LAUS
de mauvaise mine , et boiteux (B), il acquit à juste titre la réputation d’un grand capitaine. 11 était brave, vigilant, prompt : il ménageait bien ses avantages , il profitait bien des occurrences , il entendait toutes les ruses de la guerre, et il s’était mis sur un pied qu’il trompait ses ennemis lors même qu’il leur faisait savoir ses véritables intentions (C). Il n’était pas bien aise qu’ils ignorassent le métier des armes; car il ne savait -alors comment les faire donner dans le piège {b). Il savait aussi tromper ses propres soldats en substituant aux mauvaises nouvelles tju’il recevait une relation supposée d’un grand triomphe (c). Cela vaut la peine d’être remarqué, afin de désabuser ceux qui croient que ce n’est que de-
Fuis l’invention de la gazette que on trompe le public. Dès qu’Agésilaüs fut sur le trône, il conseilla, aux Lacédémoniens de prévenir le roi de Perse, qui faisait de grands préparatifs de guerre, et d’aller l’attaquer dans ses états (d). Il fut choisi pour cette expédition , et il remporta tant d’avantages sur l’ennemi, que, si la ligue que les Athéniens et les Thébains avaient formée contre Lacédémone n’eût traversé ses entreprises , il aurait porté ses armes victorieuses jusqu’au centre de la monarchie des Perses.
Il renonça de bonne grâce à tous ces triomphes pour venir au secours de la patrie, et il la tira d’affaire très-heureusement par la bataille qu’il gagna sur les al-
(b) Plut, in Age»ilao, pag. 617 , E.
(c) Id. . pag. (jo$. Xcnopkon de Rrbus Grœc. , lib. IK , pag. 22^-
{d) Curuel. Nepos in Agesil. Vitâ, cap. II.
AGÉSIL AUS..
liés dans la Béotie (D). Il en gagna une autre auprès de Corinthe (e); mais il eut ensuite le déplaisir de voir les Thébains remporter des victoires signâléessur ceux de Lacédémone. Ces malheurs l’exposèrent aux murmures de bien des gens; mais , après tout , ils n’obscurcirent point sa gloire.
Jl avait été malade pendant les premiers avantages que l’ennemi remporta (f)] et lorsqu’il fut en état d’agir, il arrêta par sa valeur et par sa prudence les suites des dernières victoires des Thébains : de sorte qu’on crut que, s’il avait été eu bonne santé au commencement, on n’aurait pas eu du pire, et que sans lui tout aurait été perdu à la fin (g). On ne peut nier qu’il n’aimât la guerre plus que l’intérêt de ses sujets ne le demandait (A); car, s’il eût pu vivre en paix , il eût épargné à sa patrie beaucoup de pertes , et ne l’eût point engagée à des entreprises qui ne se terminèrent que par une extrême diminution de la puissance des Lacédémoniens. Cette avidité insatiable de guerres et de combats le poussa sur ses vieux jours à une chose qui fut généralement désapprouvée (*). Il avait plus de quatrevingts ans lorsqu’il entreprit de mener des troupes en Égyptepour soutenir Tachus qui s’était soulevé contre les Perses. N’étant pas content de ce Tachus, il l'abandonna pour se jeter dans le parti de Nectanabe , parent de Tachus.
(e) Ex Cornclio Nepote, ibid.
(f) Plutarch. m Agesil., pag. 6ll, B.
{g) Talent se imperatorem prêt huit . ut eo
tempore omnibus appartient , nisi illefuisset , Spartam futuram non fuisse. Corpel. Hep. , in Agesil. Vitâ, cap. El.
(A) Plut, in Agesilao , pag. 6lt, B.
(i ïd , ibid., C.
Il rendit de grands services à ce Nectanabe, après quoi il voulut s’en retourner à Lacédémone ; mais il mourut de maladie en chemin , l’an 3 de la 104e. olympiade (E). Il était âgé de quatrevingt-quatre ans , dont il en avait régné quarante-un (â). M. Moréri a fait ici quelques fautes (F).
Nous verrons dans l’article de Coxon si Cornélius Népos et Justin ont fait leur devoir sur l’histoire d’Agésilaüs. Ce prince ne voulut jamais souffrir que l’on fît son effigie, soit en bosse, soit en plate peinture (/), et il le défendit même par son testament.
Quelques-uns ont cru qu’il en avait usé de la sorte parce qu’il n’ignorait pas sa laideur , diffi dens formæ suœ (m). Jamais personne n’a vécu dans une plus grande simplicité que lui (G). Mais il savait très-bien loger l’esprit , le cœur et la religion d’un souverain (H) sous cet extérieur de réforme , et sous cette frugalité philosophique. Il avait une si grande tendresse pour ses enfans, qu’il s’amusait avec eux aux exercices les plus puériles (I), comme est celui d’aller à cheval sur un bâton .
Il ne sera pas inutile de remarquer le peu de cas qu’il faisait de ceux qui tiraient beaucoup de gloire de nourrir et de dresser des chevaux pour la dispute du prix aux jeux olympiques. Il voulut leur faire voir que ce n’était pas grand’chose , et que c’était une affaire de dépense , et non pas une preuve de mérite et de vertu ; et pour cet effet il persuada à sa
(A) Plut, in Agetil., pag. 617 , 618 ; Coru. Nep. , in Agesil.
(/) Plut, in Agesil. cire a init. Voyez aussi Ciceronit Fpistol. ad Famil. XII , lib. V.
(m) Apulrius tn Apologià, pag. 282-
AGÉSILAÜS.
ner à son fils, entre les dent9, le nom d’Alcibiade, plutôt que celui deLcotychide (a) , il n’y aurait eu rien à conclure juridiquement de ce fait-là en faveur d’Agésüaüs. H aurait fallu savoir de Timéa même ce qu’elle entendait par ce langage (3) , et si c’était tout de
sœur d'aspirer à cette victoire (n).
Cette dame , ayant fait dresser des chevaux à cet exercice, se mit sur les rangs, et gagna le prix. Ce fut la première femme qui remporta celte gloire (o). Elle s'appelait Gynisca. Je ne crois pas que Dicearque l’ait ignoré, lui qui se plaignait de ne trouver pas quel
était le nom de la fille d’Agési- . Tilidi( D<m princil>e de
laiis (K). Il 1 aurait su s il avait lanterie, mais par l’ambition de don-» fait ce que fit Plutarque (L).
pu allégi
discrétion d’Alcibiade, s’il eût été vrai qu’il se vantât d’avoir eu affaire
(«1 Pintarclt. in Ageailao, pa g. 6oô, D.
(fl) Pauaaa., Ub. III , pag. btf et 96.
(A) On Jit l’injustice a Léotychide , etc.] On ne peut qualifier autrement la manière dont il fut traité, si l’on en examine bien les raisons. Agésilaùs ne niait point que, selon les lois du pays , la couronne n appartînt aux Ois de son frère; mais il soutenait que Léotychide n’était pas fils d’Agis ; et , pour le prouver, il se servait de ces deux moyens. Il disait en premier lieu, queTiroéa, mère de Léotychide, s’élait tellement coitiée d’ Alcibiade , qui s’était réfugié à Lacédcmorte, que son inari soupçonna que l’enfant qu’elle eut quelque temps après n’avait point d'autre père que cc galant. Cela regardait Léotychide : c’était lui que Timéa mit au monde vers ce temps-là ; c’était lui qu’Agis n’avait reconnu pour son fils qu’au ht de la mort. Agésilaüs alléguait , en second lieu , le témoignage de Neptune. Il disait qu’Agis avait etc chassé du lit de sa femme par un tremblement de terre , et que Timéft était accouchée de Léotychide plus de dix mois après (1). Ces deux raisons ne valaient rien : la maxime, Pater est quejn nuptiœ dénions trant , tes ruine de fond en comble.
Si, toutes les fois qu’un mari prend quelque ombrage de voir son épouse sensible aux visites et aux tête-à-tête di’un étranger, il fallait exclure de la «accession les enfans qui naissent vers ce temps-là , où en serait-on ? Ainsi, quand même ce qu’a dit un historien serait vrai , que Timéa ne faisait point de scrupule devant ses femmes de don-
(1) Ex Plut in Ageail.io .pag. tkfi; et Xede Keb. Crntc. , lit. III , pag. ai4*
ner des rois à Lacédémone (4), Cent raisons comme celles-là ne devaient point balancer l'acte par lequel Agis, au lit de la mort , et en presence de bons témoins , avait reconnu Léotychide pour son fils. La seconde raison d’Agésilaüs était une badinerie; car que Neptune soit tant qu’on voudra la cause des tremble-terres , comment aurait on prouvé qa’Agis n’osa plus coucher avec Timéa depuis le tremblement en question ? Un accouchement postérieur de dix mois (5) aux dernières caresses d’un mari ne fait point de preuve en j ustice ; la maxime, Pater est quem nuptiœ demonstrani , et les décisions même des médecins , dissipent tous ces ombrages. Ainsi l’on peut dire que ceux de Lacédémone , gens qui se piquaientd’une morale tout-à-fait sévère, ôtèrent une couronne pour des raisons qui seraient insuffisantes , dans un tribunal bien réglé, à exclure de la succession d’un arpent de terre. Mais le malheur de Léotychide fut que Lysander, le plus intrigant, le plus fourbe, et le plus factieux de tous les hommes, accrédité dans la ville à proportion de son savoir-faire, et des victoires qu’il avait gagnées sur les ennemis, se mit en tête de faire couronner Agésilaüs (6). Il n'y a point de loi fondamentale qui puisse tenir contre de pareilles gens ;
(7) Duria, apud Plularch., in Ageailao, p.
(3) Selon les maximes du droit , le témoignage qu'une personne porte contre elle-même n'est point reçu.
(4) Plut, in Ageailao, pag. 11$.
(5) Note a que les anciens donnaient dix mois au terme de f accouchement ,
Malri longs decem tnlenint fantidia mena».
Voyet Virgile, Ed. I1r% vi. Ci , et La Orda sur cet endroit. ,
(6) Plot, in Ageailao, pag. 597; et Xenoplion, ile Kebua Gracia , Ub. III , pag. 3*4-
256 AGESILAÜS.
aile'guez-leur la loi divine, ils l'expliquent à leur mode. C’est ce que fit Lysander quand il eut appris qu'un prophète de Lacédémone voulait faire valoir en faveur de Léotychide un oracle qui défendait aux Lacédémoniens de laisser régner un boiteux.
Ce/a, dit Lysander, ne regarde pas les défauts du pied , mais les déjauts du sang , et ce serait Léotychide qui ferait clocher votre royaume , lui qui n’est pas de la race de vos rois.
(B) Tout petit qu’il étaity de mauvaise mine y et boiteux.'] 11 était tout le premier à faire des railleries de sa mauvaise jambe (7) , et c’est le parti que prennent en pareil cas toutes les personnes d’esprit. On fait avorter parla tous les complots des moqueurs.
Malcria pelulantibus et per contumeliarn tu bonis detrahitur , si ullro illam et prior occupes. Dfemo aliis ri sum preebuit , qui ex se cepit. f^atinium hominem natum ad risum , et ad odium y scurrarn fuisse venustum ac dicacem, memoriœ profit uni est. In pedes suos ipse plurima dicebat et in fauces concisas : sic inirpicoium , quos plures habebat quant morboSy et in prions Ciceronis urbunitatem effugil (8).
La gaieté d’Agésilaüs, et la force avec laquelle il soutenait les plus rudes exercices, réparaient tous ses défauts corporels (9)$ car, sans cela, son extérieur méprisable lui eût fait grand tort. Agitai fijuixpoç t* y*yia%au x«d T«v tinta tT«t<ty>ô»»'roc. Dictlur autem
fuisse pusillus et specie aspernandd (to). Les éphores avaient mis à l’amende le roi Archidamus son père, parce qu’il avait épousé une petite femme (i*) i d’où ils conclurent qu’il ne leur voulait donner que des roitelets.
Cornélius Népos parle plus expressément une Plutarque de la mauvaise mine a’Agésilaüs : Alque hic tantus vit' y dit-il (1 a), ut naturam fautricem habuerat in tribuendis animi virtutibus sic malefxcam nactus est in corpore , exiguus et claudus altero pede , quœ res eliam nonnullam ajfferebat deformitatem , alque ignoti taciem ejut cum inluerentur contemnebant. Jamais le
(7) Plat, in AgesiUo, pag. 596, E.
(fi) Seneca , de Coiutantii Sapieatu , cap. XVII , pag. 693.
(9) Plat, ta AgesiUo, pag. 5g6-
(to) Idem , ibid.
(il) Idem , ibid.
(ta) Corp. Ncpot in Vitl Agruil. , cap. VIH .
minuit preesentia famam ne fut pins vrai qu’à son égard. Sa renommée l’avait, précédé en Égypte , et l’y avait représenté sous les idées les plus pompeuses. Dès qu’on sut son débarquement, on courut en foule pour le voir : jugez de la surprise où l’on fut en voyant un petit bout d’homme , couche sur l’herbe, mal habillé, malpropre. On ne se put empêcher de rire , et de lui appliquer la fable, d’une montagne qui enfante une souris (i3).
Le mépris ne diminua point lorsqu’on eût vu ce qu’il choisit parmi les rafraîchissemens que le roi lui envoya (i4).
Vov ez ci-dessous le remarque (G).
(C) Il trompait ses ennemis lors même qu’il leur faisait savoir ses véritables intentions.] C’est pareequ’ils ne croyaient pas qu’un capitaine si fin donnât à connaître son dessein, f^ulit si quo esset iter facturus pal'am pro nunciasset, hostes non credituros aliasque regiones occupaluros , nec du bit a turos aliud esse facturum àc pronunciasset. flaque cùm il/e Sardis se itu rum dix met , Tissaphernes eamdem Catiam defendendam putavit (i5). On ne pourrait pas faire ici une juste ap-
Çlication de cette pensée de M. ae Ificquefort. George Douning , ambassadeur d’ Angleterre , navoit pas assez de probité ni de prudence pour se persuader -qu’il n’y a point de ministre qui tromfie plus seurement ni plus agréablement que celui qui ne trompe jamais , parce qu’en ballant le grand chemin y ceux qui cherchent Les détours et les faux-fuyant ne le rencontrent point en leurs routes ^16). La comparaison entre un tel ministre et notre A^ésilaüs clocherait beaucoup; car ce roi de Lacédémone, en publiant ce qu’il voulait faire , ne trompa ses ennemis que parce qu’en d’autres rencontres il avait caché ses desseins. Un
f;énéral qui s’est établi sur ce piedà, ne saurait guère se servir d’un stratagème plus sûr uue de faire courir un bruit sincère ae ses marches. La ruse est alors très-bonne, parce qu’elle est d’un tour nouveau, et que les ennemis n’y ont pas été encore attrapés.
(1 3) Plut, in Agr»ilao, pag. 616. Voy et r article de Ttcioi.
>4) Corn. Nrpo», in VilS Agrsilai, cap. VIII. iS) Idem y ibid. . cap. III. Vide eliam Plut, in Age»., pa%. tioo , F.
(i6)Wici|ucf. Mémoire» du Ambassod. ,p i-«.
AGÉS]
Lisez ce passage de Xénophou r c’est Cambyscs qui parle à Cyrus son fils , cl qui compare les nouvelles ruses de guerre avec les nouveaux airs de musique. Kau rqifca. jun xsti i» tc«ç fjovn-
XftlÇ T et ï*Ct X<ti ÀlStlfÀ. iufcx.iy.ti , TTOAl/ «Ti *<ti »» THC X0\t/UUtil( /UatAAOV T«t XCtlVCt fJ»XrAVtifJ&r* iùfcjXifJU. TfitVTat /«âx- A3T XXI I^StTfltT«tV J'üVstTTatl TOt/f VOM/UIOWC
(17). A t sic ut in muuris quoque noua etjtorida habentui plurimùm in pretio, sic in rébus bellicis noua inuenta existimantur longé illustriora ; quoniam fuse magis que uni hostes decipere.
Nous dirons ailleurs (18), qu’il y a des gens qui , à force d’être sots, évitent qu'on ne les trompe.
(D) Qu'il gagna sur les allies dans la Htntie.] La bataille se donna à Coronée. Xénophon , qui y servit sous le roi Agésilaüs , le témoigne (19), et Plutarque le dit aussi (20). Lambin , dans son Commentaire sur ces paroles de Cornélius Népos , apud C>»ronearn, quos omnes graui prœlio uicit , a voulu corriger sans nécessité le mot X*i/>anf«**¥ de Plutarque , par celui de Ko^uviiai. Plutarque a fait mention de ces deux lieux , sans prétendre «pie la bataille se soit donnée au premier.
Mais , dit Lambin , Agésilaüs put-il , en sortant de la Phocide , s’auancer dans la Réoiie jusqu’à Cher ont e , si Ché ronce est dans ta Phocide ? Non sans doute \ mais ce si est faux, et Lambin témoigne par-là qu’il ne savait guère de géographie. Voyez le Commentaire «le Kirclimaier sur Cornélius Népos, à la page 722. Charles Etienne a erré encore plus grossièrement lorsqu’il a mis Coronée da ns le Péloponnèse. MM. Lloyd et llofman l’ont suivi dans cette faute.
(E) Il mourut de maladie en chemin, l’an 3 de la 104e. olympiade.’] Une tempête l'ayant obligé de relâcher, on le porta dans un lieu désert nommé le port de Ménélas , et il y mourut (21). Hic ciun ex Ægypto reuerterctur..., uenissetque in porlum qui Menelai uocatur , jacens inter Cyrenas et Ægypium , in morbum impli -
(17) Xroophoo , CyropatJ. , lit. / , circa fin. pag. 11.
(18) Dans la remarque (L) de f article Simo-
(19) Xénophon. de Reb. Gnec. , lib. IV , pap'. si5.
(10) Plut, in AjçriiUo , pag. üoj.
( 2 1 j Plut. , pag. 618.
citas dccessit (22). Ce fut l’an 3 de la io4P. olympiade, selon Calvisius ; mais on voit par là que son calcul ne vaut rien ; car depuis la 3e. année de la q5*. olympiade, commencement selon lui du règne d’Agésilaüs, jusqu’à la troisième année de la io|*\ olympiade , il n’y a que trente-six ans , et néanmoins il en donne quarante-un à ce règne. Mettons-en donc le commencement , avec llclvicus , à la 2e. année de la 93e. olympiade, et la fin à la 3e. année de la io4c.
(F) M. Morcri a fait ici quelques fautes.] 11 est faux , 1*. que Léo tychide fût fils naturel du roi Agis ; 2°. que Lysandcr ait soutenu avec chaleur les prétentions de Léotychide (23) j 3°. qu’Agésilaüs ait jamais campé auprès de la ville d'Héronce, dans la Déotie (24) ; 4°* qu’il ait eu l’air noble et plein de majesté (25) ; 5°.
2u’ il ait dit que l’oracle qui excluait e la couronne les boiteux se devait entendre des défauts de lMme ou de celui de la naissance. Ces deux dernières fautes appartiennent au Supplément de Morcri. Je ne remarquerai pas qu’on nomme mal 1 Egyptien a qui Agésilaüs rendit du service : il ne s'appelait point Nactenebon.
(G) N’a uécu dans une plus grande simplicité. J 11 n’y avait presque personne dans son armée plus mal habillé ne lui (26). Après son expédition ’Asie, où il avait acquis une si haute réputation , qui avait reçu de nouveau un si grand éclat à la bataille de Coronée , il vécut dans Sparte, tout comme aurait fait un bon Lacédémonien du vieux temps. 11 ne changea rien dans ses habits, dans ses bains, tlans scs repas ; et ce qui était peutêtre plus ditticile, il ne souffrit point que sa femme fût mieux vêtue qu’attparavant, ni qu’elle distinguât sa fille dans les processions par des ornemens ciui surpassassent ceux des autres filles. U ne fit aucune réparation aux portes de son logis , «luoiqu’elles fussent si vieilles, et si délabrées, qu’il semblait que c’étaient les mêmes qu'Aristodème
(ai] Corn. Ncpos . in Vit» Ageûl. , rub fin.
(a 3) Sxtr cet deux premières faute tt voret la remarque (A).
(a^) Je ne croit pat que ni dant la B/otie ni ailleurs il r ait eu une ville nommée Hcronce. (»5t Voret la remarque (B).
(aü) Plut, in Agesilao , pag. 6o3, C.