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» gens peuvent être emportés, vio- » lcns , flatteurs , intéressés , sans « qu’on ait droit pour cela de croire m que les passages qu'ils citent soient u supposés. L’on a moins encore de » sujet de le croire d’Allatius que » d’un autre , parce que des livres » qu’il a cités , lorsqu’ils n’étaient » encore que manuscrits , ayant été » imprimés depuis, ont justifié sa fi- » délité ; et que d’ailleurs il paraît » qu'il s’est toujours extrêmement pi- » qué de la réputation de savant cri- » tique , et que l’on sait que les » gens de cette sorte sont fort éloignés » de falsifier les auteurs (i4)> » H est certain que M. Drelincourt cite honorablement Allatius , et se prévaut de sa doctrine touchant la pythonisse qui fit voir l’omhre de Samuèl.

H cite son Traité de Engastrimytho , publié l’an i63o.

f «4> Réponse générale à M. Claude, chap. XIII , pag. us.

ALMAIN (Jacques) ; professeur en théologie à Paris , dans le collège de Navarre , a fleuri au commencement du XVI€. siècle.

II était de Sens , et il s’acquit la réputation d’un des plus subtils dialecticiens et des meilleurs scolastiques de ce temps-lk. Le grand attacnement qu’il eut pour la doctrine de Scot et pour celle d’Occam et de Gabriel Biel , peut faire foi du caractère de son génie. Il enseigna la logique et la physique , avant que d’être agrégé , eu 1 année i5o8 , à la maison de Navarre y et il publia des Traités sur ces deux parties de la philosophie en i5o5eten i5o8. Il fut reçu docteur en théologie , l’an 1 5 x 1 ; et, l’année d’après, il expliqua , dans le college de Navarre , le III'*. livre des Sentences. Il fut employé en ce même temps à écrire pour le roi Louis XII contre le pape Jules II , et pour l’autorité des conciles contre un écrit du cardinal Cajetaa.

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