A~ i et qui sertaWpîtrc dedicatoire a Fhilivve Sidn
tout le royaume de France , et n aura et2daue dut", de janvier i5r6. '
pas retenu qu on ne le bannit que de (-0) n fit Sur toutes les Images du collège
de F reste, et les cacha. Vojet la citât, suivante.
(66) Baoosius , in Vit» Pétri Rami , pag. g. (71) Banosias, in Vitâ Raœi , pag. 19 et ao.
*(?Je\ aUS" Fn,'8iu*' ,n Vit* <7«*"/<?m» P°e' (72) Cum Heidelberg unà apud Immanuelem
** 41* Tremclliutn anno septuagesimo viveremus , gal-
* Leclerc observe que R. AmaȎu* mourut en licis concionibxu semper interfuit , et sacra- coma?,
i55a. Voyei ci-devant , loin. I pag. 486. editâ primiim fidei suœ confessione , cmin niagno
(67) Audomar. Talasus, in Arademiâ , apud Dei timoré et cul lus divin 1 reverentid non semel Launoium , de varia Aristotel» Fortuuà, pag. 5g. communicavit. Idem , ibidem , pag. i5.
Heu où Calvin avait écrit son Institu- thématiques; mais selon Freigius (*) tion. Inter academiœ basiliensi ftos- il fut le maître de Jean de la Pêne, pites Johannes Calvinus prœcipuè et il l'établit pour son substitut dans commémora ndus est lumen Galiiœ , la charge d'enseigner les mathématilumen christianœ per orbem terrarum qnes. X. Voyez le numéro IV de ecclesiœ, lumen in hoc ipso (in quo cette remarque , vous jugerez s'il pahcec meditor commcntorque ) hospitio fait , par deux lettres que Bèze lui prœcipuè perspectum : nie enim tanti écrivit en 1570, qu'il avait fait desluminis faces (ut Catharina Petita sein de se retirer à Genève, et que iectissima matrona sanctitate s in gui a- Bèze lui témoigna beaucoup de bienris ingenii mirificè capta tum Valui- veillance (77).
ni f modo etiam Rami hospila sœpè (0) Sa secte a été assez florissante.]
ac jucundè mihi narravit) primùm Elle a été inconnue en Espagne et en
sunt incensœ : hic illustres illœ chris- Italie , et ne fit guèro de progrès en
tianœ institutionis cœlestesque vigiliœ France ; mais elle fructifia beaucoup
sunt exaraUe et elaboratœ (73). hnfin en Ecosse et en Angleterre , et plus en-
étant retourné en France après la core en Allemagne. Cela paraît par le
première paix , il obtint de Charles IX grand nombre de livres que plusieurs
une permission spéciale de professer péripatéticiens allemands affectèrent
la nouvelle religion * , avec des ap^ de publier contre les ramistes. Il y
pointemens considérables. Impetrat en eut même qui se crurent obligés
ergd a rege stipendia perampla , ut de rapporter les raisons désavanta-
non tantùm privato studio artes me- geuses pourquoi cette secte se multî-
ditando scribendoque illustraret , sed pliait; car ils ne pouvaient souffrir
etiam ut, sublatis impedimentis, refor- que l'on alléguât ses progrès comme
matœ religionis sanctissimis exercitiis une marque de sa vérité. Et miramur
in postremum liberiusfrueretur (74) • adhitc quid rei sit, cur. . . . ea (con-
VIII. M. Teissier assure que Ram us trà quam scribimus) pfUlosophandi
apprit de lui-même , et sans précep- ratio locum inveniat hoc seculo in ple-
teurt la philosophie (75). Cependant risque Germaniœ provinciis , etiam in
Ram us lui-môme a fait savoir au pu- Us de quitus id nunquam quisquam
blic , qu'il avait fait un cours de vel metuere vel sperare potnisset ?
philosophie dans les collèges, qui IVon est sanè causa hujus per Ger-
avait duré selon la coutume trois ans maniam et Angliam etiam ac Scotiam
et demi. Cum tresannos sexque men- incrementi (nam in Italid, Hispanid
ses, inquil, in philosophid scholasti- et Gallid etiam ipsa plané obscura
cd ex academiœ nostrœ le gibus po- est philosophiœ Rameœ fauta, ) , sed
suissem ; logicis organi libris cognos- hœc causa est, qubd causant optimum
cendis , disputandis , meditandis (ex commode non agimus (78). Ces paro-
omnibus enim aristoteticis libris lo- rôles sont tirées d'un chapitre de
gici prœcipuè toto- triennii tempore Kcckerman , où l'on trouve une criclamantur et reclamantur), cum , m-^tique assez sensée de la méthode des
quam, tempusillud ila trxiduxissem, ramistes (79). Cet auteur loue (80)
et jam ut absolutu9 artium scilicet beaucoup un écrit que David Pareus
magister, philosophiod laui'ed dona- publia contre eux 1 an i58t). J'ai dit
tus essem subductd œtatis meœ ratio- ailleurs (81) que ce grand théologien
ne , etc. (76). IX. Selon M. Teissier n'estimait guère leur fondateur. Kec-
il apprit de Jean de la Pêne les ma- kerman se plaint beaucoup du rami s te
, a» 0 . (*) Johan. Pcnam soae discipline alnmnnm
(73) Karaos , in Basile* , pag. m. 58. nactus , mathematici oncris fasce aliquantisper
Leclerc trouve invraisemblable fftte permis- fuit sublevatiu et eioneratus. Freigius, '
«ion , d'autant plus que dans les registres de l'uni- pag. a8 et tg.
versité. 10 février i56a, Ramus est appelé sus- Teissier, Additions aux Éloges , tom. I,
pect a hérésie , terme qui démontre que Ramus pas. 3"3.
ne professait pas ouvertement le calvinisme. / ( *8) ^'ckermaiiii. , in Pr«cogn. Logici* , tract.
{74) Banosius , in Vita Rami , pag. 2$. //, cap, ty% pac% m. l33.
(«5) Teissier, Additions aux Eloges, tom. /, (7„) Voyei aussi la préface de cet ounvg* de
F«S' *r>- Kcckerman. ' J
(76) Freigiu» , in Vitâ llami , pag. 10, citant (80) Ibidem , cap. I I, pag. 187.
Hamas , m epilogo Ubn quinli scuolarum dialec- (81) Dans f article P^aiu» (David), tom. XI,
liranun.
pag. 3yf), remarque (H) , à la fin.
Henningus Rennemannus , qui s'em- sition de Scaliger et de quelques au-
Sorta furieusement contre Théodore très lui fit donner l'exclusion. Cujus
e fiézc , et contre Zacharie Ursin , ( ramistica; philosophie ) introductio-
au sujet de Ramus. Il parle aussi ni in academias Relgii cordatiores et
d'un autre écrivain ramiste fier et intelligentiores fortiter obstiterunt ,
emporté qui s'appelait Caspar Pfaffra- quos inter Josephus Scaliger suc s<e-
dius. (&s)Scimus philosophos rameos culi phœmx emicuit (88). Une lettre
quodam eloquentiœ fastu plerùmque d'Isaac Pontanus, écrite Tan 1629
malios (magistri sui indole) des pu- (89), m'apprend que les professeurs
mare, : exempta sunt in luce : ex qui- d'flarderwic conseillèrent à Façade-
bus unum illud proferam , quod et mie de Levde de permettre que Ton
recens est t et prœ reliquis insigne, enseignât indifféremment , ou la logi-
M. tienningi Rennemanni Saxonis, que de Ramus, ou celle de du Moulin.
qui pro ramed philosophiâ disserta- J'ai été averti (90) que le raraisme
tionem antè annos citxiter 1res (83) fleurit encore aujourd hui en Suisse ,
non potuit , quin maledicam et que les magistrats de Berne l'ont
linguam sthngeret non tantum in pris sous leur protection , de sorte clarissimum philosophum Philippum que les professeurs en philosophie, à Scherbium , sed eos viros , qui eccle- Berne et à Lausanne, sont obligés de siam Chrisêi advenus papatûs furo- ne se servir que de la logique de Rare* , et keterodoxorum sopkismata mus , et s'ils dictent quelque chose tôt , tantis , tant totd Europd suspi- tirée de Clau berge, ou de l'Art de Pen-
c tendis scriptis juverunt (84) ser , ce n*est que sous les auspices
Clarissimum dico Theodorum Bezam, de Pierre Ramus , et comme une excujus Me epistolm de P. Ramo scrip- plication de sa doctrine. tas, velut anathematicas livide exa- (P) II faudra faire une remarque gilai;et item summum Ulum atque contre Pasauier."} Il observe (91) que admirabilem œquè philosophum ac la Fon se plaint (9a) qu'un Ramus et theologum dominum Zachariam Ur- Mercerus , qui avaient fourvoyé de sinum , pics memoriœ , cujus de l'ancienne religion , furent les chefs F. Rami dialecticd et rhetoried de la brigue qui obligea le parlement seriptum ad voluntatem Frideri- de Paris, en 1Ô64 , à n'accorder pas ci III , electoris palatini principis , aux jésuites ce qu'ils demandaient. merito certè , si quisquam unquam II lui répond que ni Jiamus ni Merprinceps , cognomentum Pii aâepti, cerus ne s'e/i remuèrent en leur pai*judicium , furentem vocal Rami exe- ticulier, et qu'ils furent seulement crationem. Pasquier rapporte (85) de la partie comme leurs autres conques universitez qui sont sous la do- frères professeurs du roi. Il ajoute (q3) mination du ktnthgrave de Hain (86) que Mercerus estoit si esloigné de briils ont banni la philosophie d'Ans- gu*s qu'il ne connoissoit que tes livres tote pour embrasser celle de Ramus , hebrieux , avec lesquels d communise donnons ceux qui étudient en dia- quoit tous les jours sans cesse; grand lectique le nom et titre de ramistes. et superlatif en cette langue , voire Pour dernière preuve je me servirai au jugement des doctes ayant le desde ces paroles de Scaliger : Ramus de tous les Juifs , en tout le deétait un homme docte, mais on enfuit meurant des affaires du monde , un trop grand état. . . . Ramus magnus vrai chiffre. Après cela voici ce qu'il
fuit yir , se d magni nimisfit (87) . Le (88) Sam. Maresias . in prwfat. Indiculi Pr«oi-
ramisme pensa S introduire dans les puar. Coutroversiar. théologie. adversUs Wittich.
universités de Hollande , mais l'oppO- (89) Imprimée dans le Recueil de Matthieu» ,
r l'an iGy5. C'est la XC1X*.
, F, vi n . . (00) Par M. Desmnixeaux , le même dont
(8a) Idem , K«*em.»nn. , «n Pr*cogn. Log.ca, M.ÏUmrA a publié un Mémoire dans ses No,.~
rTJr T' d *ît V " ' VH' rJ- ■ jv vdlea de U «*« Lettre. , nW. ,7oo ,
(83) Ce Uvre de k-eckerman fut imprime l an art. I.
l59?,\ ,, • , (9*) P«sqnier, Catéchisme des jésuites , fiV. t ,
(84) Ibidem, pag. i?o. cnap% Vl> pag. ,m 45.
(85) P«»q«ier Recherches de la France, liv. Vorei la Réponse de René de la Fou, IX , chap. XVIII \ pag. 834- pour les religieux de la Omipagnie de Jésus , au
{H(>) Il veut dire liesse. Plaidoyer de Simon Marion , pag. 28.
(&7) Scaligerana II , pag. aoi. (g3) Pasquier , là même , pag. 4G.