RAOUL
n'est plus , ayant préparé une épître » point de difficulté de 8e souvenir de
qui pouvait passer pour un grand pa- » lui: parce que ses écrits peuvent
négyrique , la supprima , parce qu'a- >» touiourè servir pour apprendre les
vaut la fin de l'impression , celui à » qualités et les fortunes des grands
qui il dédiait le livre fut disgrdcié. » du royaume à ceux qui ne les sa-
Elle ajoute, qu'un homme du Dau- » vent pas (6). »
phiné ayant fait le panégyrique du ^ s BibUod^tte fr ^ „ m.
cardinal de Richelieu , et le trouvant ^ *
mort quand il arriva , il en fit le pa- RAOUL (a) , archevêque de
négyrique de la reine-mere Anne Bourges, était fi ls de Raoul , comd' Autriche. Et j ai su aussi quUn
avait données, sans qu'il eût fait naissance était illustre , étant de
nulle autre chose qui maiSOn royale de France , et de
di&ne , si non qu il était mort , sans A J '
avoir pu donner h cet auteur ce qu'il la même tige et branche que
croyait mériter. Tous ces exemples , Wifroi , comte de Bourges (3),
poursuit-elle, sont fort particuliers. que les Actes de saint Jacques
**°»m'*»a^™ ZTP^ Thermite et ceux de saint Gé-
sant d un nomme liangouze , qui * • j •
avait fait un recueil de lettres qu'il noult , assurent être ISSU des rois
avait fait imprimer sans chiffre. De de France (c).
sorte que le relieur de ce livre mettait Raoul fut destiné dès sa ten-
celle que l'auteur voulait la première : , . , „ , 1 ' ♦ »•
et par ce moyen tous ceux h qui il dre jeunesse à l état ecclesiasti-
donnait ce volume , se voyant à la que, et mis sous la conduite de
tête , s'en trouvaient plus obligés. Bertrand , abbé de Solignac en
Cela me paraUbien bizarre, et il faut Limousin Ensuite il fut abbé
aimer autant a dédier qu un habile j • \ > • 1 *
médecin italien, qui ayant travaillé <*e Fleuri (e) , puis archevêque
sur les Aphorismes d' Hipocrate , dé- de Bourges , en 83g ( /*). Il eut
dia chaque livre de ses commentaires p3rt a toutes les grandes affaires
h un de ses amis , et la table à un dç SQn ^ , jj t t k
autre(S). Voyons ce qu a dit aorel : * v«/ ' *
« Les lettres du bon homme Rangouze («) fojres Us Avertissemens sur la secoA-
» peuvent être appelées à bon droit de édition. [ Bayle y déclare avoir reçu cet
» lettres dorées , puisqu'il se van- ^iicle tout dressé et par/aiUme^ bien dr^
.. j y „ » mais trop lard pour y être admis, j
» tait de n en composer aucune a (b Mahilf A£ SJ Benedict. W
» moins de vingt ou trente pistollcs, IVf /om. If pag% l56 Jlid>pag, ,5, ,
m n'enfaisant guère que pour les per- Eohertus siquidem Saxiaci vici , e* cirenm-
j> sonnes de la haute condition , et qui jacentis regionis dominus, vir potens, et
1» avaient moyen de les payer. Elles nobilis , « regum Francorum génère ortus
» étaient toutes comme des éloges SUC- erat , et quod obtabilius est christ ianâ pie.
» cincts de ceux à qui elles s'adres- «j» : ?" « oriBine "'P^
. , aroai uxor ejus nomme dgana, ex pâtre
» saient, rapportant leurs meilleures do JmUe daJBUuriceJt ^
» qualités et leurs plus remarquables gatiprosaPid exorio , etmatronâ Odd no-
» actions, avec plusieurs complimens mtne fin& i et hi omnes ex regio Francorum
» pour ceux dont il n'y avait pas beau- sanguine traxerant originem.
» coup de choses à dire. Nousavons vu (c) Ibid., pag. 2a6 Vit» sancti Genulpbi :
>, des cens d'esprit s'étonner comment Wifredus hic ex illâ nobilium scarrd quam
» cet homme, qui était sans étude, ff/oriosus rexPipinus prm/ati Augusti Lu-
- : 1 • „ i dovtci avus , in urbe Biluricâ ad Quaifaru
,i avait pu faire un si grand nombre ^ ^ Janiœ s e.rput,nandasJ
» de lettres différentes sur des louan- querai% originem irahens regaliquoquepro-
» ges presque semblables. On ne fait Mpia* ohimdus.
(5) Mademoiselle de Scudéri , Conversations (f W' l57*
•ur divers sujets. Tom. /, <ui dialogue t/ni est au [e) ibidem.
.commencement. { f) tbid. et Gall. christ, k SaamarthanK