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Gruterus et dans celui de Jean- Matthieu Toscan , que Pépithalame d’Isabelle d’Aragon (E). Il y a beaucoup d’apparence que la plupart des autres vers d’Atilius sont péris.
(A) Il fui choisi pour précepteur du jeune prince Fenhnand. j C’est ce qu’a voulu dire Paul Jove, en se servant de cette expression, jumoris Fer • dinandi regis( i j: Ughelli s’en sert aussi (a).LeToppi est d’un autre sentiment: Fu maestro , dit-il, di Hè Ferdinando / d.’ Aragona , e Fescovo di Policastro, nel \fa\ (3). Je crois qu’il se trompe. Ferdinand Ier. mourut l’an >494».* gé de plus de soixante-dix ans : il était donc né environ l’an i4?4 » il faudrait donc qu’Altilius eût été son précepteur environ Pan 1 44°- Le précepteur d’un fils de roi n est pas ordinairement fort jeune : il faut qu’il ait eu le temps de faire paraître son érudition : et , sans doute , le roi Alfonse , qui était savant , et environné de savans, n’aurait pas choisi Altilius, sans avoir examine les preuves de sa noblesse littéraire. On peut donc supposer , qu’en \$\o , Altilius aurait eu trente ans. Or, à peine étaitil né : il ne vécut qu’un peu plus de soixante ans ;4) » e* d mourut Pan i5oi (5).
(B) Pontanus et Sannazar ne sont pas les seuls gui l'aient loué. ] Le Giraldi en parle très-avantageusement.
Basile Zanchius a fait plusieurs vers à la louante d’ Altilius , qui se trouvent dans les Délices des poètes d’Italie. Jean-Matthieu Toscan dit beaucoup de bien de lui , tant en vers
u'en prose ^6 $ mais ceux qui vouront voir l’éloge de son esprit et de son cœur en même temps doivent lire Alexander ab Alexandre , qui a décrit assez amplement la manière dont lui et quelques autres furent régalés par Attilius, quand ils le furent féliciter de sa prélature (7). Il leur donna un souper plus conforme à son
(1) Pauli Joeii Elog. , cap CXXV.
(3) Lgbelli ItaJia >acra , lum. Vil , p. 'çfi.
(3) Toppi , Hibliothec* NapoleUna pag. 101.
(4; Joviu» , in F.logiU , cap. CXXV.
(5) V uye » tout , ci laiton (17).
(b) In Peplo ltaliac.
(7) Aléa, ab Alex. Génial. Dierum lib. V t
cap. I.
premier état qu’à la dignité épiscopale dont il était alors revêtu : il n’avait pas encore répudié les Muses, ses premières maîtresses (supposé qu’il les ait jamais répudiées ) ; ainsi Pentretien roula sur quelques vers de Martial , qui avaient été chantés par un jeune musicien.
(C) L'un des plus beaux poèmes d1 Altilius est celui qu’il composa sur le mariage d'Isabelle d' Aragon. ]C’ est par là , et par ses élégies, qu’il acquit sa réputation : Usque a de à molhterac admirandè in elegis et heroïco carmine ex ce Huit , sicuti ex Fpithalamio Isitbcllœ Aragonite prnpici potest , ut Pontani algue Actii lestimonio an tigub valibus œquaretur ($). Jules Scaliger a trouvé trop de profusion dans l'épithalame : voici le jugement qu’il en a fait : Gabriel Altilius epiih-tlamium cecinit longé optimum , excellentissimum vero futurum , si sibi i lie temperâsset. Düm enim rult omnia dicere , njjicit auditorem aliquandà Jastidio tanto guantd in aliis voluptate.
Est enim nimius , qnod vitium illi genti est peculiare. Est enim tolis tllis Italiœ tractibus perpétua loquendt famés (9). Cela n’est guère obligeant pour ceux de Naples (10).
(D) On lui a reproché d'avoir rugit gé les Muscs , qui lui avaient été si utiles .] On a de la peine à digérer qu’un évêque soit l’auteur de ce reproche , et qu’il l’ait exprimé en termes si durs : J s virtutis merito Poli caslri ( ea urbs olim Buxentum fuit ) antistes Jactus , à Musis per quas profecerat , celeriter imipcdewterque dis cessil , magno herclè ingrati ammi piacülo , nisi ad spem non injustœ veniœ ob id cu/pa tegeretur , quod ad sacras lilteras nequaquàmordinisobhtus tempestivé confugisset (il). Voyez sur cela les réflexions judicieuses de M. Baillet (ia).Ces quatre vers de La* tomus ne sont pas mauvais:
Audiit Alliliut desertis Uansfuga Mu ns ,
In quarum tabula nubile numen erat.
Sed quid peccant ti demerealur , ut ultm Carmmibus P/iccbum , nunc piriale Deum?
8 JoTin» , Elogior. cap. CXXV.
p) J 11I. Laetar. Scalig. Poeticc» lib. yi , p.
(10) Voyez la remarque (H) de l'article Alevanocm a» Ai.isA.ttsuo , vers la fin.
(ai) Paul Joviu» , Klogiorum cap. C XXV.
(11) Baillet, Jugera. »ur le* Porte», lom. /, pag. i38. Voyez auni lom III . pag. 81.