AGREDA
copie de l’acte de V abdication , oit nous eussions vu que la Trinité , voulant désormais vivre en repos , et reconnaître tes obligations quelle avoit à la sainte Vierge , qui soutenoit si sagement depuis tant de siècles une partie considérable des fatigues de la régence du monde , n avoit cru pouvoir rien faire de plus à propos , ni choisir une récompense plus convenable a ses mérites , que de sc démettre en sa faveur de l’autorité, absolue sur toutes choses. 11 faut pourtant avouer
Sue l'idée de l'action inaliénable de icu est si clairement connue dans toutes les communions chrétiennes , qu’il n'y a point lieu d'appréhender que ce monstre d’abdication y pût vivre quelque temps , supposé qu’il y
Sût naître. Nous ne devons pas crainre cela de nos jours : que cela nous suffise ; ne nous tourmentons point de ce que l’on pourra voir dans cent ans d'ici : noslros marient ea cura ncpotes.
111. Je dis, en troisième lieu, qu’il n’y a rien de plus vrai, une la remarque de la Sorbonne , qutfje liyre de l’abbesse d’Agreda conticn^ plusieurs choses qui ex|»osent l'Eglise romaine au mépris des impies et des hérétiques.
Bien a valu à la religion chrétienne , que les Celsus et les Porphyres n’aient pas pu la combattre par les aymes que de tels écrits infinis en nombre peuvent fournir aujourd’hui. Quç n’eût point dit en ce temps-là contr^ l'Eglise un auteur païen qui aurait eu la véhémence et le caractère d’Arnobe ? Si Henri Étienne , et Philippe de Marnix revenaient au monde, quels supplémens ne feraient-ils point p^j la mystique cité de notre Marie d’A»
freda , l’un à son Apolouie d'Hérodote,* autre à son Tableau des différons de la religion ?
IV. Enfin , je dis que nos prétendus auteurs à révélation sc moquent du monde. Ils nous donnent comme révélé ce qu’ils ont appris par la lecture. Voici l’abbesse d’Agreda qui affirme que des opinions , qui sont purement scolastiques , lui ont été enseignées divinement ( 1 4)-
àl a donné tout jugement au Fil»: et dans la 7re. 4XUX Corinthiens , \chap. 'XV , e, a4 > Clbriat aura rémi» le royaume a Dieu le Père. (■4) Journal de» Savans; novembre lûyG ,