A ILLI
Ecclesiasticis prodidit ab eo exslructom esse Bibliothecam ; sed aberral : id est opus Caroli octavi régis , cujus et nomen psyôyfeLppsy in Bibliolhecœ vitro cent tes depingitur , et statua in occidentali iurbinati parietis cono erecta conspicitur (io). Il est bien vrai que Pierre d’Ailli voulut qu’une partie des biens qu’il laissait à oc collège servit à acheter des livres , et qu’il donna souvent des livres (1 i). Je ne sais point s’il donna sa propre bibliothèque , comme Aubert le Mire Ta débité. Al hacus , dit-il (il), anno 1 4*5 Avenione mor'sns Bibliothecam suam legavit IVavarrœo Parisiis colle g io , quam ibi magnd cum voluptate aliquando vidimus. Je n’ai point vu que M. de Launoi le dise : son silence seul serait capable de réfuter l’écrivain flamand.
JF) Son entêtement pour ïastrobigic iciaire (i3). ] Bellarmin n’a point oublié cette tache. Unum est , dit-il (>4), in quo reprehenditur hic auctor , nuda videlicet sensisse videatur Chris li nativitatem praenosci potuts.se ex genethliacis observations bus , atque ad hoc adduxerit apvaritionem stellce , quœ apuaruit Mugis.
D'autres observent que Pierre d’Ailli , dans son livre de Concordid Historiœ et Astrologice divinatricis , a soutenu
Sue le déluge de Noé , la naissance e Jésus-Christ , et tels autres miracles , et tous les prodiges , ont pu être devinéset prédits par l’astrologie ( i5)) et qu’il a rapporté les naissances, chan gemens , et ruines des républiques et des religions , aux conjonctions des hautes planètes (1 6). Bodin ajoute que Jean Pic , prince de la Mirande , prend les hypothèses de Pierre d’Arliac (*) (17) pour certaines , sans au -
(10) Ibidem , pag. 4?5.
(11) Ibidem , pag. 1 34 • >35.
(ta) Miraciu. in AucUrio de Script. Ecclea. , cap. CCCCI.IV , pag- >65.
(i3) Vojet la remarque (K) vert la fin- 04) Bellarmin, de Script. Ecclesiott., p. 384. Il noui renvoie à Siale de Sienne, Bibliotheca* Sauctx Ann. XV elLXXXl.eltib. VI, Ann. X. (i5J VoitiiM de Scientin Mathemal.. p. ai5. (id) Bodin, df la République, liv. IV , pag. 548 « de la première édition.
(*) De Alliaeo «t le nom vulgaire latin de Pierre d'Ailli ( Alliatut ) s et c’e»t de là que Bodin a fait d * Arliac pat 1« changement de la première de* deux II en r, comme en Varlet , Merlin , Merlutint , faits de V allel , Mellin , gfrlltuine. Han. eair.
(ft) C rit ainu f«\/ le nomme.
trement s’enquérir plus avant de la vérité , combien que de trente-six grandes conjonctions , que ce cardinal a remarquées , depuis u5 ans après la création du monde , jusqu’à l'an de Jésus-Christ 1 385 , il ne s’en trouve pas six véritables (18). Ce passage de Bodin a été ainsi changé dans l’édition latine : Miruni mihi visum est quamnbrem J. Picus Mirandulœ priaceps illius hominis errores sanè puden dos in cœlestium orbium docirind pro certis et comperlis demonstrationibus habuerit ; cum enim post orbem con ditum anno centesimo decimo quinto usque ad annum Christi 1 385 , triginta se x Jovis et Saturni concursus traduit rit , vix tarnen ullus eo quo decuit loco ac tempore describitur. Le même Bodin attaque ces hypothèses par le fondement : Le cardinal d’Arliac , dit-il (19) * prend sa racine aux grandes conjonctions au temps de la créa tion du monde , supposant à son comp • te qu'il y a 7158 ans , suivant l’erreur d * A Iphons , qui est réprouvé de tous les Hebrieur, et maintenant d’un commun consentement de toutes les églises.... Et par ainsi , c’est une erreur insupportable de supposer la grande conjonction de trois hautes planètes l'an de la création 3ao , et poser quil y eust à présent 7*18 ans: c’est-àdire y douze cents ans devant que le monde J'usl créé . Cette manière de combattre Pierre d’Ailli ne saurait être décisive présentement, vu le poids des hommes doctes, qui préfèrent le calcul de la Bible grecque touchant la durée du monde , au calcul du texte hébreu. Vossius a plus de raison de l’insulter sur la naissance de l’hérésie d’Arius y que sur la durée du monde. Voici les paroles de Vossius ; on y voit que noire astrologue a mis le commencement de cette hérésie sept cents ans après Jésus-Christ ; ce qui est une très - crasse ignorance :
v aidé eliam futile est fundamentum quod arti isti ponit. Ail ab initio mundi usque ad diluvium fluxissc annos ao4? (20) , a diluvio ad natalem Christi 3ioa. Mis ita conslitutis , tolus est in eo ut ostendal quandoetmque mirandum aliquid contigit in terris , étions illustrent aliquam stellarum con-
fi8 ) Bodin, de la République, liv. IV, p. 548.
{70) VOf.MM* a voulu dit* $*4**