TOME I
AGÉSILAUS.
y avait mises (27). Note* qu’Aristotième était celui des Héractides qui eut pour sa part la ville de Sparte , et duquel descendirent les rois de Lacédémone divises en deux familles, à cause des deux fils qu’il laissa. In hoc ( Agesilao ) ilLud in primi* fuit tidmi rabtle , c uni maxima munera ei ab regibus et dynaslis civitatibusque con- Jcrrentur , nihil unqu'am in domum suant contulit , nihil de victu , nihil de vestitu Laconum mutavit. Domo eddent fuit contentus qud Euryslhcnes (28) progenilor majorum suoiurn fuerat us us , quant qui intrdrat nullum stgnum hbidinis , nullum luxuriœ vider* paierai: contra pluritna patienlice aique abstinentias . oie enirn erat instrucla , ut nulld in re dijferret à cujusuis inopis atque privati (29 ). Quand on eut su qu’Agesilaüs était arrivé en Égypte, on lui envoya de toutes sortes de provisions :Ail ne choisit que les
i>lus communes, et laissa à ses valets es parfums, les confitures, et tout ce qui s’y trouvait de plus délicieux (3o). Les Égyptiens, au lieu d’admirer cela, se moquèrent de ce prince, et le prirent pour un niais qui ne savait pas encore ce qu’il y avait de bon au monde.
J lie prœtcr vitulina et hujusmodi généra obsonii , quee prœsens lenipus desiderabat , nihil accepit , ungucnla , coronas , secundamque mensam servis dispertiit , caetera referri j ussit. Quo facto eum barbari magis eliam contemserunt , quod eum ignoranliâ bonarum rcrurn ilia polissimùm sumpsisse arbitrabantur (3i). Vous trouverez dans Plutarque, i°. que ce prince se comporta de la meme sorte quand les Thessaliens lui envoyèrent des]présensu°. qu’il se moqua d’eux quand ils lui offrirent les honneurs divins (3a).
(H) Le cœur , l'esprit et la religion J'un souverain. ] Plutarque témoigne que ceux qui gouvernaient dans Lacédémone ne reconnaissaient point d’autre justice que ce qui servait au bien et à l’agrandissement de l’état
(33). C’était parmi eux la règle et la mesure du droit et de l’honnête : si une chose était utile au public , elle passait dés là pour légitime. Je crois que Plutarque dit la vérité ; mais il ne devait pas mettre en jeu la seule ville de Sparte. Celle d’ Athènes (34), et celle de Thèbes , n’avaient point de meilleurs principes; ce sont, généralement parlant , les maximes de tous les états : la différence des uns aux autres n’est que du plus au moins ; les uns sauvent mieux les apparences que les autres. Quoi qu’il en soit, Agésilaüs était tout pénétré de cette méchante morale. Se voyant soupçonné d’avoir induit Phebidas à surprendre la citadelle de Thèbes en pleine paix, et par une fraude qui faisait crier toute la Grèce, il représenta qu’il fallait, avant toutes choses, examiner si cette action était profitable à la patrie , et que chacun devait faire de son propre mouvement ce qui tendait à l’avantage de l’état (35). Il obtint que Phebidas serait disculpé, et qu’on enverrait une garnison dans fa citadelle.
Dans son expédition d’Égypte, n’abandonna-t-il point Tacnus, qui l’avait pris à sa solde, et n’embrassa-t-il pas les intérêts de Nectabane , par la seule raison qu’il était plus important aux Lacédémoniens de soutenir celuici que celui-là ? Action qui, sous le masque du bien public , était une trahison toute pure, comme Plutarque 1 a remarqué. ’At y. eu atxxojtoToo
Trpetjjuxroç 'rxpAx.ctKi/juty.x ti t» Tup^fpom tÜç iratrpibç Xptiraiptyoç. ’fcrii nxv- 'Titç 7* thc rrp(.<f XTtcef ciq&iptüûnic <ro Jix-etiL TetTov 0Y'jy.A irpxçiut >iv ■rpolo^ix
(36). xibsurdo et indigno Jacinori commodum prœtexens patries : quando hoc quidem velamento detracto.nomt n istius facti verissimunt erat proditio.
Ln conversation, Agésilaüs ne parlait
aue de justice : c’étaient les plus beaux iscours du monde que les siens (37).
Entendant dire qu’une certaine chose était agréable au grand roi (38). Par
(a-) Iclem. ibid. , pag. 606.
(aH) On et il mieux fait de dire, comme Plutarque, Arixtodcmus ; car Agésilaüs ne descendait pas d’ Eurysthincs , mais de Proclis , le second fils iTArtstodème.
(a ij) Corn. Ntpo, , in Agesilao , cap. VII.
(30) Plut, in Agesilao , pag. 616.
(3 1) Cornel. Nepos, in Agesii. , cap. VIII. (3a) Plut, in Apoplitb., pag. aïo- Vojrei aussi
Alignée, liv. Xlr., pag. Os*.
(33) Plut, in Agesilao , pag. 617. Idem in Alcibiad.
(34) V oyet la remarque (C) Je l'article Aaia-
tidü. __
(35) Plut, in Agesifoo , pag. 608.
(36) Id. ibid . , pag. 617.
(37) Id. 1 bul. , pag. 608.
(38) les Grecs pariaient ainsi du roi Je Perse. V ojrei la remarque (A) de C article A & taba* IV.
AGESILAÜS.
où est-il plus grand roi que moi , s’il n est plus juste ? demanda-t-il. Voilà une belle théorie ; mais la pratique n’y répondait pas , lorsqu’il s’agissait de son royaume. Je veux croire que, pour des intérêts particuliers, il n aurait pas facilement contrevenu à ses lumières: et c’est par-là que je prétends qu’il avait l’esprit et la religion d'un souverain. Combien y a-t-il de rois et de princes zélés pour leur religion, équitables et honnêtes de leur personne ? Mais * s’agit-il de nuire à leurs ennemis, ils suivent tous, ou presque tous , les maximes de Lacédémone. Ce serait, je crois, un livre de bon débit que celui de la Religion du Souverain : il ferait oublier celui de la Religion du Médecin.
J’ai ouï dire depuis deux jours à un homme de mérite , qu’un prince italien demandant des conditions trop avantageuses lorsqu’il négociait un traité de paix avec un puissant monarque qui lui avait enlevé la plupart de ses états , l’envoyé de ce monarque lui répondit : Mais quelle assurance voulez-vous que le roi mon maître puisse prendre , s’il vous rend tout ce que vous demandez ? sissurezle , répliqua le prince, que je lui engage ma parole , non pas en qualité de souverain', car , en tant que tel, il faut que je sacrijie toutes choses à mon agrandissement , a la gloire et à l’avantage de mes états , selon que les conjonctures s’en offriront : dites-lui donc que je lui engage ma parole , non pas sous cette qualité-la., ce ne serait rien promettre , mais comme cavalier , et honnête homme. Quoique ce langage ne réponde point aux idées de ceux qui ont introduit dans le style de la chancellerie la formule, nous promettons en foi et parole de roi , il est pourtant très-sincère et très-raisonnable.
Faisons encore deux remarques : Premièrement, je distingue entre ce que croyait Urbain VIII, et ce que croyait Maphée Barberin. La religion du souverain, en tant que tel, et la religion, personnellement parlant , sont deux choses.
Autre remarque. Agésilaüs avait un respect extrême pour ses dieux : il ne vouflrait point qu’on pillât, ou qu’on
(*) Les /(Liions de 1697 et 170a portent: Mais s'agit-il <1c leur grandeur ou de futilité pu- Wlxjue, s'agit-il de nuire , etc.
profan.1t leurs temples, ni en Grèce , ni aux pays des Barbares; et il mettait au nombre des sacrilèges ceux
3 ni maltraitaient un eunemi réfugié ans un temple (3g). Pendant la marche de ses troupes , il allait toujours loger dans les temples les plus sacrés, aiin d'avoir les dieux pour témoins des actions les plus secrétes de son domestique. ’ETxtivot/ /ut'tv jetp ttroiU/uctr xst8’ eLÙr'ov »* to iç etyietTaroiç npoîç. H. jutt TroXXoi xatôofwnv 7rpetT'rovTetç it/uSiç , 'Tot/Tiiey ôtoth 7roioè/<tvoç ÎTroTrTatc x«ù pntp- Tvpctç. l’endebat enim , ciim iler face ret , solus in sanctissimis delubrts , ac quibus rebus paucos adhibernus arbitras, earum deos faciebat inspectores (4<>). Voilà sa religion personnelle ; mais , dès qu’il se regardait comme roi, le bien et l’avantage de son royaume était sa Divinité principale, à laquelle il sacrifiait la vertu et la justice, les lois divines et les lois humaines.
Je ne saisi tous ceux qui citent cette sentence d’Euripide,
Nam , si violandum est jus, regnatuii grand Violandumest: aliis rebut pietatern co/<w(4i);
en comprennent toute l’énergie : on y voit l’esprit, et de ceux qui acquièrent des royaumes , et de ceux qui gouvernent les états ; ils vont quelquefois jusqu’à la superstition. Regardez la conduite particulière d’Agésilaüs : tout y est dans l’ordre, aliis rebus pietatern colas : il ne sort de l’équitc, qu’en tantqu’il règne, regnandi gfatid violandumest. En tant qu’horame, i! vous dira sincèrement, comme un autre , amicus usque ad aras :
mais, en tant que souverain, s’il parle selon sa pensée, il vous dira, j’observerai le traité de paix, pendant que le bien de mon royaume le demandera ; je me moquerai de mon serment , des que la maxime d’étal le voudra. Que s’il aimait mieux que les Perses violassent la trêve , que de commencer lui-même à la violer, c’est qu’il espérait un grand profit de cette conduite des Perses. Mulliun in co cnnsequi sc dicebat, qttàd Tissaphernes perjurm suo et homines suis rebus abahenaret, et deos sibi iratos redderet (4*).
Notre bon Agésilaüs , uni eût cru blesser la belle morale, s’il avait été
(3$) Corn. Nepos , in Vît» AçcmI. , cap. IV . (4o) Plu», in Agesilao, pag. Oo3.
(4i) Cicer. Olücior. , Itb. III , cap. XXI. (*ja) Cornet- Nepts in Agvsil. , cap. 11.
AGÉSIL AU S.
bien vêtu, et s'il eût fait bonne chère, ne se faisait nul scrupule d'ètre l’usurpateur d’un royaume. C'est ainsi que certains casuistes damnent sans rémission les femmes qui s’ajustent trop mignonnement; ils ne peuvent souffrir ni leurs rubans , ni leurs pierreries : mais non-seulement ils permettent aux hommesdo se soulever et de s’engager à une guerre civile , ils les y exhortent aussi.
(I) Aux exercices les plus puériles .] Un jour qu’on le surprit à cheval sur un bâton avec ses enfans , il se contenta de dire à celui qui l’avait vu en cette posture, alterniez a en parler que nous soyez père (43). On ne pourrait pas citer ici ces vers d’Horace :
Ædijicart casas, plotirllo adjungere mures ,
Ludet r par unpar , iQCt-TAU ih aauhdinB
lOXCi ,
Si quem deUclelbarbalum , amenda vertet'J\.\).
Car ce poète u’entend point parler de ceux qui , par complaisance pour leurs propres enfans, s'amuseraient à de telles choses dans leur logis. La Mothe-le- Vayer n’est point exact lorsqu’il dit que le roi Agésilaiis , aussi-bien qu Alcibiade , furent surpris folâtrant au milieu des petits garçons , et que le philosophe Socrate en faisait gloire (4^)- On cite Sénèque au dernier chapitre du Ier. livre De Tranquillilale . Il y a plusieurs choses qui manquent d'exactitude. i°. Il aurait fallu spécifier qu’Agésilaüs ne folâtrait qu’avec ses enfans. a°. LeTraité De Tranquillilale ne contient qu’un livre. 3°. Il n’est rien dit , ni d’Alcibiade, ni d’ Agésilaüs dans le chapitre cité. 4°. Il n y est point dit que Socrate faisait gloire de folâtrer avec les enfans. On se contente de dire qu'il n’en avait point de honte. Cuin puerisSocrales luderenon erubeseebat.
p°. Valère Maxime et Elien , qui rapportent ce jeu de Socrate, disent qu' Alcibiade l’y surprit. IVon erubuit tune cum interposita arundine cruribus suis cum parvulis filiolis luJens nb Alcibiade risus est (46). laxpxrnc XîtTl>J1 TTOTI J/TO ’A\x»Ciat<fot/ TTcti-
(43) Plut, in AsesiUo, pag. 610; Ælianus V*r. Mut. , Itb. XI I , cap. XV.
(44) Moral. Sal. III y tib. //, vt.
(45) !.• MolLe-le-Vayer , tom. I , pag. 317, e’dit. in- in.
(4«) Vâler. Maximal, lib. VIII, cap. VIII ,
tub fin.
£*» ptrà. Ax/xr^xKtovi iti rrstriw (47)- Socrates dium aliquando deprehensus est ab Alcibiade ludere cum Lamprocle adhuc infante. Mais je ne me souviens pas d avoir lu que d’autres y aient surpris Alcibiade. 6°. Ces deux auteurs observent que c’était avec scs propres enfans que Socrate folâtrait.
(K) Je ne crois pas que Dicéarque
ail ignoré le nom de la fille d’Agé-
silaiis. 3 Cynisca fut non-seulement la première femme qui gagna aux jeux olympiques le prix de la course de chevaux, mais aussi la plus illustre de toutes celles qui dans la suite remportèrent une semblable victoire (4®).
Le poète Siraonide l’honora d’une épigramme (49)* Elle consacra, pour un monument de sa victoire , des Vhevanx d'airain qui furent placés à l’entrée du temple de Jupiter Olympien (5o). Sa tigurc , faite par Apelle et ornée de plusieurs inscriptions, se voyait au temple de Junon, à Elidé (5i). Les Lacédémoniens lui érigèrent un monument de héros , Hp&s» (5a).
Il n’y a donc point d’apparence que le nom de la soeur d’Agesilaüs ait été inconnu à aucun historien grec.
(L) Il aurait su le nom de la fille d’ Agésilaiis s’il avait fait ce que fit Plutarque . ] Ce dernier historien nous apprend que Dicéarque s’etait mis fort en colère de ce qu’on ne savait pas le nom ni de la fille d’Agésilaüs, ni de la mère d'Épaminondas. 'O A 1xxixftfoç i7r*yewâunn<rti. Stamachatur Dicœarchus , etc. (53). Pour moi , continue-t-il , fai trouvé dans les registres des Lacédémoniens que la femme d’ Agésilaiis se nommait Cléorc , et que l’une de ses deux tilles s’appelait Apolia et l’autre Prolyta. On ne doit pas trouver mauvais que Dicéarque se soit fâché de la négligence des historiens ; car nous aimons naturellement à connaître la famille des grands hommes. Il était un peu étrange que le nom des filles et de la femme d'Agésilaiis ne se trouvât que dans les archives de Lacédémone.
(47) Ælian. V«r. Hi*l., lib. XII , cap. XV. (4H) Pau*. , Itb. III , pag. 88.
(4$) Id. 1 bid.
(50) Idem, lib. V,pag. i5g.
(51) Idem , lib. VI , pag. 178.
(5a) Idem, Ub. III, pag. çfi.
(53) Pluurch. in Agesilao, pag. 6o*>.
AGÉS I
AGÉS I POLI S, premier du nom , roi de Lacédémone , succéda à Pausanias son père , qui s'était réfugié dans un temple ( a ) dès qu’il avait su qu’on désapprouvait la conduite qu’il avait tenue en concluant une paix avec les Thébains. On le laissa dans cet asile, et l’on éleva sur le trône Agésipolis, sous la tutelle d’Aristodémus (b). Ce fut la 3e. année de la 96*. olympiade (c). Il était majeur lorsque les Lacédémoniens résolurent d’attaquer tout à la fois les Athéniens et les Thébains; mais, comme ils jugèrent qu’il ne serait pas de la prudence, pendant une telle guerre , de n’étre pas assurés des Argiens , ce fut par ceux-ci qu’ils commencèrent (d). Agésipolis, chargé de les attaquer, se lit un scrupule sur cequ’ils lui demandèrent une trêve. Il voulut donc s’éclaircir avec Jupiter sur un tel cas de conscience, et il le consulta en personne dans le fameux temple d’Olympe.
Il lui demanda si l’on pouvait re-
I'eter les propositions de trêve que es Argiens faisaient , et si l’on ne pouvait pas prétendre qu’ils prenaient très-mal leur temps, vu qu'ils avaient attendu à parler de paix que les troupes de Lacédémone fussent à la veille de les attaquer. L’oracle répondit que les demandes des Argiens étaient injustes, et qu’on pouvait les refuser saintement (e). Agésipolis ,
(a) Dans celui de Minerve, à Tegée. Pausjoiat, Ub. lll , pag. 86.
(b) Id. ibid.
(c) Diodor. Siculus, lib. XIV , cap. XC. (cfj Xeooplion, de Reb. Grec. , lib. IV , pag. 3i2.
(e) ‘O <f» ô#6( ÎTISTIMatlTIT ôoio» «7jun <Ti^6yw»»a 0-TorJa.ç àJix.atc trro^ipnutixç. Cui Deus respondit fat ei esse indu -
POLIS, i 26 1
pour mieux prendre ses précautions , courut aussitôt à Delphes, afin de savoir si le sentiment du fils ( f ) serait conforme à celui du père (g) (A). La réponse d’Apollon fut toute semblable à celle de Jupiter; et alors Agésipolis ne balança plus , et fît marcher son armée du côté d’Argos. Les Argiens lui envoyèrent deux hérauts pour lui demander la paix : il leur répondit que les dieux avaient trouvé bon qu’il n’acceptât point ces offres, et continua sa marche. Il y eut un tremblement de terre le premier jour qu’il campa dans leurs états; et comme une partie des troupes jugea que c’était un signe qu’il fallait s’en retourner, il dissipa leur superstition par la remarque que ce prodige était arrivé après leur entrée dans le pays ennemi. Il marcha donc
S lus avant , s’approcha de la ville ’Argos , et la serra de bien près.
Il l’eût peut-être subjuguée si la foudre, qui lui tua quelques soldats , et si quelque autre mauvais présage ne l’eût obligé à se retirer^). N’oublions pas son émulation : dès qu’il fut entré au pays des Argiens , il s'informa jusqu’ou Agésilaiïs l’avait ravagé quelque temps auparavant ; et il n’eut cette curiosité que pour renchérir sur les exploits de ce prince , qu’il tâchait de surpasser , comme s’il avait été un athlète apparié avec lui (i). La paix gé-
cias non rite oblatas respnere. Xenopli. de Reb. G rwc. . lib. IV , pag. 3 12.
[f) C’est-à-dire , d'Apollon.
{g) C’est-à-dire , de Jupiter.
(h) Xcnophon, do Reb. Grac. , lib. IV , pag 3 12.
(i)"nT7r«p ‘rivrctQxK ira Litth «ti to txk» t/TiffatXAm txn^etr<j.Tanijuam enim pentath/os omninù ilium superaix contcndebat. Xcuophon , ibid.
262 AGÉSI
nérale , que les Lacédémoniens procurèrent à la Grèce (À) par les négociations cTAntalcidas , leur ambassadeur à la cour de Perse , Tan 2 de la 98e. olympiade, fut bientôt suivie de la guerre particulière qu’ils déclarèrent aux habitans de Mantinée. Agésilaüs , ayant prié qu’on le dispensât du commandement des troupes , ce fut Agésipolis qui marcha contre l’ennemi. Il ravagea le territoire de Mantinée, et il subjugua enfin cette ville. L’expédient dont il se servit est trop curieux pour n’étre pas rapporté (B). Il y a quelque apparence que ce fut dans cette guerre que Pélopidas et Épaminondas furent dégagés du péril (C) à fjuoi leur courage et leur amitié les exposèrent. Il fut envoyé quelques années après(D), avec une bonne armée , contre les Olynthiens (/). Amyntas , roi de Macédoine, et Dénias, prince d’Élimée (m), le secondèrent vigoureusement. Il s’approcha d’Olyntlie; et, ne voyant point paraître l’armée ennemie qu’il voulait combattre, il ravagea le pays et se rendit maître de la ville de Toroue. Mais , comme les grandes chaleurs de l’été ne l’empêchaient point de fatiguer extrêmement , il fut attaqué d’une fièvre coutinue qui l’emporta dans sept jours ( n ) , l’an 14 de son règne (0). A oyez ce que je critique
(h) Diodor. Sicul. , lib. XIV , cap. CXJ , pop. 65o.
{/) Xenopli. de Reb. Grnec. , lib. V , pop.
1 m) A'enoplmn de Reb.Gnec., lib. V, pop. 327, dit ExtjulcLÇ atp^oVTat j mais apparemment c’est une J'aille de copiste , pour ’ EXijuû&ç.
(n) Id. ibid. , pop. 32 9.
(o) Diodor. Sicul. . lib. XIV, cap. CXI , pop. 65o, et lib. XV , cap. XXIII, pop. 67^, ad an nom 1 Olymp. 100.