: et (•'») A«"ticl. 229 des Critiques historiques, probitatis TcaUmouia. Il fut imprime a Lejdc, (G) Eryc. Puteanus, Epistolar. sel ce ta ru tu Ap
<Utwlî PUTÉANUS. 365
, n m quondaf: sed et ipsa ma- Depuis la première édition de ce t><Jf4/*4, ^ Dictionnaire , j'ai consulté la vie de
chm fuerit , «on videatur patëj|n|lg à la ^ de se8 Lettres post-
^.4 j/vi / « , • h humes , publiées par son gendre ; et
OfA fUJ ( e lettre (8) , écrite 1 an ai troinré qu>a mourut dans le <i us nous apprend qu elle Jcy tcau de Louvain , le 1 7 de septem-
tJ ' +£mé quatre garçons ■ et bre 1646.
Vw^A^et qu'il avait perdu trois (D) pt d>un grand commerce de raît fort content d avoir ieltreSm 1 Cela paraît par les lettres Or. * U en allègue le sujet (9). ^ a publiées , et encore plus par i d'autres enfans mâles. ce passage de M. Bullart: Enfincefut
Tte porta les armes (10) ; ceUe doctrine qUi [e rendit considéradura guère ; il se fit car- ^ dans ies premières cours de l'Eulé au bout de deux ans , rope ^ et qui porta presque tous les en quelque façon Jean «n-ncw 9 tous les hommes doctes , Us rère, qui avait pris 1 ha- ambassadeurs des rois et les génée (11). Putéanus parle en- raux d'armées de son temps , h lui x autres fils , dont 1 un , donner des marques de leur amitié ♦,était secrétaire de. 1 ar- et je /eur estime f par des lettres , Compsa, nonce apostoh- desquelles on trouva plus de seize nommé Maximilien, ctu- miije rédigées par ordre en sa bibliode son père (la). théque (18).
.rut Van 1 6{6.] M. Bullart ^a division de toutes ses œuvres •)oint cela , car il dit que co c£nfj tomes (19) nous faits avoir que i le 4 de novembre 1574, jc second tome comprend ses lettres , ' de soixante et dix ans , c'est-à-dire Epistolarum Alticarinn été professeur en histoire apparatus , nimiriim promulsis. Cela rante ans à Louvain (i3). comprend trois cents lettres. Missus ins nul détour qu'il mou- secundi , trois cents aussi. Bcllaria , 44. Lorenzo Crasso (14 ) tout autant. Deliciœ adoptivœ, une mcoup le faisant mourir centaine. Epistolarum Atlicarumcenil s'est égaré pour n'avoir turia singularis et nova. Epistolarum pas lan a»»ez d'attention à ces paroles Atlicarum apparatus novus. Il comdu Ghilini : L'anno m. dc. xxiv. Ju il prend quatre cents lettres. Apparatus Putcanida malattia oppresso , percio posthumus in quatuor centurias disscrisse questo epitqjffio tla mettent so- tributus. Un recueil des lettres qu'il pra la sua, sepoltura (i5). Il est clair avajt e'crites à M. de Zuylichem , et à quecela ne signifie sinon qu'il fut fort l)aniel Heinsius , publié à Leyde , malade cette année-là. Le sieur Witte par Boxhornius , l'an 1647. Joiguez à (16) met la mort de Putéanus à l'an ccja ja y*, la VIe. centurie des Lettres 1646, le soixante-onzième de sa vie : il posthumes imprimées à Louvain , l'an fallait dire le soixante douzième. Il la ^ par \es soins de Xiste Antoine met à la même année 1646 dans 1 A- Milser (20) , son gendre, qui avait brégé qu'il nous donne de la vie de ce aussi fajt imprimer au même lieu , et professeur (17). Valère André est Pau- ja mëme année , les quatre centuries teur de cet Abrégé,onpeut donc s'y fier, précédentes. Voyez M. de Vigneul-
M Martial. , epÎRr. XIII , lib. IF. Mar ville (il).
(8) Cest la LXF". délai*', centurie, p. a6. (£) // publia un ouvrage intitulé
1p) Lhméme m-]^\M.j.aiye cef> Statera Belli et Pacis , qui... pensa le
JS £Zfê& "vl \eT ^ ^ ~ ruiner^ Ce livre fut imprimé pendant
(11) Voye% la lettre LV de la même centurie. qU»0n négociait un traite de trêve cn-
Elle fut écrite l'an 1618. tre sa majesté catholique et les Profit) Foyer, la même lettre. J
(13) Builart, Académie de* Sciences , tom. Il, (,8) Bnllart, Académie des Sciences , tom. II ,
(14) Lorento Crasso , Istoria de PoëU greci , ^ A la ^ (U m Leltrcs posthames , im-
paç. 193. . . . primées h Louvain , 1662.
Ghilmi , Teatro d^Hoomiiu lettcrati, vol. r ^ ^ ^ dg /Wnf chrin ? n
II, pag. 73. gouverneur du château de Louvain.
£ SwJSâïh. . Pag. 565. KoniR ' («) Au II< tome de ses MéUn6es , paê. 308 , citant le livre, la nlt néanmoins 7.644- < Rotterdam.
366 PUTÉANUS.
vinces-Unies, Tan i633. L'auteur con- ceptd , attulit, et mihi legendam traseillait la paix , et faisait voir que la didit. Deus bone ! quam bonus itU continuation de la guerre nuirait Belga , tam malus politicus. iVb/i hic beaucoup au Pays-Bas espagnol : il ferremus, qui talia de nobis, quœ ille s'expliqua trop nettement sur les avan- de rege , de importund archid. legatages que les ennemis avaient déjà tione, etsimilia. Ac nisi amici omnia remporte's , et sur les victoires qu'ils pro Mo , est quod metuamus uicem pouvaient attendre. Vossius, son bon optimi, et elegantissimi ingenii. Il ami , et l'homme du monde le plus ajoute qu'on l'avait cité à Bruxelles , pacifique , je veux dire le plus eloi- et qu'on devait continuer à l'interrogné de certains auteurs qui pour ger ; que le président Rose lui était animer le peuple à continuer la guer- contraire, mais que d'autres personrc, lui étalent mille descriptions ar- nés importantes le protégeaient, et tificieuses de ses forces , et de la fai- qu'on espérait que leur protection blesse de l'ennemi, fut fâché que le sauverait. On sera sans doute bien Putéanus se fît des affaires en publiant aise de trouver ici le nom de ces un ouvrage d'un tout autre tour, (aa) protecteurs ; c'est une partie de l'his- His diebus haud lœtus accepi , opti- toire de Putéanus. Ob amicos , quos murn , et disertissimum uirum Ery- plurimos habel , nihil Mi pericuti cium Puteanum , in periculum , aut fore putabat. <$ibi addictissimum hacertè molestias aliquas incidisse. Scrip- bel Varambonum archiepiscopum Cœsit Staleram Belli et Paris, quo non- sarienseminfanti a sacris, Chiffletium nullis de partium suarum impotentid medicum , qui plurimum apud Ser. prolatis , complures ojjfendit. JVdsti Inf. possunt , et alios , sea infestum fastum Hispanorum , et principum Rosam prœsidem Hispanis obnoxium, aures , quorum nec hœ , nequè Mi et paci , ut dicitur , adversum , qui veritatem accipere sustinent. flaque etiam causa esse putafur, cur decem nisi nôssem multos ei in aulâ Bruxel- jam mensibus, nullœ ex Hisp. litterœ iensi, quo vocatus est, amicos esse , ad t/A»i»o7roioi/ç. Infans quoque cardinisi quoque ingenium, et eruditionem nalis , qui jam in Burgundid , - non illius œstimari scirem, si ni s tri aliquid minus quam Eugenia, Mi benè uouererer. Nunc optima non omninb lunt. Deum rogo , et benè faciant , despero- Utinam non aliud audireco- neque ob ir&pphTi&v hanc gravius anigatur , quam quod olim in simili ferè madvertant, in uirum candoris melle negotio , à Phalaride aiunt fuisse penitus imbutum. La chose ?e termina dictum Simonidi (a3) , Mf'xoitr <rd selon les souhaits de ce médecin. Il Mot/rov «ujtxiuc îrovot. 11 communiqua ne faut pas que j'omette qu'un anoson inquiétude à un médecin de Dor- nyrae écrivit contre cet ouvrage de drecht , qui lui répondit que Putéa- Putéanus. Cette réponse fut intitulée: nus avait agi imprudemment, et qu'en Anti- Putéanus, sive Politico-Catho- Hollande on ne pardonnerait pas une licus Staleram Puteani inducias extelle faute. (i4) Ve Cl. Puteano quod pendentis alid Staterd expendens scribis , valdè me percussit , quamuis (26 ). J'ai un petit livre ( ij ) qui taie quid meluerem , ciim legissem contient la Statera de Putéanus et Stateram, doctè magis , quam pru- la réponse de l'anonyme , avec deux dénier scriptam. Accepi abeolitteras, lettres où se trouve le jugement d'un Staterd jam editâ, quam tamen prœter Hollandais sur cette réponse. L'auteur j no rem suum non misit. Eam ùatzius de ces lettres soupçonne que l'anony- Ilaga ( ubi impressam ( a5 ) quoque me était un homme d'église (?8) , et nôsti , nec hoc nostro melius ) ex con- même un moine (a§) , et il le tourne uentu ordinum , ubi cum plausu ex-
(*6) Voye% les Anti de M. Baillet, num, i58. (m) Voisins, epjst. CXCIX, pag. m. »i8. («) Imprimé Cosmopoli , apud BaUram Cette lettre est datée du mou de juillet i633. tri» libertati» et paci» amantiss.mum , m-«.
Il fallait dire Susichoro. ç»8) Impense cavet, ne alius esse videatur
(?4) Jol». Bevcrwycliua , epiit. ad Vossium. quam ex sacrorum ordine. Barlaeus, ep. CCXIV, Cest la CLXXII^pag. nu tu, lia. Elle est pag.tfS, tom. I.
datée du 8 fie juillet if>83. /ag) Videtur cucullus galeam induissey aut
(»5) Ce n'était pas la première édition; car il galca cucullwn , ita amici conjurant , et ex eofut imprime d'abord au Pays-Bas espagnol , dem ore jam throloeo , jam milite diena <n-4°. ïdem, epist. CCXUX y pag. fit.
PUTÉANUS. 367
en ridicule pour avoir dit que le cou- léus. J'ai un autre petit livre (33) , rage et la prudence ne se trouvent qui outre \zStatera BelUet Pacis, et que dans l'église catholique (3o); que VAnti-Puteanus , contient une disles finances de la Hollande s'épui- sertation politique de Putéanus De saiènt; qu'elle faisait gémir son peu- Induciis belgicis , et une lettre de pie sous la rigueur des impôts ; que Lipse et des notes sur cette lettre (34), ses troupes étaient poltronnes ; que et quelques autres petits écrits. La ses victoires lui avaient été plus pré- lettre de Lipse fut écrite de Louvain, judiciables que profitables ; que le le 3 de janvier i5g5, à un grand seiroi d'Espagne se pouvait passer com- gneur que lui demandait, bellumne modément des villes qu'il avait per- an potiùs induciœ expédiant régi Hisdues ; que les Hollandais devaient paniarum cumGallo, Anglo , Valeurs conquêtes â la trahison , et tavo. Elle est pleine de malignité^ qu'ils les avaient achetées beaucoup contre la Hollande , et de maximes* nlus qu'elles ne valaient. Au premier rafinées de politique (35). L'auteur jour , lui dit son critique , il nous des notes les réfuta solidement , et apprendra qu'il est utile à l'Espagne se donna le nom de Justinus Bonœfique nos troupes aillent camper au dius Mont. 11 maltraita Lipse. Voyez cœur du Brabant, car les terres en (36) les plaintes qu'en fit le jésuite deviendront plus fertiles par le fu- Pétra Sancta.
mier que nos chevaux y laisseront. L'événement a justifié <jue Putéa-- Nec minus ridiculus est , cum tributis nus avait raison j car si l'Espagne et exactionibus supra quant fas est avait conclu ou une paix , ou une Batavos premi queritur , qui istos trêve avec les Provinces - Unies l'an census se dominis suis debere, et fe- i633 , elle se serait épargné bien des licitatis suas ac fortunarum^ non nisi chagrins et bien des pertes , et peutspicilegium esse credunt V eriim être qu'elle serait aujourd'hui dans
lepoi
pugnam semper declinare scribit : sa sphère : la prudence ne permet victorias nobis magis nocuisse, quàm pas que Ton publie toutes sortes de profuisse. Illane scribere non ueretur vérités ; mais il ne faut pas croire post cladeni Turnhoutanam et Flan* que son livre ait appris rien de nouaricant ? An et tune Henrici Bersii veau à la Hollande : on y connaissait / culpd terga verlit Hispanus ? J?t assez le mauvais état du Pays-Bas / quando quœso régi Hispaniarum ac espagnol. C'est la première chose dont suis persuadebit,SylvamDucis, Ke- les politiques prennent instruction saliam , Venloam , Rurœmundam , par rapport à leur ennemi, et le peu- Trajectum ad Mosam, expugnata nd pie en croit ordinairement plus qu'il Scaldim et alibi castellat viciant Ber- n'y en a. Quoi qu'il en soit , ce procam nobis nocere ? Regem uero suo fesse ur ne médita pas assez sur les i commodo iis carere ? quia non sinè paroles de Salluste qu'il mit au com- \ magnis impensis ea uicimus. Dicet mencement de son livre , et qui lui propediem, utile esse Brabantis, exer- montraient si bien les raisons pourcitus nostros in ipso penè Brabantiœ quoi il est dangereux de donner conmeditullio s lare et in hostico ali , ut seil aux princes. Ils ont assez d'autres ab equorum multitudine stercorati gens à consulter ; l'avenir est inconagri uberiorem segetem ferant (3i ). nu aux plus sages têtes j et fortsou- On connaît depuis long-temps l'au- vent les mauvais conseils sont suivis teur de cette critique (3a) ; c'est Bar- d'un bon succès ; tant il est vrai que
(3o) lu principe Auriaco nec fortitudinem , nec (33) /mpnW a Lejrde , in officinâ prudentiam agnotcît, Lie frétai ratione, quia rum, io33 , u»-ia.
catholicns non esU Audi yerba, ad nain. 90 : In (34) Notœ seu, stricturm politicat ad JustiLip-
sold ecclesid catholicd vera estfortitudo et pru- su ' epistolam. dentia. Idem , ibidem , pag. 453. (35) Cette lettre de Lipse avait déjà été réfutée,
(3i) Idem, ibidem , pag. 454* ''on 1618 , par Jean Gael , avocat de la Haye.
(3i) Ces deux lattres sont la CCXIll*. et la (36) Dans la remarque (C.) de l'article Ltm ,
CCXIV*. de celles de Barléiu. tom. I X, pag. *«3.
368 PUTÉANUS.
la fortune dispose des choses selon potuit satyricorum ma nus effugere
son caprice. C est Salluste c[ui parle Jacobus firitannice rex, utut aoctissi-
ainsi : Scio ego , dit - il (37) , quam mus et laudatissimus princeps : cui
difficile atque asperum facttt sit , sub specic panegyrici posthumi à Ca-
consilium dore rcgi , aut imperatori; saubono scripti, cujus quasi fragmmn-
postremo cuiquam mortali, cujus opes ta inter scfiedas ejus reperla, per in-
in excelso sunt : quippè ciim et illis signent nequitiam , continuo mycte-
consultorum copias adsinl ; nequè de rismo horreiula flagilia objiciuntur.
futuro quisquam salis callidus, satis- Lepidè alioquin scriptus liber est , Cui
que prudens sit. Quinetiam sœpè pra- titulus: Casauboni Corona regia, etc.. .
va magis y quam bona consilia pros- Referturin Georgii Ricliteri f^itdepi»
perè eveniunt : quia plerasque res stolis ejus prœfixd pag. 11 , è collo-
Jbrtuna ex lubidine sud agitât. On se quio cum Erycio Puteano accepisse
repent mille fois d'avoir suivi le con- Richerum , qubd Puteanus ejus li-
seil des bonnes têtes , parce qu'il ar- belli aulor habitus fuerit : cujus rei
rive des choses qui font juger que si verh famam Me innixè declinans ve-
l'on avait suivi une autre route , Ton lut apologiœ loco setiptum quoddam
aurait frappé de grands coups. Ceux exhibuerit , cui nomen perjurium
a qui Ton a affaire font des fautes RUFFI et ÙIBBOSI , prœfatus ,
dont on ne les croyait point capables, quo delatorum suorum virulenliœ ac
Un bon conseiller ne compte point sinisteritati satis fuisse obviatum exis-
sur ces fautes : il dissuade donc des iimaverit (39). Ces paroles de M. Mor-
manquable l'entreprise , si l'on s'y » quent l'honneur des personnes les
était engagé. Le plus sûr est de ne se » plus vertueuses , comme celle qui
pas ériger en donneur d'avis sur les » a pour titre : Casauboni Corona
affaires publiques. Salluste en con- » regia, etc., qui a été attribuée sans
naissait bien les raisons. » aucun fondement à M. Dupuy , et
(F) On lui attribua faussement une » qui impute à Jacques Ier., roi d'An-
satire contre le roi Jacques.] En voici » êleterre, des crimes énormes , dont
le titre : Is. Casauboni Corona Re- » M. Dupuy Ta suffisamment justifié
gia, id est, Panegyrici cujusdam » dans son Perjurium Ruffi et Gib-
verc aurei , quem Jacobo l, Magnœ- » bosi {f\o). » Il y a deux fautes là-
Britanniœ, etc., régi, fidei defensori dedans. 1°. L'auteur de l'extrait a cru
delinedrat , fragmenta ah Euphor- sans doute qu'Erycius Putéanus est
mione inter schedas tou fAAXApfoou in- l'illustrcPierre Dupuy dontM.Kigault
venta , collecta, et in lueem édita , a fait la vie. Quand on dit tout court
ï6i5,proofficind jvgidJoh. Bill Lon- M. Dupuy, en parlant de livres et de
dini. M. Alméloveen me prêta ce livre savans , on doit entendre celui-là ;
(38) l'an 1693. Il était alors très-rare; on doit entendre le bibliothécaire du
mais M. Thomasius l'a fait imprimer roi de France , cet homme admirable
dcpuis,dansson Historia Sapientiœ et qui, avec son digne frère, fournissait
Stultitiœ humanœ. Il ne se peut rien tant de secours aux hommes de let-
voir de plus satirique : jamais les très , et qui tenait de si doctes con-
plus méchans priuces ne furent plus férences. 20. Il n'est pas vrai que
maltraités par un écrivain médisant Fauteur dont parle Morhof ait justi-
que le bon roi Jacques est déchiré là fié le roi Jacques des crimes énormes
par le terrible Scioppius ; car il ne qu'on lui impute dans cette satire ;
faut point douter que Scioppius ne U s'est seulement justifié d'avoir écrit
soit l'auteur de cette sanglante pièce, ce méchant libelle , et a marqué
Nous allons citer un homme qui nous l'envie maligne de ses délateurs. Rap-
apprendra que Putéanus se défendit portons un passage bien curieux. Un publiquement d'en être l'auteur. Non
(•$9) MorhoGiu , Poly-liist. , lib. I, cap. F"TIT,
{37) Sallustiu» , orat. II ad Cassarcm de Repu- pag. 78.
blicâ'o.ainaada , imf. , pag. m. 5a 7. {4o) Bibliothèque Universelle , tom. XIII,
(38) C ett un m-ilouze de vent vingiriepl pages. pagt 2^
PUTÉANUS. 36g
attribue encore à Jean Bardai une » hert , qui après l'avoir placé dans
satire très - mordante écrite contre » la chaire de Juste Lipse, le reçut
Jacques, roi de la Grande-Bretagne, » encore avec honneur au nombre'de
intitulée : Corona Regia , dans la- » ses conseillers. Enfin ce fut cette
quelle, sous le nom spécieux de Pà- » doctrine qui le rendit considéra-
négyrique,il attaque vivement le règne » ble dans les premières cours de
de Henri f^III, Vorigine et le céli- » l'Europe (45).... Il a eu la gloire de
bat de la reine Elisabeth, et surtout » sauver la vie au roi de Poloene ,
la naissance et les actions de Jacques, » par l'explication d'un écrit enig-
quil déchire par un discours autant » matique formé en caractères incon-
ingénieux qu'il est injurieux. La eu- « nus, que personne ne pouvait lire
riosité a fait glisser ce libelle par tou- » ni entendre , et qui cachait une
te L Europe ; et ce prince, s'y voyant » détestable conjuration contre ce
dépeint avec des couleurs si noires, » Prince. » •
procura de ses alliés que Von fît une Voici ce qu'on trouve sur ce derexacte recherche de l'auteur, pour le nier fait à la tête de ses Lettres pospunir. Quelque soupçon étant tombé thumes , Ejus ingenio ac solertiâ sur Êrice Putéan , professeur de l'é~ conjurationem polonicam detectam et loquence en l'université de Louvain , sic impeditam fuisse tanti momenti l'archiduc Albert fit informer contre fuit ut omneprœmiumsuperârit.Verlui, mais il fut trouvé innocent (40- oaPatris Hermanni Hdgonis quimar- (G) La censure de Pope Blount.] chioni Spinol^ h sacris confessionibus Mais retranchez-en ces paroles : In- ^rat , œstimanda hic sunt : mea causer prœcipua Galliœ ornamenta,dum tio erit, ut Rex PoLOifi^ sciât, cui viveret , merito suo semper habitus est salutem debeat suam , ut Pharaonis Erycius Putéanus (4a). Elles sont ci- liberalitatem imitetur in Josephom, tées de la préface de Casaubon sur Assoeri gratitudinem in Mardol'Histoire Auguste; mais, i°. notre ch^cm. Polonia quidem recepit hoc Putéanus n'était point Français ; ab illo beneficium , sed in universum il n'était pas fort connu lorsque orbemehristianum extensumest,quod
(H).... Et l'Académie de Bullart."] ™ une îeune fille' ] 11 écrivit à son
Vous y trouverez ceci : « (4{) Ce fut anû qu'il ne souffrait point qu'elle se
» cette grande doctrine qui , ayant laissât baiser. Cela, disait-il, est dan-
v gagné le cœur d'Urbain VIII, por- gereuxçour des Italiennes : nos filles
» ta ce grand pontife à lui envover flamandes le peuvent souffrir sans
» son portrait dans une médaille d'or risque et impunément ; elles n'y en-
» de grand poids, avec quelques tendent^point de finesse , elles îgno-
» exemplaires de ses ouvrages : ce *ent Juily ait dans les œillades et
» fut cette même doctrine qui obli- dans les applications des lèvres au-*
» gea le cardinal Frédéric Borromée cune leçon d'amour; mais celles de
» à le recevoir en son palais lorsqu'il votre pays en savent bien les consé-
» retourna à Milan, et â lui faire quences j c'est pourquoi j'ai fait ap-
» part de ces précieuses reliques de prendre a celle-ci la langue de notre
» son oncle saint Charles-Borromée , pays et nos coutumes, excepté celle
j» que ce savant homme a données à de baiser. Si je ne rapportais pas les
» Téglise collégiale de Saint-Pierre, à propres paroles de cet auteur , on
» Louvain. Ce fut encore cette doc- croirait peut -être que j'amplifie ; je
j> trine qui le fit aimer tendrement du les rapporte donc , et Pon verra que
» comte de Fuentes , gouverneur de J exténue sa pensée. De puellâ vestrd
» Milan , et depuis de l'archiduc Al- quid scribam ? valet , viget ,
(4.) Bullart , Académie des Science. , corn. /, • A™ ™nis.
jj£ 'iq8. ' Mores et Lnguam quoque nostram
(4a) "Pope Blonnt, Censura Autboram , pag. ,
GSq, edit. T.ondin., 1690. (4*) G* <7"c J« supprime ici se trouve dans la
(43) // fut imprime' à Paris l'an i6o3. remarque (D).
(44) BÙUart , Académie des Sciences , tom. II, (46) Vita Erycii Puteani , in limine epist. a 20. ihum.