VOUS V
verrez qu'on y remarque que ce jésuite mourut sans faire aucune répa-
» accablés sous la rouille des années , » et sous les ruines de l'antiquité. » Voyez la note (58).
(*) fforat., lib. a , epist. a , vs. 117.
(55) Passerat. , prcef. in Galilinatn Sallustii , pag. 181.
(56) Asinius Pollion in libro quo Sallustii scripta affe cav
suite ci-drssusy citation (*).
(58) Propriis i verbis) dignilalcm (fat anlbj, tas , namque etsanctiorem et magis admirait item Jaciunt orationem quibus non quilibet fuerat uw-
rus; eoque ornatnenlo acernnu judiJii P. Vir- trc*' lanviPr l68b' #*»• 34gitius unicè est usas... sed uWndum modo, nec (60) Voye%ses Lettre» latine», p. 170 et sut», ex ultimis tenébris repetenda. Quintil. , lib. (61) Journal de* Savans du » 4 tnars 1667 , pa$. Vllly cap. III, pag. m. 364 » 365. 1*4*
ou
(5ji) Factnm ponr maître Nicolas Postel Dissertation sur les Péripncnmonies , pag. ao3. Voyez les Nouvelles de la République des Let-
RÀYNAUD. 439
» Baynaud était un Savoyard (6?) qui, » ture prodigieuse. Vingt volumes » s' étant fait jésuite à l'âge de seizeans, » in-folio de ses ouvrages imprimes » est mort âgé de plus de quatre- » font voir avec quelle facilité il » vingts ans dans la société, dont » écrivait. Il serait a souhaiter que » il avait été sur le point de sortiry » c'eût été aussi avec jugement, avec » ayant été fort maltraité -.inter aspera «prudence, avec modestie avec » quœsubindè patiebalurt etc., disfent » rharité, et par Tunique motif de » les jésuites mêmes dans le catalogue «l'amour delà vérité. On n'aurait » de leurs auteurs. Il devait bien s'y » pas vu tant de livres pleins d'em- » attendre après avoir con;posé plu- J» portemens et de calomnies outrées » sieurs ouvrages contre les dérègle- » contre plusieurs particuliers, tel » mens de la société , tel qu'est celui » qu'est l'infâme libelle intitulé : » qui a pour titre : Théophili Euge- » Arnaud de Bivsse ressuscite dans » nii Protocatastans * seu prima 50- » Arnauld de Paris; ni l'écrit plein » cietatis Jestt Institntio restauranda, » de faussetés et de fiel qu'il publia » où il donne l'idée de la réforraation » contre tout l'ordre de Saint-Dotni- » qu'il souhaitait que l'on fît de la » nique sous ce titre : de Immuni- » compagnie, pour la rétablir dans » tatc Autorum Cyiacorum a Cen- » son premier esprit : et un autre » surd, Diatribœ Pétri a V aile clau- » qu'il appela : Ùipparque du reli- » sa S. T. f). Cet ouvrage a été con- » gieux marchand , contre l'applica- » damné à Rome, aussi - bien que » Hon an trafic qu'il voyait partout » plusieurs autres- comme ceux, de la » dans la société. Ils désavouent » Communion pour les Morts, du » aussi un traité de la Dispense des » Martyre par la Peste; de la Cen- » vœux {de E xsolut ione àvotis) qu'ils » sure des bons et des méchans Li- » disent navoir pas été approuvé par » très ; et le XX." volume que ses » ses supérieurs, et contenir quel- » amis firent imprimer après sa
» que chose touchant saint Ignace, » mort Ce père mourut à
» qui n'est pas conforme à la vérité ; » Lyon, d'apoplexie, le dernier d'oc- » comme aussi ce qu'il écrit dans » tobre 166'S , sans avoir jamais fait » son livre contre Tex-jésuite Jule » aucune réparation des médisances, » Clément Scot, Italien, que les dé- » des outrages et des calomnies » clarations sur les constitutions des » dont un grand nombre de ses écrits » jésuites ne sont pas de saint Ignace, » sont remplis (G3). » » mais du père Lainez, second géné- (L) Ses ennemis firent courir d'é-
» ral. Ce fut apparemment l'un des tranges bruits .... Monconys
» deux premiers qui fut cause que les réfute.] Le passage que je vais m les jésuites le mirent en prison, où copier est un peu long; n'importe : » il fut assez long-temps. C'était un on y trouvera des faits que le rappor- » homme franc et hardi dans ses sen- teur peut-être ne croyait pas. « Com- » timens , mordant et satirique dans » me je lui (61) dis que j'étais de » sa manière d'écrire, et qui n'a- » Lyon, il me demanda aussitôt des » vait pas mauvaise opinion de lui- » nouvelles de la mort du père Théo- » même. Témoin ce qu'il dit en » phile Raynaud : je lui dis que je » rapportant l'éloge qu'un écrivain 1» me trouvais à Lyon quand il raou- » hérétique lui avait donné : Que » rut; et que mon frère, qui était » jamais cet homme n'avait dit que » venu de Paris lorsqu'on lui fit jt cela de vrai. C'est encore quelque » l'opération de la taille, m'en avait » chose de singulier que ce qu'il fit » souvent entretenu. 11 me tira lors » l'an de son jubilé dans la société. » une lettre du père Henschénius , » Il célébra une messe magnifique ; » dont j'avais vu la bibliothèque à » et un jésuite, montant en chaire, fit » Anvers, par laquelle it lui écrivait » son panégyrique en sa présence. » que les jacobins ont fait courir le » Ce père avait assurément une lec- » bruit en Flandres , et à Rome, que
(6a) Cela n'est pas exact : il riait ne sujet du (63) Addition à la III». lettre du prince de Conti
duc de Savoie , mais non pas en Savoie. au père Deschamps, pag. 69, édition de Cologne,
• Leclerc assure qne re livre n'est point de 1689.
Raynand. Joly Ta mi» au**» au nombre de cent (<>4) C'cstrà-dirc à un jésuite de Lansbcrgue en
qui Ini *ont fauMemcnt attribué». Bavière.
» le père Théophile était mort enra- 3> gé, que les jésuites l'avaient privé » des sacrcmens, qu'il courait par » leur couvent de Lyon , criant com- » me un damné, Philistini super » me ; et qu'ayant e'té enterré sepuli> turd asini , on Pavait trouvé le » lendemain déterré, et son corps » tout livide , parce que les diables )> Pavaient battu toute la nuit. Je lui » dis que c'était une calomnie gros- » sière, et un bruit ridicule; car le a> bonhomme avaitcessé par faiblesse, » depuis quinze jours, de dire la messe, » et communiait tous les jours : il » avait fait trois confessions généra- » les au père du lieu , la semaine » qu'il mourut ; et même le matin » du jour de son décès , qui arri- » va l'année passée à la veille de » tous les Saints, après en avoir eu » de visibles pressentimens , il dit » adieu trois fois au frère qui l'ai- » dait à s'habiller, l'assurant qu'il » ne lui donnerait plus de peine ; et » retournant de la ohapelle, où il
» m'avait dit souvent que quand le » père Théophile était fort affligé en » Avignon, à l'occasion de son livre » de JYeeotiatore religioso , un » carme déchaussé l'étant allé re- » commander aux prières d'une car- » raélite , qui est en Avignon en » odeur de sainteté, sans vouloir le » nommer, cette fille lui répondit , » que celui pour lequel il demandait » des prières était un des plus savans » de l'église, et très-agréable à Dieu ; » mais que pour exercer sa vertu et » croître son mérite , Notre Seigneur » l'avait voulu mortifier en la chose » pour laquelle il avait eu plus de » passion , qui étaient ses livres , » dont toute la gloire et la récom- » pense lui était réservées après la »» mort, et qu'alors toutes les pro- » vinces du monde les rechercbe- » raient avec empressement. Com- » me je vis qu'il m'écoutait avectin » extrême plaisir, j'ajoutai ce que » monsieur le prieurJugeact,de Lyon, m'avait appris de la modestie du
» passer au ciel la féte de tous les » Saints, et un moment après, envij> ron demi-heure après la commu- » nion, il expira entrant dans sa » chambre, entre les mains d'un » autre bon frère : et ainsi s'ac- » complit la prophe'tie qu'il avait » faite , qu'il mourrait en sa sou- » tane, et dans sa chambre, qu'il
que vertu , puisque ayant eu ordre de feu M. ae Bordeaux, et quel-
» nève, après la mort du neveu du » bienheureux; que don Félix de Sa- » voie et tout le sénat de Cham- » béri ayant obtenu le consente- » ment du duc Charles Émanuel, le » seul père Théophile s'y opposa , et » les pressa si fort, qu'ils furent con- » tramts de cesser ; ce que ledit prieur » m[a assuré savoir de science cer- » avait tant aimées toutes deux, orue » taine ; mais qu'il était lui-même » nulle persécution ne l'avait pu dé- » témoin d'un acte de la plus héroï-
« que vertu »
ques autres , de présenter au père Théophile, lors de ses adversités , des bénéfices et deux mille livres de rentes, avec caution bourgeoise dans Lyon , s'il voulait seulement employer sa plume à écrire en fat» veur de certaine doctrine, que » le père Théophile répondit à M, » Juceact ces Délies paroles , en » baisant sa soutane, qu'il aimait * mieux mourir dans cet habit que » vivre bien à son aise en manquant » de fjdélité à Dieu à qui il l'avait i> voué (65). » Si les moines sont ca-
» tacher de l'état qu'il avait embras- » sé en son enfance , n'ayant jamais » quitté durant soixante ans la re- » traite de sa cellule que pour des » œuvres de charité, comme pour » confesser le moindre paysan qui a> se présentait, à quelque temps que » ce fût. Je lui dis que l'église de *» Lyon lui fit un service solennel , au chapitre de Saint-Just , où s'est tenu un concile; que les carmes et les chartreux avaient fait de même à Lyon, et par tout leur ordre , et que la congrégation des Messieurs de Lyon avait voulu dire l'office en leur chapelle , et assister en corps à ses obsèques. Je lui dis que mou frère même, qui ne croyait pas de léger aux révélations,
(65) Moaconys , Voyages , //'. partie , pop. 386 <-t utiv. , édition de Lj on, i665, à l'aïut.
pables de faire courir de tels bruits ce jésuite ait vécu au XVI* siècle, contre un jésuite , faut-il s'étonner Cette faute ne se trouve que dans la des fables qu'ils ont débitées tou- seconde édition de Hollande, chant la mort de Luther , et de Cal- (N) 77 déguisait souvent son nom vin , etc.? h la tête de ses ouvrages*] M. Baillet
(M) Saurai quelque petite chose h trouvera là de quoi s'occuper, dans dire contre Moréri. ] I. Tout ce le beau recueil qu'on attend de lui qu'il a dit de bon se trouvant en pro- 8ur le.8 auteurs déguisés. II doute (68) près terme» dans le Journal des Sa- si ce jésuite a pris le nom d'Anselme vans (66), il ne fallait pas laisser Solérius dans le livre de Pileo , cefeignorer aux lecteurs d'où il avait 'ûque capitis Tegminibus ; mais puis-
profecto animi et
infelicis ingenii est deprehendi in croire qu il parut d abord anonyme
furto malle, qu'a m mutuum reddere <|ans l'édition de Lvon , i655, m-4°.,
(67). II. Il n'est point vrai que le père dedié ad Pelrum de Macérât ; mais
Théophile avait choisi pour titre du que dans l'édition d'Amsterdam 1671,
recueil de ses livres Apopompa;us, on y mit le nom à' Anselmus
qui est le nom que les Juifs donnaient Solerius Cimmeliensis. 11 est certain
à cette victime qu'ils chargeaient de que l'auteur, dans l'édition de Lyon
malédictions et qu'Us abandonnaient » fle qualifia Anselmus Solenus
au désert, mais on n'a pas jugé à Cemeliensis % en dédiant son ouvrage
propos de les intituler ainsi. Le titre ad Petrum de Maridat. Disons donc
A'Apopompœus n'était destiné qu'au <TUC Placcius a ignoré bien des choses
recueil particulier de quelques écrits, sar cet article; il n'a point su les
que l'auteur n'inséra pas dans ses noms qui ont Paru dans la première
dix-neuf volumes. Nous avrins vu ci- édition; Macérât est une chimère,
dessus les parties de M. Gallois, qui Maridat est le vrai nom d'un conseil-
sont si claires et si précises, qu?on 1er au crand conseil ; Anselmus So-
ne comprend pas que M. Moréri ait lerius Cemeliensis (71) était un mas-
Îîu ne les pas entendre. N'eût-il point <Iue <îui cachait notre Théophile. Le alluque ce jésuite eût perdu le juge- méme Placcius lui reproche sans suraent, s'il avait voulu que tous ses J6.' une. espèce de contradiction (je ouvrages portassent ce titre? 11 a dû dis ceci en Pa^ant) ; c'est au sujet de le réserver nécessairement pour quel- ,a Chronique de Flavius Dexter. Illud ques traités de contrebande. Son in- (Chronicon) ab ipso Bivario (7a), yel tention a été suivie , comme nous Vivàrio confictum credidere Gabriel l'apprend le père Sotuel : ce qui con- Pennotus et Matthaeus Raderus , convainc M Moréri d'une nouvelle omis- *™ ?M0J *Pse tamen Apologiis sese sion. III. Les ouvrages de Théophile hinis défendit quas approbanl Carolus Raynaud n'ont pas été imprimés l'an Visch , fliM. Listerciensis p. ni et 1667 : l'édition en fut achevée l'an Th' Renaud, de mal. et bon. Lib., i665. Ce quia trompé M. Moréri, pag. ^ ) sibi ferè contraHus pag. est d'avoir vu au'on en parlait dans l64 <73)- Voi,a comme parle M. Plac-
le Journal des Sa vans, du l4 de mars (68) Dans la liste qu'il a mise a la Jin de son
1667. Cela doit porter les ÎOUrnalis- ouvrage , intituU : Auteurs déguisés.
tes à marquer toujours Tannée de (69) ^»r« Sotuel , Biblioth. Script, «k. Je8U t
]»• • 11 1 * • • Paê~ i^O'
impression. IIS ne le taisaient pas (70) Placcios , deAoonymis, num. 6oiypag.
au commencement , et surtout lors- »3o.
qu'ils craignaient, en la marquant, de ^ , Not** 1™ «™tyeut dire natif de Cerné-
x» • a. >'i 1 «l n ba. Celait une ville cpiscopale ruinée depuis
taire Connaître qu ils Parlaient d'un long-temps. Le sie^e e'piscopal a e'te' uni à celui
livre qui avait perdu la grâce de la de Nice. Vojei Théophile Raynaud, de Libris
nouveauté. IV. Il n'est pas vrai que V^p™* Py- m- *9- . „
* 1 (72) C est un Espagnol , moine de Citeaujc. Il publia celle Chronique de Flavius Dexter avec
(66) C'est le Journal du 14 mars 1667 , que j'ai des commentaires , à Lyon , l'an 1627.
çit* ci-dessus, remarque (G). (73) PUccius, in Paeudonyraorum Catalogo ,
(67) Plinius , in prœfat. num. , pag. x85.
44a RAYNAUD.
cius : il prétend que notre jésuite, Raynaud donnait à ses livres. Ne lui
Ïirant approuve* dans la page 139 les en déplaise , ces titres étaient quelpologiesdu moine espagnol, les dés- quefois ingénieux. Qui ne voudrait approuve dans la page 164. Rien lire un ouvrage intitulé : les Spirimoins que cela : il les méprise assez tualités hétéroclites , et les Anomalies clairement dans la page 164 , et plus de la piété? C'est le titre du XV*. et nettement encore dans la page i3ç;. et du XVIe. volumes des OEuvres de Flavii Dextri Chronicon nuper vul- ce jésuite, Heleroclita spirilualia , et gatum , supposilum fuisse Dextro , Anomala pietaiis. Voilà donc , diralatè conlendit Gabriel Pennotus in t-on, des hétéroclites dans la religion Canonicorum regularium Historiâ. aussi bien que dans la grammaire ; y Quamvis enim, ipsosancto Hierony- voilà des anomalies aussi bien que mo teste, ratum sit, Flavium Dextrum dans la lune.
scripsisse Chronicon quod eidem D. Quelques-uns ont cru que VAma- Hieronymo inscripserit ; tamen hoc dœus Guimenius , dont les ouvrages , Chronicum nuper vulgatum , illud pour la morale relâchée ont fait tant ipsum esse genuinum, cujus S. Hie- de bruit, n'était autre que le père ronymus meminit, multa sunt quœ Théophile. Le pére Baron supposa dissuadent. JVec quœ adversks îibri cela dans toute la IIe. partie de sa illius suppositionem proférant Biva- Manuductio ad moralem Theolorius eommentator ac defensor , et giam (80 ) ; mais ayant depuis re- Melchior Inco fer, lib. pro epistolâ connu que le livre d'Amadaeus qu'il Deiparre ad Messanénses, à cap. 4* réfutait a été composé par un auteur ad 4° * expient rêvera legentis ani- espagnol , il se rétracta dans sa mum (74). Voilà ce qu'il dit dans la préface. Et certainement , ajoute page 139 , et voici de quelle manière M. Gallois, le livre de Guimenius il s'exprime dans la page 164 •■ Fia- n'a guère de rapport avec le style et vii Dextri Chronicon quod nuper pror la manière du père Tlxéophile" Raydiit r magna excitavit dissidia. Ali- naud. Notez que ce fut par d'autres quod Chronicon verè fuisse à Dextro voies que Ton reconnpt que cet ouconscriptumyconstat>chmsanctusHie- vrage était du jésuite Moya , confesronymus ejus sibi h Dextro inscripti seur de la reine d'Espagne ; la divermeminerit ; sed an id quod nttper site de style, voie d'illusion , n'emprodiit, sit verum illud Dextri Chro- pécha pas que Raynaud ne fût accusé niconf controversia est, Multi hoc publiquement , et ne le justifia pas. Chronicon esse suppositum ab aliquo, (0). Un carme publia, un de se» cui honor gentis suas cordi esset , écrits avec bien des changemens .] contendunt, et actiter Pennotus in Pauvres écrits posthumes , et vous Canonicorum regularium Historiâ manuscrits venus des pays lointains , (75). Ce jésuite prit le nom de Ste- comment peut-on se lier en vous? phanus Emonérius en écrivant pour Qui nous pourra assurer qu'on n'y les équivoques contre Barnes (76), ôte rien, puisqu'un manuscrit du celai de Héribertus Cerne liensis , père Raynaud souffrit tant d'altéradans son traité latin des Eunuques tions entre les mains d'un religieux (77) : celui de Léodégarius Quintinus carme pendant la vie de l'auteur , et ftœduus en écrivant contre Hurta- presque à sa porte? Ce jésuite avait do , etc. Ce Hurtado était un moine déployé toute sa science pour sonte- «spagnol qui fit imprimer à Amster- nir leScapulaire de Simon Stock j mais dam le livre dont Patin a fait men- il ne contenta poiut les principaux tion (78) j on y trouve (79) des raille- intéresses. C'est pourquoi ils estrories sur les titres que Théophile pièrent misérablement son livre en
(,4> Theop. R.yn.ad., de m.ii, .c boni, Li- quelque, endroits , et ils y entèrent bris, num. no,pag. m. 139. des membres postiches. Il en a te-
(«>) Idem, ibidem, num'. ag6 , pag. 164. moigué son indignation de la maniè-
(76) Vojet, l'article Bunu, remarque (D) , TC que Ton va Voir. Jloc OpUSCulum
tom. irr,pag i3j. ( Scapulare Stochianum illustratum
^ Imprimé à Dijon, in-?., l'an i655. el aefensum ) quale Parisiis è meo
Ci-rtfXJMX, citation (22). ' 1
(79) Vojeu la préface du duplex Autidotus, (Ro) Gallois, Journal des Savaos du 12 avril mrt. I. 1G66, pag. m. 3g.
M. S.prodiity anno i654 > apud An- » ou putatifs, ou avortons. Il n*y a si tonium Padelore , abjudico tamquam » malotru qui ne veuille que ses prespurium et alienum, irruit enim in » miéres appréhensions prennent air, àlud leo , a quo miserè deformatum » craignant qu'étant trop longueur , dicam discerptum et ïaceratum, » ment enfermées, elles ne sentent Jlecisa pUrisque locis, me inconsulto, » le remugle (84). Vrai Dieu ! Jodelïe milita; addita ex mente interpolato- » me semble avoir heureusement ris alia , quœ plané improbo. Titulus » rencontré en ces six vers. ipse Ubri (ut ab ipso limine fieret .
* • • \ : • Jtt tant ceux d auiourd hur me faschrm ,
perversions exordtum ) , immutatus m Qui Jfy [ort qtte JJur, p[Jtej ,/schent •
est ; ita Ut quod HincmaruS Senior JU- - Quelque trait soit mauvais ou bon,
niori exprobrabat, admissd in ipsO • En lumière le vont produire ,
î t — ,..'< ^. < ,Vv „ A ». „ „ 0 -v- • Pour souvent , avec leur renom,
auitu cainiatione , non potucrit ex- T . , ?
.s - /•#••«/• " Les pauvres imprimeurs deslrwre. •
pectari progressa Jehcior. Htat pas- r
sim orath , ob prœtermissionem vel (84) Cest-à-dire le ronce, le moisi, paedorem
recisionem unius aut allerius uoculœ, «t«itum.
menda ubique densa. Sic rependitur «iurrre/** x r
gratia (81) ? RAMUS (Pierre), en français
(P) Ceux qui crurent que le librai- de la Ramée, a été l'un des plus
r*...;. s\y ruinerait,se sont fort trom- fameux professeurs Ju XVIe. siè-
jj*.] Car cette édition s est bien ven- . j] efait né <]ans un vi| W du
due, et quand on la trouve complète ™ , . ^. 0 ,7
dans les ventes de bibliothèques en pays de Verraandois en Picardie,
Hollande et en Allemagne, on la l'an l5i5 (a) *. Son aïeul s'était
Bousseordinairemen^tjusqu'â unprix retiré en ces quartiers-là après
Wn considérable % Ainsi 1 impri- . , J bi f
meur n'a point mérité de place dans w 1 . " , , ' une certaine liste dont M. Catherinot que sa patrie fut réduite en cena fait mention. « Comme je finissais dres au pays de Liège (A), par
» sa demeure, toujours régentant et du charbon. Il laissa un fils qui
» toujours composant, ma donné avis ja sienne a Gourer (b)>
» que Ion pourrait faire un juste 0 0 .r 4Ï . j t>
» volume du catalogue de ceux qui et qui futleperede notreRamus,
» par leurs livres ont ruiné foncière- c est-à-dire d un nomme qui a
» ment leurs libraires ; ce sera pour été le jouet Je la fortune ; car sa
» une autre fois. » Cela me fait sou- yie fut une alterna,ive perpé-
venir de ce passage d bticnne ras- ît „ , . i» 1 •
quier (83) :« ïl n'y a remède , il faut tuelle d élévation et d abaisse-
» que je m'éclate à ce coup, et me ment. L'envied'apprendrel'ayant
» plaigne à gorge déployée de la ca- p0rté dès l'âge de huit ans à s'en
>, lamité de ce siècle , qui nous a Uer à parjs (c) et ,a misere
» produit si grande foison d auteurs , > . ..
,* vr, 1. * a ■ «î . - ji.t; l avant contraint d'en sortir, il
(81) Tbeoph. Raynaud., m Syntagn. de Li- J 1 1 * »•!
bm proprii», nwn. 7a, pag. m. 90, 71. y retourna le plus tôt qu il put ,
* Lcclerc dit que c'ejt un hit notoire dans la t » trouvant point les mOVenS
ville de Lyon, que le libraire qm avait hit 1 en- J * r J
t reprise fut ruiné de fond en comble : ce qui de SUDSlSter , il en partit Une Sen'eropêcbe pas d'être vrai ce que Bayle dit du
haut prix auquel allait cette édition en Hollande ... -, tt-.» t>^.-
et enPAllem3gne. Mai» Ravie c,t allé trop loin (") Theophilus Baoosius , m Vil. Pétri
quant au pri* ou ce livre s'clevait de son temps, Kami , pag. 2.
et dan* son pays, il a conclu le succès du livre en * Leclcrc , copie par Joly, croit qu'il faut
France, et dans la nouveauté. reporter à iSo^ou environ la naissance de
(8a> Catherinot, l'Art d'imprimer, p. 11. C'est Ramus , et il motive très-bien Son opinion.
m. 638. W '*«'•. ^flS- 3.
conde fois ; mais la passion des leraent de Paris entre Ramus et études fut si grande en lui, que Antoine Govéa. Ou donna des le malheur de ces deux voyages juges aux parties, pour prononne l'empêcha point d'aller cher- cer sur le d.fférend après qu'elles cher tout de nouveau une condi- auraient disputé. Govéa eut tout tion (dans cette ville. Il y fut en- l'avantage qu'il pouvait prétentretenu pendant quelques mois dre : les livres de Ramus furent par un de ses oncles , après quoi interdits par tout le royaume , il se vit contraint d'être valet * et leur auteur fut condamné à au collège de Navarre (B). Em- n'enseigner plus la philosophie, ployant le jour à servir ses maî- Ses ennemis firent paraître leur très et la plupart de la nuit à joie avec un éclat surprenant étudier (d), il fit des progrès si (E). Ceci se passa l'an i543. L'anconsidérables , qu'à sa réception née suivante la peste fit du ravaaudegréde maître-ès-arts, il s'en- ge dans Paris, et dissipa pres-
§agea à soutenir le contrepied que tous les écoliers du collège 'Aristote sur tout ce qu'on lui de Presle : mais Ramus , s'étant voudrait objecter (e) (C) : mais il laissé persuader d'y euseigner *, faut noter qu'avant cela il avait attira bientôt beaucoup d'audifait dans les écoles un cours de teurs {h). La Sorbonne le voulut philosophie qui avait duré trois faire chasser de ce collège , et ans et demi {f). Il se tira heu- n'en put venir à bout : il fut reusement des objections qui lui maintenu dans la principalité de furent faites un jour entier. Ce cette maison par arrêt du parlesuccès lui donna l'envie d'exami- ment (i). Il trouva un si bon ner plus à fond la doctrine d'A- patron en la personne du cardiristote , et de la combattre vi- nal de Lorraine , qu'il obtint de goureusemeut ; mais il ne s'atta- Henri II la main levée de sa plucha guère qu'à perfectionner la me et de sa langue, l'an 1 547 » e* logique. C'est à cela qu'il rappor- la charge de professeur royal en tait toutes ses lectures , et les le- philosophie et en éloquence au çons même d'éloquence qu'il fai- mois de juillet i55i (k). Le parsait à la jeunesse (g). Les deux lement de Paris l'avait déjà mainpremiers livres qu'il publia , l'un tenu dans la liberté de joindre intitulé : Institutiones dialecti- les leçons de philosophie avec cœ , l'autre, aristotelicœ Ani- celles d'éloquence (/). Cet arrêt madversiones , excitèrent de
J„ * il ji i, - * Leclcrc croit que les faits sont ici dé-
grand* troubles dans 1 université placés> En ^amns nVtait encore
de Paris (D). Il fallut que Fran- professeur au collège de YAve-Maria. C est
Cois Ier. S'en mêlât, évoquant à ^re qu'on lui donne dans un recueil de
* . . , . i • trois discours prononces a ce collège en
SOI le procès qui pendait au par- i54^. Ce ne fut qu'en i545 qu1 il passa au
collège de Presle dont plus tard encore il * Leclcrc remarque que si Ramus n eut -devint principal, eu que douze ans, il n'aurait pu être utile (/ Xh hiL BaaosiuS) itl Yilâ Rami, comme valet. \ * r
{dExeodem, ibid. PaS l-
0) Jo. Thomas Freigius, in Vitâ Pétri {i) Idem % ibidem. Rami , pag. m. 10. (*) Voyez la remarque (L).
(/) Id , ibid. (I) Thcoph. Ranosius , in Vilâ Rami . pas.
\g) Idcui,pag. 10 et 1 1 7 d 8.
ramus. 445
avait mis fia à plusieurs perse- de se jetter dans les bras des hucutions que Ramus et ses écoliers guenots (q). Il était à leur armée avaient souffertes. On les avait lors de la bataille de Saint-Denis, chicanés en plusieurs manières La paix ayant été faite peu de (F) , et devant les juges açadémi- mois après, il fut rétabli dans sa ques , et devant les juges civils profession; mais comme il prêtera) , pendant l'hiver de Tannée vit que la guerre recommencei55i (ri). Dès qu'il se vit pro- rait bientôt, il ne voulut point fesseur royal il se sentit un nou- être exposé à une nouvelle temveau zèle pour perfectionner les pête. Il demanda donc au roi la sciences., et il y travailla avec permission d'aller voir les acadéplus d'ardeur, malgré la haine mies d'Allemagne. Cela lui fut de ses ennemis qui n'étaient j a- accordé. 11 fit ce voyage, Tan mais en repos , et qui prirent 1 568 , et reçut partout de fort même pour une matière de pro- grands honneurs (r). Il revint ces en crime d'innovation , la en France après la troisième manière dont lui et ses collègues guerre, l'an i5^i (5), et périt prononçaient la lettre Q (G). Ils misérablement au massacre de la poussèrent si loin leurs attentats, Saint— Barthélemi , comme on le qu'il fut obligé de disparaître. Il peut voir dans le passage de M. alla sous le bon plaisir du roi de Thou que Moréri a rapporse cacher à Fontainebleau (o) (H), té. C'était sans doute un grand ou , à la faveur des livres qu'il orateur (I) , un homme fort unitrouvait dans la bibliothèque verset , et doué de très-belles quaroyale , il continua ses travaux lités morales ; éloigné de l'avarigéométriques et astronomiques, ce , sobre, chaste (K) , craignant Mais dès qu'on sut qu'il était là, Dieu, zélé pour la religion réil ne s'y crut plus en sûreté, et il formée: mais il était un peu fallut qu'il s'allât cacher succès- opiniâtre et contredisant; et l'on sivement en divers endroits ( p), veut même qu'il ait dérobé à Vi- Pendant ce temps-là sa bibho- vès ses inventions (f). Il témoithéque fut pillée au collège de gna une grande fermeté dans ses Presle. Mais lorsque lajpaix eut disgrâces (L). Les ministres ne été conclue, l'an i5oj, entre l'aimaient guère; car il se rendit Charles IX et les prolestans, il en quelque sorte chef de parti reprit la possession de sa charge, pour faire changer la discipline, et il s'y maintint avec vigueur, Son dessein fut éludé , et renveret s'attacha principalement à fai- sé même dans un synode natiore fleurir les études de mathéma- nal (M). J'aurais eu bien plus tique. Cela dura jusqu'à la secon- de choses à rapporter sur son chade guerre civile, l'an 1567. Alors pitre, si je n'avais évité de répéil fut obligé de quitter Paris , et
(q) Idem , pag. 3o.
(m) Joli. Thomas Freigius, m Vitâ Rami, (r) Idem, ibidem, et pag. sequentipag. 18 et seq. bus.
(n) Ramus , in Oratione habita anno i55i , {s) Je me fonde sur ce qu'on marque qu'il pag. m. 9. harangua à Baie, Van layi.
{q) Freigius , in Vitâ Rami , pag. 26. (/) Voyez Keckerman , in Prsecogiiiti*
ip) Idem , pag. 3». logicis , tract. II , cap. V.
ter ce qu'on trouve dans Moréri , dit(i) cjue Pierre Ramas était deset dans les amples recueils de cendu d une famille noblg qui tirait
Mm • • * ... son origine de la ville a livreur ; car
. Teissier; outre que je nai son a£ul ayr(int éié chassé dç sort
pu consulter un livre (w) que pays , et dépouillé de ses biens par
ques petites observations sur le il était Armand . Jo pni* vous a;
récit ae Ces deux messieurs (N) , qu'il n'était oi l'un ni l'autre 5 il était
dans lesquelles on trouvera Té- ™ Pav#8 d£ Lit -e Vo^ ™ l)rt'uve :
. . . * , , . Parentes tiami a gncolte fuerunt pau-
claircissement de quelques faits. perrimi, Avus certè , ut ipse comme-
Il publia beaucoup de livres, morat in prœfaùone reçue siuv p/x>dont VOUS trouverez le Catalogue fessionis7in Eburonum gente familid
dans M. Teissier *a. Son écri- inprimisillusirifuit • ,^rm h
f, . .. .. . Carolo JJurgunitonum duce capta et
turen était presque pas lisible, incensdi ufTeramandu orum agrum
et donnait beaucoup de peine profugus t ob paupertatem earbona-
aux imprimeurs (x). Sa secte a riam artem r.ren-uit 2). Tous les
été assez florissante pendant quel- h™s géographes vous diront que les
.f\ fi /» 1 T.. hburones et les Liégeois sont le me-
que temps (0). Il faudra faire me peuple.
une remarque contre Pasquier (\) Il se vit contraint d'être valet au
(Pj, où Ton verra quelque chose I^^^Tj^Ù^^l^^Ce
touchant Mercérus. îl.^i.-^JÎc^J^^.,» R^«.^a«fi«rl...iî»
lui-ci protenu crue namus alla valet
, . , „. . „. . à Paris. (3) Ramus ad annum us que
(u) La Vie de Pierre Ramus , composée deeimum nonum % ne quidem primas
par Nancellius. M. Teissier n'en a rien dit ««**'"«*'" "c y«*»«cw# pnsnu*
dans sa BiUioth. Bibliothecar. didiceral, inserviebatque Dom.
*• L'ouvragé de Naucel a été imprimé à ?C (4>- LuteMam deductus
Paris, i5oq, in-8°. L'auteur était catholi- tantumfamulus profecU maximo dis-
que. Freigius et Banosius, cités par Bayle, desideno percttus , ut auamft*
étaient protestans. La Monnoie , dan* ses répugnante ingenio taido, rudi et Stu-
notes sur La Croix du Maine, dit que l'on pido ; répugnante , quod ma jus est ,
peut aussi consulter l'Extemporalis De/en- institutione sera : labore et diligentid
sio du père Cossart , jésuite, imprimée dans t</ Htteramm decus pervenerit, quo
le volume latin de ses Oraisons et Poésies, pen>enisse vix credibile sit , ità ut
l'aris, I07D, in-12. ' . . * * ■ \ r
' ' ' anno tngesimo contra Artstotelem
** On peut aussi consulter jes Mémoires de scripserit melion stylo quam poste-
Xiceron tomes XIII et XX Joly toutefois riorihus amnis, yd{ Je )a *ine < ' lTe
y a fait des additions et corrections : et il re- . *A i« i »
marque, entre autres choses, que le père Ni- J,0»1. ce «I1" nous conte 1» ^ grand
ceron n'a pas été assez exact en rapportant Scaliger : il n y a nulle apparence
les éditions et les titres des ouvrages de que Ramus ait vécu jusqu'à l'âge de
Ramus. dix-neuf ans (5) sans savoir lire , ni
(x) Scriptitans tam miserè pingeret,ut in qu'il eut l'esprit hcbe'te' , pesant, stu-
legendis ipsius scriptis lypographus insu- pide. En tout cas il est faux qu'il eût
daret. Petru àscanlo Romualdo , Fuliensis , trente ans lorsqu'il commença d'écriin Conlinuationc Chronici Ademari, pag.