‹ Dictionnaire historique et critiqueChapitre 47 sur 134 · ACHMET · texte numérisé non relu

ACHMET

que la disette. ] Si l’on rencontre dans pour son étoile polaire , en faisant vocet ouvrage le récit de plusieurs pro- guer la flotte de ses marchandises diges et de plusieurs traditions mira* (3a) , les deux maximes que j'ai rap-

Con

de ce côté-là : si c’était mon intention, touchant un prétendu miracle de noje n’en rapporterais que très-peu. Je tre Achille, sais bien qu’en ces sortes de matières, la crédulité est la source de la multiplication , et qu’il n’j a point de meilleure pépinière que celle-là (a8); mais enfin , on en abuse avec tant d’excès, qu’on guérit tous ceux qui ne sont

(3a) Quartier pour la dure l/ , ou , veut , U galimalhias de celte figure.

ACHMET , fils de Seirim. On a un livre de sa façon qui con-

pas ?ncu raides ! La "crédülit é est une tient l'interprétation des songes , mère que sa propre fécondité étouffe selon la doctrine des Indiens, des tôt ou tard dans îles esprits qui se ser- perses et des Égyptiens. Il fut

vent de leur raison. Il aurait été de ..x •*. !" A*.;»

l’intérêt des païens qui ont voulu déi- traduit du grec en latin , environ

fier leurs héros , de ne leur attribuer 1 an 1 , par Leon luscus (n) ,

que peu de miracles : la maxime ttaio? qui le dédia à Hugues Échérien V*"™ ***** y dimidium plus toto , et (A). On le publia en latin , l’an

«e saison. Ceux qui ont ta ni multi- l577 (*>» ,SUr un nummctO. fort nlié les saints suaires, les images de mutilé qu on trouva dans la bi— la sainte Vierge faites par saint Luc , bliothéque de Sainbucus (c); mais les cheveux de la meme sainte, les donna comme un ouvrage

chefs de saint Jean-Baptiste, les njor- d’ApomasaresW). Le docteLeun-

choses de cette nature, devaient aussi clavius ht savoir lui— meme cette

méprise au public dans ses Annales des Turcs (e). M. Ri^ault est le premier qui a publie cet

souger à ces deux maximes ; car , a force de redoubler la dose , ils ont énervé leur venin , et ont fourni tout à la fois le poison et l’antidote : ipsa sibi obstal magnitude (29). Achille , dans l’Ile de Leuce , a eu la même des-

ouvrage en grec. Il le joignit, à cause de la conformité des ma-

tinée qn’en allant à Troie : les mêmes tj^res avec l’Artémidore qu’il fit miracles qui ont nu tromper les lec- • • . 1» r o

teurs la même

qui ont pu tromper

les ont pu détromper ; comme ““F1 IU^C* .

ne lance dont il avait blessé I* ne changea rien a la traduc—

imprimer à Paris en l’année 1 ( io3 .

Télèphc , lui fournit l’emplâtre qui tion latine de Leunclavius , et ne euént parfaitement la blessure. fit nn;nt #1#» nntoccnr L»învt<»/r

guérit parfaitement

V ulntu in herculeo quir nuondam fecerat ho/te,

Vulneru auxilium Pelias hasla lui il (3o). . , - . , . , -

Nnus et Æmonui juvenu qud cutpide vulnus riW , 11 eSt point Ulltérent (le CC- Senreral, hdc ipta cuspide sentit opem (3i). Juj t (}esner a fait mention.

fit point de notes sur le texte (f ). 11 croit qu’Achmet, fils de Sei-

Mais je ne songe pas que le nombre de ceux qui se désabusent par la multiplication des prodiges est si petit , en comparaison (le ceux qui ne se désabusent pas , que ce n’est pas la peine de changer son train et de prendre

(a8) Prodigia eo anno multa nunciata /uni,

Iu<e quo ma g u credcbant simplicet ac rrligtoti ominet , eo euam plura nuuciabanlur. T. Liviu», lié. XXXIV, cap. /,5.

(«>) Florn» , in Procem.

(3o) Ovid. Remet!. Amor. , vt. 4"- {it) f'ropcrt. lib. II , Elc g. /. , va.

Celui de Gesner était fils d’Ha— bramius et médecin , et a com-

(«) Ripai tu Protf. tibri Aclimetis.

{b) I.cunclavius , à Francfort , in-tL (c) Rartluus , Advcrs. lib. XXXI, cap.XlV . \d) Id Abumasher scu Albumasar- Vide Calai. Oxoniens. pag. 35.

(r) Rigaltii Pnef. in Achmct.

1 f) On le. dit pourtant dans le Catalogue d’Üxfurd , pag- 5.

ACHMET. i73

lium vialica , qui était en grec dans la bibliothèque de don Diégue Hurtade de Mendoza, ambassadeur à Venise de la part de l’empereur, lorsque Gesner composait son livre (g). Jean-Antoine Sarrazin possédait le meme ouvrage (h), comme il l’assure dans ses notes sur Dioscoride. Les deux exemplaires grecs de la bibliothèque au roi ae France, sur lesuels M. Rigault publia le livre es Songes, ne portent point que Fauteur se nommât Achmet, fils de Seirim. Il est vrai que, comme le commencement y manque, on peut soupçonner que, lorsqu’ils étaient entiers , le nom de cet auteur y paraissait à la tète. Mais enfin ce ne sont que des conjectures qui peuvent être fortifiées par une autre considération : c’est qu’on a écrit d’une main plus fraîche le nom d’ Achmet sur l’un des deux exemplaires. Ce nom ne paraissait pas dans l’exemplaire dont LéonTuscus se servit au XIIe. siècle pour faire sa traduction ï c’est ce qu’on infère de la version italienne que l’on a de cet ouvrage , composée par Tricasso (i). M. Rigault en a tiré le prologue, et l’a donné „en latin , quoiqu’il estime que ce n’est point Achmet meme, mais Léon Tuscus qui l’a composé ( k ).

Barthius avait la traduction de ce Léon , et il croit que son exemplaire fut écrit au temps même de ce traducteur (/). Les échantillons qu’il en donne font voir

(g) Gesn. Biblioth. folio 2 , verso.

( h ) Rigalt. Præf. in Achmet.

(i) Patrice Tncasso «les C resars , Mantuan. l’oyez la Bibliothèque tic Du Verdier. pag 940.

(A) Ex Prcfat. Rigaltii.

(/. Barliui Advtrsar. lib. XXXI, cap. XIV .

qu’on n’avait point traduit à la lettre, et qu’on avait retranché bien des choses. Ce qu’il y a de considérable, c’est que le nom d’ Achmet et celui de Seirim sont au titre du manuscrit avec ceux de Sjrnacham , de Baram et de Tarphan. Le premier de ces trois derniers personnages (m) était interprète des songes à la cour du roi des Indes, et le second l’était à celle de Saanisan , roi de Perse ; et le troisième à celle de Pharao, roi d’Égypte (n). Barthius conjecture de là qu’ Achmet et Seirim étaient aussi deux interprètes de songes dans quelque cour barbare. Quoi qu’il en soit, l’ouvrage a été compilé par un chrétien , car l’auteur le commence au nom de la Sainte Trinité^). M. Rigault ne regarde le texte grec que comme une ancienne traduction de l’ouvrage.

L’original était en arabe.

Lainbécius fait fleurir Achmet au IXe. siècle , à la cour de Mamoun , calife de Babylone. M. du Cange n’est pas de ce sentimeut.

Voyez son Glossaire grec , au mot Ma^toGv.

(m) Syrhacham , in ediüone Rigaltii.

(n) Cela paraü par le commencement du //*. , du II /•. et du lE*. chapitre du livre.

(o) V oyez la fin du chap. II.

(A) Hugues Echérien. ] Barthius le nomme Hugonem Eteriariu m , et dit que c’était un excellent auteur, scriptorern cevo suo luculentum (1). U y a uue faute d'impression dans Barthius aussi- bien que daus ces paroles de M. Rigault , Hugoni Echeriano dedicavit . 11 fallait aire Hugonem Elerianum , Hugoni Eteriano. Allatius, au chapitre XI du livre II de Pcrpetuo consensu Ecclesiœ Occidenialis et Orientafis , écrit mal Hugo Ætherianus.

Baronius , Bcllarmin , et plusieurs au-

(») B«rlh. AJvcrs. IJ>. XXXI , cap. XI r

174 ACIDALIÜS.

très écrivent Hugo Etherianus ; mais (c). On lui avait imputé à tort un Burianm est plas correct. C’est le petit IiTre (G) qu; fo, jmprim(i nom d un auteur ecclesiastique du f, - ~ \ ' /A . , t,

XII*. siècle. Ceci m’a été communiqué 1 an 1 595 > dont le su)et etalt 9ue par M. de la Monnaie. les femmes ne sont pas des ani-

maux raisonnables , mulieres ACIDALIÜS (Valens) aurait non esse homines *. J’ai lu quelété un des bons critiques de ces que part qu’il était médecin (H) , derniers siècles si une plus Ion- et qu’il aurait fait des notes sur gue vie lui eût permis de porter Aulugelle s’il avait encore vécu à leur perfection les talens qu’il quelque temps ( d ). Il parait par avait reçus de la nature (n). Il na- ses lettres qu’il avait travaillé sur

Suit à Wistoch, dans la Marche Apulée. M. Baillet l’a inséré pare Brandebourg ; et , ayant vu mi ses Enfans célèbres , ayant dit diverses académies d’Allemagne , qu’zY travaillait sur Plaute à dixd’Italie , et de quelques autres sept ou dix-huit ans , sans parler pays, où il se fit fort aimer (A) , de diverses poésies latines que il s’arrêta à Breslaw , capitale de nous avons de lui , et qui sont de la Silésie. Il y attendit assez long- même temps. Un de ses premiers temps quelque emploi ; mais , ouvrages imprimés est le Yelcomme rien ne venait, il passa îeius Paterculus , qu’il publia à dans la communion romaine, et Padoue l’an i5qi. Il dit luiy trouva bientôt le rectorat d’une même qu’il eut honte de ce fruit école (B). On dit qu’à peine qua- précoce de sa plume (e), et il s’étre mois furent expirés , qu’il lui tonna qu’on eût voulu le réimarriva un accident tout- à -fait primer en France {/). Lipse, qui étrange. Il suivait une procession lui écrivit quelques lettres remdu saint Sacrement, et il tomba plies d’estime et d’amitié (g) , le tout à coup en frénésie. On le regardait comme un grand homporta chez lui , et il mourut bien- me à venir. Jpse Valens ( non tôt après. Quelques-uns dirent te fallam augur) gemmula erit

Îju’il s’était tué lui-même (C). Ce Germaniœ vestrœ , vivat modo . ut dommage ; car il avait de l’es- C’est ce qu’il écrivit à Monavius , prit, et il travaillait beaucoup.

Cette grande application fut la (c\rVe* la ™mar<1u* (D);

S * r. • * J. C. Lcuschncr a publié : De Valentis

Cause de sa mort, SI nous en Acidaliivitâ.moribusetscriptiscommentatio;

croyons M. de Thou ( b ) , qui dit Leipsic , 1757, io*8°., où il cherche à prouver

. -il ' ^ que V .Acidalius ri est pas auteur de l’ ouvrage

que , pour a\Oir trop veille en qu' on lui attribue , et dont il existe une tra-

composant ses Divinations sur duc tion française par Querlon , sous le Plaute (D) , il devint sujet à un de ^lèmee eut Ue Femmes, .744 , in

mal (E) qui l’emporta dans trois jours , le 25 de mai 1 5q5. Il ne *7®® * faisait que commencer sa vingtneuvième année (F). Nous avons plusieurs ouvrages de sa façon

titre in- 12;

et une traduction libre par Clapiès , sous le titre de Paradoxe, sur les Femmes , etc. ,

(a) Adolescens sumnue spei et eruditionis. Thuan. Hist. lib. CXIII , pag. 687.

{b) Ibidem.

(d) Nisi juveni illi fala quietem miserabililer properassenL Sciopp. de Arte Criiic. pag. 18.

(e) Val. Acidal. Epistolar. p. 70,78, 127. (/) Val. Acidal. Epistolar. pag. 160, 161,

(g) La X •. et la XXVI*. de la Ceoturia ad Ital. et Hisp..

ÀCIDALIUS.

en 1 594 , comme on le peut voir au commencement des lettres d’Acidalius.

(A) Où il se Jh fort aimer.'] Par le commerce de lettres qu’il entretenait avec Vincent Pinelli, Jérôme Mercurial , Antoine Riccobon , Ascagne Persio , etc. , on peut voir la considération qu’avaient pour lui les illustres d’Italie : il avait demeuré trois ans en ce pays-là (1).

(B) J^e rectoral d’une école. ] C’est Barthius qui l’assure : Rector scholœ JVeussance factus , dit-il (a). Je crois qu’il fallait dire JYeissanœ ou /Vissante. Neisse , qu’Acidalius nomme toujours iyy’siadans ses lettres , est à trois ou quatre lieues de Breslaw. L’évêque de ce nom y réside (3). Celui qui l’était alors avait pour son chancelier Jean Mathieu Wacker, qui aimait les sciences et les savans. Il lit venir Acidalius à Neisse, et le logea chez lui.

Voyez les lettres d’Acidalius (4). Je n’ai point remarqué dans celles qu'il a écrites de ce lieu-là qu’il ait jamais fait mention du rectorat de l’école.

(C) Qu’il s’était tué lui- même (5). 3 Christien Acidalius, frère de Valens, n’a pas osé franchir le mot quand il s’est plaint des calomnies qui avaient été répandues touchant la mort de son frère j mais il ne faut plus douter, après ce que Barthius avait écrit dans un de ses livres , que le sujet de ces plaintes ne fût le bruit que l’on fit courir qu’Acidalius s’était tué : chose qni fit bien pousser des exclamations en chaire. Voici comme parle Christien Acidalius, après avoir dit que son frère fut enterré pompeusement : Ut mirari salis nequeam calida muUorum in judicando nimiiim prcecipitantium et lemerariorum ingertia , qui et ipsius morbi et loci etiam sœpè ignari , quic quid maledicendi libido aictavit , vel fama quœ

Tant ficù pratiqua Unax quant nuncia veri ,

(1) Valens Acidal. in Epist. , pag. 109, at5.

(a) Apud Konigii Bibliotb. pag. 6.

(3) Ni s ta ad Jtuvium cognominrm , epitcopi Jr ralislaviensit srdet. Banc, io Cluvrrii Introd. lib. /// , cap. XI If , pag. 196, edil. A mil. an no >69-.

(5) Barthiu» avait écrit cela de ta main tur *on fxÇmpl*ir" des Poésies d' Acidalius. Voyn Konigii Bibüotb- ?et. et nor. pag. 6.

de obitu ipsius sparsil , propagare porta in exteras etiam regiones et propugnare , imo nescio quai non iragœdias etiam in concionibus ad plebem , ubi regnare soient , excitare non erubuerunt (6). 11 ne nie point que son frère n eût eu des transports au cerveau qui bouleversèrent sa raison: Gravissimum illudfebnum acutarum symptoma paraphrenitidem aliquoties sensit , quod exlremum malorum animant etiam sud sede ejecit (7). Mais il soutient que de très-habiles médecins , et ta famille de M. Wacker, chez qui Valens était malade , l’assistèrent jusqu’à sa mort. Il n’y a peut-être rien sur quoi la fabuleuse renommée débite plus de mensonges que sur les maladies et sur la mort des hommes illustres : c’est pourquoi les prédicateurs , et en général tous les moralistes , devraient être extrêmement réservés à faire des réflexions là-dessus. On ne saurait se défier autant qu’il le faut de la téméraire crédulité ou de la malice artificieuse de ces sortes de nouvellistes.

(D) Ses Divinations sur Plaute.] Il eut d’un côté le plaisir de les voir annoncées dans le catalogue de Francfort (8) , et de l’autre le déplaisir de faire cent plaintes contre la lenteur de son libraire. En un mot , elles ne parurent qu’après sa mort. Barthius frit cas de cet ouvrage. Paucit dit-il (9), eum comici locum assecuti sunt.... so lus Acidalius rectum sensum perce pity ut alia multa in comico. M. Teissier dit qu’on estime fort le Commentaire d’Acidalius sur Quinte-Curce (10). Il le dédia à l’évêque de Breslaw, qui l’en récompensa bien , comme les remercîmens le témoignent dans la LXXXIX*.

lettre de l’auteur. Il fit des notes sur Tacite , sur les XI [ panégyriques , et sur y elleius Paterculus , outre des harangues , des lettres et des poésies (11). Ce dernier ouvrage , inséré dans les Délices des Poètes allemands, contient des vers épiques , des odes et des épigrammes que Borrichius ne trouve que médiocres (ia). Sa dissertation

(6) Christian. Acidaliu* in preef. Epitt. V*lenlis Acidalii , Hanovite edilarum , anno 1606-

(7) Id. ibid.

(8) Valens Acidai. EpUt. pag. 317 , 3a6.

(9) B*r*b. in Statium, tom. /, pag. 339.

(10) Teissier, Éloge* tiré* de M. de Tbon, tom. Il , pag. ïi5.

(11) Là meme.

(laJBorricb. Dissert. de Poé». pag. n5.

i76 ACIDALIUS.

de Constitutione Carminis Elegiaci plaft à Barthius (î3).

(E) // devint sujet a un mal."] M. de Thou n’cxniique point quelle était cette maladie } mais on apprend d’ailleurs qu’Acidalius s'échauda tellement le sang lorsqu’il employa tron de veilles à commenter Plaute , qu’il fut sujet depuis ce temps-là à des fièvres chaudes. Voici comme son frère en parle : Uratislavue , quas SUesinrum metropohs , per sesquiannum plus minus utrumque se milii prœstitit ( pracceptorem et patrem ) } donec indè Nyssum evncatus familiari rnorbo suo ,

„ q tient ex nirniis vigiltis in adornandis Plautinis Divinalionibus suis contrôlerai , biliosi alias etiam habitus juvenis , febhi sciucet acutissima oppri • rnerctur (îjl. 11 fut grièvement malade plus d’une fois en Italie , et il écrivait à ses amis que la lièvre était son mal ordinaire en ce pays-là. Voye2 ses lettres , à la page 97 et à la 112.

(F) Il ne faisait que commencer sa vingt- neuvième année.'] C’est ainsi que je traduis ce latin de M. de Thou , c uni vix annum 28 excessisset. Du Hier traduit, n’ayant pas encore atteint sa vingt-huitième année. Je laisse à juger aux lecteurs s'il a mieux rencontré rpie moi. M. Baillet ne donne que vingt-sept ans et quelques mois à notre Acidalius (i5). Il a peut-être découvert que l’on n’avait pas appris à M. de Thou avec toute sorte d’exactitude l’âge de ce jeune auteur.

(G) On lui avait imputé à tort un petit livre , etc.] Gcisler l a justifié de cette fausse imputation , comme il paraît pav ce passage de Placcius : Prions (16; auctor quomodô non ex vero sil habitus Valens Acidalius , vide apud Geislerura decadis 3 n. 8 (17).

Nous parlerons de cette dissertation dans lafticle Gediccos : mais, sans aller plus loin , je dois dire ici sur quel fondement elle fut attribuée à notre Acidalius. Comme il cherchait à dédommager le libraire qui avait imprimé son Quinte-Curce, et qui se plaignait soutent d’y avoir perdu (18), il lui tomba

i3) /n Claudia*», apud Konigii Ribliolh. p. 6. *4) Christ. AciJal. prajat. Epulolar. V al. Acidalii .

(»5) Baillet, Jugent- *ur le* poct. nnfti. i346.

(16) C'etl-à-dire , Di»«ertaliooia Mulirrcs non rue II omine*.

(17) Placciu» de Anonymi» , pag. 7a.

(i8y ht ge.ius huminum. lucri eupidum est,

entre les mains un écrit que plusieurs personnes avaient déjà fait copier :

c’est celui dont il est ici question. Il le lut} et , l’ayant trouvé plaisant , il le copia , et l’oflrit h son libraire comme une copie lucrative. 11 ne l’exhorta pas néanmoins à la mettre sous la presse : on crut sans doute qu'il suffisait de lui dire qu’elle pourrait le dédommager du mauvais débit de Quinte- Curce : mais on lui déclara que c’était à lui à voir ce qu’il voulait faire là-dessus, et à bien examiner si les railleries trop libres de la pièce ne le commettraient pas. Cela ne refroidit point le libraire : il se hâta d’imprimer. On cria terriblement contre la dissertation } 011 le mit en justice : et, parce qu’il avoua d’où la copie lui était venue , on sc déchaîna d’une manière épouvantable contre Valens Acidalius, qui s’étonna qu’on s'alarmât tant pour des jeux d’esprit. Obstupesco ad judicia sœculi nostri, et tant irritabiles animos illorum ( bonos non tango ) 8*0^07. Gi^ujyay. Jocos nemo ferè juin admitlit , et ex levtssimâ quisque re gravent calurnniandi caussam et an sam captai ( 19). 11 pria son bon ami Monavius d’intercéder pour le libraire auprès des magistrats et des professeurs de Leipsick , et de faire en sorte au’ils ne lissent rien qui pût flétrir 1 honneur de lui Acidalius. 11 crainait de n’en être pas (Quitte pour les illàmations dont ou 1 accablait : il n’était pas sans quelque peur que l’on n’excitât contre lui la fureur au peuple, et surtout il désirait passionnément de n’avoir rien à démêler avec les prédicateurs. IVomen sic traductum jant in vulgus calumniosis fabulis salis sit , quod est nirnio plus sa tis : ulterius ne quid J’urori populari concedaiur. In primis à thcologis et concion aloribus ne quid nocealur mi hi y cura quibus nolo commilti , nec uicquam ma gis optn quant illorum triunitiis edictis nunquam misceri , nec scriptis publias inccssi (20). Il mourut peu de mois après} et comme la mémoire du scandale que causa la publication de ce livre était cucore toute

clan aviditati cjus emolumentum editionis non salis rrtpondissrl , qur<lum persttpè de jaclurd sud. Valrn» Acidal. Épiai. Apolog. ad caioem Epialolariitn.

(îÿ) Aridslii EpialoU Aptilogtl. ad caloom Ep intolar.

(3o> Ibid.

ACINDYNÜS.

cum inediciuæ)

fraîche , on fut beaucoup plus disposé signifie davantage, lrulè rediras cum à crier et à tempêter sur le genre de soiernni illorum (studiorum sa mort : Quœ catumniarum et menda - honore . ctorum levna indè pohssirniirn nota est ,

,,ubà "cens adhuc esMfabuU illa in ACINDYNÜS (Grégoire) , moi-

apologeUca epistola salis re/utata , Y|W 1 . !

qiue multorum animis allé nimis irise- ej^rfCD U ^ * * Siecle. Il se joideraly ut facile esset improbis quidvis 8ni*; a «arlaam , qui , depuis SOU in invidiam trahere , confie iis proscin- entrée dans l’église grecque avait ‘frrV \l è p.'au.\tro *luasi ^Jumniari pris à tâche de confondre les h£

. question courait depuis assez long- s e^a,pn ^ort rnulti—

temps de main en main , et qu’appa- P"es parmi les religieux du mont remraent il avait été composé dans la Athos. Les hesycastes étaient des Poiognf ' ,,4 4 dévots contemplatifs dont le nom

lius ait cru qu’il aurait affaire à une *ait aSS®z connaître que des ce trop forte partie s’il se commettait temps— là il y avait des quiétistes avec les prédicateurs ; car, comme on dans le monde. Us croyaient voir est fort enclin à mal juger de son I?ro- dans le fort de leurs oraisons une

ment qu’ils ressemblent à Éole • lumière semblable a celle qui pa-

Æo. , z rut sur Jésus-Christ lors de la

Æ transfiguration à la montagne de

EimuUert dedujlucuu ti loiien vtnto) (ai); Thabor, et ils disaient que cette

mais de telle manière qu’ils sont plus l^uiere était increee , quoiqu’elle capables d’exciter une tempête que de fAt très-distincte de l’essence de l’apaiser. Ce dernier effet demande Dieu ( a ). Aciudynus, secondaut 6 1 impétuosité de Barlaam , écri-

Tum finale grave, n ac mentit si forlh vi- vit COlltre les lllusioilS de Ces fa

non rjucm. ... . 0 Jrt

r*gà dicUsammof, et pectora muicet(iZ). natiques , et fut un des tenans

Ht «. Contre eux dans un concile de

nen faut pas tant pour produire r » »• 1 ue ae

l’autre. Constantinople. Mais il eut le

(U) Qu’il était médecin.'} On lui malheur de rencontrer des antadon ne cette qualité dans un ouvrage gonistes qui avaient plus de créde Scioppius (ai). Il arriva en effet dit rme lui ni jusqu'au doctorat : mais cc fut seul.- -T** "* <IUC Bar aam >

ment ad honores ; car il ne pratiqua ^U1 eur “rent essuyer bien des jamais, et n’eut jamais envie de pra- censures et bien des condamna— tiquer. Il n’y avait que les maladies tions en divers conciles. Le mau-

>e.ProPoslt * vais succès qu’il avait eu à celui de Constantinople , environ l’an i337 , ne l’empêcha point d’accuser publiquement d’hérésie les

/,ev ’ti • ' ■'—■'.T . ’ fauteurs de Grégoire Palamas

(a5). Un peu auparavant il avait dit , r> » - i . , *

Dabam illic (in Italiâ) me to?c Atrxx»- C est Pourquoi li se vit cite par quorum sacris et in Italid fuc- Ie patriarche de Constantinople, ram inihatus : ce qu’il dit ailleurs (a6) l’an 1 34 1 . Il se trouva au concile, et fut condamné à se taire , sous peine d’excommuuication.

(a4) Sciopoiu», de Arte criticâ , pag. 18.

(*5) Val. Ac" 1 1 " '

guérir. JHcdicum tï 7rpâ.'u nec ago , nec agere propositurn unquam fuit :

ctrlo consilio tamen inter ejus artis candidat os nomen dedi , nec pœnitet , eo , quod petii , indè jam ablatn , etc.

(ai) Christ. Acidal. praj". Epint. Val. Acidal. (aaj Virgil. ÆneiJ. lib. I , vs. 65.

(*3) Ibidem. , vt. i5i.

iio», de Arl r

cidal. Hpist. pag. ai5 , ac eliam

*9§ i ao9 (a G) Ibid, pag.

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