‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 92 sur 142 · RAOUL · texte numérisé non relu

RAOUL

n'est plus , ayant préparé une épître » point de difficulté de 8e souvenir de

qui pouvait passer pour un grand pa- » lui: parce que ses écrits peuvent

négyrique , la supprima , parce qu'a- >» touiourè servir pour apprendre les

vaut la fin de l'impression , celui à » qualités et les fortunes des grands

qui il dédiait le livre fut disgrdcié. » du royaume à ceux qui ne les sa-

Elle ajoute, qu'un homme du Dau- » vent pas (6). »

phiné ayant fait le panégyrique du ^ s BibUod^tte fr ^ „ m.

cardinal de Richelieu , et le trouvant ^ *

mort quand il arriva , il en fit le pa- RAOUL (a) , archevêque de

négyrique de la reine-mere Anne Bourges, était fi ls de Raoul , comd' Autriche. Et j ai su aussi quUn

avait données, sans qu'il eût fait naissance était illustre , étant de

nulle autre chose qui maiSOn royale de France , et de

di&ne , si non qu il était mort , sans A J '

avoir pu donner h cet auteur ce qu'il la même tige et branche que

croyait mériter. Tous ces exemples , Wifroi , comte de Bourges (3),

poursuit-elle, sont fort particuliers. que les Actes de saint Jacques

**°»m'*»a^™ ZTP^ Thermite et ceux de saint Gé-

sant d un nomme liangouze , qui * • j •

avait fait un recueil de lettres qu'il noult , assurent être ISSU des rois

avait fait imprimer sans chiffre. De de France (c).

sorte que le relieur de ce livre mettait Raoul fut destiné dès sa ten-

celle que l'auteur voulait la première : , . , „ , 1 ' ♦ »•

et par ce moyen tous ceux h qui il dre jeunesse à l état ecclesiasti-

donnait ce volume , se voyant à la que, et mis sous la conduite de

tête , s'en trouvaient plus obligés. Bertrand , abbé de Solignac en

Cela me paraUbien bizarre, et il faut Limousin Ensuite il fut abbé

aimer autant a dédier qu un habile j • \ > • 1 *

médecin italien, qui ayant travaillé <*e Fleuri (e) , puis archevêque

sur les Aphorismes d' Hipocrate , dé- de Bourges , en 83g ( /*). Il eut

dia chaque livre de ses commentaires p3rt a toutes les grandes affaires

h un de ses amis , et la table à un dç SQn ^ , jj t t k

autre(S). Voyons ce qu a dit aorel : * v«/ ' *

« Les lettres du bon homme Rangouze («) fojres Us Avertissemens sur la secoA-

» peuvent être appelées à bon droit de édition. [ Bayle y déclare avoir reçu cet

» lettres dorées , puisqu'il se van- ^iicle tout dressé et par/aiUme^ bien dr^

.. j y „ » mais trop lard pour y être admis, j

» tait de n en composer aucune a (b Mahilf A£ SJ Benedict. W

» moins de vingt ou trente pistollcs, IVf /om. If pag% l56 Jlid>pag, ,5, ,

m n'enfaisant guère que pour les per- Eohertus siquidem Saxiaci vici , e* cirenm-

j> sonnes de la haute condition , et qui jacentis regionis dominus, vir potens, et

1» avaient moyen de les payer. Elles nobilis , « regum Francorum génère ortus

» étaient toutes comme des éloges SUC- erat , et quod obtabilius est christ ianâ pie.

» cincts de ceux à qui elles s'adres- «j» : ?" « oriBine "'P^

. , aroai uxor ejus nomme dgana, ex pâtre

» saient, rapportant leurs meilleures do JmUe daJBUuriceJt ^

» qualités et leurs plus remarquables gatiprosaPid exorio , etmatronâ Odd no-

» actions, avec plusieurs complimens mtne fin& i et hi omnes ex regio Francorum

» pour ceux dont il n'y avait pas beau- sanguine traxerant originem.

» coup de choses à dire. Nousavons vu (c) Ibid., pag. 2a6 Vit» sancti Genulpbi :

>, des cens d'esprit s'étonner comment Wifredus hic ex illâ nobilium scarrd quam

» cet homme, qui était sans étude, ff/oriosus rexPipinus prm/ati Augusti Lu-

- : 1 • „ i dovtci avus , in urbe Biluricâ ad Quaifaru

,i avait pu faire un si grand nombre ^ ^ Janiœ s e.rput,nandasJ

» de lettres différentes sur des louan- querai% originem irahens regaliquoquepro-

» ges presque semblables. On ne fait Mpia* ohimdus.

(5) Mademoiselle de Scudéri , Conversations (f W' l57*

•ur divers sujets. Tom. /, <ui dialogue t/ni est au [e) ibidem.

.commencement. { f) tbid. et Gall. christ, k SaamarthanK

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